Ces voies que l Eternel emprunte
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Description

Cet ouvrage est écrit dans le but d’édifier les croyants ou le corps de Christ en général. Il n’est ni un ouvrage théologique, ni un ouvrage débattant des doctrines sous quelques formes que ce soit. Son vrai mobile est : la marche du croyant sous la direction du Seigneur et par son aide, car ses voies sont insondables et ses pensées, au-dessus des nôtres selon Esaïe 55 :8. Le message est de dire au croyant que quel que soit le nombre d’années que nous aurions passé avec le Seigneur, nous n’aurons jamais exploré toutes ses voies dans sa sagesse, sa grandeur et sa souveraineté. Seule une marche dans la simplicité et l’intimité avec lui pour mieux l’écouter et traduire ce qu’il nous dit dans des actes d’obéissance en servant les autres, nous permettra de vivre une vie chrétienne épanouie et enrichie pour accomplir ses bienveillants desseins parmi les hommes, à sa gloire et pour notre bonheur.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2018
Nombre de lectures 31
EAN13 9782369570707
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0898€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

« Ces Voies
que L’Eternel
emprunte »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
YAMTOINGAR ANTOINE-ISSA
 
 
 
 
 
© 2014, Yamtoingar Antoine-Issa
Aucun extrait de cette publication ne peut être reproduit ni transmis sous une forme quelconque, que ce soit par des moyens électroniques ou mécaniques, y compris la photocopie, l'enregistrement ou tout stockage ou report de données sans la permission écrite de l'éditeur.
Sauf indications contraires, les textes cités sont tirés de la Nouvelle Bible Segond.
Publié par Editions l'Oasis, année 2014.
Ce livre a été publié sous la division auto publication ‘ Publiez votre livre ! ’ des Editions l'Oasis. Les Editions l'Oasis déclinent toute responsabilité concernant d'éventuelles erreurs, aussi bien typographiques que grammaticales, et ne sont pas forcément en accord avec certains détails du contenu des livres publiés sous cette forme.
Dépôt légal: 4e trimestre 2014.
Imprimé en France

9, Rte d'Oupia, 34210 Olonzac, France
Tél (33) (0) 468 32 93 55
fax (33) (0) 468 91 38 63
Email: contact@editionsoasis.com
Boutique en ligne sécurisée sur www.editionsoasis.com
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AVANT PROPOS
 

I
l y a quelques années en arrière, alors que notre fille aînée n’était encore qu’une enfant, elle fut surprise de lire quelques inscriptions sur le dos de mon cahier de préparation d’études bibliques. La rubrique « Noms et prénoms » portait bien les miens, devant celle du « Nom de l’Ecole » j’avais écrit « l’Ecole de Dieu » et devant celle relative à la « Classe ou Niveau» j’avis inscrit « Débutant ». Pour celle-ci, n’étant encore qu’une enfant, il lui paraissait très bizarre de voir que comme pasteur ayant exercé depuis de longues années, je ne sois encore qu’à mes débuts avec Dieu. Mais je suis sûr qu’avec le temps elle comprendra que l’école de Dieu est une école permanente et que devant chaque chose qu’ ll fait, nous sommes amenés à réaliser que nous n’en sommes qu’à nos débuts avec Lui.
Dans le service chrétien ainsi que dans la vie courante, j’ai été souvent confronté à la forteresse de ma conception moulée dans la logique humaine établie. Quand je pense avoir compris une chose de la part de Dieu, ceci me semblera plus tard n’être rien d’autre que le début d’une autre, et ceci ne finit jamais. Des personnes ayant rencontré le Seigneur Jésus-Christ depuis de très longues dates semblent toujours perplexes devant ce qu’Il fait et fondent souvent en larmes.
En parcourant les Saintes Ecritures, je m’émerveille toujours face aux méthodes que le Seigneur emploie et je reconnais humblement que la folie de Dieu est plus sage que les hommes. Il utilise les hommes qui pour nous ne sont pas indiqués, les méthodes qui pour nous ne sont pas envisageables, les moyens qui pour nous ne sont pas adéquats, les moments qui pour nous ne sont pas convenables, le ton qui pour nous n’est pas fort, et à des endroits où nous ne nous attendions à rien. Quand l’homme pense bien le connaître, c’est alors qu’il réalise ne le connaître que trop partiellement et non comme il faut. Job était en train de parler à Dieu, comme un aveugle prétendrait décrire une personne allant de sa taille à la couleur de ses yeux en passant par son style vestimentaire puis, lorsque Dieu commença lui-même à se présenter à lui, Job semblait dire : «  Sincèrement, j’ai fait fausse route ! Avant, je t’imaginais, j’avais seulement entendu parler de toi. «  Mon oreille avait entendu parler de Toi ; Mais maintenant mon œil t’a vu. C’est pourquoi je me condamne et je me repends sur la poussière et sur la cendre  ». Job 42 :5-6.
 
Pas à pas, tout au long de ces pages, à travers différents enseignements illustrés par des vécus, le Seigneur nous aidera dans sa bonté et dans son excellente grâce à nous ouvrir davantage dans nos attentes lorsque nous devons nous tourner vers Lui. Puisse chaque lecteur être enrichi de sa grâce à travers ces lignes.
 
L’auteur .
 
 
Introduction
 
 

C
’est le week-end, par un temps beau, le ciel est serein, d’une bleuté qui émerveille et donne envie de sortir. La ville bouge et fredonne de tous les airs musicaux les plus en vogue, une meilleure opportunité pour se retrouver entre copains et amis, pour s’éclater dans une ambiance festive. Dans ce climat sahélien du mois de Mai, chaud dans la journée et frais en début de soirée, il est environ dix-huit heures, un petit vent frais venant du Nord souffla sur la ville, le camp de l’internat était vide, tous les élèves sont partis, les uns pour passer le week-end avec les leurs, d’autres bien sûr, pour vibrer dans les retrouvailles juvéniles.
Après une semaine chargée d’études, je prenais calmement un petit temps de repos et de méditation ce soir-là. Trouvant agréable ce temps frais, je voulais saisir l’opportunité de laisser quelques paroles de louange remplir l’air à la gloire de Dieu qui m’a soutenu dans chacune de mes tâches, me permettant de bien achever ma semaine. Je sortis alors ma guitare et vins me mettre derrière le bâtiment principal de l’internat, entouré de quelques arbustes ayant survécu à la torride chaleur de Mars et qui se balançaient au gré du vent. Je faisais monter vers le ciel quelques cantiques et chœurs d’adoration en toute quiétude et paix sans rien redouter. C’était la période de grande chaleur et à la nuit tombée, il n’y avait pas que les humains qui se mettaient en quête de la fraîcheur, il arrivait souvent que quelques indésirables créatures sortent de leurs caches pour en profiter. Alors que j’étais transporté, exaltant l’Eternel de tout mon cœur, les regards levés vers les cieux, un autre évènement aussi incroyable qu’invraisemblable était sur le point de se produire. Un long serpent venimeux, se faufilant dans les herbes, atteignit mon niveau sans bruit aucun, se hissa sur l’arbuste juste à droite, près de ma main qui s’activait à balayer les cordes de la guitare et pris une position d’attaque sans que je ne m’en aperçoive. A ce moment précis, un de mes collègues à qui j’annonçais régulièrement l’évangile dans le but de l’emmener au Seigneur Jésus-Christ et qui quelques heures plutôt sortît comme les autres, les faussa compagnie et revint à l’internat, pour quelle raison je ne sais mais selon lui, n’ayant plus envie de continuer avec les autres. En arrivant, il écouta le son de la guitare derrière le grand bâtiment, fît le tour et s’y rendit. Je le vis venir puis soudainement faire demi-tour sans dire un mot. Quelques instants plus tard, je vis un bâton me passer à hauteur de l’épaule droite à la vitesse de l’éclair comme si quelqu’un venait à rater de m’assommer. En me levant promptement pour réagir, c’est avec grande stupéfaction que je constatai mon collègue, le bâton à la main ainsi que le corps du serpent se tordant au sol, la queue encore battante. Selon lui, c’est en s’approchant de moi, qu’il découvrit le serpent prêt à lancer son attaque. Le Seigneur mon Dieu que je sers avec une pleine confiance venait de faire deux grandes choses : 1. Il venait de dépêcher son ange pour sauver son serviteur et adorateur d’un assaut mortel, car l’internat étant vide ce soir, une telle attaque du serpent sans secours, allait être certainement fatal. 2. L’évènement en tant que tel a mis mon collègue hors de lui de voir un serpent tenu au respect par la puissance de la louange au nom du Christ, au point de se convertir définitivement, et de marcher fidèlement avec le Seigneur jusqu’à ce jour. Quelle circonstance très peu désirable pour ouvrir le chemin de la foi à une personne ? Et me montrer à moi son enfant, combien dans sa présence la vie l’emporte sur la mort ? Oui, par la parole du témoignage et le sang de l’Agneau divin, nous pouvons vaincre le serpent ancien. Béni soit l’Eternel notre Dieu, de qui notre secours vient.
« Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me vient le secours ? Le secours me vient de l’Eternel, qui a fait les cieux et la terre. Il ne permettra point de ton pied chancelle ; celui qui te garde ne sommeillera point. Voici Il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël  » Ps 121 v 2-4.
«Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables et ses voies incompréhensibles !» Rom. 11 v 33.
Ayant rencontré le Seigneur Jésus-Christ à l’âge de quatorze ans, et marchant avec lui depuis une trentaine d’années, dans les vingt ans de ministère j’ai rencontré des chrétiens d e différents âges, classes sociales et cultures dans des contextes différents sur différents continents, chacun avec ses expériences, ses temps de joie, de bonheur, de succès, mais aussi de lutte, combat, douleurs et pleurs.
Sur la terre en général, toutes les créatures sont issues du même créateur, l’Eternel. Cependant, partant des hommes aux animaux tant terrestres que célestes et aquatiques, voire les insectes les plus infimes, nous sommes tous différents les uns des autres avec des parcours différents dans notre existence. Il en est aussi de même pour tous les croyants. Nous sommes tous sauvés par le seul sacrifice expiatoire de Jésus-Christ le Fils unique de Dieu à la croix en sorte que nous avons un même Seigneur, une même foi en lui, un même baptême, un même Dieu et un même père selon Ephésiens 4 versets 4 à 6, mais nous avons des cheminements aussi différents les uns que les autres dans notre marche de foi et ceci, selon que le Seigneur l’a souverainement voulu, mais aussi et plus souvent selon la disposition de notre cœur.
J’ai vu des croyants qui ont grandi sans problème particulier, c’est une grâce qu’ils obtiennent de Dieu, tandis que d’autres ont grandi à travers beaucoup de grands combats et c’est aussi une grâce que ces derniers ont de Dieu de survivre de ces combats, et de triompher en grandissant malgré tout.
J’en ai vu, des croyants qui réussissent facilement en peu de temps tandis que d’autres n’y arrivent qu’après beaucoup d’efforts, de difficultés et d’années. C’est aussi une grâce venant du Seigneur tant pour les premiers de réussir ou de prospérer facilement que pour les seconds d’arriver à surmonter tant d’obstacles pour finir par palper le succès en vainqueurs.
J’ai vu des serviteurs de Dieu qui ont eu beaucoup de facilité à lancer leur ministère avec un bon soutien, de bons partenaires et collaborateurs, mais j’ ai aussi vu d’autres qui ont eu beaucoup de difficultés à commencer, et ce, dans des conditions défavorables, sans aucun soutien, et avec des luttes interminables, mais qui ont néanmoins pu établir de grandes œuvres par la suite. Tout ceci est aussi une grâce de l’Eternel : pour les uns d’évoluer rapidement ainsi que pour les autres d’arriver à témoigner en dépit de tout la puissance du Christ qui les a fait triompher de tout afin de montrer la gloire de son Père. J’ai personnellement commencé le ministère dans une période difficile, au milieu des gens difficiles (drogués, alcooliques, dépendants et pauvres), vivant sous une domination diabolique très visible donc sans aucun soutien, et où je devais tout faire, du spirituel au social en passant par le soutien financier de l’œuvre. Cependant, vu les résultats quotidiens, qu’l s’agisse de vies sauvées, libérées, transformées et réinsérées dans la société, je fus beaucoup encouragé, me sentant un instrument d’accomplissement de la parole de Dieu dans ces vies. Sa force et sa grâce me furent multipliées pour implanter une œuvre bénie à la gloire de notre commun Maître Jésus-Christ.
Dans un monde comme le nôtre qui va mal avec ses crises et ses bouleversements, et où l’on ne cesse de parler récession, banqueroute, chômage, surendettement, guerres, tribulations, tremblements de terre, catastrophes naturelles, famines, insécurité etc., le pessimisme et le désespoir deviennent le lot quotidien de la société. Le croyant, enfant de Dieu ou serviteur de Dieu, placé dans ce monde comme lumière et sel de la terre, doit savoir regarder vers le Maître et Seigneur Jésus-Christ, qui suscite la foi et la mène à la perfection, afin de ne pas sombrer avec ceux qui sont sans foi et sans aucune espérance du fait de leur ignorance de Dieu. Hébreux 12 v 2a.
Le but dans ce modeste livre est de dire au croyant qu’il a un énorme privilège de connaître Jésus-Christ par ces temps qui ne sont pas faciles car il a la clef de la foi pour triompher. « Car tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde c’est notre foi. Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le fils de Dieu ?  » 1 Jean 5 versets 4-5.
Le croyant doit savoir que Dieu, l’Eternel est le plus Grand Visionnaire «… Car l’Eternel est un Dieu qui sait tout, et par lui sont pesées toutes les actions  » 1 Samuel 2 :3. Il est le prophète de la sureté et de la certitude et il faut toujours faire une lecture à très grande portée de ses actes, décisions, œuvres et paroles. Ces voies sont insondables, il se sert de tout ce qu’Il a pour accomplir ses desseins. Que ce soit pour accomplir ses promesses ou ses jugements, Dieu se sert de tout : des hommes aux animaux, des rois assis sur les trônes aux indigents assis à même le sol, des puissants aux faibles, des riches aux pauvres, des grands aux petits, des choses valeureuses aux choses de néant, de la vie à la mort, des vents impétueux aux vagues de la mer, des choses surnaturelles aux naturelles, des circonstances hostiles à celles favorables, des choses glorieuses à celles méprisables, des choses anodines à celles extraordinaires, tous sont les exécuteurs de sa parole, soit pour bénir, corriger, enseigner, former, reprendre, châtier, élever, délivrer ou guérir. Ô combien trop souvent nous sommes passés à côté de ce que Dieu était en train de faire sans le savoir, sans le considérer, sans le saisir, simplement parce que nous l’attendions dans les sentiers battus de la pensée humaine.
 
