De l athéisme à l école de Christ
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Description

Athée convaincu, sa rencontre avec Jésus, à l’âge de vingt-huit ans, a bouleversé la vie de l’auteur, ainsi que celle de son épouse. Instruit par des pasteurs qui avaient vécu le réveil des années 1930 à 1950, le couple a su garder leurs enseignements précieux pour bien comprendre la pensée de Dieu et refuser les fausses doctrines. Frédéric nous raconte son parcours de vie jalonné de riches expériences, mais aussi de deux décennies de découragement, de turbulences, et une traversée du désert (bénéfique), bref, une vie riche et mouvementée où le Seigneur a réussi à briser son moi, lui apprendre à crucifier la chair, lui enseigner ses commandements d’amour à travers de nombreuses rencontres sociales et professionnelles, et surtout mettre sa foi en Dieu en toutes choses. Frédéric est niçois d’origine et maintenant un retraité (actif) de 77 ans, vivant avec son épouse à Monclar-de-Quercy (82). Il est père de quatre filles, a quinze petits-enfants et dix arrière-petits-enfants.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2018
Nombre de lectures 1
EAN13 9782369571728
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0462€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

DE L’ATHÉISME À L’ÉCOLE DE CHRIST

Expériences de vie

Frédéric PICA


ISBN 978-2-36957-172-8
© 2017, Frédéric PICA
Aucun extrait de cette publication ne peut être reproduit ni transmis
sous une forme quelconque, que ce soit par des moyens électroniques
ou mécaniques, y compris la photocopie, l'enregistrement ou tout
stockage ou report de données sans la permission écrite de l'éditeur.
Sauf mentions contraires, les versets bibliques cités dans le texte sont
extraits des versions Segond et Darby.
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responsabilité concernant d'éventuelles erreurs, aussi bien
typographiques que grammaticales, et ne sont pas forcément en accord
avec certains détails du contenu des livres publiés sous cette forme.
Dépôt légal: 4e trimestre 2017.
Imprimé en France. 20170711
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Dédicace

Ce témoignage s’adresse à nos quatre filles, Isabelle, Nathalie,
Emmanuelle et Delphine, ainsi qu’à nos nombreux petits-enfants et
arrière-petits-enfants, et à tous ceux, connus et inconnus qui aiment le
Seigneur et désirent aller plus loin avec lui, dans une obéissance
d’amour en laissant Christ agir dans leur cœur.

Lui seul peut combler notre désir de repos et de paix véritable
dans notre quotidien. Ce qui de surcroît nous conforte dans l’assurance
du salut !

3

Nos quatre filles.
De gauche à droite : Isabelle, Emmanuelle, Nathalie, Delphine.

Sommaire
Dédicace

3
Préambule

7
Au commencement

9
Remise en question

13
Réconciliation avec mon père

17
Chez les parents de Joëlle

19
La crise

19
L’idole à vendre

23
Georges

25
L’évangélisation

28
Albert

31
Le succès du salon de coiffure

34
La toison

36
Vers l’inconnu

37
Au château

38
Le début des travaux

41
Eben Ezer

43
Un cas assez exceptionnel

45
Eben Ezer devient plus... confortable

47
Vers une nouvelle direction et d’autres horizons

48

Le temps des prisons

54
Une brève expérience

58
Un culte vivant

58
La prière

61
La vie dans la lumière

62
Aujourd’hui, en 2017...

63

EXHORTATIONS DIVERSES
Pensées et conseils survenus au cours de ma vie

65
Le pardon, fruit de la repentance

67
Le pardon... par don !

69
La susceptibilité

71
Les deux rails

73
Les blessures... en guérir !

75
Le jugement... selon l’Esprit

77
Le couple parfait fait par Christ

79
Appendice

81


Préambule

lors que je témoignais à l’une de nos filles d’une expérience
de foi vécue, elle me suggéra :
A — Mais Papa, tu devrais écrire tout ça !
--- oOo ---

Quelques temps auparavant, lors d’une visite chez une jeune
chrétienne que nous avions connue enfant, et à qui je témoignais
également, me dit :

