Comprendre la fin du monde
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Description


Auteur Arnaud DUMOUCH



COMPRENDRE LA FIN DU MONDE


L’ESCHATOLOGIE POUR TOUS



Pour comprendre l’eschatologie de manière simple, voici une série de chapitres écrits sous forme de récits, qui est une pédagogie dont Jésus use sans cesse dans son évangile.


La théologie de la fin du monde est dangereuse et fait souvent perdre tout bon sens car elle mêle en nous deux passions : la politique et la religion.


Or ce n'est pas le cas pour la façon catholique de raconter la fin du monde, car elle annonce non une victoire « politique » de la « religion » sur terre, mais une victoire « humble, totale et éternelle, dans l'autre monde », de « Dieu et de ceux qui l'aiment ».Voir catéchisme de l'Eglise Catholique,675.


Arnaud Dumouch est né en 1964, marié et père de famille. Il est un théologien catholique belge. Professeur de religion durant plus de 20 ans, il a développé ce sens de la pédagogie face aux jeunes. Spécialisé en eschatologie, il enseigne la philosophie et la théologie sur internet dans « l'Institut Docteur Angélique » avec plus de 51 000 abonnés.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 5
EAN13 9782490591428
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0067€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Arnaud DUMOUCH
COMPRENDRE LA FIN DU MONDE
L’ESCHATOLOGIE CATHOLIQUE POUR TOUS

© M+ éditions
Composition Marc DUTEIL
 
ISBN : 978-2-490591-42-8
 
Droit d’auteur - 2020
Arnaud Dumouch
 
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

Arnaud DUMOUCH
COMPRENDRE LA FIN DU MONDE
L’ESCHATOLOGIE CATHOLIQUE POUR TOUS
M+ ÉDITIONS 5, place Puvis de Chavannes 69006 Lyon mpluseditions.fr

MOT DE L’ÉDITEUR
Ce livre présente sous forme de récits symboliques ou paraboliques , une approche de la théologie catholique de la fin du monde.
L’avantage est de donner une idée simple et concrète de ces événements.
Néanmoins cela présente aussi en danger : le lecteur pourrait être tenté d’en figer la lecture et d’en faire un livre de prophéties. Que chacun se souvienne que ce sont des récits.
 
Ce livre reprend de manière simple, le livre du même auteur, qui a reçu l’imprimatur de l’Archevêché de Paris, le 5 novembre 2002 (no 50-91) Mgr Vidal
Nihil obstat, Archeveché de Paris
Paris le 7 juillet 1996 (n° 37), M. Dupuy.
« La fin du monde » © Éditions Docteur angélique, docteurangelique.com

AVERTISSEMENT
Je veux insister sur la possibilité d’un effet « pervers » qui pourrait se passer après la lecture de ces récits :
 
Il faut les prendre comme des récits, illustrant la théologie et non comme des prophéties. Leur valeur informative, comme des paraboles, et non prophétique ...
 
A défaut, le lecteur peut se sentir dépassé par tout cela, et se dire « finalement, que suis-je, moi, tout petit dans tous ces événements, quel est mon rôle ? ».
Il peut alors se dire que « si tout doit se passer comme ça, je ne pourrai rien y changer (et peut-être même je ne voudrai rien y changer, si ce scénario me plaît) ».
 
On arrive alors à un état de déresponsabilisation, l'action de Dieu se faisant malgré nous, et non avec nous (sauf peut-être pour quelques privilégiés de tes contes) : « puisque ça doit arriver, ça arrivera même malgré moi, je peux donc faire ce que je veux (même du mal), je n'y changerai rien », et on se décharge de beaucoup de choses sur les autres.
 
Chacun doit au contraire se responsabiliser à nouveau. L’annonce de l’Évangile doit continuer, dans la joie, en ne s’inquiétant pas des résultats qui concernent Dieu.

LISEZ CETTE INTRODUCTION POUR COMPRENDRE CES RÉCITS
Il faut …
Il faut d’abord comprendre qui est Dieu et ce qu’il nous propose. Sans cela, ces contes paraîtront obscurs, voire scandaleux. Car tous sans exception racontent une errance sur terre, des souffrances, puis la mort. Or il est évident que tout cela est dans la main de Dieu et ne trouve son explication que dans ce qu’est Dieu .
 
Face aux faits de la souffrance dans nos vies, il existe deux explications possibles :
  Celle de l’ange révolté qui dit à Ève : « Dieu ne soumet l’homme à l’errance sur terre que pour le dominer. Il se fait l’ennemi de sa liberté et de sa dignité personnelle pour rester Dieu. » Vue de l’extérieur, son interprétation paraît légitime. On dirait effectivement que le bonheur est soit inaccessible, soit éphémère. Les riches sont pris d’angoisse ; les pauvres aspirent à la richesse ; les gens heureux vieillissent. C’est comme si Dieu qui tient le monde dans sa main, y avait mis des lois ennemies de notre bonheur.
  Celle de Dieu : Il l’a expliqué lui-même dans un grand cri et avec des larmes, lorsqu’il est venu sur la terre : « C’est pour préparer votre cœur, non pas au bonheur sur terre mais à la béatitude éternelle. » Et lui-même, Dieu fait homme, a voulu mourir pour montrer que tout cela venait bien de son amour et non pas de sa soif de pouvoir.
 
