Rééquilibrer la société, entre le secteur privé, le secteur public et ceux qui agissent différemment
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Description

« Assez de ce balancier politique entre gauche et droite et de la paralysie du centre.
Assez de ce déséquilibre entre secteur public et secteur privé qui détruit nos démocraties, notre planète et nous avec.
Assez de la mainmise visible du lobbying qui remplace la main invisible du marché.
Assez de la globalisation économique qui affaiblit les États souverains et les collectivités locales.
N’en avons-nous pas assez d’exploiter les ressources de la planète et de nous faire nous-mêmes exploiter en tant que « ressources humaines »?
Les gens préoccupés par ces problèmes sont bien plus nombreux que ceux qui ont manifesté dans les rues. Mais si leur bonne volonté est évidente, il leur manque la mesure de ce qui se passe réellement et comment y réagir sous le déluge des explications incompatibles et des solutions contradictoires que relaient les médias.
Le monde dans lequel nous vivons a pourtant besoin d’une forme de renouveau radical sans précédent dans l’Histoire. Ce livre présente un cadre global dans lequel ce renouveau pourrait s’inscrire et nous permettre d’avancer. »


Universitaire canadien de renommée mondiale dans le domaine du management des entreprises, Henry Mintzberg est titulaire de la chaire Cleghorn de Management à l’Université McGill. Ol a enseigné à l’Université Carnegie-Mellon de Pittsburgh, à la London Business School, à l’Insead et à H.E.C. Montréal. Auteur de nombreux ouvrages et articles, sa réflexion porte désormais davantage sur l’impact social et environnemental de l’économie, dont il dénonce depuis plusieurs années les dérives libérales.

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Informations

Publié par
Nombre de lectures 43
EAN13 9782818807002
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0097€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Couverture

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4e de couverture

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titre

 

RÉÉQUILIBRER LA SOCIETÉ

Pour un renouveau radical au-delà de la gauche, de la droite et du centre

 

 

Universitaire canadien de renommée mondiale dans le domaine du management des entreprises,Henry Mintzbergest titulaire de la chaire Cleghorn de Management à l’Université McGill. Il a également enseigné à l’Université Carnegie-Mellon de Pittsburgh, à la London Business School, à l’Insead et à H.E.C. Montréal. Auteur de nombreux ouvrages et articles, sa réflexion porte désormais davantage sur l’impact social et environnemental de l’économie, dont il dénonce depuis plusieurs années les dérives libérales.

 

 

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8, rue Pasquier, 75008 Paris.

Tél. : + 33 1 44 39 74 00 – infos@maxima.fr

© Maxima, Paris, 2017.

EAN Epub : 978 2 81880 700 2

Photo de couverture : fotolia.com

 

Titre original :Rebalancing Society, © 2015 by Henry Mintzberg, publié par ­Berrett-Koehler, Inc., San Francisco, CA, USA. Traduit de l’anglais (Canada) par ­Stéphane Derville.

 

Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays.

Dédicace

 

 

 

 

 

 

Je dédie ce livre
à ceux à qui nous avons emprunté cette terre,
en espérant qu’ils seront plus intelligents
que nous ne l’avons été.

Sommaire

Le problème fondamental

Le triomphe du déséquilibre

L’espace diffus du secteur pluriel

Retrouver l’équilibre

1
Le triomphe du déséquilibre

La longue marche des États-Unis vers le déséquilibre :  1789-1989

La fin de la pensée : 1989- ?

Au bord du gouffre : à partir de 1989

D’une économie de marché à une société de marché

Pas seulement aux États-Unis

Droits publics ou profits privés ?