— « C’est ce vécu qui nous manque aujourd’hui... »
--- oOo ---

D’où la conviction d’écrire ces quelques pages pour expliquer
ce que la foi en Jésus-Christ a produit dans nos vies, dans notre
couple. Comment un athée convaincu a accepté Jésus et sa
prestigieuse école de chaque jour !
--- oOo ---

« Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité, pour avoir un
amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de
tout votre cœur, puisque vous avez été régénérés, non par une semence
corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante
et permanente de Dieu. Car toute chair est comme l'herbe, et toute sa
gloire comme la fleur de l'herbe : l'herbe sèche et la fleur tombe, mais
la parole de Dieu demeure éternellement. » - 1 Pi 1 :22.
7


Au commencement

arié à l’âge de dix-neuf ans et demi, quelques mois avant
mon départ pour l’Algérie en tant que militaire appelé, je
Mquittais mon épouse, Joëlle, et notre première-née, Isabelle,
pour une longue période de vingt-huit mois. Cette épreuve, au lieu de
nous séparer, ne fit que renforcer notre amour à travers une
correspondance épistolaire quotidienne. Mon retour à la vie civile fut
évidemment très apprécié, mais facilité par ce précieux lien de
l’écriture qui m’avait permis d’être resté en contact permanent avec
mère et enfant.

Nous étions pleinement heureux, mais paradoxalement, je me
posais des questions qui ne recevaient aucune réponse, du type : Et si
demain l’un de nous était malade ? Et si un accident nous séparait ? Et
si une nouvelle guerre éclatait ? Ces pensées m’obsédaient, surtout
dans des moments de grande complicité, car j’étais un anxieux et de
surcroît, un grand timide.

Ma sœur de cinq ans mon aînée, coiffeuse de profession,
m’avait trouvé une place de shampouineur pour la saison touristique
de 1956 à Juan-les-Pins. C’est ainsi que de shampoings en
shampoings, ce métier m’adopta alors que mes aspirations profondes
étaient ailleurs. C’est pourtant là que le Seigneur nous attendait...

Cinq ans après mon retour du service militaire, nous
inaugurions notre propre salon de coiffure, à Roquebrune-sur-Argens,
charmant petit village du Var, proche de la mer et très prisé des
touristes. Les affaires ont très bien marché dès le départ et nous étions
grandement satisfaits de notre clientèle.
9

Un jour, une dame entra pour la première fois dans le salon.
Elle était jeune, belle, élégante. Alors que Joëlle la préparait pour le
shampoing, elle se mit à nous parler d’une manière franche et
décontractée et nous annonça que son grand-père venait de mourir,
mais qu’elle était heureuse, car il avait « accepté Jésus-Christ dans son
cœur ». Je pensais en moi-même qu’elle avait perdu la raison et
espérais vivement qu’elle ne me parlerait pas directement de Dieu.
C’est pourtant ce qu’elle fit !

Campé dans mon athéisme hérité de ma famille, j’essayais de
me débattre avec mes arguments habituels, ceux qui mettaient en
avant les guerres de religions du passé, et les combats entre
catholiques et protestants toujours d’actualité en Irlande. En guise de
réponse, elle nous apporta le soir même une Bible à chacun. J’en
profitais pour lui faire remarquer que la religion n’était pas faite pour
une personne jeune et élégante comme elle !

Comme je désirais lui montrer que mon athéisme radical était
un critère d’intelligence, bien décidé à lui ouvrir les yeux avec le
même zèle qu’elle utilisait pour nous communiquer sa foi, le soir
même je commençai la lecture, en feuilletant les pages un peu au
hasard pour dénicher la faille, car faille il devait bien y avoir !
Rapidement je suis attiré par le chapitre 16 de l’évangile de Jean : « Je
vous ai dit ces choses afin que vous ne soyez pas scandalisés. Ils vous
excluront des synagogues, même l'heure vient que quiconque vous
tuera pensera rendre service à Dieu. Et ils feront ces choses, parce
qu'ils n'ont connu ni le Père, ni moi. » - Jn 16 :1-3.