A chaque fois que je ne saisis pas, dans une circonstance donnée, ce que Dieu veut faire, je pense immédiatement à cette parole adressée au prophète Esaïe : «  Sourds, écoutez ! Aveugles, regardez et voyez ! Qui est aveugle, sinon mon serviteur, Et sourd comme mon messager que j’envoie ? Qui est aveugle comme l’ami de Dieu, aveugle comme le serviteur de l’Eternel ? Tu as vu beaucoup de choses, mais tu n’y as point pris garde ; on a ouvert les oreilles, mais on a point entendu  ». Esaïe 42 v18-20.
Puisse l’Eternel dans sa grande bonté donner à son peuple la sensibilité à reconnaître ses œuvres et à discerner ce qu’il fait car ses voies nous sont souvent incompréhensibles. Tout au long de cet ouvrage, nous verrons ensemble comment Dieu s’est servi des voies inattendues et des choses non indiquées selon la pensée humaine pour exécuter sa parole. Ses voies et ses pensées ne sont pas forcément les nôtres. La pensée qui me vient toujours avec foi à l’esprit lorsque je scrute une situation donnée en cherchant une quelconque réponse auprès du Seigneur est : l’Eternel Dieu s’appelle « Je Suis », Il est et demeure ce qu’Il dit qu’Il est, Il ne change pas, Il reste toujours le même sans aucune ombre de variation. La sainte parole de Dieu nous enseigne à suffisance que ce que le Christ a fait dans son corps physique lorsqu’il était sur la terre, il veut continuer à le faire dans son corps spirituel qui est l’Eglise. Si Dieu a mis à exécution sa parole avec fidélité et bonté dans les générations passées en utilisant des voies tout à fait inattendues pour sauver, délivrer, bénir, instruire, guérir ou même révéler les choses à ses enfants, pourquoi ne le ferait-Il plus aujourd’hui avec nous ? Dieu les aurait-t-Il aimés plus que nous, Lui qui ne fait point de favoritisme ?, certainement que non ! Dieu veut tellement agir parmi nous sauf que notre nature humaine, souvent un véritable obstacle à notre foi, nous empêche de Le voir venir.
Fort de l’expérience des choses que j’ai subies moi-même en passant à côté des choses que Dieu voulait faire dans ma vie et que j’ai dû apprendre à mes dépens en ne les comprenant que des années plus tard, je peux dire avec assurance que le désir du Seigneur notre Dieu est que nous voyions plus d’œuvres que nous n’en voyons actuellement, que nous soyons plus bénis que nous ne le sommes actuellement, que notre âme prospère plus qu’elle ne l’est actuellement, que nous ayons encore de plus grands témoignages à rendre que jusqu’alors. Mais il nous faudra acquérir de la sensibilité à reconnaître ses actions, les instruments et les voies dont il se sert dans sa seule autorité, ainsi que la simplicité du cœur. Devant la peur de son serviteur, Elisée le prophète n’a fait qu’une seule chose : prier pour que le brouillard de l’humain soit dissipé et que la vue par la foi lui soit accordée pour se rende à l’évidence, que ceux qui sont avec eux pour agir de la part de Dieu et protéger la ville de Samarie sont plus nombreux que ceux qui sont venus la prendre. J’admire de même la sensibilité et la foi d’Abraham, particulièrement lorsqu’il reconnut en trois hommes étrangers qui passaient leur chemin, des anges serviteurs de Dieu allant certainement exécuter l’ordre de Dieu quelque part. Il les pressa avec insistance d’entrer chez lui pour prendre quelque chose. Dieu se dit alors : «  Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire  …? » Genèse 18 :17. Ceci permit à Abraham d’intercéder pour la famille de son neveu Lot et d’obtenir ainsi gain de cause.
 
Quand l’Eternel dit à Jérémie, « Invoque-moi et te je répondrai ; je t’annoncerai de grandes choses, des choses cachées que tu ne connais pas  » Jérémie 33 :3, cette parole est très profonde et résume toute l’ampleur de l’attention que nous devons avoir à l’égard des choses que l’Eternel fait. Le Seigneur ne nous montre que ce qu’Il veut que nous voyons, Il en cache même aux sages et intelligents de ce monde et donc, si nous ne prenons garde pour qu’il nous montre une chose qu’il est sur le point de faire, nous resterons confus. Le livre de Deutéronome 29 :29 nous dit : « les choses cachées sont à l’Eternel notre Dieu ; les choses révélées sont à nous et nos enfants … » ; Celui de Proverbes 25:2 : «  La gloire de Dieu est de cacher les choses et la gloire des rois (humains) est de sonder les choses … ». Un autre passage dit : « En Christ sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance  » Colossiens 1 :9. Seule, la révélation par l’Esprit de Dieu nous rend capable, nous qui sommes des simples humains, de connaître son temps, ce qu’Il fait, et d’entrer dans ses plans jour après jour pour être en bénédiction pour nous-mêmes, pour les autres, autant qu’eux le sont aussi pour nous. «  La révélation de tes paroles éclaire. Elle donne de l’intelligence aux simples  » Ps 119 :130.
Avant d’avoir compris la pensée que je partage modestement dans ces lignes avec vous, une chose a réveillé mon esprit et mon intelligence pour saisir la portée du message que Dieu adresse à l’humanité à travers la venue, la mort et la résurrection de son Fils Jésus-Christ. Le Dieu qui, pour sauver l’homme pécheur, donna son propre et unique Fils qui n’a jamais commis de péché. Le Dieu qui, pour racheter l’homme, condamna le péché dans le corps d’un seul homme, Jésus-Christ, afin que par la mort d’un seul, tous ceux qui croient en lui soient justifiés. Le Dieu qui fit chanter le gloria céleste aux myriades d’anges dans une telle sublimation pour annoncer la naissance de son messie qui devait naître si modestement parmi les animaux dans l’étable. Le Dieu de la grandeur infinie que les cieux des cieux ne peuvent contenir, dont seulement la voix fait trembler les montagnes et le désert, et qui envoya son Fils par qui toutes choses ont été créées, comme s’il n’était rien. Lui, le Saint et l’immortel que nul ne peut voir et vivre et qui s’incarna dans le Fils, né d’une simple et mortelle femme. Le Dieu surnaturel, Eternel et en dehors du temps, qui se fît homme pour venir vers les hommes afin de leur montrer son amour. Ce Dieu là ses voies sont insaisissables. A Lui, «  A Dieu seul, notre sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et puissance, dès avant tous les temps, et maintenant, et dans tous les siècles, Amen !  » Jude 25.
 
 
Chapitre 1
 
Mon Père et le vôtre
 
« … Mais vas trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu ». Jean 20 : 17.
 