Un coup de gueule contre le déséquilibre, pas contre l’entreprise

2
De l’exploitation des ressources
à l’exploration de notre ingéniosité

Un monde qui exploite ses ressources

Un monde qui explore notre ingéniosité

Le vent frais de l’ingéniosité

3
Trois piliers pour soutenir
une société équilibrée

Gauche/Droite : les conséquences

Les secteurs public, privé et pluriel

Bienvenue dans le secteur pluriel

Déclin (et grandeur ?) du secteur pluriel

Au-delà du borné, de l’insensible et du fermé

Une société équilibrée est-elle-même possible ?

4
Le renouveau radical

De nobles idéaux et des accords au rabais

Pas les gouvernements, pas maintenant

N’attendez pas de miracle de la responsabilité sociale des entreprises

Regardez les mouvements et initiatives du secteur pluriel

Des revirements immédiats

Revitalisation généralisée

Des réformes conséquentes

Vers une démocratie équilibrée

Espoir droit devant ?

5
Vous, moi et nous
dans ce monde troublé

Ouvrir les yeux

Comprendre

La question d’Irène

Vivre une vie convenable

Refaire le monde

ANNEXE :
Bouillir dans notre eau

Un coup de gueule contre le déséquilibre et quelques  suggestions pour amorcer le changement

Consumés par la consommation

Personnes morales et ressources humaines

Les mensonges des lobbyistes

La presse d’entreprise

Anesthésiés par la publicité

La commercialisation d’à peu près tout

L’émasculation du gouvernement

La mondialisation au service des multinationales

Le jeu perdant-perdant de la globalisation

La démocratie américaine, vingt-cinq ans plus tard

Un parallèle troublant

Démocratie pour la planète ?

Notes

Bibliographie

À propos de ce projet

Le problème fondamental

Assez !

Assez du déséquilibre qui détruit nos démocraties, notre planète et nous avec.

Assez de ce balancier politique entre gauche et droite et de la paralysie du centre. Assez de la mainmise visible du lobbying qui remplace la main invisible de la concurrence. Assez de la globalisation économique qui affaiblit les États souverains et les collectivités locales. N’en avons-nous pas assez d’exploiter les ressources de la planète et de nous faire nous-mêmes exploiter en tant que « ressources humaines » ?

Les gens préoccupés par ces problèmes sont bien plus nombreux que ceux qui ont manifesté dans les rues. Mais si leur bonne volonté est évidente, il leur manque la mesure de ce qui...

Chapitre 1
Le triomphe du déséquilibre

Une société déséquilibrée, dont les pouvoirs sont concentrés entre les mains d’une élite privilégiée, peut être mûre pour la révolution. Les colonies américaines de 1776 l’étaient, comme la Russie au début du xxe siècle. De nombreux pays le sont également aujourd’hui, y compris certains que l’on qualifie de démocratiques.

Le problème avec la révolution c’est qu’elle ne fait en général que remplacer une forme de déséquilibre par une autre. Lorsque certains de ceux qui sont privés de droit prennent le pouvoir par la force, ils ont tendance à faire basculer leur société dans un nouvel extrémisme. Lénine avait promis au peuple russe une « dictature du prolétariat ». En fait, la révolution leur a apporté une dictature du Parti communiste, essentiellement exercée par le secteur public. Ce nouveau régime a pu satisfaire certains besoins collectifs, mais aux dépens des libertés individuelles. Les États-Unis ont fait l’inverse, bien qu’il leur ait fallu deux cents ans pour tomber dans le déséquilibre.

La longue marche des États-Unis vers le déséquilibre :
1789-1989

Les graines de ce déséquilibre ont été semées pendant la Révolution américaine. L’Amérique n’a pas tant inventé la démocratie que donné l’impulsion qui a créé une forme foncièrement individualiste de démocratie. Le peuple s’est soulevé contre le régime autoritaire de la monarchie britannique en inscrivant des « contrôles et des compensations » dans sa Constitution. Alors que ces dispositions restreignaient le pouvoir du gouvernement en assurant un certain équilibre entre ses corps exécutifs, législatifs et judiciaires, aucune contrainte constitutionnelle ne limitait les pouvoirs individuels et ceux des institutions non gouvernementales.