Voici …
Voici l’explication de tout, avec des mots que le Père aurait pu dire :
 
«  Je vous ai créés pour l’Amour, pour la Lumière et pour la Puissance infinies. Et votre cœur est sans repos tant qu’il n’a pas trouvé tout cela. Or cela, c’est moi seul, le Seigneur qui suis Saint Esprit (Amour), Verbe (Lumière) et Père (Puissance), qui le suis. Je le promets par moi-même. Personne d’autre ne pourra combler votre cœur. »
 
Mais…
«  Mais nul ne peut me voir sans mourir à toutes ses attaches. »
S’il était possible qu’il en soit autrement, je ferais autrement. Je me donnerais à tous les hommes immédiatement, dès leur création. Mon Fils me l’a demandé, le jeudi de sa Passion : « Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi. » Je ne peux pas. C’est que je suis moi-même « mort à moi-même ». Moi, le Père, je ne suis que par mon Fils ; Moi, le Fils, je ne suis que par mon Père ; Moi, l’Esprit Saint, je ne suis que leur amour. Cette humilité, cette mort à vos désirs, est indispensable. Sans elle, nul ne peut me comprendre puisque tout en moi est humble. L’orgueilleux ne peut me voir. Il ne me comprend pas.
C’est donc pour préparer votre cœur que je vous donne tout, puis vous enlève tout lorsque vous passez en ce monde. Je le fais pour tous, les méchants, les justes et même les saints (ceux qui me connaissent et m’aiment déjà). La terre, c’est comme le Golgotha avec ses trois croix.
Ensuite, à l’heure de la mort, je vous apparais sous la forme de mon ange ou mieux, de mon humanité (Jésus), accompagné des saints, des anges et des myriades du Ciel.
Et là, dans l’humilité, je vous explique tout. Je vous montre tout mon amour , toute ma lumière , toute ma puissance . Si vous m’aimez en retour, je vous demande en mariage. Si vous m’acceptez, je le promets, je m’y engage, je vous épouserai pour toujours.
Et par surcroît, j’essuierai toutes vos larmes. La mort, vous ne vous en souviendrez plus. Je vous ferai tout-puissants. Mon Esprit Saint sera toujours dans votre âme. Puis je vous rendrai votre corps, bien plus beau et immortel. Je vous comblerai de cadeaux inouïs.
Celui qui ne veut pas devenir humble, je ne le forcerai pas à m’aimer. Je le laisserai libre. Je lui ferai les mêmes cadeaux qu’à ceux qui m’aiment, mais il ne pourra me voir. Hélas celui-là transformera lui-même son cadeau en enfer insensé. Car il est coupé de ma présence qui aurait comblé son âme.  »

INTRODUCTION : QUE SE PASSERA-T-IL A LA FIN DU MONDE ?
Voici un résumé de la théologie sous-jacente à ces récits.
La théologie générale est sûre car elle n'entre pas dans les circonstances de temps et de lieu. Les récits, quant à eux, sont imaginaires et permettent seulement de se faire une idée grâce à la forme romanesque.
 
 
 
La question de la fin des fins la dernière génération
La clef de toute cette histoire est la promesse de la vision du Dieu humble et amour. Pour entrer dans la gloire, le monde entier va être préparé par Dieu : Jean 12, 24 « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; et qui hait sa vie en ce monde la conservera en vie éternelle. »
Le monde entier doit connaître une crucifixion pour mieux ressusciter.
 
 
1- Tout s’achèvera par le retour du Christ dans la gloire.
Quand le monde sera prêt, le Christ reviendra. Il se montrera à tous les hommes de la dernière génération d’un seul coup : «  Comme l'éclair en effet, jaillissant d'un point du ciel, resplendit jusqu'à l'autre, ainsi en sera-t-il du Fils de l'homme lors de son Jour. Mais il faut d'abord qu'il souffre beaucoup et qu'il soit rejeté par cette génération. » 1
Cette fois, ce ne sera pas dans la souffrance mais dans sa gloire. Il n’y aura pas moyen de se tromper sur sa nature, car cette apparition, comme celle à l’heure de la mort, rayonnera d’humilité et d’amour. Son apparition renversera le monde de l’Antéchrist. Les gens, assoiffés du vrai Dieu d’amour, se tourneront vers lui en grand nombre. Des angoisses intérieures et des épreuves cosmiques auront probablement disposé leur cœur à l’humilité.
 
