Découvrir les évangiles en un week-end
110 pages
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Description

Dans la lignée du succès de Découvrir la Bible en un week-end, cet ouvrage propose un parcours à la fois simple et précis dans les évangiles et les Actes des Apôtres en quelques demi-journées.

Sa singularité consiste à mettre en lumière l’originalité de chaque évangile en appréhendant le contexte historique et spirituel dans lequel chaque livre a été écrit. Cet opuscule vous ouvre à l’éclairage particulier que chaque évangéliste a apporté sur la vie de Jésus et les tout débuts de l’Église. Toujours désireux d’être le plus pédagogique possible, il vous propose de nombreux repères historiques, géographiques et lexicaux pour lever les zones d’ombre que vous pourrez rencontrer. En trois séquences, à l’aide de lectures guidées et de commentaires inspirés, vous serez ainsi sensibilisés à une nouvelle manière de lire l’Évangile, enthousiasmante et profonde.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 20 septembre 2019
Nombre de lectures 24
EAN13 9782728928491
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Exrait

Introduction
Quatre évangiles, le sommet de la Bible
« Il n'échappe à personne qu'entre toutes les Écritures, même celles du Nouveau Testament, les évangiles possèdent une supériorité méritée, en tant qu'ils constituent le témoignage par excellence sur la vie et sur l'enseignement du Verbe incarné, notre Sauveur. » C'est ainsi que le concile Vatican II présente les quatre évangiles. L'intérêt que nous leur portons est bien légitime. Ces récits sont familiers à beaucoup, au moins par quelques épisodes connus.
Un évangile, c'est la vie de Jésus racontée. Depuis son baptême jusqu'à son départ, Jésus est le protagoniste d'une biographie dont le sommet est sa mort et sa résurrection. Chacun des quatre narrateurs met en récit les événements majeurs de l'existence publique de celui qu'ils ont reconnu comme le Fils de Dieu.
Quatre évangiles sont gardés par l'Église : Matthieu, Marc, Luc et Jean.
Un itinéraire de découverte
Lorsqu'on s'approche de ces quatre récits, plusieurs questions jaillissent : pourquoi l'Église antique a-t-elle gardé quatre récits, malgré quelques contradictions de forme ? Quelle est la spécificité de chaque évangile ? Les évangélistes ont-ils connu Jésus ? Pourquoi n'en ont-ils pas raconté plus ?
Vous disposez de trois demi-journées, peut-être un week-end, pour découvrir les évangiles, à plusieurs ou personnellement, en curieux ou en retraitant. Cet opuscule très simple vous aidera à goûter le sens et la beauté des récits évangéliques. Il vous permettra de saisir l'itinéraire que chaque évangéliste propose à la suite de Jésus.
Comme son prédécesseur Découvrir la Bible en un week-end , cet ouvrage relève plus d'un guide de lecture que d'une approche encyclopédique. Il n'y a ici aucune recherche d'exhaustivité, mais plutôt une expérience de saveur. Il ne s'agit pas d'un parcours pour spécialistes, mais plutôt d'un chemin d'initiation à la lecture des évangiles. En apprenant à lire les récits, on comprendra mieux le dessein de chacun. On pourra même faire l'expérience de narrations qui éclairent, qui nourrissent et donnent du sens.
Chacun des évangiles propose à son lecteur de se mettre à la suite de Jésus. En méditant, en travaillant les textes proposés ici, puisse le lecteur se laisser étonner, déplacer, décontenancer. C'est une aventure très particulière que découvrir qu'il y a plusieurs chemins pour marcher derrière celui qui attire tous les regards. Ce chemin dans les évangiles s'accompagnera sûrement de découvertes sur Jésus, sur soi-même, sur les autres, sur Dieu.
Pour suivre cet itinéraire, nous avons posé deux choix éditoriaux. D'une part, nous avons voulu adjoindre le deuxième volet de l'œuvre de Luc : les Actes des Apôtres. Assurément, l'œuvre de Luc est insécable. L'œuvre accomplie en Jésus Christ (évangile de Luc) se déploie dans la première communauté chrétienne (Actes des Apôtres). La vie de Jésus n'est rien si elle n'est pas pérenne. L'évangile de Luc et les Actes des Apôtres seront étudiés lors de la deuxième séquence.
D'autre part, nous avons désiré faire goûter le fait dit « synoptique ». En effet, trois des évangiles (Matthieu, Marc et Luc) suivent une trame commune car ils s'appuient sur les mêmes sources : on peut les mettre en « synopse », c'est-à-dire en regard les uns avec les autres. Il est vraiment intéressant de comparer ces trois récits puisque, à partir d'un même canevas, chacun fait des choix littéraires, qui sont aussi des choix théologiques. L'image de Jésus diffère d'un évangile à l'autre, ainsi que l'itinéraire proposé au lecteur. Nous étudierons la question synoptique lors de la troisième séquence.
Les évangiles dans le Nouveau Testament
Les évangiles et les Actes des Apôtres font partie du Nouveau Testament. Ce dernier est un recueil de textes datant du i er siècle apr. J.-C. Tous ces textes sont l'œuvre d'auteurs saisis par la vie et la personne de Jésus Christ. Les écrivains appartiennent tous à la communauté des chrétiens, fondée par Jésus. Ils ont reconnu que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu. Leurs ouvrages sont engagés et croyants. L'évangéliste Jean conclut une première fois son évangile par ces mots : « [Ces signes] ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu'en croyant, vous ayez la vie en son nom » (Jn 20, 31).
Les évangiles ont pour but de consolider la foi de leurs destinataires. Dans leur conception, ce sont des récits destinés à des personnes ayant reçu une première annonce orale de la foi. Saint Paul rappelle la primauté de l'oral sur l'écrit : « Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l'avez reçu ; c'est en lui que vous tenez bon » (1 Co 15, 1). Les écrits sont considérés comme points d'appui pour l'affermissement et la transmission de la foi. Il faut donc être accompagné pour les lire.
Ainsi, en gardant fidèlement « l'événement Jésus Christ » – l'ensemble de la vie de Jésus, de sa naissance à sa Résurrection –, les évangiles servent de fondement à l'annonce de la Bonne Nouvelle. L'écrit est là pour étayer, non pour remplacer, la transmission orale. Le témoignage direct vient en premier, comme le rappelle Luc à son ami Théophile : « J'ai décidé […] d'écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus » (Lc 1, 3-4).

