Accroître sa foi en Dieu
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Accroître sa foi en Dieu , livre ebook

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Description

Petit manuel de survie à l’attention du chrétien. Vous désirez accroître votre foi en Dieu. Le souhait de Dieu est de renouveler notre intelligence et nous élever à sa dimension spirituelle afin de faire face aux circonstances de la vie. Ce livre est divisé en 4 chapitres. Dans le premier, l’auteur nous invite et nous explique comment activer notre foi en Dieu et comment éviter les pièges de l’adversaire. Le second chapitre attire notre attention sur Jésus et nous confie les conséquences bénéfiques d’un total abandon en Dieu afin qu’Il puisse manifester sa gloire en nous et par nous. Le troisième chapitre est un manuel pratique qui vous explique ce qu’est le jeûne, quelles sont les différentes formes de jeûne, comment jeûner et quelles sont les bénédictions qui s’associent au jeûne. Enfin, le dernier chapitre nous explique comment vivre une vie abondante et comment la bénédiction de Dieu opère en nous. Ce livre, fourni en anecdotes et en conseils pratiques vous permettra d’activer votre foi et de concrètement mettre en pratique des processus qui vous permettrons de vous équiper pour le combat spirituel. À propos de l’auteur. L’auteur est diplômé de l’Institut Biblique de Nogent-sur-Marne et à la Faculté de Théologie de Vaux-sur-Seine. Il intervient en tant qu’enseignant de la Parole dans la francophonie en général et aux Antilles françaises en particulier. Il est animateur d’une émission radiophonique hebdomadaire et contribue à débloquer les problématiques de croissance spirituelle afin de préparer le peuple de Dieu au ministère.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2018
Nombre de lectures 17
EAN13 9782369571414
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0498€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

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Petit manuel de survie à l’attention du chrétien






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ISBN 978-2-36957-141-4
© 2017, Christophe Deville

Aucun extrait de cette publication ne peut être reproduit ni transmis sous
une forme quelconque, que ce soit par des moyens électroniques ou
mécaniques, y compris la photocopie, l'enregistrement ou tout stockage ou
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Sauf indications contraires, les textes cités sont tirés de la Nouvelle Bible
Segond.
Ce livre a été publié sous la division auto-publication ‘Publiez votre
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responsabilité concernant d'éventuelles erreurs, aussi bien typographiques
que grammaticales, et ne sont pas forcément en accord avec certains
détails du contenu des livres publiés sous cette forme.
Dépôt légal : 1er trimestre 2017.
Imprimé en France.
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Olonzac, France
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PRÉ
R F
É ACE

et ouvrage est le résultat d’une compilation de 4 livrets qui
abordaient des sujets spécifiques. C’est une réponse aux demandes
C formulées par les frères et sœurs en Christ sur les questions qu’ils
se posaient sur leur vie chrétienne au quotidien. Dans une première partie,
nous aborderons la nécessité d’activer sa foi en Dieu ; ou plus exactement,
ce que j’appelle « la Foi de Dieu » . Comment passer d’une croyance
théorique et intellectuelle en Dieu en une confiance quotidienne exprimée
et affirmée en Dieu dans tous les domaines de notre vie.
Dans un second chapitre, nous explorerons les différentes facettes de la
soumission à Dieu. Se soumettre à Dieu lui permet d’activer son bouclier
protecteur en notre faveur. S’abandonner entre les mains de Dieu n’est
donc pas une option de la vie chrétienne, mais un style de vie, une vie
d’adorateur qui témoigne de notre appartenance au Christ.
Jeûner débloque la bénédiction. De façon pratique, notre relation avec
Dieu s’accroit par une consécration, une sanctification, une mise à part
pour Dieu. Jésus nous a invités à jeûner. Qu’est ce que le jeûne ? Qu’est-
ce qu’il n’est pas ? Comment jeûner et tirer les bénédictions qui
s’attachent à cette pratique. Jeûner est un des aspects peu explorés de
notre vie chrétienne qu’il nous faut découvrir ou redécouvrir.
Enfin, puisque Jésus nous invite à vivre une vie d’excellence dans le ciel,
cette vie abondante débute dès ici-bas. Nous n’avons pas à attendre d’être
« là-haut » pour vivre notre vie chrétienne pleinement. Alors, quels sont
les principes du Royaume de Dieu ici-bas qui nous permettrons de vivre
cette bénédiction, sans cependant oublier qu’un jour, notre véritable
demeure nous attend dans les cieux.