 
2- Auparavant, des signes se manifesteront.
Il y a quatre grands groupes.
  Certains concernent l’Église chrétienne et sa fin. :
Elle devra subir, à travers son histoire, une gloire politique puis un martyre, une kénose semblable à celle du Christ. Il en sortira une Église sainte comme jamais, car humble et aimante. Ce signe concerne aussi l’islam par le moyen d’une grande guerre, et toutes les religions. Cette humilité de quelques religions devenues belles fera revenir le Christ dans sa lumière.
  Certains concernent Israël et sa reconnaissance du Messie.  :
Israël reste un peuple dont l’histoire est une prophétie vivante. Ce sont sept signes étonnants car ils se réalisent un par un de manière datable, historique et non symbolique. Ce sont des signes dignes des témoins de Jéhovah.
  Certains annoncent la venue d’un Antéchrist qui instaurera un gouvernement mondial de paix et de sécurité, dans le culte d’un Dieu de liberté et d’égoïsme. Ce sera une religion de Lucifer et le mystère de l’iniquité apparu au début du monde, paraîtra de nouveau de manière visible.
  Le dernier signe annoncé concernera l’arbre de vie :
L’Antéchrist échouera dans sa tentative de rendre l’homme immortel sur cette terre. L’Apocalypse rejoint la Genèse. Rien d’autre n’est annoncé dans les diverses religions. Il semble que ce sera la fin des fins.
 
 
Pourquoi la fin des fins n’est pas proche
Parce que, au jour où j’écris, certains signes annoncés ne sont pas réalisés. Néanmoins des choses se mettent en place, de plus en plus rapidement.
 
– Exemple : 1940-45 : La troisième prophétie concernant les Juifs se réalise, la shoah annoncée par Jésus.
 
– 1948 : réalisation de la 4 ème prophétie de Jésus sur les Juifs. Retour dans la terre sainte après 1900 ans d’exil.
 
– 11 septembre 2001 : commencement apparent de la grande guerre de l’islam. Elle semble avoir un rapport étroit avec le peuple juif et la fin de la quatrième prophétie : Jérusalem. Si elle se termine comme annoncé, par la destruction de La Mecque et de Médine, il y aura vraiment de quoi s’interroger.
 
– Les pays se dirigent à grands pas vers la mondialisation… Une guerre qui tourne mal, une catastrophe due aux nations, un rien pourrait pousser les États à instaurer un gouvernement mondial.
 
– Certains signes ne sont pas encore manifestés : l’Église demeure solide et visible. L’Antéchrist mondial n’est pas là. Le culte de Lucifer est loin d’être instauré, etc.
 
 
Les signes concernant Israël
1 - Ces signes semblent matériels, politiques, conformes à la lettre, dignes des interprétations des témoins de Jéhovah
 
D’après saint Paul, après la résurrection du Christ, Dieu voulut qu’Israël subsiste, par une de ses volontés mystérieuses : «  Il fait miséricorde à qui il veut et il endurcit qui il veut ». Selon lui, il fallait que le judaïsme subsiste sur la terre. Israël devait demeurer pour les nations un signe grandiose annonçant le retour du Christ et la fin du monde. On peut même dire qu’Israël est et sera l’un des signes les plus importants donnés au monde, de la fin de toutes choses et de la signification de cette fin.
 
 
2 - Sept signes
 
Le Seigneur, dans les Évangiles, dans l’épître de saint Paul aux Romains et dans l’Ancien Testament, donne sept prophéties concernant l’avenir de ce peuple et le retour du Christ :
 
1 – Il annonce que le Temple de Jérusalem sera détruit: « En vérité, je vous le dis, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit jetée » 2 . Et le Temple sera remplacé par un temple consacré aux idoles : «  Vous verrez l’Abomination de la désolation installée dans le Temple saint . »
 
 
2 - En second lieu, le Seigneur annonce que le peuple juif sera déporté parmi toutes les nations: «  Il y aura une grande détresse sur la terre et colère contre ce peuple. Ils tomberont sous le tranchant du glaive et ils seront emmenés captifs dans toutes les nations . » 3
 
3 - En troisième lieu, il y aura des malheurs et des massacres perpétrés contre ce peuple : «  Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi. Pleurez plutôt sur vous et sur vos enfants! Car voici venir des jours où l’on dira : Heureuses les femmes stériles, les entrailles qui n’ont pas enfanté, et les seins qui n’ont pas nourri! Alors, on se mettra à dire aux montagnes : Tombez sur nous! Et aux collines, couvrez-nous . » 4
 
4 - En quatrième lieu, ce peuple reviendra dans la terre d’Israël et prendra de nouveau possession de la ville sainte : «  Jérusalem sera foulée par les païens jusqu’à ce que soit accompli le temps des nations  » . 5 Le retour du peuple d’Israël dans sa terre marquera donc la fin du temps accordé aux païens pour inaugurer un temps de grâce accordé à Israël. 6
 