D
epuis la création et ceci jusqu’au rétablissement de toutes choses, Dieu a toujours voulu entretenir avec l’homme une relation de Père à fils. Régulièrement soulignées dans ses diverses déclarations, les expressions telles que «  Je serai pour vous un Père et vous serez pour moi des fils, je serai votre Dieu et vous serez mon peuple  » etc. témoignent l’absolue absence de toute légèreté d’affection de la part de Dieu à l’égard de l’Homme. Si les pensées et les voies du Seigneur sont innombrables et insondables, il est une chose essentielle à comprendre, c’est que l’homme n’a pas besoin de connaitre toutes ses pensées, toutes ses voies ou toute sa parole pour être sauvé. Mais il est incontestablement essentiel sinon capital, de comprendre Dieu dans notre communion avec Lui afin de marcher dans ses voies toutes tracées pour notre grand bien et celui des autres, par rapport à notre position vis-à-vis d’eux dans ce que Dieu veut faire à travers nous. La parole déclare que deux hommes ne peuvent jamais cheminer ensemble s’ils ne se comprennent (Amos 3 :3), aussi la meilleure manière de comprendre quelqu’un est de l’écouter attentivement. On ne pourra jamais aborder la question d’apprendre à comprendre les pensées ou les voies du Seigneur sans parler de la disposition du croyant à l’écouter comme il le faut.
Ayant de même que tous les rachetés le grand privilège de vivre dans la dispensation de la grâce, au temps de l’Eglise qui a les meilleurs traitements de son époux (le Christ), je m’intéresse beaucoup à ce qui la concerne puisque j’en fais partie. En étudiant attentivement les oracles du Seigneur adressés aux églises dans les chapitres 2 et 3 du livre de la révélation, je vois le Seigneur s’adresser à sept églises différentes, allant de celle d’Ephèse à celle de Laodicée, que je pourrai regrouper de la manière suivante :

-  Celles qui ont des choses dont le Seigneur en approuve certaines mais pas d’autres, (Ephèse, Pergame, Thyatire, Sardes ;
-  Celles qui ont des choses qui attirent l’approbation du Seigneur (Smyrne, Philadelphie) ;
-  Celles qui ont des choses que le Seigneur désapprouve absolument, (Laodicée).
De tout cela, quelques lumières sont à signaler, c’est qu’ à toutes ces églises, deux choses communes sont répétitivement demandées : Ecouter ce que le Saint Esprit a à dire de la part de Dieu et aspirer à la victoire, car une récompense attend ceux qui par la bonne manière d’écouter le Saint Esprit, comprennent et sont menés à la victoire. Et pourquoi ? Parce que quelle que soit la position actuelle d’une église locale, faible ou forte, l’esprit de Dieu a mission de lui faire connaître la volonté de Dieu qui va la conduire à la victoire du Christ.
Il est une chose de plus enrichissant que je ne puisse m’empêcher quotidiennement de faire, c’est de prendre le temps dans la journée pour me nourrir de la parole vivante et permanente de Dieu. Je lis la Bible entière au moins une fois dans l’année, cependant les premières années de mes lectures se sont avérées moins meilleures que les dernières dix années à cause d’une chose exceptionnelle. Les saintes écritures déclarent que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Il est la Parole incarnée (Apocalypse 13 :9). Il est la parole par laquelle Dieu à tout créé, rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle (Jean 1 :1-4), la parole par laquelle Dieu soutient toutes choses (Hébreux 1 : 3). Ainsi, étant la parole de Dieu, il est la vérité immuable et ce qui sort de sa bouche est incontestablement vrai.
Il y a plus d’une dizaine d’années, lors de mon parcours annuel de la Bible, arrivé dans le Nouveau Testament et particulièrement sur le ministère terrestre de Jésus-Christ, quelque chose attira mon attention. Vous remarquerez et conviendrez avec moi que Jésus utilise beaucoup plus pour désigner Dieu, le terme de Père que d’autres termes ou appellations. « Moi, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean ; car les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir, ces œuvres mêmes que je fais, témoignent de moi que c’est le Père qui m’a envoyé  » Jean 5 :36. «  Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres  » Jean. 14 :10. « Le Père aime le Fils et Il a remis toutes choses entre ses mains  » Jean 3 :35. « … En vérité, en vérité, je vous le dit, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement  » Jean 5 :19. « Comme le Père me connais et comme je connais le Père, je donne ma vie pour mes brebis  » Jean 10 :15 ; «… Nul ne vient au père que par moi  » Jean 14 :6 etc. Et pour répondre à la demande des disciples désirant s’instruire dans la prière, il commença d’abord par « Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux…  » Matthieu 6 :9. L’évangéliste Jean présente le Christ comme étant le véritable Fils de Dieu et le Christ lui-même présente Dieu comme son véritable Père. Ceci exprime une relation du père avec son fils. Depuis lors, quand j’ouvre la parole de Dieu, je prends la position de fils qui se fait parler par le Père, et reçois de lui instruction, encouragement, enseignement, éducation, consolation et directives pour une vie meilleure, et ma foi a commencé à avoir un grand enrichissement et une nouvelle vision des choses avec Dieu. Le fait de prier un Dieu lointain, que nous connaissons mal et dont nous nous posons la question de savoir s’Il s’intéresse à nous, appauvrit notre relation avec Lui et nous empêche de le reconnaître dans ses œuvres. Mais le connaître sous l’angle de Père nous rapproche plus de Lui et nous emmène à discerner facilement sa signature sur ses actes et à découvrir l’infinité des moyens, d’instruments et de serviteurs dont Il dispose pour exécuter ses bienveillants desseins dans notre vie de tous les jours. En effet il n’y a pas autre meilleur modèle de relation que Dieu veuille avoir avec nous que celui du Père qui aime ses enfants. Même en tant que serviteurs de Dieu, nous sommes avant tout enfants de Dieu.
Ma femme et moi avons la grâce d’avoir selon la bonté du Seigneur des merveilleux enfants dont nous nous efforçons de prendre bien soin en leur accordant toute notre attention et nous voyons combien ils se sentent bien avec nous et aiment notre présence. Ils n’ont pas peur de nous demander quelque chose quand ils en ont besoin car ils savent que pour leur bien, nous ne lésinerons sur aucun moyen. Notre fille aînée Winnie-Danièle est une admirable fille, on a guère besoin de la pousser ni pour étudier ni pour un service quelconque mais nous remarquions qu’en grandissant elle développait une sorte d’agoraphobie soutenue par la timidité. Nous essayions de lui lancer des défis pour qu’elle s’ouvre aussi en public qu’avec d’autres personnes. Etant sportif, j’aime les choses à sensation comme les manèges que l’on trouve dans les foires d’été. Je lui lançai un jour le défi de monter sur le plus haut des manèges sur lequel je ne suis moi-même jamais monté, en me disant qu’elle n’y monterait jamais. Elle se tourna alors vers moi à la grande surprise de toute la famille, et dans un sérieux affiché me lança ceci : «Papa, je le peux si tu viens avec moi ». Nous payâmes alors deux tickets et nous nous installâmes sur les sièges. Lorsque le manège atteignit son niveau le plus élevé ainsi que sa vitesse de croisière, et que je commençais à frissonner moi-même par souci pour elle, elle me fit savoir que tout allait bien puisque moi, son père, j’étais là à ses côtés. Bien que dans ce genre de cas je n’aurai pu rien faire s’il nous arrivait quelque chose, ma présence la mettait en sureté. Vous voyez jusqu’où un enfant peut oser quand il est confiant en son père. Beaucoup de croyants peuvent s’épanouir, croître, réaliser de grandes choses, atteindre le plus haut degré de développement de soi-même aussi bien dans leur foi que dans les choses séculières s’ils réalisent que l’Eternel est leur Père, qu’Il ne les trahira ni ne les abandonnera, qu’Il sera toujours là pour eux disposant toujours et partout ses agents à leur service pour les accompagner dans leur pèlerinage ici-bas. Beaucoup de serviteurs de Dieu feraient mieux encore dans leur ministère s’ils réalisent que Dieu est non seulement leur Maître mais aussi leur Père et que le succès dans la mission qu’ils ont est son plus grand plaisir, que quels que soient les défis, la grandeur de la tâche, les combats, les déserts à traverser, Il sera là en tant que Père pour les emmener au terme avec un bilan positif et glorieux.
A chaque fois que nous n’avons pas su faire confiance à notre Dieu, c’est à notre Père céleste que nous avons fait du tort. Nous avons ma femme et moi quatre enfants à nourrir dans notre foyer. Pour cela nous devons gérer notre budget mensuel avec beaucoup de rigueur car une petite malveillance dépensière pourrait désagréablement bouleverser nos prévisions. Cependant voyez ce Père là-haut qui nourrit les Sept milliards de personnes qui peuplent la terre aujourd’hui en 2014 et combien dans le futur je ne sais, sans ignorer des milliards d’oiseaux, d’animaux, de poissons, de reptiles, et qui n’est pourtant jamais à court de provision pour la création entière. Sa parole déclare que lorsqu’Il ouvre sa main, la terre se remplit de ses trésors, et ses pas versent l’abondance (Ps 65 :12). Imaginons sa grandeur et ayons confiance en lui dans notre existence. Le Christ a dit «  Nul n’a vu le Père sinon le Fils qui est descendu d’en haut  ». Lui, le Fils qui connaît le Père céleste, lui qui est dans le Père Il déclare : «  Aussi méchants comme vous l’êtes (nous les pères terrestres), vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien à plus forte raison votre bon Père céleste ne saurait en faire davantage pour ses enfants  ? (Luc 11 :13)».
L’auteur du psaume 17 au verset 15 disait : « Pour moi, dans la justice, je verrai ta face ; Dès le réveil, je me rassasierai de ton image ». Il y a des images qui découragent et font désespérer. L’image de notre monde peut injecter à notre moral du désespoir, l’image de certaines choses même dans l’église peut donner sujet à désespérer, cependant l’image que Dieu notre Père donne de lui, donne de l’espoir. Si elle était une image vide, le psalmiste ne pourrait s’en remplir mais il est une image pleine qui rassasie de bonheur et de grâce, regardons donc tous vers le Père.
La première personne vers qui un véritable enfant doit se tourner quand il fait face au besoin c’est son père. Un enfant peut quelque fois par peur douter, mais s’il reste les yeux, les oreilles et le cœur ouverts vers son père, ce n’est pas de l’incrédulité. L’incrédule est celui qui, les yeux, les oreilles et le cœur fermés, ne voit ni les signes de ce que Dieu est en train de faire, ni ne comprend ce qu’il annonce et n’y croit pas, ce n’est pas le cas d’un enfant de Dieu qui croit au Père. De même qu’un père aime aider son enfant à prendre confiance en lui, Dieu le fait aussi avec les siens. Dans le jardin de Gethsémani, Dieu envoya son ange fortifier Jésus, lui renouvelant sa fidélité et sa confiance pour aller jusqu’au bout par la croix, afin que le monde soit sauvé. L’histoire de Gédéon avec Dieu dans le livre des Juges aux chapitres six et sept face aux Madianites et Amalécites est très illustrative de la manière dont Dieu nous conduit pas à pas comme un père vers le succès. L’Eternel cheminait avec lui dans une simplicité et une patience paternelle pour l’emmener à avoir confiance en Lui et en ce qu’Il Lui dit, pour changer les conditions de sa vie et celle de son peuple. Quand Gédéon, tout à fait pusillanime se résignait dans la peur, l’Eternel lui parla comme un père qui sait encourager son enfant. Le découragement est un syndrome de désespoir touchant gravement la psychologie de l’Homme et visant à anéantir la volonté de sa capacité. Dieu dit à Gédéon, «  vaillant héros, lève-toi et va avec la force que tu as, et délivre ton peuple  ». Il ne lui a pas dit « vas avec la force que tu auras », mais avec celle que tu as déjà, car on ne va jamais en guerre avec ce qu’on n’a pas. Il répondit au besoin de Gédéon qui doutait car Il était résolu à montrer à son enfant Gédéon, qu’il est en fait un vainqueur mais aveuglé par le découragement sur la potentialité de sa capacité à vaincre.
Quand Dieu dit à Gédéon de réduire le nombre de soldats de trente-deux mille à dix mille puis finalement à trois cents, Il voulut l’apprendre à compter plus sur ce qu’il ne voit pas que sur ce qu’il voit physiquement, car en effet ce n’était pas l’armée de Gédéon qui sera au premier plan mais plutôt l’armée céleste, et Gédéon ne comprenait pas encore cela. Le découragement nous empêche de reconnaître les exécuteurs de la parole de Dieu dans notre vie. De cette façon, Il saura certainement qu’avec trois cents hommes, il est impossible de faire face à une armée ennemie composée de beaucoup de milliers de soldats, que certainement Dieu emploierait d’autres moyens en dehors des Trois Cents. Dans cet exemple, il y a une chose plus qu’édifiant à comprendre dans les combats et luttes, tant quotidiennes que circonstancielles que nous menons. A première vue, Gédéon ne semblait plus un homme à remonter et à rendre capable d’un quelconque chalenge ou exploit car il n’avait plus l’esprit combatif, il était moralement anéanti par la situation de son peuple en général et pensait même que Dieu avait abandonné son peuple. Il est tout à fait naturel que nous arrivions souvent dans un tel état de découragement ou d’abattement face aux choses auxquelles nous ne nous attendions pas ou semblons dépassés. Cependant, le Dieu qui nous a conçus n’a pas fait notre moral de verre en sorte qu’il se casse ou se brise irrémédiablement lorsqu’il tombe. Il a fait notre moral comme un ballon gonflable dont l’air de gonflage est son esprit Saint, en sorte que même quand il est complètement dégonflé, un souffle nouveau de sa parole encourageante et forte, soit par une exhortation, un enseignement, une prophétie ou quelconque don spirituel, le regonfle à bloc.
Une fois la sélection des dix milles hommes faite, Dieu vit encore que le grand nombre des soldats pourrait placer la confiance de Gédéon et du peuple sur les hommes. Il lui proposa de descendre au fleuve avec le contingent et de procéder à la sélection finale par un critère inattendu : ceux qui, debout dans une vigilance de soldat laperont l’eau d’une main, ayant l’arme dans l’autre, prêt pour le combat. Tant que nos yeux, nos oreilles et nos cœurs restent ouverts, nous sortiront de l’école du Père, grandis. Nous voyons ainsi comment Dieu suscita d’une famille modeste, un jeune homme non populaire, sans prétention, de qui l’on n’attendait rien pour mettre en œuvre la libération de tout un peuple. Encore une fois, ses voies sont insondables.
Comme je le disais tantôt, le découragement endort, anéantit notre volonté, notre espoir, la confiance en notre capacité de remonter, ce qui conduit souvent à la dépression. Les paroles inspirées du Seigneur notre Dieu, lorsqu’elles sont entendues de bonnes oreilles, réveillent notre esprit, le rendent fervent par la foi et nous remettent debout dans la course. De retour de la captivité, le Seigneur appelait le peuple à reconstruire le temple, le lieu de prière et de culte où d’agréables sacrifices de bonne odeur pourraient Lui être offerts. Ceci serait le signe que la vie du peuple dans sa relation avec Dieu s’est remise, que le Dieu d’Israël pourrait de nouveau être invoqué à Jérusalem, lieu qu’il a choisi pour faire résider son nom dans son alliance avec le peuple hébreu. Mais face aux atermoiements et découragement dus aux ordres du roi Artaxerxés qui ordonna de suspendre les travaux, ainsi que l’attitude de certains traîtres au sein du peuple qui coopéraient avec l’ennemi, la force n’y était plus. Lorsque l’Eternel envoya le prophète Aggée dire au peuple de ne pas baisser les bras, qu’Il est avec eux, l’esprit des leaders comme celui du peuple se réveilla et malgré toutes les menaces et les entraves, ils se mirent à reconstruire le temple.
«  Aggée, envoyé de l’Eternel, dit au peuple, d’après l’ordre de l’Eternel : Je suis avec vous, dit l’Eternel. L’Eternel réveilla l’esprit de Zorobabel, fils de Schealthiel, gouverneur de Juda, et l’esprit de Josué, fils de Jotsadak, le souverain sacrificateur, et l’esprit de tout le reste du peuple. Ils vinrent, et se mirent à l’œuvre dans la maison de l’Eternel des armées, leur Dieu  », Aggée1 :13-14.
« Aggée, le prophète, et Zacharie, fils d’Iddo, le prophète, prophétisèrent aux juifs qui étaient en Juda et à Jérusalem, au nom du Dieu d’Israël. Alors Zorobabel, fils de Schealthiel et Josué, fils de Jotsadak, se levèrent et commencèrent à bâtir la maison de Dieu à Jérusalem. Et avec eux étaient les prophètes de Dieu, qui les assistaient » , Esdras 5 :1-2.
En utilisant l’image de Père, l’Eternel notre Dieu évoque la notion d’une relation de nature ineffaçable qui caractérise la disposition de son cœur d’amour à l’égard de l’Homme qu’il a créé. C’est ce privilège d’avoir Dieu pour père qui nous donne le statut d’enfants de Dieu, et nous donne le droit, non seulement de vivre pour lui et par lui, mais aussi d’avoir un accès permanent à son trône de grâce pour être entendus et secourus dans nos besoins, nos combats et nos luttes. De même qu’un père ne résiste pas à son fils qui l’honore et lui obéit, l’Eternel honore aussi la foi de ses enfants qui l’honorent et lui obéissent. Dans sa vie terrestre, le Fils de Dieu Jésus-Christ a honoré et obéit à la volonté du Père en tout, même dans le couloir de la mort. A Gethsémané, il dit au Père qu’il aurait voulu que cette coupe soit éloignée de lui, cependant qu’il ne tenait guère à ses propres sentiments face à sa volonté. Il emprunta par obéissance la voie de la mort de la croix. Et les saintes écritures de nous dire que le père l’exauça en tout de même que lui-même en tant que fils obéît au père en tout. Si nous croyons que l’Eternel est notre Père, sanctifions son Grand Nom et jouissons de toute sa bonté dans le Christ-Jésus. C’est une chose impensable qu’après avoir vécu en ennemis de Dieu par nos offenses, Il trouve que le plus beau et plus grand moyen à déployer pour nous sauver soit de nous manifester l’amour d’un père. Quand le Christ dit que tout ce que nous demandons au Père en son Nom, Il le fera, ceci a le mérite d’être clair dans le sens que, le principe de la substitution est ici pleinement démontré. Quand nous demandons quelque chose à Dieu le Père au Nom du Fils, le Christ-Jésus, celui-ci en intercédant pour nous dit au Père : Comme tu me tiens pour Fils, exauce-les en mon Nom, comme tu m’exauces en tant que Fils, fais-le aussi de même pour eux comme à des fils. Quand nous demandons pardons ou nous repentons au Nom du Christ-Jésus, Il dit au Père : S’ils te sont redevables en quelque chose, mets-le sur le compte du prix que j’ai payé sur la croix. Ceci a une telle analogie avec ce que Paul disait à Philémon. Philémon 1 :17-19.
Nous avons dans le Christ une position meilleure pour connaître Dieu et le comprendre, c’est celle d’être ses enfants et comme le dit l’apôtre Pierre, c’est un honneur. « … l’honneur est pour vous qui croyez  »1 Pierre 2 :7. Cette position est d’autant plus probable que la disposition du cœur de notre Seigneur est de nous faire connaître ce qu’il fait afin que nous le fassions à notre tour en son Nom. Jésus lui-même disait aux disciples : « Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sais pas ce que fait son maître, mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père  », Jean 15 :15.
 