De ce fait, le pays a prospéré et il est devenu le modèle mondial du développement – social et politique aussi bien qu’économique. L’Amérique devint la destination de prédilection des opportunistes comme de ceux fuyant la tyrannie. Même pour ceux qui restaient dans leur pays, c’était le modèle à imiter.

Mais ce modèle n’a fonctionné que tant que le pays a maintenu un semblant d’équilibre. Le pouvoir des individus et de leurs institutions privées devait être bridé. Cette responsabilité incombait au gouvernement, au moyen de lois et de réglementations, autant qu’aux communautés qui avaient soutenu les normes sociales dominantes.

Avec l’affaiblissement de l’État et des communautés locales de ces dernières années, cet équilibre a été perdu. Pourtant, le modèle américain reste celui que préfère la plus grande partie du monde. C’est la raison pour laquelle nous devons comprendre ce qui s’est passé aux États-Unis si nous voulons trouver notre solution pour restaurer l’équilibre.

>L’essor de l’entreprise

Aux États-Unis, les institutions non gouvernementales sont de deux types : les entreprises privées (à but lucratif) et les associations locales et autres (à but non lucratif). Dans son célèbre ouvrage De la démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville reconnaît ces dernières comme étant non seulement typiquement américaines, mais également essentielles à la démocratie du pays (Tocqueville 1840/2003 : p. 115). Il préfère utiliser le terme associations, mais ces regroupements étaient à l’époque également désignés par le mot « corporations », de même que certaines entreprises. C’est à mesure que le secteur privé acquérait une influence grandissante que le mot corporation en vint à être plus exclusivement associé aux entreprises.

La Constitution des États-Unis ne mentionnait pas les corporations, sans même parler de leur accorder des droits. Ceux qu’elles proclamaient étaient individuels, fidèle en cela à l’esprit de Thomas Jefferson dont la Déclaration d’Indépendance affirmait « tenir ces vérités pour évidentes que tous les hommes sont créés égaux ». À l’époque, les « hommes » en question étant tous blancs et propriétaires. Ces restrictions de genre, de couleur et d’ordre financier furent finalement abrogées, mais pas avant qu’un jugement de la Cour suprême eut, en...

Chapitre 2
De l’exploitation des ressources
à l’exploration de notre ingéniosité

Nous pouvons exploiter les ressources de la planète, qu’il s’agisse de la terre, de l’eau, de l’air, ou des créatures qui l’habitent, y compris nous-mêmes en tant que « ressources humaines ». Ou nous pouvons explorer notre ingéniosité naturelle9.

Un monde qui exploite ses ressources

Certaines entreprises explorent – par exemple en cherchant à développer des produits innovants. D’autres exploitent, parfois de façon constructive – par exemple pour nous proposer des prix plus bas – parfois de façon destructrice, en pressurant leurs salariés, leurs fournisseurs et leurs clients au lieu de construire des relations durables avec eux. Une économie saine favorise les explorateurs qui s’occupent de leurs intérêts en nous rendant service. Trop d’économies favorisent désormais les exploiteurs qui protègent leurs intérêts à nos dépens.

En témoignent, les faillites de certaines des entreprises les moins recommandables et les exemptions fiscales accordées aux plus riches. Voyez les révélations concernant la fraude et autres formes de délits institutionnels qui restent impunies. (Si vous voulez enfreindre la loi et éviter la prison, je vous suggère de porter un col blanc plutôt que bleu). Le problème c’est qu’en consolidant leurs positions, les exploiteurs accaparent une part trop importante de la richesse mondiale.

N’imaginez pas que les économistes vont régler ce...