5 - En cinquième lieu, l’arche d’alliance sera retrouvée : « Il y avait dans cet écrit que, averti par un oracle, le prophète se fit accompagner par la tente et l'arche, lorsqu'il se rendit à la montagne où Moïse, étant monté, contempla l'héritage de Dieu. Arrivé là, Jérémie trouva une habitation en forme de grotte et il y introduisit la tente, l'arche, l'autel des parfums, puis il en obstrua l'entrée.
Quelques-uns de ses compagnons, étant venus ensuite pour marquer le chemin par des signes, ne purent le retrouver. Ce qu'apprenant, Jérémie leur fit des reproches : « Ce lieu sera inconnu, dit-il, jusqu'à ce que Dieu ait opéré le rassemblement de son peuple et lui ait fait miséricorde. » 7
 
6 - En sixième lieu, le Temple de Jérusalem rebâti :
« Alors le Seigneur manifestera de nouveau ces objets, la gloire du Seigneur apparaîtra ainsi que la Nuée, comme elle se montra au temps de Moïse et quand Salomon pria pour que le saint lieu fût glorieusement consacré. » 8
 
7 - Enfin Jésus annonce:
«  Vous ne me verrez plus jusqu’à ce qu’arrive le jour où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur  » 9 .
Saint Paul confirme la réalité de ce dernier signe qui accompagnera immédiatement le retour du Christ dans sa gloire: Israël se convertira et reconnaîtra Jésus comme étant le Messie «  Leur mise à l’écart de l’Alliance fut une réconciliation pour le monde. Que sera leur admission sinon une résurrection d’entre les morts ? » 10 .
Ces deux textes semblent lier intimement le retour du Christ et la conversion d’Israël. Cela signifie-t-il que le jour où ils accepteront le Messie, celui-ci se montrera à eux de nouveau, ou l’inverse? Toute la question, sur le plan du signe des temps, réside ici.
 
3 - Leur étonnante réalisation matérielle
 
1 - Ainsi vit-on en 70 après Jésus-Christ, le général romain Titus raser complètement le Temple de Jérusalem. Il réalisa sans le savoir la première des prophéties, 40 ans (chiffre biblique de l’épreuve) après la mort de Jésus.
 
2 - Puis, en 135, à la suite d’une deuxième révolte juive, le reste de la population fut déporté. L’Empereur romain fonda une nouvelle ville à la place des ruines de Jérusalem, Aelia Capitolina . Sur le lieu du Temple, il construisit un temple dédié à Jupiter. Pour les Juifs, « l’Abomination de la désolation  » dont parle le prophète Daniel 9, 27, était dans le Temple saint.
 
3 - Les malheurs et les persécutions ne cessèrent de s’abattre sur les communautés juives dispersées, jusqu’aux massacres de millions de juifs à Auschwitz. Là, un tiers des Juifs furent exterminés (6 millions sur 18 millions). Ce chiffre n’avait donc pas un sens purement symbolique dans la Bible 11
 
4 - Enfin, en 1948, la création du nouvel État d’Israël en Palestine marque une nouvelle étape, celle de la quatrième prophétie. Elle n’est pas encore pleinement réalisée puisque Jérusalem n’est pas redevenue une ville entièrement juive. Si l’on en suit la lettre, il est certain qu’un jour, Jérusalem sera entièrement juive : «  Jérusalem sera foulée par les païens jusqu’à ce que soit accompli le temps des païens . »
Si cela continue, le prochain signe concerne Jérusalem. Jérusalem est encore divisée. Des nations (musulmanes et chrétiennes) foulent le sol de Jérusalem-Est.
Les musulmans entrent dans la haine d’Israël. Ils se promettent de détruire les juifs et de les jeter à la mer. Gamaliel disait en effet aux juifs de son temps à propos de la jeune Église chrétienne: « Laissez ces gens tranquilles. Si leurs succès viennent de Dieu, vous ne pourrez rien contre eux. S’ils viennent des hommes, ils disparaîtront d’eux-mêmes ».
Si l’on suit la lettre de la prophétie de Jésus, la prochaine prophétie annonce que Jérusalem deviendra entièrement juive, que l’esplanade des Mosquées deviendra le mont du Temple. Il est probable que de manière concomitante s’achèvera l’organisation nationale du monde. On instaurera un gouvernement mondial « pour que jamais plus il ne puisse y avoir de guerre ». Il ne reste plus qu’à observer.
 