 
CHAPITRE 2
 
Trop familiers pour qu’on les croit
 
 

L
e tout premier miracle apostolique qui bouleversa tout Jérusalem fut opéré par deux apôtres dans les circonstances suivantes : Selon le livre des Actes au chapitre 3, un homme invalide, bien connu du public pour sa paraplégie, se faisait comme tout mendiant, déposer par un membre de sa famille chaque jour à l’entrée du temple, lieu indiqué où pouvait facilement se manifester la compassion, afin de recevoir des aumônes. Il a plusieurs fois vu Pierre et Jean ainsi que les autres apôtres entrer trois fois le jour dans le temple pour prier. Ce jour-là, il avait certainement du voir Pierre et jean sortant du temple après le service de la matinée. A la neuvième heure, c’est-à-dire quinze heures de l’après-midi, il revoyait ces deux apôtres qui lui étaient tous familiers et attendait d’eux la misérable aumône habituelle. Saisis par l’esprit de Dieu, Pierre et Jean ne trouvaient pas normal qu’un homme malade vienne chaque jour se placer à la porte d’entrée du temple du Dieu vivant pour s’attendre à si peu de chose. Eux les apôtres, étaient convaincus qu’ils avaient plus à lui donner que ce que lui, attendait d’habitude, car Le Christ en montant dans la gloire leur avait promis et envoyé la puissance de son esprit saint pour confirmer sa parole par des œuvres puissantes, des signes et des miracles. Au moment où le paralytique, voyant la particulière attention des deux apôtres à son égard leur fixa les regards s’attendant à recevoir de l’aumône habituelle, il fut surpris d’entendre ces hommes si familiers lui annoncer une chose étrange : la guérison au nom de Jésus-Christ. Pendant qu’il hésitait encore, les apôtres joignirent l’acte à la parole de foi en le soulevant par leurs mains pour l’aider à se lever et à marcher. Il se trouva soudainement en train de marcher comme les autres, il sauta, cria sa joie. Son miracle venait d’avoir lieu par la main des hommes ordinaires qu’il voyait pratiquement chaque jour sans particularité aucune.
Beaucoup de gens viennent à l’église ou vont voir les hommes de Dieu, mais sont empêchés par la familiarité de voir grand, ils s’attendent toujours à peu de chose et leur foi reste misérable. Nous devons nous attendre à plus de la part de Dieu, même à travers les gens que nous connaissons très bien de longue date ou qui nous sont familiers.
«  Confessez donc vos péchés les uns aux autres et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière agissante du juste a une grande efficacité. Elie était un homme de la même nature que nous : il pria avec instance pour qu’il ne pleuve point, et il ne tomba point de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois. Puis il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit  ». Jacques 5 : 16-18.
 
En dehors des choses que nous ne connaissons pas ou que nous n’avons pas encore, il est d’un grand intérêt de découvrir dans toute sa valeur ce que nous avons déjà à notre disposition. En effet, en grandissant dans la foi, une chose que j’ai pu agréablement discerner est que la plupart des choses que nous cherchons, les moyens dont nous avons besoin, les dons nécessaires ou les instruments qu’il nous faut pour rendre notre vie agréable ou accomplir notre mission avec joie sur la terre ont déjà été disposés par le Seigneur soit en nous, autour de nous, près de nous, dans notre milieu ou environnement, sur le chemin que nous empruntons chaque jour ou dans notre propre maison. En bref, rien n’est en dehors de notre portée, il nous suffit d’avoir la grâce de les découvrir avec foi et profonde compréhension car ce que Dieu utilise pour exécuter sa parole n’est pas aussi loin de nous.
N’avez-vous jamais vu un frère ou une sœur qui a parcouru toutes les églises locales de la ville à la recherche d’une âme sœur et qui finalement l’a trouvée dans son église locale ? Une femme, la trentaine passée est venue me voir un jour pour faire un procès à Dieu de ce que Dieu ne lui a pas donné de mari alors qu’elle avançait en âge. Après avoir écouté sa longue plainte, remarquant sa souffrance et sa sincérité, je l’encourageai et priai avec elle pour qu’elle se marie. Quelques mois après, son ami d’enfance qu’elle ne pouvait imaginer avoir un jour pour époux, vint demander sa main en mariage, quelle enseignement ? N’avez-vous jamais vu un frère ou une sœur qui a été de pays en pays dans les conférences évangéliques internationales ou les grandes conventions à la recherche d’une prière miracle ou d’une prophétie devant déclencher une ouverture de bénédiction pour sa vie et qui finalement reçut cette bénédiction simplement à une réunion de prière dans son assemblée locale ou dans la cellule de prière qu’il ou elle fréquente ? Combien de fois, nous sommes allés de pays en pays, de villes en villes ou d’églises en églises cherchant la guérison, la recette miracle pour notre ministère ou notre problème alors que Dieu est là où nous sommes ? Quand je dis souvent aux gens qui viennent me voir de ne pas quitter leur assemblée ou de revoir leur pasteur local pour prier avec eux sur ce qu’ils me présentent, ils pensent que c’est une manière de ne pas les accueillir ou que je n’ai pas d’attention pour leur problème. Moi, je ne fais que dire ce que le Seigneur me montre. Si les croyants pouvaient découvrir les grandes grâces que Dieu a disposées dans leurs églises locales et qu’ils s’y abreuvent, nos assemblées attireraient davantage des âmes au Seigneur et nos églises connaîtront une grande stabilité et force pour le témoignage.
 