Chapitre 3
Trois piliers
pour soutenir une société équilibrée

Dans le roman de James Clavell, Shogun, l’héroïne japonaise dit à son amant britannique, troublé par le monde étrange dans lequel le naufrage de son bateau l’a conduit : « C’est si simple, Anjin-san. Il suffit de changer ta conception du monde ». Pour retrouver l’équilibre, nous devons, nous aussi, simplement changer notre conception du monde. Un bon point de départ consiste à repenser la dichotomie politique qui, depuis deux cents ans, a réduit notre raisonnement à une unique ligne droite.

Gauche/Droite : les conséquences

Depuis la fin du xviiie siècle – les roturiers siégeant à la gauche du président, à l’Assemblée comme au Sénat, tandis que les représentant de l’Ancien Régime prenaient place à sa droite – nous sommes embourbés dans de grands débats opposant la gauche et la droite, les États et les marchés, la nationalisation et la privatisation, le communisme et le capitalisme, etc. Cette peste a touché les deux chambres. Nous en avons plus qu’assez de ces allers et retours entre deux extrêmes inacceptables.

Le capitalisme n’est pas un bien parce que le communisme s’est révélé être un mal. Poussés jusqu’à leurs dernières limites dogmatiques, ces deux systèmes sont ­irrémédiablement imparfaits. « Aussi longtemps que le seul choix sera entre un marché avide et un État régulateur, nous serons coincés dans une démoralisante spirale descendante » (Bollier et Rowe 2011 : 3). Pour le dire dans les termes de la politique contemporaine, trop de pays balancent maintenant en vain entre la gauche et la droite, tandis que d’autres sont paralysés au centre du spectre politique.

>Le balancier et la paralysie politique

Il est surprenant de constater le nombre d’électeurs qui s’alignent désormais docilement d’un côté ou de l’autre du spectre politique. À gauche comme à droite, la plupart d’entre eux voient tout en noir et blanc. La discussion a cédé le pas au rejet, la confiance à la méfiance et la méchanceté occupe le centre de la scène.

Plus surprenant encore, le nombre important de pays dont les électeurs se répartissent à parts égales. « Entre 1996 et 2004, [les Américains] vivaient dans un pays divisé à 50/50 où le total des votes par parti a à peine bougé durant cinq élections de suite » (Brooks 2011d).

À l’occasion de ces scrutins, quelques électeurs du centre déterminent le vainqueur. Ils peuvent vouloir la modération mais, obligés de voter pour l’un ou l’autre camp, ils obtiennent souvent la domination : le parti au pouvoir entraîne le pays bien plus loin que le programme sur lequel il a été élu, se mettant au service de sa minorité et ignorant sa majorité, y compris certains de ceux qui l’ont aidé à accéder au pouvoir. En 2012, les Égyptiens ont eu les Frères musulmans, tandis qu’en 2000 les Américains qui avaient voté pour le « conservatisme charitable » de George W. Bush ont eu sa guerre tragique contre l’Irak.

Ces électeurs du centre finissent par en avoir assez et changent de camp – si cela leur est toujours possible – entraînant le pays dans un mouvement de balancier politique : quand la droite monte, la gauche baisse, puis quand celle-ci monte à nouveau c’est la droite qui baisse à son tour, chaque camp s’efforçant d’annuler les réalisations de l’autre. Ou bien, le pays se maintient d’un côté, son dirigeant élu devenant dictateur.

Les pays où l’électorat modéré est plus important ont des politiques plus modérées et des gouvernements plus proches du centre. C’est peut-être plus agréable, compte tenu de ce penchant pour le compromis. Mais comme l’a remarqué Mary Parker Follett (voir l’encadré du chapitre 2), cela entraîne son lot de problèmes. Les coalitions de compromis, de facto ou de jure, doivent tout négocier, à gauche comme à droite, pouvant amener le pays à des micro-solutions pour résoudre ses macro-problèmes, ou, pire, à tomber dans l’impasse politique.