5, 6 - À propos de la Jérusalem redevenue juive, il convient de relater un dernier signe, celui du cœur de cette ville, le Mont du Temple, appelé par les musulmans « esplanade des mosquées ». Une prophétie du deuxième livre des Maccabées 12 sur l'Arche d'Alliance retrouvée, mérite d’être ici rapportée. Depuis cette époque, on le comprend, une tradition court dans le peuple juif : Avant la manifestation du Messie, le Temple sera rebâti, plus beau que jadis, pour recevoir le Tabernacle saint et son contenu : le bâton du grand prêtre Aaron, la manne et les tables de la loi.
7 - Seule une prophétie restera à réaliser, celle de la conversion d’Israël au Christ. Comment se réalisera cette annonce ? La Bible semble livrer une analogie prophétique. Il s’agit de l’histoire de Joseph, fils de Jacob, qui fut vendu par ses frères comme esclave en Égypte puis devint le maître du pain dans le monde de l’époque. La façon dont il se réconcilia avec ses frères semble annoncer la façon dont Jésus agira envers ses frères juifs.
 
 
L’Antéchrist
Textes principaux sur l’annonce de l’Antéchrist :
 
1 - 1 Jean 2, 18
« Petits enfants, voici venue la dernière heure. Vous avez ouï dire que l'Antichrist doit venir; et déjà maintenant beaucoup d'antichrists sont survenus : à quoi nous reconnaissons que la dernière heure est là. Ils sont sortis de chez nous, mais ils n'étaient pas des nôtres. S'ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous. Mais il fallait que fût démontré que tous n'étaient pas des nôtres. »
Il annonce la venue de plusieurs antéchrists qui sortiront du judéo-christianisme. Certains sont venus dès l’époque des premiers siècles de l’Eglise (« certains se réclament d’un tel ou d’un tel … »). Ils annonçaient le Christ à leur sauce et sont à l’origine des premières dérives sectaires.
Il est vrai qu’au cours des deux derniers siècles, toutes les idéologies meurtrières ont été inventées dans les nations chrétiennes : capitalisme, marxisme, nationalisme exalté, nazisme. Il en est de même pour les idéologies individualistes (Freud, Sartre, Nietzsche, Conte).
 
2 - 2 Thessaloniciens 2, 1
« Nous vous le demandons, frères, à propos de la Venue de notre Seigneur Jésus Christ et de notre rassemblement auprès de lui, ne vous laissez pas trop vite mettre hors de sens ni alarmer par des manifestations de l'Esprit, des paroles ou des lettres données comme venant de nous, et qui vous feraient penser que le jour du Seigneur est déjà là. Que personne ne vous abuse d'aucune manière. Auparavant doit venir l'apostasie et se révéler l'Homme impie, l'Être perdu, l'Adversaire, celui qui s'élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu ou reçoit un culte, allant jusqu'à s'asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu, se produisant lui-même comme Dieu. Vous vous rappelez, n'est-ce pas, que quand j'étais encore près de vous je vous disais cela.
Et vous savez ce qui le retient maintenant, de façon qu'il ne se révèle qu'à son moment. Dès maintenant, oui, le mystère de l'impiété est à l'œuvre. Mais que seulement celui qui le retient soit d'abord écarté. Alors l'Impie se révélera, et le Seigneur le fera disparaître par le souffle de sa bouche, l'anéantira par la manifestation de sa Venue. Sa venue à lui, l'Impie, aura été marquée, par l'influence de Satan, de toute espèce d'œuvres de puissance, de signes et de prodiges mensongers, comme de toutes les tromperies du mal, à l'adresse de ceux qui sont voués à la perdition pour n'avoir pas accueilli l'amour de la vérité qui leur aurait valu d'être sauvés. Voilà pourquoi Dieu leur envoie une influence qui les égare, qui les pousse à croire le mensonge, en sorte que soient condamnés tous ceux qui auront refusé de croire la vérité et pris parti pour le mal. »
 
Saint Paul annonce explicitement un dernier Antéchrist, vers la fin du monde, dont la perversité dépassera celle des autres.
 
Avant tout, si l’on suit la lettre des Écritures Saintes, on peut dire sans hésiter que la foi des chrétiens tient pour certaines onze affirmations concernant l’Antéchrist de la fin du monde  13 :
1 - Première certitude : L'Antéchrist sera une épreuve pour les bons, un châtiment éducatif pour les pauvres pécheurs, une voie de perdition pour les pervers.
 
 
2 - L'Antéchrist sera un homme, un individu.
 
3 - L'Antéchrist ne sera pas Satan incarné, ni un démon sous une apparence humaine, mais un membre de la famille humaine, un homme, rien qu'un homme.
 
4 - L'Antéchrist sera séducteur par certaines qualités de sa personne.
 
5 - Les débuts de l'Antéchrist seront humbles et peu remarqués.
 
6 - L'Antéchrist grandira et fera des conquêtes.
 
7 - L'empire de l'Antéchrist deviendra universel. Sa caractéristique sera d’être un gouvernant mondial et non national.
 