3




INTRO
R DU
D CTI
T ON
O

our beaucoup de chrétiens, la vie chrétienne est semblable à un
parcours du combattant dont ils ne savent pas s’ils en verront un
P jour la fin. Depuis deux mille ans, les croyants du monde entrier
s’accordent pour dire que nous sommes dans les temps de la fin, et que
nous n’avons jamais été aussi près du retour de Jésus-Christ. Ce n’est pas
faux.
Lorsque Jésus est venu sur Terre, son message n’avait rien de comparable
à ce qui avait été entendu jusqu’alors. Bien sûr, beaucoup de ses discours
reflétaient ce qu’avaient dit les prophètes auparavant, ou plutôt… ses
discours accomplissaient les prophéties d’antan, mais d’une façon toute
particulière dont on n’aurait jamais pu soupçonner la profondeur. Aussi
pouvons-nous être déstabilisés par le message plein de vie contenu dans
les paroles de Jésus qui, au lieu de parler de règles de devoirs et
d’interdits, invite chaque croyant à vivre de la grâce et dans la grâce.
Du temps de Jésus, ce sont souvent les gens les plus religieux qui se sont
le plus opposés au message de Jésus ! Aujourd’hui encore, trop souvent, la
Bible est perçue comme une collection de lois qui brident l’action du
croyant et l’asservissent à une vie fade et sans vision.
Aujourd’hui, notre souhait est que ces quelques pages vous donneront
l’occasion d’expérimenter la grandeur de Dieu dans la vie de celui et celle
qui s’abandonne à lui.





5


CHA
H PITR
T E
E 1
ACTIVER SA FOI EN DIEU
INTRODUCTION
hacun de nous, nous avons besoin d’un miracle dans l’un des
domaines de notre vie. Peut-être s’agit-il d’une guérison, d’un
C renouveau spirituel, d’une percée dans le domaine financier ou
encore d’un miracle pour l’un des membres de notre famille. Mon souhait
est que dans les lignes qui vont suivre, vous soyez encouragés à vous
saisir des bénédictions que Dieu a en réserve pour vous.

Chacun est responsable pour lui-même
Penchons nos regards sur la femme qui avait des pertes de sang (voir Luc
chapitre 8). Ce passage est souvent pris comme exemple de foi en Dieu.
Elle s’appuyait sur les autres pour recevoir sa guérison. Mais après 12
années, elle a su comment elle pouvait enfin être délivrée. Elle a mis sa foi
en celui qui avait autorité et a saisi sa propre délivrance. Savoir comment
atteindre Dieu et recevoir de Lui est une démarche d’importance vitale.
Surtout dans l’époque à laquelle nous vivons. En effet, nous arrivons en
un temps où l’ennemi attaque de plus en plus ouvertement et maintenant,
vous ne pouvez plus dépendre de la prière de personne d’autre sinon vous.

Pour un pasteur ou un ancien, il ne suffit pas de prier pour que le peuple
de Dieu reçoive un miracle. En tant que serviteur de Dieu (et nous le
sommes tous), nous devons préparer le peuple de Dieu et chacun
individuellement à combattre son propre combat.

À vrai dire, je me souviens d’un homme qui était venu un matin lors d’une
permanence pastorale. Il ne se déplaçait qu’avec difficulté à l’aide de
béquilles. Il me tint à peu près ces propos : « Voilà… je suis allé dans telle
église, on a prié pour moi, mais je n’ai pas été guéri, alors je suis allé
voir tel pasteur mais là non plus je n’ai pas été guéri. J’ai pourtant fait ce