Que trouve-t-on dans le Nouveau Testament ?
Le Nouveau Testament (vingt-sept livres) regroupe cinq catégories de livres :
– les quatre évangiles sont les récits de la vie de Jésus ; ils constituent le noyau fondamental de la Bible chrétienne ;
– les Actes des Apôtres, écrits par Luc, racontent la vie des premiers chrétiens ;
– les lettres pauliniennes sont celles que l'on attribue à l'apôtre Paul ;
– les épîtres catholiques ont été rédigées par des Apôtres ;
– l'Apocalypse, écrite par Jean, est une révélation sur le sens de l'histoire.
Le désir de faire connaître la Bonne Nouvelle de manière universelle est sans doute la raison pour laquelle les évangélistes ont tous écrit en grec. Cette langue est la langue commune de l'Empire romain, c'est-à-dire du bassin méditerranéen. C'est un grec simple qui porte le nom de koïnè .
Que sait-on de l'existence de Jésus ?
L'événement qui a déclenché la rédaction des évangiles, c'est l'existence de Jésus. De ce fait, par le biais de ces quatre récits nous sont parvenus les actes, gestes et paroles de Jésus. L'existence de Jésus et le déroulement de sa vie ne sont remis en cause par aucun historien sérieux. Même si son authenticité fait débat, on trouve une mention de Jésus dans les Antiquités juives de Flavius Josèphe, un historien juif du i er siècle. Plus sûre est la mention du Christ dans les Annales de Tacite, contemporain de Josèphe et historien romain. On peut déduire les grandes étapes de la chronologie de la vie de Jésus grâce aux quelques éléments datés que donnent, plus ou moins explicitement, les évangélistes. On utilise également ce que l'on sait de la chronologie de la vie de saint Paul.
La naissance du Christ est beaucoup moins aisée à dater que sa Passion. On ne peut aboutir qu'à des probabilités, d'autant que les évangiles de Luc et de Matthieu sont difficiles à concilier sur ce point. D'après Matthieu, on sait que Jésus est né au moins deux ans avant la mort d'Hérode le Grand et pendant un recensement romain. Cela donne probablement l'année 7 av. J.-C. La différence de plusieurs années avec le calendrier actuel est due à l'approximation de Denys le Petit : en 525, il fait une erreur de plusieurs années sur l'an 1 dans un travail de datation demandé par le pape Jean I er .