8 - L'Antéchrist fera une guerre acharnée à Dieu et à l'Église.
 
9 - L'Antéchrist se fera lui-même passer pour Dieu, il voudra être adoré lui seul.
 
10 - C'est au moyen de prodiges diaboliques que l'Antéchrist prétendra démontrer qu'il est Dieu.
 
11 - La domination et la persécution de l'Antéchrist seront passagères. L'homme de péché sera détruit par le retour du Christ.
 
Il semble que le dernier Antéchrist ne sera pas un nouvel athéisme. Il révélera au contraire « le mystère de l’iniquité du début du monde » , à savoir la religion première qui motiva la révolte de Lucifer. Il proposera à l’homme non la religion de l’humilité et de l’amour, mais celle de la dignité et de la liberté. Il promettra la vie éternelle après la mort.
On le voit, une telle religion luciférienne est inimaginable à notre époque. Nous sommes donc encore loin de la fin. Mais elle n’est pas inimaginable dans le futur. Lorsque les grandes religions auront disparu, le cœur de l’homme, assoiffé de sens, peut s’adonner aux plus grands paganismes. Alors pourquoi pas la religion de l’homme debout (666) ?
 
 
Conclusion
Il faut se reposer la question fondamentale : Pourquoi Jésus permettra-t-il avant son retour, que l’apostasie s’installe jusqu’à supprimer toute trace extérieure et visible de la présence de Dieu? Nous voyons maintenant comme dans un grand panorama, le bien qui en sortira :
– Beaucoup d’humilité pour la majorité des hommes, parce qu'ils vivront sans espoir de vrai bonheur dans un monde où tout matériellement dispose au bonheur;
– Pour les chrétiens de cette époque, une grande espérance théologale, mais si pauvre devant l’absence de tout signe extérieur du retour du Christ. Ils auront donc une charité inégalée, à l'image de celle de Marie le samedi saint.
 
Au moment du retour du Christ, il en sortira une grande victoire spirituelle. Avec saint Paul, devant la confusion de l'Antéchrist et du démon définitivement vaincus, chacun s’écriera : « La mort a été engloutie dans la victoire ; où est-elle, ô mort, ta victoire? Où est-il, ô mort, ton aiguillon? Mais grâces soient à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ.» 14
 
 

LA PREUVE SUPRÊME QUE DIEU NOUS AIME,
C’EST QUE LE CHRIST
REVIENDRA NOUS CHERCHER
ALORS QUE NOUS NE L’ATTENDRONS PLUS
Il suffit d’aimer
 
 
L'éternité
Le Christ enseigne qu’il n’y aura plus de mariage dans l’autre monde. Cette parole pose parfois problème à ceux qui s’aiment. Ils peuvent se rassurer. Elle ne veut pas dire que la femme n’aimera plus son mari au Ciel, ou la mère son enfant. Bien au contraire, ces amours et leur motif terrestre demeureront comme ils demeurent aujourd’hui entre Marie, Joseph et Jésus. Mais, dans la Vision béatifique, le cœur de chacun s’ouvrira à l’infini, au point que l’amour qui unit chacun sera plus grand que le plus beau des mariages terrestres. On sera en fait infiniment marié avec tous, chacun étant aimé pour lui-même en Dieu. Loin de détruire l’amour de la terre, cet amour divin le transfigurera dans des proportions infinies. Cette communauté parfaite, l’Église du ciel, sera une véritable communion des saints . L’amour conjugal, unique ici-bas, en est le signe prophétique.
 
«  Et ils verront sa Face,
Et son Nom sera inscrit sur leur front.
De nuit, il n’y en aura plus.
On se passera de la lampe pour s’éclairer
Car le Seigneur Dieu répandra sa lumière,
Et ils seront Rois pour les siècles des siècles . » 15

LA GRANDE ÉPREUVE DU JUDAÏSME
Comment Dieu rendit humble le judaïsme
Ce chapitre raconte des événements réels…
Seule la partie prospective sur le futur d'Israël doit être prise comme un récit, non comme une prophétie.
 