Dans ce chapitre, je voudrai en toute simplicité, partager avec vous les grandes richesses que Dieu a placées près de nous à notre disposition mais qui souvent par mauvaise conception ou incrédulité, nous n’en profitons jamais. Il y a une chose que je ne pourrai jamais oublier comme leçon dans ce sens, c’est notre mariage avec ma femme. La voie empruntée par le Seigneur pour me conduire à mon épouse est une leçon de telle ampleur que j’utilise dans bien d’autres cas pour suivre ses voies bien tracées et éviter de me peiner là où je ne dois pas souffrir inutilement. Quand j’eus Vingt et cinq ans révolus, je sentis le besoin de me marier car ayant fini les études j’ai commencé à travailler et avais besoin de fonder une famille. Je passai du temps en priant pour cela et ai aussi demandé la prière à mes responsables spirituels dans l’église locale. Un jour, à quatre heures du matin pendant la prière, j’entendis une voix me dire : « pourquoi continues-tu à me demander ce que je t’ai déjà montré ? Ta femme s’appelle Marie-Chantal ». Je me mis à me reprocher d’avoir refusé des propositions que me faisaient quelques frères serviteurs de Dieu dans le pays où je venais de finir mes études. En effet, ces frères me disaient : marie-toi à une de nos sœurs du pays, ce sera une alliance entre toi et nous pour que tu reviennes souvent nous voir, chose que je repoussais toujours catégoriquement. Je finis alors par me résoudre à les recontacter pour me repentir et les demander de faire des démarches en ce sens pour moi car il y’avait dans notre milieu à l’époque une sœur du nom de Chantal.
Mais comprenez bien que Dieu m’avait précisément dit « Marie-Chantal » et non « Chantal », comme quoi, l’homme aime souvent les raccourcis confus, pendant que Dieu est on ne peut plus clair et précis dans ce qu’il fait. A chaque fois que j’allais pour affranchir ce courrier, il y avait toujours un évènement ou un cas d’urgence qui m’en empêchait. Quand Dieu vous aime, Il fera tout pour vous empêcher de commettre l’irréparable dans votre vie, ceci dépend bien sûr de votre obéissance. La dernière fois où je me suis résolu disant que ce ne pouvait plus attendre et que ce jour était le jour dédié à cela, après avoir prié, je sortais de ma maison, quand j’entendis quelqu’un toquer devant le portail. En l’ouvrant, je vis le Directeur de campagne CFAN pour l’Afrique, accompagné de quelques pasteurs, venus me voir pour m’annoncer que l’évangéliste Reinhard BONNKEE venait au Tchad dans quelques semaines et qu’ils voulaient s’entretenir avec moi pour présider la louange. Pendant tout un mois et demi, ce courrier souffrira encore dans mon sac. C’est alors que le Dieu dont la parole court avec rapidité et ne repart jamais sans avoir accompli sa volonté (Es. 55 :11) va me montrer ce qu’il a merveilleusement préparé pour moi. A la fin du programme de CFAN, j’invitai un ami évangéliste venu d’une autre ville pour la circonstance à manger chez moi. Une fois assis et ayant bu quelque chose il me laissa entendre qu’il était déjà venu plusieurs fois dans la maison où j’habitais. A la question de savoir s’il était de la famille du propriétaire il me répondit : « non, mais ma cousine Marceline habitait ici avec son mari Jean-SOUDOH et d’ailleurs, leurs deux filles Sylvie et Marie-Chantal sont dans la chorale de l’église avec laquelle tu partages le mur mitoyen ». Cet homme ne savait ni n’imaginait ce qu’il venait de faire à mon cœur. Il était l’envoyé du Seigneur pour me montrer où était la femme de ma vie. Je me suis dit : Dieu m’a emmené jusques devant le mur derrière lequel prie ma femme, et moi je me préparais à aller à des milliers de kilomètres plus loin ? A moi de franchir le mur et de la prendre. Je demandais alors à un frère de mon groupe musical s’il connaissait une sœur du nom de Marie-Chantal dans l’église d’à côté car je voudrai avoir de contact avec elle. Il me répondit encore une fois qu’ils sont dans la même classe avec elle au lycée. Qu’elle venait quelques fois suivre nos répétitions et était même passée un jour avec un autre frère chez moi à la maison. Avec tout cela vous pouvez voir combien de fois j’avais déjà rencontré ma future épouse sans le savoir pourtant elle était là dans la ville, dans mon environnement. Le contact fût établit sans problème aucun et le mariage eut lieu un an plus tard. Chaque jour je vois en elle l’aide qu’il me faut dans la famille comme dans l’œuvre de Dieu, je n’aurai pu faire ce que je fais aujourd’hui sans elle.
Dieu se sert des gens autour de nous, des gens familiers à nous, sans critères remarquables ou particuliers car c’est lui qui décide d’utiliser qui Il veut, quand, où et comment. Nous avons à nous attendre à tout par n’importe qui et n’importe quoi car Dieu ne se limite pas à ce qui est extraordinaire, nouveau ou qui frappe à l’œil. L’apôtre Jacques voulait dire aux croyants, si vous ne voyez pas les frères et les sœurs comme des gens simplement familiers à vous mais plutôt comme les mains et la bouche de Dieu, et que vous vous ouvriez avec foi en confessant vos péchés les uns aux autres, priant les uns pour les autres, vous serez guéris de beaucoup de maux tant physiques que spirituels car vous découvrirez alors que beaucoup de dons, d’instruments et de serviteurs de Dieu sont au milieu de vous.
Beaucoup de gens ont été par la grâce du Seigneur bénis par mes prières pour la guérison, cependant un jour, je tombai malade et ne put être au culte du dimanche. Ayant appris que j’étais malade et couché, une des monitrices de mon assemblée eut l’inspiration d’emmener les petits enfants de l’école du dimanche prier avec moi. Les enfants dans leur grande simplicité vinrent former un cercle autour de moi dans le salon et se mirent à prier avec des paroles d’enfants : « Seigneur, nous voulons que tu guérisses notre pasteur parce que ce n’est pas bon qu’il souffre couché, il devait être à l’église ce matin pour parler aux gens … », le lendemain j’étais debout et vaquais à mes occupations, le Seigneur est merveilleux !
Pour bien éclairer le sujet, je vous invite à considérer la pensée de l’apôtre Jacques ainsi que le contexte et le mobile pour lequel il parle et la compréhension en sera longue. L’apôtre Jacques, frère du Seigneur, chef de la première église chrétienne, celle de Jérusalem, était un homme de grande autorité et considéré comme l’une des colonnes de l’église de Jérusalem (Galates 2 :9). Il suivait donc de très près ce qui se passait au sein de l’assemblée et pouvait voir et apprécier ce que Dieu faisait aux frères et sœurs à travers les uns et les autres. Il savait aussi très bien comment Dieu se servait de tel frère ou telle sœur comme instrument pour édifier, consoler, exhorter, fortifier, guérir, bénir, encourager etc. preuves qu’il y avait d’abondantes grâces au sein de l’église, que chaque croyant était un instrument et Dieu la main qui s’en servait. Il dit : «  Elie était un homme comme nous… Jacques 5 :16-28 ». Il voulut nous faire comprendre que Elie était un homme avec deux pieds, deux yeux, deux mains, deux oreilles et une seule tête comme tous les humains, mais poussé par la puissance du Saint Esprit, il pria et tint à l’obéissance les éléments météorologiques en retardant leur cycle naturel et habituel. Dieu est extraordinaire mais se sert des gens ordinaires, Il est parfait mais se sert des gens pour lesquels la perfection reste encore un chemin à faire, Il est Tout puissant mais se sert des gens faibles, et si vous me demandez pourquoi ?, je dirai que comme vous, je ne sais, mais c’est que Dieu peut voir le fort dans le faible, le parfait dans l’imparfait, la grandeur dans la modestie, Il est simplement Dieu et c’est pour cela que le fort comme le faible ont tous besoin de lui.
Il est une chose commune dans la psychologie de l’Homme, c’est qu’il pense que l’herbe est toujours plus verte ailleurs. En transposant ceci dans le domaine de la foi, nous pouvons engendrer une fatalité incroyable et non mesurable. Pourquoi, le Seigneur notre Dieu, le seul sage au-dessus des sages (Jude 24-24), intelligent à l’infini ayant la préscience de tout (Psaumes 139), mettrait-il ailleurs très loin de nous ses moyens, ses agents exécuteurs et ses serviteurs, nous exposant à tout moment à la privation et au danger sans direction ni couverture, ni providence ?
Considérant avec beaucoup de respect et d’appréciation les serviteurs itinérants qui comme moi ou plutôt plus que moi font un travail remarquable dans le corps du Christ, servant de lien entre plusieurs communautés locales, mettant au service et au bénéfice d’un plus grand nombre ce que Dieu a mis en eux, je dirai que le plus grand travail dans une assemblée locale est fait par ceux qui sont sur place. A chaque fois que je visite différentes églises locales, j’ai eu la grâce de voir et de remarquer que Dieu a mis dans ces églises respectives ce qu’il leur faut, quel que soit leurs tailles, petite, moyenne ou grande. Il m’est arrivé quelques fois de parler aux pasteurs des dons ou instruments que Dieu a mis à leur disposition et dont ils ne se servent pas encore et ceci, en toute discrétion sans en faire savoir aux concernés car c’est à l’autorité pastorale locale de gérer ce qui lui est échu par le divin maître, et ceci à la manière dont Dieu le conduira. La tendance à croire que Dieu n’utilise que les gens venant de loin ou d’ailleurs cause beaucoup de privation et de pauvreté dans les activités des églises. Pourquoi Dieu vous appellerait à vivre dans une telle communauté alors qu’Il aurait forcément mis les ressources qu’il vous faut ailleurs ? Il est possible qu’une autre communauté aie quelque chose que vous n’avez pas localement mais le fondamental et ce qu’il faut pour vivre sa foi convenablement et victorieusement est déjà disposé par Dieu dans chaque communauté qui prie, qui croit et qui veut grandir dans le témoignage au nom du Christ.
Le problème que je développe ici est quelque chose qui mérite d’être regardée par plus d’une fois car je vois beaucoup de souffrance dans différents milieux, découlant de cela. Ceci peut être une conception de ceux qui dirigent comme de ceux qui sont dirigés. Je ne pense pas qu’ils aient raison les fidèles qui pensent que les bons serviteurs de Dieu sont ailleurs en dehors de leur assemblée locale, ainsi que les pasteurs qui pensent que les bons chrétiens sont ailleurs hors de leurs communautés locales. Ces genres d’églises ne grandissent pas et ne sont jamais solides. L’exemple à voir se trouve dans l’étonnement qu’éprouvent de part et d’autre, les fidèles d’une assemblée locale quand leurs pasteurs vont prêcher ailleurs les mêmes prédications mais avec beaucoup de résultats, ou les fidèles qui, en allant intervenir ailleurs produisent de grands résultats.
Ce que je tente de dire modestement dans ce livre est un véritable hic au sein du peuple de Dieu et mon désir le plus ardent est que le Seigneur dans sa bonté ouvre les yeux du croyant là-dessus. Je voudrai vous emmener petit à petit à comprendre une chose qui vous permettra de voir avec beaucoup de simplicité la main du Seigneur dans vos attentes. Dieu voit l’église comme un corps dont le Christ est la tête ( Ephésiens 1 :18-23) : «  Qu’Il illumine les yeux de votre cœur , pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’Il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui peut être nommé, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds et Il l’a donné pour chef suprême à l’Eglise, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous  ». Dans le corps il y a plusieurs membres, et chaque membre selon sa position, reçoit des ordres de la tête. Quand l’ordre est donné aux pieds d’agir, ils se mettent en marche, quand l’ordre est donnée aux mains de couvrir les yeux face à un danger elles le font Etc. En somme, chaque membre travaille pour le corps dans la fonction qui lui est assignée. Dieu a aussi placé chaque croyant dans l’Eglise comme un membre, devant travailler pour le corps. C’est Dieu qui ajoute chaque personne convertie à l’Eglise pour que, attachée au corps il vive par le corps mais aussi certainement utile pour le corps. Le jour où le saint esprit fut répandu sur les croyants pour la première fois à la pentecôte, un enseignement important fut donné. Tous ceux qui étaient réunis sans distinction d’âge ont reçu chacun une langue de feu, le même feu de l’esprit se posant sur chacun personnellement, montrant ainsi que tous ont reçu le don pour servir à quelque chose, Actes 2 :3-4. «  Des langues semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres et se posèrent sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis du Saint esprit, et se mirent à parler en d’autres langues selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer  ». Après une prédication ou un enseignement, demandez aux croyants qu’est-ce qu’ils en ont reçu comme bien? Vous serez surpris de voir que plusieurs ont été touchés, enseignés, consolés ou guéris de différentes façons et par différentes paroles et non une seule. Même dans une prédication, Dieu utilise différentes paroles pour répondre aux différents besoins ou attentes. Tel a été touché par une parole, tel autre par telle autre. L’un a été béni par telle révélation ou don spirituel, l’un a été interpellé et éclairé par la parole de connaissance, un autre a été relevé par la prière de la fin du message etc. Par cela, on comprendra que Dieu n’utilise pas des moyens limités mais de multiples et insaisissables moyens pour accomplir ses œuvres.
Dieu a donné à l’Eglise une grande richesse : les dons de l’Esprit. Dons de langues, dons de révélation et dons de puissance selon le livre de corinthiens 12. «  En effet à l’un est donné par l’Esprit une parole de sagesse ; à un autre une parole de connaissance, selon le même Esprit ; à un autre la foi, par le même Esprit, à un autre le don de guérison, par le même Esprit, à un autre le don d’opérer des miracles ;, à un autre, la prophétie ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre, la diversité des langues ; à un autre, l’interprétation des langues. Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme Il veut  » 1 Co 12 :8-11. Il en accorde à qui Il veut comme Il veut, cependant, toujours pour une utilité commune au service et au profit de son Eglise. Le Christ en montant dans la gloire n’a pas laissé l’Eglise pauvre et impuissante, Il lui a fait des dons car ll sait plus que quiconque que les rachetés qu’Il s’est acquis par son précieux sang et qui forment son héritage, son peuple, son épouse qu’Il a promis de revenir chercher, feront face aux mêmes combats que lui-même a combattu dans ses jours terrestres, raison pour laquelle il pria le Père pour eux dans Jean 17 :17-22. De plus, ce que le Christ à fait lui-même dans son ministère terrestre, il veut que son corps continue à le faire, c’est pour cela qu’il a doté l’Eglise de ces richesses inestimables pour que chaque croyant en bénéficie. Si moi enfant de Dieu, vivant ensemble avec les autres je comprends cette réalité, je saurai que Dieu peut utiliser n’importe quelle sœur ou frère pour me parler, m’apporter une parole de consolation, m’avertir, me reprendre, me guérir, me montrer la voix et je serai heureux de profiter de ce que Dieu met à ma disposition.
 