7
qu’on m’a dit de faire, j’ai assisté à toutes les réunions de la semaine
mais en vain. Alors je viens vers vous pour voir ce que vous pourriez
faire ! ». Vous comprenez ma surprise et ma sainte colère en entendant
cela. Avait-on discerné sa démarche ? Après l’avoir laissé m’expliquer les
causes et les raisons de son handicap, j’ai du mettre les points sur les «i».
J’ai tout d’abord expliqué qu’on ne vient pas vers Dieu comme on
viendrait devant un sorcier ou un « kimboizè » . Voyez-vous, l’une des
dérives avec la guérison serait de voir le serviteur comme un commerçant
de bonne santé. Chacun doit être acteur pour sa situation et placer sa
confiance en Dieu. J’ai simplement encouragé cet homme à mettre sa foi
en Dieu de façon active et de s’abandonner à Lui, de recevoir de lui et de
s’accrocher à ce qu’il lui dira. Il n’a pas fallu plus de 15 jours de suivi
actif pour que quelque chose se passe. Et je crois qu’en parti, Dieu voulait
faire une œuvre plus profonde en lui qu’une seule guérison physique. Un
matin, vers la fin du service, il trouve l’audace de modifier le programme,
demande aux anciens de l’église la prière pour l’accompagner dans une
démarche de foi et là, devant tout le monde, il lâcha ses béquilles et fut
instantanément guéri ! Il a mis sa confiance en Dieu, comme cette femme
qui avait cette perte de sang. Il s’est dit : « Aujourd’hui, j’ai compris que
la volonté de Dieu est de me guérir, et je vais faire une chose : je vais
mettre ma foi en action, mais j’ai besoin que l’église entière
m’accompagne dans cette prière » . Peuple de Dieu : lorsque, en
assemblée, vous voyez un homme ou une femme qui désire mettre sa foi
en action : accompagnez cette démarche de foi de vos ferventes prières.

Une autre chose est que lorsque vous recevez une guérison, l’adversaire
vient et tourne autour de vous pour vous retourner la maladie quelques
semaines après. Ce que je dis surprendra certains chrétiens qui pensent
« mais frère, si c’est Jésus qui guérit alors, sa guérison est
permanente ! ».

Cela semble logique, mais ce n’est pas ce que Jésus enseigne. Qu’a-t-il dit
au boiteux qui était à la piscine de Bethesda ? « Ne pèche plus, de peur
qu’il ne t’arrive quelque chose de pire ». (Matthieu 12:43-45). Jésus a
enseigné que la condition d’un homme pouvait devenir pire après une
délivrance.

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Pendant trop longtemps les chrétiens ont pensé qu’ils n’étaient que de
pauvres miséreux. Nous sommes les héritiers du Roi des rois et avons en
nous sa sagesse, sa puissance, sa vie en abondance et la guérison.

La Bible dit en Genèse que le Serpent (le diable) était l’animal le plus rusé
de tout le jardin d’Éden. Aussi nous devons avoir la certitude qu’il mettra
tout en action pour nous déstabiliser, nous démoraliser et nous empêcher
d’obtenir les bénédictions que Dieu a en réserve pour tous ses enfants.
Réfléchissez à ceci : en Éden, Dieu a créé l’homme en son image. Le
diable est là, et il aurait pu dire que ce n’était pas ses affaires. Il aurait pu
dire : « Dieu fait ses affaires, et moi je fais les miennes. Il a créé l’homme
à son image, mais cela ne me concerne pas ». La réalité a été différente :
le diable a mis en œuvre toute une stratégie élaborée pour éloigner
l’homme de Dieu. S’il l’a fait dans le jardin d’Éden, n’imaginez pas qu’il
n’essaiera pas de le faire dans votre vie. Certains chrétiens se disent : « je
ne vais pas m’occuper de Satan, ni trop m’impliquer dans les choses de
Dieu, comme ça, il ne va pas trop m’embêter, et j’aurais une vie
tranquille » . Si le diable a fourni tous ses efforts pour faire tomber Adam
et Ève, il veut faire pareil avec vous. Il vous faut donc être préparés et
parés.

2 Corinthiens 6:4-9 :
« Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme
serviteurs de Dieu, par beaucoup de persévérance dans les
tribulations, dans les privations, dans les angoisses, sous les
coups, dans les prisons, dans les émeutes, dans les travaux, dans
les veilles, dans les jeûnes; par la pureté, par la connaissance, par
la patience, par la bonté, par l'Esprit Saint, par un amour sans
hypocrisie, par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par
les armes offensives et défensives de la justice; au milieu de la
gloire et du déshonneur, au milieu de la mauvaise et de la bonne
réputation; regardés comme imposteurs, quoique véridiques;
comme inconnus, quoique bien connus; comme mourants, et voici
que nous vivons; comme châtiés, quoique non mis à mort; comme
attristés, et nous sommes toujours joyeux; comme pauvres, et nous
enrichissons plusieurs; comme n'ayant rien, et nous possédons
tout. »

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1. GARDER CE QUE DIEU DONNE
Ne jamais abandonner
La femme dont l’épisode nous est raconté en Marc 5, souffrait depuis 12
ans. Pour quelqu’un qui a la foi, l’impossible n’existe pas. La Foi
n’abandonne jamais.