Comme le levain dans la pâte du monde, le peuple Juif est peu nombreux (environ 18 millions de personnes sur la terre). Il est composé d’individus si divers que, de fait, en le regardant, on voit une image du monde en tout petit. Il est divers non seulement selon les races (bien des Juifs sont blonds aux yeux bleus, beaucoup sont de type sémitique et certains sont noirs) mais aussi par les mentalités comprenant tous les types d’opinions. C’est que, durant près de 2000 ans, il fut dispersé parmi les nations du monde.
Et pourtant, ce peuple est différent des autres, car il est mis à part par Dieu jusqu’à la fin du monde.
Son rôle sur le monde est multiple. Dieu en a fait l’un de ses instruments préférés. L’un des plus étonnants est qu’il révèle, tel un baromètre, là où se trouve l’orgueil. En effet, l’anti-judaïsme est très souvent le fruit du mécanisme primitif suivant :
L’orgueil d’un individu repère dans un Juif un défaut qu’il exècre.
Il en conclut que tous les Juifs ont ce défaut.
Il établit ensuite une théorie du complot démontrant que tout le malheur qui frappe le monde vient de ce vice Juif.
Tel fut le calcul d’Hitler : il repéra des banquiers Juifs, des artistes Juifs et même un Juif, homme politique, qui signa la capitulation de l’Allemagne en 1918. Il en conclut au complot des Juifs contre l’Allemagne et contre le monde. Mais, ce qu’il y a de particulier chez Hitler, c’est que parmi tous les raisonneurs qui firent ce genre d’analyse, lui reçut de Dieu le pouvoir.
 
« De Dieu ? », proteste chacun, « Du Diable plutôt ! »
C’est oublier que le diable lui-même ne peut rien faire sans que le Tout-puissant ne l’y autorise (Jean 19, 11) :
« Jésus répondit à Pilate : Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi, si cela ne t'avait été donné d'en haut. »
 
 
La liturgie Juive
La Shoah, la décision d’exterminer le peuple Juif de la surface de la terre, fut prise par Hitler en 1941. Et Dieu le laissa faire plus de trois longues années, comme un écho à la sombre prophétie de Daniel 12, 11:
« À compter du moment où sera aboli le sacrifice perpétuel et posée l'abomination de la désolation: 1.290 jours. Heureux celui qui tiendra et qui atteindra 1.335 jours. »
Pour un chrétien, il est certain que Jésus pensait aussi à son peuple, lorsqu’il disait (Matthieu 24, 22) :
« Et si ces jours-là n'avaient été abrégés, nul n'aurait eu la vie sauve; mais à cause des élus, ils seront abrégés, ces jours-là. »
 
 
 
Chaque année, la liturgie religieuse des Juifs fait mémoire de la Shoah. Elle se souvient que trois fois dans son histoire, le peuple Juif fut amputé d’un tiers de ses membres : Nabuchodonosor, Vespasien et Hitler réalisèrent l’avertissement de Moïse dans son Testament (Deutéronome 28 ss) :
« Mais si tu n'obéis pas à la voix de Yahvé ton Dieu, ne gardant pas ses commandements et ses lois que je te prescris aujourd'hui, toutes les malédictions que voici t'adviendront et t'atteindront. Yahvé suscitera contre toi une nation lointaine, des extrémités de la terre; comme l'aigle qui prend son essor. Ce sera une nation dont la langue te sera inconnue, une nation au visage dur, sans égard pour la vieillesse et sans pitié pour la jeunesse. Elle mangera le fruit de ton bétail et le fruit de ton sol, jusqu'à te détruire… »
C’est à cause de ces textes que, étrangement, les Rabbins Juifs chantent le jour de la shoah et sans comprendre :
« C’est à cause de nos péchés, Seigneur Dieu, que tu envoyas sur nous ces malheurs. »
Comment pourraient-ils comprendre ? Qu’a de si terrible le péché des Juifs ? Rien. Il est comme le péché de tout homme. Jésus en avertit toute personne qui serait tentée de penser autrement :
« Prenant la parole, il leur dit: Pensez-vous que, pour avoir subi pareil sort, ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens? Non, je vous le dis, mais si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous pareillement. » 16
Tous, nous allons mourir. Tôt ou tard, nous périrons. C’est donc que la Shoah est l’image de l’état réel de notre cœur et de notre péché à tous .
 
 
Israël devait apprendre l’humilité…
Pourquoi cette terrible permission de Dieu sur cette génération de son peuple prophète ?
La réponse tient en quelques mots : Israël, comme peuple et comme nation, devait apprendre à jamais l’humilité , à cause d’évènements inouïs qui devaient se produire jusqu’à la fin du monde. Ces évènements grandioses commencèrent en 1948. Ce fut la fondation, sur la terre promise, de l’État d’Israël. Le prophète Jérémie l’avait annoncé 2700 ans plus tôt  :
« Ce jour-là, Dieu opérera le rassemblement de son peuple et lui fera miséricorde. » 17
Déjà, une première fois, le peuple Juif avait été dispersé, justement au temps de Jérémie et pendant 70 années. Dieu, l’ayant par cet exil transformé en un peuple misérable et tremblant, avait fini par le ramener dans sa terre. Mais la vue puis le souvenir des ruines de son Temple n’avaient pas suffi à rendre ce peuple humble et droit à jamais . Loin de cela, à peine retourné dans ses murs, Israël s’était mis à se comporter de nouveau comme les autres peuples, transformant d’années en années son pauvre territoire en un havre d’orgueil nationaliste. Quand le roi Hérode lui avait rebâti son Temple, plus beau que le premier, ce peuple s’était mis de nouveau à se croire le plus grand de l’univers. Comme Jérémie, Jésus avait donc de nouveau annoncé la ruine du Temple (Matthieu 24, 2) et la dispersion sanglante du peuple parmi les autres nations (Luc 21, 24). Mais rien n’y avait fait : loin de rester humble, ce peuple s’était laissé séduire par une caste fanatique prétendant servir Dieu, les zélotes, et avait suscité la guerre jusqu’au cœur du Temple de Jérusalem, le transformant physiquement en un lieu d’abattage de ceux qui, parmi les Juifs, voulaient la paix avec les Romains.
Cet état de fait ne devait plus jamais exister. Israël devait se souvenir à jamais de sa fragilité, en prévision de gloires inouïes que Dieu voulait lui accorder.
 