Me voici surpris, interloqué par une réponse aussi précise et
directe. La différence entre la religion mêlée à la politique des
hommes, et la foi vivante, relation de Dieu avec l’homme et de
l’homme avec Dieu, était saisissante. Dès cet instant, j’ai continué ma
lecture sous un autre angle, avec un regard moins incrédule. « Et si
c’était vraiment la parole de Dieu donnée aux hommes ? », pensais-je.
Je n’étais pas au bout de mes surprises, et c’est Matthieu qui me
poussa à continuer : « Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre,
10
et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui demeure dans le secret ; et
ton Père qui voit dans le secret, te récompensera. » - Mt. 6 :6.

Désirant aller jusqu’au bout des choses, je suis entré dans ma
chambre, ai fermé la porte, et pour la première fois de ma vie à vingt-
huit ans, je me suis adressé à Dieu.

— Je ne crois pas du tout en toi, mais alors pas du tout !
Toutefois, comme je ne suis qu’une poussière sur cette terre, elle-
même poussière dans l’univers, si vraiment tu existes, je veux bien te
rencontrer.

A l’instant même, un phénomène incroyable se produisit en
moi : une grande chaleur envahit tout mon être, un amour d’une nature
inconnue me saisit et cela dura pendant une bonne vingtaine de
minutes. J’étais dans la réalité de la présence de Dieu, qui était en train
d’opérer une œuvre miraculeuse en moi : stress, angoisse et timidité
disparaissaient de ma personne.

Mon désir immédiat fut d’aller raconter ce que je venais de
vivre à Joëlle, et je désirais aussi le partager aux autres sans que j’en
fusse conscient sur le moment ; c’était une pensée prophétique
puisque quelques mois plus tard, j’évangélisais dans les rues des villes
voisines. Tout ceci était nouveau pour nous, et Joëlle cheminait de son
côté avec autant de conviction. Pour l’heure, invités par Claude, notre
cliente devenue amie et bientôt sœur en Christ, nous fréquentions une
assemblée évangélique à Saint-Raphaël.

Nous fûmes conquis par la sobriété du lieu, les chants joyeux,
la simplicité des prières qui s’élevaient des cœurs et les sermons
percutants. Jésus nous y était présenté comme un ami personnel et un
Dieu sauveur et libérateur. Un dimanche, à la sortie d’un culte, une
dame très âgée est venue vers moi pour me dire :

— Regardez toujours à la croix, toujours à la croix.
11

Je n’ai pas saisi le sens profond de ses paroles sur le moment,
et ce n’est que plus tard que j’ai pu les expérimenter. D’ailleurs un
frère de réveil les résumait ainsi : « Le sang de Christ me lave de ce
que j’ai fait ; la croix me libère de ce que je suis. » Quarante-huit ans
plus tard, je pense encore souvent à cette petite veuve qui avait mis sa
modeste pièce d’exhortation dans l’œuvre de Dieu et qui porte encore
ses fruits aujourd’hui (cf. Marc 12 :42).

Mon moi, habitué depuis toujours à être le centre du monde,
pressentait que ma vie entière allait être bousculée, voire bouleversée.
Il était de plus en plus clair que mon principal ennemi était mon ego
exigeant et jamais satisfait, prêt à se vexer à la moindre remontrance,
timide sauf pour se plaindre, et persuadé de ne pas être comme le reste
des hommes (cf. Luc 18 :11).
12

Remise en question

n enseignement de Jésus me travaillait tout particulièrement :
« Vous avez appris qu'il a été dit : "Tu aimeras ton prochain,
Uet tu haïras ton ennemi". Mais moi, je vous dis : Aimez vos
ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui
vous haïssent, et priez pour ceux qui vous font du tort et vous
persécutent... » - Mt. 5 :43-48.

Ce fut un défi pour moi de transformer mon cœur au quotidien,
dans les conceptions que j’avais des relations humaines. Une
conclusion s’imposait : si nous ne recevons pas cet amour divin qui
nous permet d’aimer nos ennemis, alors notre christianisme n’est pas
plus qu’une philosophie relevant de l’intellect, un ensemble de rites
pratiqués plus par superstition que pour plaire à Dieu.