>Le pouvoir des privilégiés

Que la politique soit dans une impasse ou qu’elle balance en vain d’un côté et d’un autre, la société elle-même n’est pas immobilisée : les zones de pouvoir privé prolifèrent. Pendant que les politiciens débattent de changements marginaux dans leurs petites assemblées locales et font de grandes déclarations dans les sommets internationaux, de grandes entreprises renforcent leurs prérogatives en torpillant les syndicats, solidifiant les cartels, manipulant les gouvernements12 et s’affranchissant des taxes et réglementations qui n’auraient pas encore été supprimées. Tous ces comportements sont applaudis par des économistes qui se délectent d’une telle liberté des marchés alors que le monde sombre dans le déséquilibre.

>Contester l’existant et brouiller le possible

Au cours des dernières années, des manifestations ont eu lieu dans certaines régions du monde – par exemple au Moyen-Orient contre les dictatures et au Brésil contre la corruption. Les États-Unis ont fait l’expérience de mouvements d’occupation organisés par la gauche et de Tea Parties menés par la droite, plus explicites sur ce qu’ils contestent que sur leurs propositions. Les « convictions fondamentales non négociables » présentées sur le site web du Tea Party reposent notamment sur les principes suivants : « le droit à posséder un arme est sacré » et « les groupes de pression doivent être éliminés ». Apparemment, le lobby des armes n’est pas un groupe de pression !

Dans les rues du Moyen-Orient, les objectifs des manifestants étaient sans ambiguïté. Outre des emplois et de la dignité, ils réclamaient la liberté et la démocratie – la possibilité d’élire leurs leaders. Or, c’est ce que les mouvements américains d’occupation des rues contestaient : la liberté dont jouissait le 1 %, une démocratie de corruption légale et les libéralités accordées aux entreprises privées. Les manifestants d’Égypte ont, en effet, obtenu d’élire leurs leaders, et les Frères musulmans ont pris le pouvoir. Bienvenue dans la démocratie du xxie siècle !

Ils ont donc repris la rue, plus précis cette fois sur ce qu’ils ne voulaient pas que sur ce qu’ils réclamaient. L’armée a chassé les Frères musulmans, avec des résultats qui apparaissent...

Chapitre 4
Le renouveau radical

À grande vitesse, une machine à laver dont la charge est mal répartie oscille de manière incontrôlable. Nous vivons dans un monde déséquilibré qui tourne à grande vitesse et oscille de manière incontrôlable. Cette situation doit changer, à long terme dans l’intérêt de l’équilibre, à court terme pour assurer notre survie.

De nobles idéaux et des accords au rabais

Nous avons aujourd’hui accès à une foule de conférences, de livres, de rapports et d’articles savants sur la façon de gérer nos problèmes. Consultez-en quelques-uns et vous découvrirez toutes sortes de propositions ambitieuses et d’idées intéressantes associées à de nobles idéaux. Certaines sont tout à fait sensées, bien peu sont immédiatement opérationnelles. Lisez ensuite la presse, regardez les médias, parlez aux gens sur le terrain. Vous entendrez l’histoire de toutes sortes d’accords au rabais, chacun parfaitement opérationnel.

De nobles idéaux dans l’air, et des offres au rabais sur le terrain : voici le monde dans lequel nous vivons, et cela va de mal en pis. Cela me rappelle quelques-unes des paroles d’une chanson satirique de Tom Lehrer sur la guerre contre Franco : « Il a peut-être gagné toutes les batailles, mais nous avions toutes les bonnes chansons ! »

Nous avons besoin de bonnes chansons. Elles nous font prendre conscience de nos problèmes, et c’est là que le renouveau doit s’amorcer. Comme le disait John Adams en 1818, la « vraie » Révolution américaine « était effective avant le début de la guerre (…) dans l’esprit et le cœur du peuple ». Mais il fallait ensuite gagner des batailles. La question posée aux gens qui sont aujourd’hui concernés est donc la suivante : comment pouvons-nous amener les nobles idéaux à peser sur les accords au rabais, dans l’intérêt du renouveau sans révolution ?

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