… En prévision de gloires inouïes que Dieu voulait lui accorder
À partir de 1948 en effet, le temps de la bénédiction 18 vint sur Israël, au point que le monde entier, sauf à s’aveugler lui-même, dut y reconnaître la main de Dieu. Dès le lendemain de sa fondation, le petit État Juif, livré à lui-même, fut attaqué par la coalition des nations musulmanes qui l’entouraient. Elles étaient sûres de leur fait, tant le rapport de force était pour elles, face au ramassis de survivants des camps qui défendait le nouvel État. Mais Israël gagna cette guerre. Et Yahvé fit que les nations qui demeuraient sur la Terre promise, trompées par leurs propres chefs, quittent la Palestine et n’y reviennent pas, libérant un territoire pour le peuple Juif. Ensuite, Israël devint comme un îlot entouré de l’océan en furie. Il fut attaqué tous les dix ans environ, par des vagues innombrables de nations. Mais Israël gagna toutes ces guerres. Certains dirigeants Arabes finirent par comprendre qu’on se battait là contre la main de Dieu. L’Égypte et la Jordanie firent la paix, ne voulant plus se détruire. Mais d’autres furent endurcies par Dieu, tel le pharaon face à Moïse, et refusèrent de reconnaître que la Palestine était la terre promise à Israël. Ils expliquèrent ses victoires tantôt par la chance, tantôt par l’aide de la France, tantôt par les États-Unis. C’est Dieu qui permit cette obstination chez ces peuples, tous musulmans, à qui il avait pourtant donné d’immenses terres pour s’établir et des paroles coraniques pour ne pas aller sur le chemin de la haine des Juifs. C’est que Dieu prévoyait de se servir d’Israël comme d’une pierre dans le chemin de l’orgueil musulman, de manière analogue que l’orgueil chrétien avait trébuché. En effet, de même que les nations chrétiennes se sentirent à jamais déshonorées par leur silence à Auschwitz, y apprenant pour très longtemps qu’elles étaient pécheresses, de même les nations musulmanes devaient, par Israël, découvrir l’horreur de leur propre péché.
Mais les nations chrétiennes ont un maître spirituel, Jésus. Aussi, elles peuvent comprendre leur misère en voyant leurs échecs spirituels . C’est ainsi que le silence des nations chrétiennes durant les années de la Shoah suffit à leur façonner un cœur brisé et repentant.
Les nations musulmanes ont un maître militaire et national , Mohamed. C’est pourquoi Israël devait être l’occasion pour elles d’une ruine militaire et nationale . C’était une mission énorme, visible, et dangereuse pour l’humilité des Juifs.
 
 
La gloire d’Israël
Pendant des années, Israël devait recevoir une série de gloires visibles et politiques. Dieu lui donna d’abord une puissance économique et militaire qu’il n’avait pas connue dans son histoire. Et Israël résista, en mémoire de la Shoah, à la tentation de s’en servir pour dominer sa région. Pourtant, il fut cruellement attaqué, ses ennemis visant sans cesse et directement sa population civile et ses enfants. Israël répliqua, visant les coupables et faisant tout son possible, autant que faire se peut, pour protéger les populations ennemies. Le discours de ses chefs s’efforçait de rester à la fois conforme à l’honneur (ne voulant plus voir les siens exilés, et livrés à des bourreaux, comme brebis pour l’abattoir) et humain (ne voulant pas se comporter de manière impitoyable, quoique ses victoires le lui permissent) :
« Je dirais seulement que l’État d’Israël sanctifie les valeurs morales les plus essentielles, qui sont ancrées dans notre antique tradition juive – et dans notre sang qui a été répandu -, et nous n’avons pas besoin qu’une autre nation ou un autre pays nous enseigne ces principes. Nous ne poursuivons pas d’innocents civils, nous ne cherchons pas le pouvoir, mais seulement la légitime défense de notre peuple et de notre État. Nous combattons des terroristes sans scrupule, et nous ne cesserons pas de les combattre jusqu’à ce qu’ils partent...

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