Il y a trois choses que nous devons comprendre nous qui nous attendons à Dieu : Ne Jamais penser comme Naaman.
 
Le problème de Naaman est constamment le nôtre. La captive fille d’Israël qui indiqua le chemin de la possible guérison à cet officier par le prophète Elisée de Samarie, ne lui avait jamais dit comment il serait guéri. Mais Naaman n’a pas pu s’empêcher de se fixer ses propres modalités de guérison : «  …Voici, je me disais : il sortira vers moi, il se présentera lui-même, invoquera le nom de l’Eternel son Dieu, il agitera sa main sur la place et guérira le lépreux  » 2Rois 5 :11. Ce que lui dît l’homme de Dieu le contrariait : «  Elisée lui fit dire par un messager ; vas, et lave-toi sept fois dans le Jourdain ; ta chair redeviendra saine, et tu seras pur », 2 Rois 5 :10. Lui, voulait voir l’homme de Dieu en personne agiter sa main sur la place de sa lèpre en invoquant son Dieu. Non seulement il ne vit pas l’homme de Dieu, mais même le messager ne se fera pas le protocole de l’accompagner. Son affaire devait se régler au Jourdain avec lequel il ne pourra discuter, et encore faut-il qu’il y tombe sept fois sans négociation, car loin de l’homme de Dieu qui avait donné instruction. C’était à prendre ou à laisser, soit il admettait la voie de Dieu et il est guéri sinon il devra mesurer toutes les conséquences de faire l’économie de sa lèpre.
 
Trop souvent, nous voulons fixer les modalités de ce que nous attendons de Dieu et nos prières demandent juste à Dieu de les légitimer. Sachons que cette attitude est très grave car cela revient à demander à Dieu de nous prier au lieu que ce soit nous qui le priions.
  Ne jamais aller au-delà de la parole de Dieu.
 
La déclaration du Christ dans l’évangile de Matthieu au chapitre 13 et le verset 57 disant que « Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et dans sa maison » ne doit pas nous servir de prétexte incrédule aussi bien dans nos actions de foi que dans nos attentes. Ceux qui sont convaincus que Dieu veut les utiliser pour les autres doivent se lever et le faire avec foi malgré leur familiarité avec les personnes concernées, et ceux qui s’attendent à Dieu doivent l’attendre à travers même ceux qui leur sont familiers.
Le Seigneur Jésus affirmait une grande réalité qui fait office de forteresse dans la conception humaine de la foi. L’homme a généralement tendance à croire que les choses de Dieu doivent toujours se passer d’une manière étrange, donc par ce qu’on ne connait pas, qui est nouveau ou lointain mais jamais ce qui est connu. Les évènements que nous raconte la Bible ne se sont pas toujours passés dans des climats extraordinaires de tremblement de terre, de montagnes en feu, des signes prodigieux ou d’ambiance miraculeuse. Beaucoup se sont passés aussi simplement que nous ne pouvons imaginer car ce n’est pas la sensation qui intéresse Dieu mais plutôt le résultat et le but à atteindre. Dans la parabole du riche et du pauvre Lazare, le riche, depuis le lieu de tourment, demandait au père Abraham d’envoyer Lazare comme revenant ou ressuscité pour avertir ses frères afin que ceux-ci croient car pour lui, un mort revenu à la vie ferait plus grande impression qu’un vivant familier et connu. La réponse d’Abraham est sans appel : les prophètes qui sont au milieu de tes frères suffisent. « Non, père Abraham, mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront. Et Abraham de lui dire : S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader même si quelqu’un des morts ressuscitait » Luc 16 :30-31. C’est bien là la manière de penser des hommes. Bien que l’enseignement du Christ fût frappant, profond, vrai, bouleversant, clair, secouant, les juifs avaient du mal à croire que le fils du charpentier Joseph et de la ménagère Marie soit le Fils de Dieu descendu du ciel. Si vous lisez bien les évangiles, vous remarquerez que même sa propre famille avait du mal à le croire et le prenait pour un fou. Cependant le Christ n’a jamais affirmé que le prophète ne puisse jamais rien faire parmi les siens, ni que tout notre peuple rejettera notre ministère. Les évangiles disent que malgré l’incrédulité des gens de sa ville, Il fit quelques miracles tout en les reprochant que si ces miracles étaient accomplis ailleurs, il y en aurait beaucoup plus qui accueilleraient la foi. La barrière de la familiarité est humaine mais Dieu utilise ce qu’Il prévoit d’utiliser. Moïse annonça à l’avance à Israël disant : « l’Eternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi, vous l’écouterez », Deutéronome 18 :15. Il annonça par cela la venue du Christ qui sera comme un frère bien connu du peuple.
 
La difficulté de gagner le cœur de ceux parmi lesquels on vit est malheureusement une évidence, mais comme vous le savez mieux que moi, annoncer Christ ou faire ses œuvres est un combat dans lequel seule la persévérance finit par porter de fruits. Au début, on ne vous croit pas, mais si par votre fermeté dans la foi, Dieu se sert de vous et que ces œuvres se voient à travers vous, vous finirez comme un parfum de Christ à attirer même ceux qui vous méprisaient. Ni les hébreux, ni les égyptiens ne croyaient en Moïse quand il arrivait du désert pour leur dire que Dieu l’envoyait. La suite des évènements nous montrent qu’ils finirent par se rendre à l’évidence. L’histoire de l’église contemporaine nous apprend comment ayant reçu l’appel de Dieu, des hommes ordinaires et bien connus de leurs peuples ont impacté ou influencé leurs nations par leur foi dans le Dieu vivant.
 
Pour ceux qui croient à leur appel, la prière fervente, la fidélité à Dieu et la sanctification de l’esprit par l’obéissance à la parole conduisent à cela : « Car ceux qui remplissent convenablement leur ministère s’acquièrent un rang honorable, et une grande assurance dans la foi en Jésus-Christ » 1 Tim. 3 :13. Une petite histoire du début de mon ministère me fait toujours rire quand j’y pense. Je passais alors par la Suisse, ce beau petit pays. Une vieille femme souffrait de la migraine chronique. Comme elle en parlait, je lui demandais si je pouvais prier pour elle. Elle me dit que beaucoup de grands hommes de Dieu avaient déjà prié et que rien n’y a changé. Convaincu que le Seigneur voulait faire quelque chose pour elle, je lui répondis que les grands hommes de Dieu font de grandes choses mais que les petites choses sont pour les petits hommes de Dieu comme moi. Elle dû céder et j’ai prié avec elle. Le lendemain elle m’appela pour me dire que son mal était parti. « Dieu choisit souvent les choses folles pour confondre les sages, les choses faibles pour confondre les fortes, les choses viles, méprisables et qui ne sont point pour réduire à néant celles qui sont, afin que personne ne se glorifie devant Dieu  » 1 Corinthiens 1 :27-29.
 
L’œuvre de Dieu a toujours ressemblé à un édifice en construction, où s’attèle architectes, ingénieurs, maçons, charpentiers, plombiers, électriciens etc. Il suffit de reconnaître l’étape de chacun et le laisser faire son travail pour que la construction se fasse correctement. J’observais un jour le maçon qui venait travailler pour moi. Il avait à sa disposition de bonnes briques bien fabriquées pour faire son travail. Mais il arrivait par endroit, qu’il aillait plutôt chercher de petits morceaux de briques au lieu de celles entières car à ces endroits, les briques entières étaient inutiles ou inadaptées et j’y trouvais un grand enseignement. De fois, il ne nous faut pas de grandes choses ou de grandes impressions pour que le Seigneur fasse son œuvre en nous.
 