« Si quelqu'un n'est né de nouveau, il ne peut voir le royaume
de Dieu », dit Jésus à un chef qui bien que religieux, ne comprend
pourtant pas (Jn 3 :3). Il fait aussi des remarques pertinentes
concernant l’état de notre cœur qui doit être semblable à celui d’un
enfant pour entrer dans le royaume des cieux : « Je te loue, ô Père,
Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux
sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants.
[...] Si vous ne vous convertissez et ne devenez comme les petits
enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux. [...] Laissez
venir à moi les petits enfants ; ne les en empêchez pas, car à de tels est
le royaume de Dieu. En vérité, je vous dis : quiconque ne recevra pas
le royaume de Dieu comme un petit enfant, n'y entrera point. » - Mt.
11 :25 - 18 :3 - Mc 10 :14-15.

Un impératif, une nécessité absolue s’imposait alors à moi
comme un ordre : me réconcilier avec mon ennemi. À part mon moi,
13
je n’avais qu’un seul ennemi, mon père, avec lequel j’étais
successivement en bon terme, puis fâché. Il buvait de plus en plus, et
nous avait donné de vivre, d’endurer tant de scènes de violence, à ma
mère, ma sœur et moi pendant des d’années... Ce climat familial
éprouvant m’avait poussé, une fois devenu adulte, à lui écrire une
lettre teintée de reproches, avec moult détails, et de toute évidence
sans aucune trace de compassion.

Je vivais dans la grâce de Dieu ce « feu du premier amour »,
comme dans le témoignage de la fille du pasteur Nicolle, délivré lors
du grand réveil des années 1930 à 1950 : « Les responsables n’avaient
pas à dire aux nouveaux convertis ce qui plaisait ou déplaisait à Dieu,
le Saint-Esprit illuminait la parole de Dieu ». Quelle petite merveille
que ce précieux témoignage de vie ! Grâce à Matthieu 11 :25, je
saisissais comme une logique enfantine que laisser Christ vivre en moi
passait par ce chemin étroit du renoncement à soi-même : « Si
quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce soi-même, et qu'il
prenne sa croix chaque jour, et me suive... » - Lc 9 :23. Et que « porter
ma croix » chaque jour lui laisserait la place de vivre en moi, selon ce
que Paul déclare : « Je suis crucifié avec Christ, et je ne vis plus, moi,
mais Christ vit en moi » - Gal 2 :20. Jean le baptiste n’a-t-il pas dit
avec ses mots à lui : « Il faut que lui croisse, et que moi je diminue. » -
Jn 3 :30.

La différence était considérable : ce n’était pas à grands coups
d’efforts humains que je pouvais devenir meilleur, mais c’était en
recevant l’amour de Christ qui me transformerait de l’intérieur. C’était
donc décidé, je renonçais à mes rancoeurs, mes manques de pardon,
mes ressassements perpétuels sur les mêmes choses et considérais tout
cela comme des péchés à bannir de ma vie. Grâce à l’action du Saint-
Esprit, ma mentalité, c’est-à-dire l’ensemble des manières habituelles
de penser et de croire et des dispositions psychiques et morales qui me
caractérisaient, étaient en train de changer de cap.

Dans le livre des Lamentations, il est écrit : « N'est-ce pas de la
bouche du Très-haut que viennent les maux et les biens ? Pourquoi
14
l’homme vivant se plaindrait-il ? Que chacun se plaigne de ses propres
péchés. Recherchons nos voies, et scrutons-les, et retournons jusqu'à
l'Éternel. » - Lam. 3 :38-40. Mon père nous avait fait beaucoup
souffrir, c’était la triste réalité, mais refuser de lui pardonner révélait
un manque de compassion tout aussi condamnable. Je me devais
d’épouser les sentiments qui étaient en Christ : « Et vous, lorsque vous
étiez morts dans vos fautes et dans l'incirconcision de votre chair, il
vous a vivifiés ensemble avec lui, nous ayant pardonnés toutes nos
fautes... » - Col 2 :13.

Depuis longtemps je souffre quand je rencontre des chrétiens
qui n’arrivent pas à pardonner, alors qu’il s’agit de l’ABC de
l’évangile. Pourquoi une telle résistance en eux ? C’est parce qu’ils
luttent par eux-mêmes, comme étant sous la loi, alors que l’on sait que
celle-ci ne peut être accomplie par l’homme (cf. Romains 8 :3). Par
contre nous avons tout pleinement en Jésus-Christ (cf. Colossiens
2 :10).
15


Réconciliation avec mon père

on père ne supportait pas de voir le

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