Que sont les « évangiles de l'Enfance » ?
Ce sont des récits portant sur l'enfance de Jésus, présents chez Matthieu et Luc. Lorsqu'ils évoquent la naissance de Jésus, ces textes ne cherchent pas d'abord à faire une chronique détaillée. Ils visent plutôt, comme souvent dans la littérature antique, à donner au lecteur des éléments de compréhension sur l'identité et le destin de la personnalité qui vient de naître. Ainsi, dans le récit de la visite des Mages (Mt 2), Jésus apparaît prophétiquement comme le Messie, celui que l'univers entier vient adorer.
La mission de Jean-Baptiste, cousin de Jésus, s'amorce sans doute vers 26, l'année où Pilate devient procurateur de Judée. Le ministère public de Jésus a pu commencer au début de l'année 28. On peut dater sa Passion avec plus de certitude, à partir des jours où pouvait tomber la Pâque juive ; les fêtes étaient fixées selon un cycle lunaire que l'on reconstitue facilement aujourd'hui. La Pâque de la mort de Jésus se situe donc en l'année 30 ou 31. On sait que c'est avant 33, qui serait l'année de la conversion de Paul, si l'on en croit la chronologie de la vie de l'Apôtre (d'après son séjour à Corinthe en 51 et le calendrier des faits rapportés par l'épître aux Galates). Il est probable que, à sa mort, Jésus avait non pas trente-trois ans, âge qu'on lui donne traditionnellement, mais trente-sept ou trente-huit ans.
Quel cadre géographique et politique pour la vie de Jésus ?
La vie de Jésus n'est pas un mythe. Elle est un événement de notre histoire. Pour la considérer comme telle, il est bon de comprendre le cadre historique de la Palestine du i er siècle.
Au i er siècle, la Palestine est une zone géographique et ne deviendra une entité politique qu'au ii e siècle. C'est un petit territoire de 20 000 km 2 au sein de l'Empire romain. Son extension reprend à peu près celle de la Terre promise telle qu'elle est délimitée dans la Bible. À la mort d'Hérode le Grand, son royaume est divisé en quatre parties.
La Judée Samarie, d'abord attribuée à son fils Archélaüs, devient un territoire sous tutelle directe de Rome (qu'on appelle une « procuration »). Pilate est nommé procurateur de 27 à 37 et condamne Jésus, à Jérusalem.
La Galilée et la Pérée sont confiées à Antipas qui prend le nom d'Hérode, comme son père. C'est le lieu du ministère habituel de Jésus.
Philippe règne sur la Gaulanitide. À Césarée de Philippe, Jésus annonce la fondation de l'Église sur Pierre.
Une fille d'Hérode, Salomé, obtient des territoires mineurs.

Si les juifs possèdent une autonomie suffisante pour appliquer leur Loi, il n'en demeure pas moins que les Romains sont des occupants peu appréciés. Il faut leur payer l'impôt et obtenir leur autorisation pour condamner à mort. Cela engendre des mouvements de résistance que l'on appelle les Zélotes ; Simon, l'un des Apôtres, en fait partie.
Les langues
Trois langues sont parlées en Palestine. L'hébreu, utilisé surtout en Judée, est la langue sacrée, celle de la liturgie. L'araméen, diffusé dans le Moyen-Orient depuis six siècles, est la langue courante, celle que Jésus utilise quotidiennement. Le grec, répandu surtout depuis Alexandre le Grand, est la langue du commerce et de l'administration ; il est parlé par tous ceux qui sont instruits. Son rôle est comparable à celui de l'anglais aujourd'hui. Le grec a imprégné la culture de la Palestine ; c'est la langue que choisissent les auteurs du Nouveau Testament. Quant au latin, il n'est que la langue de l'administration romaine occupant le pays.
Jésus dans la religion d'Israël
Le judaïsme est omniprésent en Palestine. Ce cadre religieux est celui dans lequel évolue Jésus. Jésus est juif et il reconnaît les institutions religieuses de son peuple.
La religion juive est organisée autour du Temple de Jérusalem, seul lieu de culte autorisé. On y offre différents types de sacrifices, animaux ou végétaux, notamment à l'occasion de trois grandes fêtes de pèlerinage : l

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