Quand on veut voir Jésus, il faut aller là où il se trouve. Lorsqu’on ne peut
entrer par la porte, on passe par la fenêtre et lorsqu’on ne peut entrer par la
fenêtre, on passe par le toit. Et c’est ce qu’a fait ce paralytique. Il ne s’est
pas dit « il y a trop de monde... C’est impossible... J’aurai bien aimé mais
je dois abandonner car c’est trop dur ». Lui et ses amis ont eu la foi en
celui qui donne la vie et la guérison. Ils n’ont pas abandonné et se sont fait
entendre par Jésus. Par là, je veux encourager ceux qui luttent depuis bien
longtemps et qui peut-être ont abandonné.

Considérez la situation de Joseph vendu par ses frères. Après sa
mésaventure avec la femme de Potiphar, le voici en prison. Mais bien
qu’en prison, Joseph n’était pas prisonnier. Cependant, nous devons bien
convenir que cette condition est loin d’être appréciable. La parole de Dieu
nous rapporte (Genèse 40) que cela fait deux ans qu’il subit cette
situation. Or il n’a pas fallu plus d’un jour ; un seul jour pour que de sa
prison, Joseph, non seulement sorte, mais qu’il soit élevé au plus haut
rang de dignité d’Égypte juste en dessous de Pharaon ! De même, vous
avez peut-être dit cela fait tellement longtemps que ça dure !

Je me souviens d’une femme qui vit sur un archipel retiré, « Saint-Pierre
& Miquelon », mariée voici plus de 50 ans à un homme rude. Il lui
semblait que rien ne pouvait l’extirper à sa situation et répétait sans cesse
« cela fait 45 ans que ça dure » ! De la même façon qu’en un seul jour,
Dieu a pu faire sortir Joseph de prison, il a le pouvoir de vous arracher à
une situation, une maladie qui n’a que trop durée et de vous élever en
dignité.

Vous avez le choix
Quand je parle de guérison, certains chrétiens viennent me voir et disent :
« La Bible ne dit-elle pas que nous allons souffrir ? ». Récemment encore

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une sœur me parlait de sa souffrance sociale comme d’une épreuve.
Plusieurs fois je me suis retrouvé visitant des groupes de prière ou les
gens souffrent de maladies, de cancers, de kystes, d’oppressions etc. La
réponse qu’ont leur proposait était la suivante « Si tu souffres, c’est pour
la gloire de Dieu. Alors remercie Dieu » ! On va même prendre la Bible
comme témoin et tout particulièrement l’exemple de Paul qui avait une
écharde dans la chair. Ils argumentent ainsi : « Regarde, malgré ses
prières, il n’a pas été guéri ! ». Il va sans dire que ces personnes se disent
assez rapidement que si le grand apôtre n’a pas pu être guéri qui sont-ils,
eux, pour obtenir quelque chose, ils ont bien le droit, tout comme Paul de
ne pas être guéri. Dieu est là pour vous dire de ne pas abandonner. Peut-
être n’avez-vous rencontré personne pour vous expliquer comment la foi
fonctionne et qu’au lieu de cela, vous avez l’impression qu’on vous a dit
de « souffrir et de vous taire ». Non ! En Jésus il y a la guérison ! Car il a
pris sur lui toutes nos maladies ( Psaume 103:3 : « C'est lui qui pardonne
toutes tes fautes, Qui guérit toutes tes maladies» ).

D’autres chrétiens ont bien compris que cette position n’est pas
l’enseignement biblique. Mais ils tombent dans l’autre extrême disant
qu’il faut non pas remercier Dieu malgré tout mais le remercier pour
tout .

En fait, même cette position peut tendre à nous rendre passif envers les
événements. Dieu nous donne l’autorité, avec sa sagesse d’intervenir sur
les événements. Et non pas sur les événements seulement ! Il nous donne
d’agir sur les maladies, les mauvais esprits. Certains pensent être dirigés
par Dieu et ils sont sincères, mais en fait, ils sont dirigés par les
événements et les circonstances de la vie.