Le paralytique assis devant la belle porte du temple de Jérusalem était habitué à voir les apôtres aller et venir dans le temple. Tout ce qu’il attendait d’eux était l’aumône. Comme lui, beaucoup de gens s’attendent à peu de chose de la part de Dieu à travers ceux qu’ils semblent bien trop connaître. Les hommes de Dieu ont plus à nous donner que ce qu’ils sont à nos yeux. Pierre et Jean lui dirent qu’ils avaient plus à le donner que lui ne pouvait imaginer. « Je n’ai ni or, ni argent, mais ce que j’ai, je te le donne. Au Nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche  », Actes 3 :6. Au lieu de dépendre des autres tu pourras être autonome, libre de tes mouvements, travailler et gagner comme eux.
  Ne jamais contester l’autorité du Saint Esprit
 
Le Saint Esprit est Dieu, c’est Lui qui nous utilise et non le contraire. Nous ne pourrons jamais indiquer au Saint Esprit qui utiliser pour nous, il en désignera lui-même et souverainement. Saül a dû être très déçu, lorsque dans sa grande angoisse de ne trouver personne qui accepte d’aller affronter Goliath pour le prix d’une princesse, sa propre fille. On vint l’annoncer le courage d’un brave, lequel brave n’était qu’un enfant. Eh bien, c’est ça la réalité avec Dieu. David était enfant aux yeux des hommes mais aux yeux de l’Eternel il était vrai serviteur et vrai libérateur. Voyons combien le Seigneur voudrait utiliser un mari pour sa femme et vice versa, utiliser les parents pour les enfants ou les enfants pour les parents et j’en passe. Sans nous rendre compte dans nos milieux évangéliques, une sorte de simonie s’est mise en place au point que tel frère ou telle sœur, s’identifiant à tel serviteur ou telle autre servante, vont vers eux et gagnant leur faveur à coup de présents, demandent leur imposition de mains afin d’avoir le même don ou ministère qu’eux. Sachons le bien, quelle que soit la ressemblance que nous pouvons avoir avec quelqu’un, quand à ce qui concerne le don ou le ministère c’est le Seigneur qui donne selon ce qu’il a arrêté dès avant la fondation du monde et selon son seul conseil. Le fait que nous ne voulons pas que ce soit telle ou telle autre personne que Dieu utilise ne changera pas Dieu, ni sa volonté de faire ce qu’Il a résolu dans sa seule autorité de faire. «  Dieu n’est point un homme pour mentir, ni le fils d’un homme pour se repentir. Ce qu’il a dit, ne le fera-t-Il pas ?, Ce qu’il a déclaré, ne l’exécutera-il pas ? » Nombres 23 :19.
Les instruments que Dieu a disposés au milieu de son peuple, nous ne pourrons les changer de nous-mêmes. Je vins travailler un jour avec un ami diplomate Belge chez lui. Son fils aîné de sept ans jouait et son jeu consistait à traverser un espace assez réduit sans qu’aucune partie de son corps ne touche les barres de délimitation. Il était mince mais n’avait pas les oreilles les plus petites alors à chaque fois, c’est soit l’oreille gauche ou celle de droite qui frôlait la barre. Il attrapa une telle colère contre ses oreilles pour n’avoir pas réussi après plusieurs essais. Pour le détendre un peu, je lui tapotais dans le dos en disant : Michael, si tu devais choisir la place pour les oreilles dans le corps, où les placeras-tu ? Prenant un air Infantile, il imaginait dans sa petite tête quelques configurations possibles mais il dut se rendre compte que ce ne tiendra pas ailleurs, car ce serait horrible d’avoir les oreilles au cou, aux bras ou même aux pieds alors il se tourna brusquement vers moi et dit : je pense qu’elles sont bien là où elles sont. Comme quoi il est difficile de corriger Dieu. Ceux qui ne s’attendent à Dieu que par des voies étranges ou par des hommes extraordinaires rendent inutiles les instruments que Dieu disposent au milieu d’eux et passe chaque jour à coté de ce que Dieu veut faire dans leur vie. La jeune fille d’Israël, capturée par les assyriens et qui travaillait chez Naaman était de loin la personne indiquée pour montrer à ce dernier le chemin de la guérison. Elle est une captive, travaillant sous les ordres de la femme de Naaman, elle devait ne pas être très heureuse de cette situation et pourquoi voudrait-elle le bien de celui qui l’a faite captive ? Si elle avait un Dieu Tout Puissant, pourquoi ne l’avait-elle pas délivrée ? Ce doit être difficile de croire que quelqu’un sur qui on domine puisse nous dire qu’il a un Dieu qui peut tout et pourtant c’était bien le cas.
Dieu peut se servir des gens qui sont sous notre ordre, notre tutelle ou notre contrôle, des gens qui dépendent de nous etc. comme ses serviteurs pour nous transmettre ses grâces. Non seulement Naman crut mais même son roi ne discuta pas la parole de la petite captive et signa une autorisation à son officier pour se rendre en Israël, pour sa guérison. Le Seigneur Jésus-Christ cita ces témoignages en exemple pour montrer combien le croyant reste incrédule face à la bonté et la puissance de Dieu manifestées en toute simplicité, proche de lui alors que des gens venus de loin en ont profité. «  Combien de lépreux y avait-il en Samarie, cependant seul Naman venant de loin fut guéri…  » ? Luc 4 :27.
 
Prenons en exemple ce que Dieu veut nous apprendre à travers la famille. Dans une famille, l’homme, la femme, les enfants se côtoient chaque jour et se voient en tout temps, ils ont un contact permanent les uns avec les autres et Dieu utilise en tout temps ce contact, se servant des uns et des autres pour le bien de celle-ci. A chaque étape de notre vie dans la famille correspond une position dans laquelle nous recevons ou nous donnons, Dieu nous utilisant pour servir les autres ou recevoir d’eux. Quand vous étudiez la famille de plus près, vous en serez très édifiés en découvrant que dans cette petite entité que sociologues et anthropologues considèrent comme la cellule de base de la société, Dieu a mis le plus grand enseignement et la plus grande formation à la vie.
 
Le couple ou les conjoints
L’image de l’union de l’homme et de la femme est la meilleure pour représenter l’union du Christ avec son épouse, l’Eglise. L’union définitive d’un seul homme avec une seule femme est un message de fidélité absolue à celui qui fait notre bonheur et signe par-là l’impossibilité d’être fidèle à plusieurs maîtres ou partenaires, en dépit de toutes les subtilités que notre monde trouve pour s’embourber dans la polygamie. Dans une entrevue avec un homme ayant plusieurs maîtresses, celui-ci me dit avec une pointe de sérénité que son bonheur dans cette histoire n’est vrai sinon un semblant et de courte durée, mesurée à la peine qu’il doit endosser chaque jour. Il me dit : par exemple, à chaque fois que je vais chez l’une, je dois prendre le temps de cuisiner un nouveau mensonge car celle chez qui je vais me rendre me posera sûrement des questions sur les autres : ce que j’ai fait pour elles ou de chez laquelle d’entre elles j’arrive maintenant, c’est bien misérable. Deux personnes séparées depuis leur naissance, ne se connaissant peut être que peu de temps et qui s’unissent désormais pour vivre ensemble toute leur vie montre l’image de l’homme séparé de Dieu depuis longtemps par le péché et l’ignorance, et que le sacrifice du Christ à la croix unit définitivement à son Dieu. L’Eternel a créé l’homme, puis à partir de l’homme a fait la femme pour être son vis-à-vis, c’est- à- dire son semblable et la personne qu’il a en face, qu’il voit face à face, ils sont donc des vis-à-vis, l’un de l’autre et l’autre de l’un. Puisqu’ils sont un et s’aiment, se voient et se parlent face à face, quel autre meilleur moyen ou opportunité que cela devrait utiliser Dieu pour le bien de l’un et de l’autre ? Le fait qu’à partir de l’homme, Dieu forma la femme montre bien que l’homme ne sera pas sans la femme car elle est une partie de lui, et que la femme ne sera pas sans l’homme, car elle vient de lui.
Nous voyons déjà bien combien, ce but, manqué dans le mariage l’entraine dans une catastrophe. Le mariage est une union de deux entités différentes pour n’en faire qu’une. Puisque rien ne doit séparer l’homme de sa femme et la femme de son homme si ce n’est que la mort, ceci veut dire que toute leur vie sera ensemble. Ceci me fait dire que le Seigneur, en demandant à l’homme d’aimer sa femme et à la femme de respecter son mari, le respect étant l’amour par excellence dans un autre sens, voulait enseigner aux deux qui ne font qu’un, une disposition constante d’amour et du respect pour le prochain. Si les deux ont bien compris cela, ils agiront de même envers toute la société humaine que Dieu a faite.
De même que l’homme dans sa masculinité peut s’unir à la femme dans sa féminité pour devenir une seule chair, l’humain, le fils de l’homme peut être uni au Christ le fils de Dieu. L’homme doit être l’instrument le plus proche que Dieu utilise pour faire du bien à la femme et la femme, l’instrument le plus proche que Dieu utilise pour faire du bien à l’homme. Cette position nous enseigne l’amour du prochain. Si je n’arrive pas à servir mon vis-à-vis, comment servirai-je mon prochain ? Dieu parle facilement à la femme par son mari et aussi facilement au mari par sa femme. Le Seigneur utilise le mariage pour nous donner un profond enseignement. De même qu’un homme et une femme effacent leurs différences de pays d’origine, de clans, de races, de couleurs, d’ethnies etc. pour se fondre en une seule chair, vivant heureux toute leur vie, se faisant mutuellement du bien et montrant l’acceptation totale de l’un par l’autre et vice versa, ainsi les frères et sœurs chrétiens de toutes races, toutes couleurs, de toutes langues et de tous les peuples doivent s’accepter pour vivre heureusement leur foi ensemble en Christ-Jésus.
Pour mettre un point d’honneur à cette rubrique relative à la vie de couple, je dirai que la vie en couple est un don de soi. La manière dont l’homme et la femme se donne l’un pour l’autre est une image du don de soi produit par l’amour. Une personne qui ne sait pas se donner pour sa femme ou pour son mari aura beaucoup de mal à se donner pour quelqu’un d’autre. Si vous ne vous donnez pas pour la chose la plus précieuse de vous, vous ne vous donnerez jamais non plus pour ce qui ne l’est pas. Par la vie de couple, Dieu nous met à l’école permanente de l’amour et de l’excellence dans un cercle proche de test et d’expérience afin que nous puissions la pratiquer sans difficulté au dehors envers nos semblables. Je vais ouvrir une fenêtre ici par une femme que j’appelle « Madame NOUS AUTRES ».
Nous sommes invités quelque part. Pour des raisons purement économiques, au lieu de déplacer deux voitures je propose à un couple de venir dans la nôtre. Nous montons dans la voiture, mon couple devant puisque je suis au volant et l’autre couple princièrement assis à l’arrière. Une fois la voiture garée à l’arrivée, je descendis rapidement, vins du côté de ma femme et lui ouvris la portière car elle portait une robe longue à ménager. L’autre épouse assise derrière avec son mari observa la scène avec attention puis lança : « Hééééiii !, nous autres on ne nous fera jamais cela». Nous ne devons pas, nous les hommes, former des « Madame NOUS AUTRES » ni les femmes, former des « Maris NOUS AUTRES » au sein de nos couples. En Amérique latine je répondais aux questions après un enseignement. Une femme voulait savoir qu’est-ce que quelqu’un comme moi faisait à la maison après les prédications. Quand je répondis qu’à la maison je prends du temps avec ma femme et mes enfants et que j’aime beaucoup aider à faire la vaisselle, elle me demanda de répéter encore ce que je venais de dire. Ne sachant pas qu’elle voulait envoyer un message aux époux, je répétais bonnement que j’aimais aider à faire la vaisselle, elle me dit « merci beaucoup ! », puis toutes les femmes présentes éclatèrent de rire. C’est alors que les époux et moi-même nous rendîmes compte que les femmes venaient de saisir une occasion en or pour s’adresser à leurs maris qui ne faisaient pas d’efforts pour les aider à la maison. Le don de soi nous emmène à faire n’importe quoi, même les tâches les plus singulières quand c’est pour aider l’autre.
Ce don de soi est aussi imagé par l’intimité et le sexe dans le couple qui représente un bonheur partagé car, donné et reçu. Le cher auteur qui s’adressait aux corinthiens nous dispose son outil épistolaire si riche en abordant la question. Il dit : «  Que le mari rende à la femme ce qu’il lui doit et que la femme agisse de même envers son mari. Ce n’est pas la femme qui dispose de son corps, c’est son mari. De même ce n’est pas le mari qui dispose de son corps, c’est la femme. Ne vous privez point l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière, puis retournez ensemble, de peur que le Satan ne vous tente en raison de votre manque de maîtrise  », 1 Corinthiens 7 :3-5. Ceux qui n’ont pas bien compris cette pensée se sont mis sans s’en rendre compte dans des situations difficiles : infidélité, inceste, divorces, maladies qu’ils auraient pu éviter en respectant cet ordre louable. Le verbe rendre évoque l’acte de redonner à quelqu’un ce qui lui appartient, et le partenaire qui ne se reconnait pas comme appartenant à son vis-à-vis ne pourra se rendre heureusement et affectueusement à lui. Dans un pays où je me rends souvent, les hommes de Dieu ont fait face à un problème auquel ils avaient du mal à mettre un terme, dans un vieux couple. Le problème est qu’ils ne savaient pas exactement de quoi s’agissait-il car les conjoints leur disaient toujours qu’il n’y avait rien de grave mais qu’il fallait parler à l’autre. A leur demande, j’acceptai de les rencontrer et d’apporter ma modeste contribution si cela pouvait aider. A mon tour, en commençant l’entrevue après une prière, je demandais à l’homme quel était le problème ? Il me répondit : il n’y a rien de grave mais qu’elle (sa femme) est bien têtue. Me tournant vers la femme pour poser la même question, elle me répondit aussi : Il n’y a rien de grave mais qu’il (son mari) dérange. En pasteur averti, j’appréhende l’anguille sous la roche. Je leur fis savoir que vu leur âge par rapport à moi, je ne me serai jamais permis de les parler de certaines choses qu’ils connaissent mieux que moi mais que dans le cas d’espèce, j’allais quand même leur poser une question : Est-ce que tout va bien, même au lit ? Ils réagirent promptement tous les deux avec un grand « VOILA ! c’est là le problème ! ». Nous réglâmes cela et on entendit plus parler d’autres crépitements coléreux. Nous ne souffrirons pas si nous sommes toujours prêts à donner aux autres ce que nous voulons d’eux, ce sera comme des choses déjà disposées par le Seigneur pour notre bonheur.
Je ne puis finir cela sans dire ceci: L’Eternel avait fait l’homme (Adam) puis pour combler la solitude de celui-ci, fit à partir de lui une femme(Eve). La pensée de Dieu dans le couple va au-delà de la solution à la solitude et aux sentiments humains. De même qu’Eve et Adam étaient des conjoints, compagnons dans le jardin de délices selon le dessein de Dieu, la compagnie de l’homme et de la femme dans le couple a aussi un rôle d’accompagnement pour garder, entretenir et conduire le partenaire dans la vie éternelle, les conjoints doivent veiller à cela. Six années en arrière, j’eus une vision qui a, à bien des égards changé mon regard sur ma femme. Dans cette vision nocturne, j’eus la grâce de voir ou de participer à la louange céleste. Je ne pourrai décrire, ni les instruments, ni l’organisation qui dépassent mon entendement mais une chose à bien retenu mon attention : La disposition était telle que d’où que l’on se situe, on voyait le Seigneur bien en face. Tous vêtus de blanc, les rachetés avaient en main une sorte de foulard ou de tissu très blanc qu’ils agitaient dans un mouvement synchronisé malgré le nombre incalculable qu’ils constituaient. La découverte la plus étonnante était que de loin, parmi des myriades et des myriades, je reconnu le visage de ma femme, cette fois-ci non dans un corps corruptible mais bien glorieux. Quand je fus réveillé de cette vision, je la lui ai racontée. Depuis ce jour, j’ai une considération beaucoup plus grande face à sa personne et ce qu’elle fait, sachant qu’elle est dans le rang de ceux qui verront la face du Seigneur et je prie que rien en moi ne fasse obstacle à sa marche vers la gloire céleste où elle est déjà connue et comptée.
 