Mais, me dira-t-on, « Dieu n’est-il pas maître des événements » ? C’est
précisément là la réponse ! En tant que chrétien, je reçois la délégation de
cette autorité de définir par l’aide du Saint-Esprit (et non par les
événements) ce que sera ma vie, ma famille, mon Église ou ma santé. La
parole de Dieu nous dit que nous sommes assis avec Christ dans les lieux
célestes. C’est-à-dire que nous avons le pouvoir avec lui. Dieu donne ce
qu’il ordonne. Il nous a dit : Allez ! Guérissez ! Délivrez ! Et nous devons
avoir l’assurance que s’il nous envoie, il va aussi nous équiper.

1
La foi de Dieu
Vous souvenez-vous de l’épisode pendant lequel Jésus a maudit le
figuier ? L’Évangile selon Marc nous raconte cet événement (chapitre 11).
L’histoire est très intéressante et soulève des questions. Je passe ici sur
l’interprétation et le contexte pour que notre attention soit fixée sur
l’échange entre Pierre et Jésus. Jésus a parlé au figuier (v.14).
Humainement, les hommes pouvait dire : « mais, il est fou, Jésus, il parle
aux arbres, maintenant » ?! Mais Jésus n’est pas fou et il veut enseigner
quelque chose à Pierre. Au lendemain de l'épisode, Pierre constate que
suite à la parole de Jésus sur le figuier, l’arbre a desséché. Il s’adresse à
Jésus. Ce qu’il y a d’intéressant, dans la parole de Pierre, c’est que, dans
le texte original en grec, la formule présente une interrogation envers
Jésus. L’affirmation de Pierre : « Maître, regarde, le figuier que tu as
maudit est desséché » présente en grec une forme interrogative, sous-
entendant : « maître, comment cela s’est-il produit, comment puis-je
parler comme toi ». Au verset 22, Jésus donne une réponse. Il est
dommage, là encore que nos traductions en français ne livrent pas
correctement la parole de Jésus. Dans la plupart des traductions, il est dit
« Jésus leur dit alors : ‘Ayez foi en Dieu’ ». Mais ce n’est pas tout à fait ce
que dit le texte original en grec. En grec, il est dit « Ayez la foi DE
Dieu ». C’est subtil, mais il y a une grande différence. Dans la suite du
texte, Jésus explique comment activer cette foi de Dieu : il nous invite à
parler à la situation. Il ne s’agit pas d’une croyance mais d’une confiance
et d’une application du modèle que Jésus nous donne. Jésus a manifesté la
Foi de Dieu en parlant à la situation. Il ne s’agit pas seulement de parler à
Dieu de la situation, mais de parler directement à la situation, comme
Jésus l’a fait à l’arbre, ou qu’il nous invite à le faire, à la montagne.

2. SOUFFRIR, POUR QUELLES RAISONS ?
Distinguer entre souffrance et maladie
Le manque de connaissance a volé à plusieurs leur guérison. Souffrance et
Maladie sont deux choses totalement distinctes dans le Nouveau
Testament. Quand la Bible parle de croyants qui ont à souffrir, c’est
toujours en référence à la persécution à cause de leur foi (et non de leur
crise de foie !). Ce que je veux dire, c’est que certains se sont faits à l’idée
que puisque la Bible dit que les chrétiens auront à souffrir et qu’ils

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souffrent d’une maladie, cela signifie que c’est une bonne chose.
Cependant, quand la Bible parle de croyants qui peuvent souffrir, ce n’est
jamais en référence à la maladie. Ah oui… Il existe quand même un
passage ou le mot souffrance est employé en relation avec la maladie.
C’est dans cet épisode où la femme qui avait une perte de sang... la
souffrance qu’elle subit est en référence... aux mauvais traitements subis
entre les mains des médecins !

Je me souviens que récemment, une de mes connaissances fut prise d’un
mal étrange. Elle avait des nausées, des problèmes d’étourdissement, des
bouffées de chaleur et un retard dans ses règles. Elle alla donc chez le
médecin qui, sans s’interroger plus longuement sur la vie, et au regard des
problématiques qu’elle avait l’habitude de rencontrer, lui prescrivit des
antidépresseurs très puissants.

J’ouvre une parenthèse. J’ai toujours été déstabilisé de voir le nombre de
pharmacies dans l’Hexagone et aux Antilles. Il y a certainement un lien
spirituel profond dans ce domaine. En France, lorsqu’on souffre d’un mal,
on va chez le médecin (merci Seigneur pour le système de santé). Le
médecin nous ausculte, établit son diagnostic, cela nous fait un peu peur,
mais en fin de compte, nous ressortons avec un morceau de papier sur
lequel il est écrit quelques formules incompréhensibles pour la plupart
d’entre nous. Alors, le patient court chez le pharmacien le plus proche et
transmet, tout tremblant le morceau de papier au spécialiste. Le
pharmacien, après avoir jeté un coup d’œil au papier, et murmurer
quelques mots incompréhensibles au profane, se retourne sur son étale,
tandis que le patient s’interroge sur la disponibilité du remède. Au bout de
quelques instants, il se retourne avec le précieux produit en main. Ouf, le
patient, à la vue du remède, ressent déjà la guérison germer en lui. Si ça,
ce n’est pas de la foi !

Mais bon, revenons à cette femme qui est allée voir son médecin. Au bout
de quelques jours de prescriptions, elle était encore plus mal et alla voir un
autre spécialiste qui lui ordonna de jeter ces cachets. Le diagnostic était
simple, elle était enceinte !

Je ne veux pas cependant créer de malentendu. Grâce à Dieu, nous
disposons des bienfaits du corps médical qui sauve des vies, atténue les
souffrances. Nous comptons dans le monde évangélique des médecins

13
réputés et bien d’autres croyants engagés dans la foi et le service divin.
Luc, l’évangéliste lui-même était un médecin et savait de quoi il parlait
lorsqu’il a raconté cette histoire.

3. LE CONCEPT DE FOI.
La Foi, un processus
Il n’y a pas de réponse unique ou absolue à tous problèmes. Ce qui me
touche le plus dans la parole de Dieu, c’est qu’à certains endroits, il est dit
que Jésus n’a pas put faire de guérisons :

Marc 6:5 : « Et il ne put faire là aucun miracle, sinon guérir
quelques malades en leur imposant les mains ».

Matthieu 13:58 précise que c’est « à cause de leur incrédulité » qu’il ne
put pas faire de miracles. Littéralement, le texte en grec dit « À cause de
leur Manque de Foi ».

La première chose qui nous surprend, c’est bien que Jésus ne put pas .
Plusieurs questions pourraient traverser notre esprit : Jésus n’est-il pas
tout-puissant ? Est-il limité ? Nous notons bien que le texte ne dit pas que
ce n’était de sa volonté mais de son pouvoir dont il est question. Matthieu
précise la cause : le manque de Foi. Pas celle de Jésus. Il est aussi
intéressant de noter que personne n’est visé en particulier. Le terme traduit
en français par « peu de foi » est intéressant. En grec, oligopisis , traduit
par « peu de foi », laisse apparaître non pas la quantité, mais la nature.
Oligo , qu’on retrouve dans le mot français « oligoéléments » fait référence
à la fragmentation en petits morceaux et renvoie, ici à la notion de
cassure, de rupture. Il se peut que notre foi, notre confiance ait été altérée,
à cause d’une trahison, d’une situation difficile, d’une circonstance
délicate et la crainte engendrée agit comme un blocage de la bénédiction
de Dieu.

Ainsi, de nos jours, voici ce que nous pouvons constater : la personne qui
prie peut avoir une grande foi, la même foi que Jésus avait, celle qui,
cependant ne lui permit pas, à cet endroit de faire des miracles. D’autre
part, la personne pour qui on prie peut aussi avoir la foi. Mais comme ce

14
qui est arrivé à Jésus, il est possible que l’ambiance, l’attitude générale
des gens, la densité de rejet de la puissance de Dieu produise une barrière
aux manifestations du Saint-Esprit. Ce qui est important de comprendre
ici, c’est qu’il nous faut accueillir Jésus dans toute sa puissance. Il nous
faut accueillir le Saint-Esprit. Voyez-vous, Dieu, l’Esprit, par lequel la
puissance de guérison et de miracle se manifeste est doux. Il ne force pas,
il ne viole ni ne bouscule. Il est ce vent doux et subtil. C’est ni par force,
ni par puissance qu’il agit. Et pourtant ; il est Force et Puissance.