L’Enfance
L’enfance est l’âge dans lequel on dépend totalement de l’amour et des soins des parents. Vous comprendrez ici pourquoi, une personne ayant vécue une mauvaise enfance aura de problèmes même dans son âge mûr à croire ou à faire confiance dans l’amour. Quand on sort avec mon fils il n’hésite jamais à me faire savoir ce qu’il désire. Il m’arrive souvent de le taquiner en le demandant s’il avait de l’argent pour cela. Il me répond toujours qu’il n’en avait pas puisqu’il est petit mais que moi je suis grand et de surcroit son père, et qu’il sait que j’ai la possibilité de lui acheter ce qu’il veut. L’enfance nous permet d’apprendre à compter sur quelqu’un d’autre : les parents en particulier. Et lorsque cette étape de la vie est bien comblée par les parents, avec amour et enseignement selon les saintes écritures, une fois devenu grand l’enfant n’aura pas de mal à faire confiance en Dieu son Père céleste, car à l’image des parents qui répondaient toujours présents quand il avait besoin d’eux, il croira aussi que le Père céleste en fera de même sinon plus. «  Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ?  ». Matthieu 7 :11.
De cette manière, le Seigneur se sert des parents, non seulement pour répondre à leurs besoins mais pour bâtir en eux la confiance en Lui. Bien sûr que je ne parle pas ici des parents qui gâtent leurs enfants mais de ceux qui les aiment d’une manière sensée, sage et intelligente selon le Seigneur. « Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent  » Col. 3 :21.
Les parents à leur tour, quand il leur arrivera de douter de la main de Dieu en certaines circonstances ou besoins, se rappelleront de cette image de l’espoir total que plaçaient en eux leurs enfants et s’en remettront eux aussi à leur tour au Seigneur comme ses enfants.
 
L’adolescence et la majorité
L’exemple a montré que presque tous les adolescents ou jeunes pensent que leurs parents ne sont pas normaux. En effet, les ados cherchent à s’affirmer et les jeunes ont le sentiment d’être des gens déjà capables et donc pourquoi laisser encore les parents peser sur leur goût, désirs, décisions ou projets Etc. ? Ceci correspond exactement à l’attitude de l’humain face à la bonté et l’autorité de Dieu. Malgré cela, Dieu se résout à se faire comprendre par nous avec amour en nous accompagnant pas à pas jusqu’à la maturité dans notre foi.
A ce niveau, Dieu utilise les parents pour transmettre aux enfants l’obéissance à la hiérarchie et à l’ordre établi, ainsi que la capacité de se soumettre à l’autorité, choses sans lesquelles on ne pourra réussir ni vivre paisiblement dans la société humaine et de plus, ceci les apprend à savoir que même malgré leur capacité, ils ont besoin de direction dans leur vie. Par ceci, les grands enfants n’auront pas de mal à laisser Dieu conduire leur capacité et leur compétence vers le succès. Le Seigneur se sert de l’attitude des ados et jeunes majeurs pour communiquer aux parents la patience et l’endurance dans l’amour. Les parents comprennent par-là que c’est ainsi que, malgré nos mauvais comportements, Dieu a usé de patience pour nous amener à son obéissance. Ils supporteront donc leurs enfants avec amour et seront eux-mêmes encore plus mûrs dans les affaires futures de la vie.
 
Entre les enfants, la fraternité
Dans une famille, il y a des frères et des sœurs, filles et garçons portant le même nom de famille. Ils se distinguent par leurs prénoms mais le nom de famille fait d’eux des éléments d’un même ensemble, ils sont issus des mêmes parents. Ceux qui sont nés avant comme ceux qui sont nés après ont droit à la même éducation, au même soin, soutient, attention, couverture etc. Personne d’entre eux n’a le droit de se soustraire de la paternité ni le droit d’en exclure l’autre, ils doivent demeurer ensemble. Celui ou celle qui essaye de se déroger à la règle s’attire la honte face à la société. De même que nous avons une attitude bienveillante envers nos frères et sœurs dans la famille naturelle, Dieu nous enseigne combien nous devons vivre cela davantage envers nos frères et sœurs dans la foi avec lesquels nous ne partageons non seulement la vie présente, mais aussi l’éternité. Il est évident que si papa et maman vivent difficilement ensemble, ce sera aussi une voie ouverte à la division entre enfants. A cause de cela les parents doivent demander l’aide du Seigneur quelques soient les difficultés, de rendre ce bonheur et cette force à leurs enfants. Je déplore toujours les divorces et ceci n’est nullement une manière de condamner ceux qui sont divorcés mais plutôt de plaider leur bonheur. En voyant combien les enfants sont heureux entre eux, les parents divorcés arrivent souvent à se poser la question : comment nous qui avions pris la décision de nous unir, finissons par nous séparer alors que les enfants, issus de notre union réussissent à demeurer ensemble ? Et il en arrive que la réconciliation s’ensuive à la gloire du Seigneur. Le divorce arrive généralement lorsque la place du lien qu’occupe l’amour pour unir l’homme et la femme est laissée à l’ennemi, qui se mettra entre les conjoints pour détricoter les liens tissés par l’amour. Personnellement, eu égard au travail de pasteur que je fais au milieu des couples, j’ai observé au milieu des croyants que les conjoints qui divorcent sont souvent des gens biens, généreux, aimables, gentils individuellement, mais qui n’arrivent pas à mettre ensemble ce qu’ils sont ou ce qu’ils ont. Ma prière est que le Seigneur donne ce discernement aux conjoints afin de découvrir dès avant leur union, la richesse de leur complémentarité pour qu’ils ne voient leur couple non seulement comme une union heureuse mais aussi forte pour accomplir les desseins de Dieu.
Je faisais une tournée en Espagne il y a quelques années en arrière. Arrivé dans une ville, je fus logé par un couple formidable qui avait un fardeau particulier pour les couples. Reconnaissant cette disposition en eux, des couples venaient les consulter en cas de problème. C’est alors qu’un couple sur lequel ils travaillaient depuis des mois, ne voulaient rien savoir d’autre que de divorcer. Raison avancée ? Qu’ils sont trop différents l’un de l’autre et pensent ne jamais arriver à se comprendre. Ils demandèrent au couple de revenir à leur maison rencontrer un homme de Dieu de passage. Je prenais quelque temps dans la prière à ce propos puis lorsqu’ils arrivèrent, je descendis de ma chambre et les rejoignis dans le living. Je pris le temps de les écouter l’un et l’autre et pendant ce temps, la femme de la maison nous servit du café tout en disposant du lait à côté. Nous nous sommes curieusement tous servis du café au lait et ceci attira mon attention de ce qu’il n’y ait pas eu d’exception, le Seigneur se servira de cela pour nous confondre tous. Aussi simple que cela puisse paraître, l’Esprit de Dieu me poussa à les demander : Comment appelle-t-on la boisson que nous étions en train de prendre ?

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