J’ai parfois remarqué combien certains quartiers, certaines régions,
certains pays ou certaines églises étaient particulièrement opposés à la
puissance de Dieu. C’est comme si on devait faire un effort tout
particulier pour faire naître la foi dans l’esprit de ceux qui écoutaient.
Comme si l’onction ne coulait pas facilement. Jésus savait le faire, comme
le témoigne l’épisode des disciples d’Emmaüs. Mais j’ai aussi remarqué
quelque chose. Un prédicateur demande aux malades de son église de se
lever, de venir pour recevoir la guérison. Il y a un temps d’hésitation, puis
5 personnes se lèvent et approchent. Le premier reçoit une guérison
visible et l’assemblée commence à ressentir l’onction du Saint-Esprit.
C’est alors que plus d’une vingtaine de personnes se précipitent sur le
devant pour recevoir leur guérison.

Quel enseignement peut-on recevoir de cette simple anecdote ?
C’est que la foi, au-delà d’un simple état d’adhésion, de confiance est un
processus . La foi produit le miracle et réciproquement : le miracle produit
la foi. Dieu nous appelle à marcher de gloire en gloire. Il recherche des
hommes et des femmes consacrés, prêts à le servir et à déclencher ce
processus dans leur propre vie et dans la vie de leurs proches !

La foi, c’est reconnaître l’ordre établi
La foi est un principe spirituel. Il s’agit non seulement de confiance ou
d’assurance (voir Hébreux 11), mais aussi de confidence, d’obéissance de
reconnaissance de l’ordre établit. Dans le chapitre précédent, je prenais
l’exemple de cette femme qui suivait les prescriptions médicinales de son
docteur.

15
Il est question de foi ! Dans certains pays, les gens mettent tellement leur
foi dans les prescriptions médicales... Regardez une chose : Une femme
est malade. Elle va voir son médecin. Celui-ci la regarde à gauche... à
droite... lui fait tirer la langue, retenir sa respiration et commence son
discours dans une langue incompréhensible. Tellement incompréhensible
et incroyable...qu’on y croit : « Il dit vrai ! Il est médecin ! C’est son
métier ! Je vois ses diplômes sur le mur... ». Il vous dit : « Madame... vous
êtes atteinte d’un mal peut répandu qu’on appelle... qui se manifeste de
telle et telle façon... et qui occasionne tel et tel trouble. ». Vous tremblez
un peu mais... ouf ! Il écrit sur un papier telle et telle chose. Les mots sont
incompréhensibles, l’écriture même est incompréhensible... mais vous y
croyez ! Vous croyez que là, sur cette petite feuille de papier, il y a votre
guérison. Peu importe si vous n’arrivez pas à lire, peu importe si vous ne
comprenez pas. La seule chose que vous savez, c’est que vous allez courir
chez le pharmacien du coin, et dépenser tout l’argent qu’on vous dira de
dépenser. Vous allez serrer ce papier fort sur votre cœur et vous rendre à
la pharmacie pour prendre votre guérison.

Mais aujourd’hui, gloire soit rendue à Dieu ! Car ceux et celles qui sont
enfants du Très-haut ont leur ordonnance médicale. Elle n’est pas écrite
dans une langue obscure pour qu’on demande « qui nous la fera
comprendre » ? Elle n’est pas hors de prix pour qu’on dise « qui en
payera le prix pour nous ? » mais elle est disponible pour notre corps,
notre âme et notre esprit, selon qu’il est écrit en Romains : « la foi vient de
ce que l’on entend et ce que l’on entend vient de la parole de Dieu ».

Jésus a payé le prix. Il a souffert, il est mort et par ses meurtrissures, nous
avons la guérison, la délivrance, le salut, la prospérité, la vie éternelle.
Alléluia !

4. COMMENT RECEVOIR LA GUÉRISON DIVINE.
La foi, un procédé
Nous abordons maintenant l’aspect de la guérison par la foi. Reprenons
l'histoire de cette femme qui avait la perte de sang. Au travers ce texte
biblique, nous pouvons distinguer 7 étapes pour recevoir la guérison
divine.

16
1ère étape : ENTENDRE
La première étape est d'entendre la parole de Dieu. De savoir que Jésus
peut guérir. Nous avons déjà mentionné le fait que la foi vient de ce que
l'on entend, et ce que l'on entend vient de la parole de Dieu. Mais
"Entendre" est bien plus qu'une faculté auditive. Cela engage le
discernement . Il faut d'abord discerner qui est en train de parler. La
parole qui nous est adressée ne vient pas de n'importe qui.

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