Des litanies et des invocations
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Description

Il n’est d’adoration accomplie par la langue plus estimable, après la récitation du Livre de Dieu, que les évocations litaniques du Très- Haut, les oraisons et les sincères suppliques adressées au Seigneur.L’islam insiste sur la nécessité du souvenir de Dieu (dhikr), qui est vital pour l’être humain. On peut même dire que toute adoration, tout acte et toute pensée devraient amener l’homme à se rappeler Dieu. « Le souvenir de Dieu est plus grand », dit encore le Coran. L’invocation par la langue ne suffit pas si elle n’est pas accompagnée de la présence du cœur à l’Invoqué. Dieu est avec celui qui L’invoque. Le souvenir de Dieu illumine le cœur, et le purifie de la rouille engendrée par l’oubli, les pensées futiles, les sentiments frivoles, les tentations, les distractions et tout autre attachement à ce bas-monde.Dieu révèle dans le Coran : « Souvenez-vous de Moi et Je me souviendrai de vous, rendez-Moi grâce et ne Me reniez point ! » Plus que toute autre chose, c’est le dhikr de Dieu Lui-même en faveur de Son invocateur qui constitue le degré le plus élevé et le fruit le plus excellentauquel goûtera le croyant qui L’implore et L’invoque, et qui se souvient de Lui totalement, avec le cœur, la pensée, la langue et les actes.

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Informations

Publié par
Date de parution 24 juin 2015
Nombre de lectures 139
EAN13 9791022500807
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,03€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

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Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit, réservés pour tous les pays à l’Éditeur.
1434-2012 ISBN 978-2-84161-693-0 // EAN 9782841616930
Abû Hâmid Al-Ghazâlî
Des litanies et des invocations
( kitâb al-adhkâr wa ad-da'awât )
Traduit de l’arabe par Idrîs De Vos
I NTRODUCTION
Louange à Dieu ! Lui dont la mansuétude embrasse les êtres et dont la miséricorde s’étend universellement sur eux ; Lui qui rétribue le souvenir que Ses serviteurs ont de Lui par le souvenir qu’Il a d’eux. Il leur déclara en effet : « Souvenez-vous de Moi, Je me souviendrai de vous. » 1 Louange à Dieu ! Lui qui incita Ses serviteurs à Lui adresser des invocations et des prières par le biais de Son ordre. Il leur déclara en effet : « Invoquez-Moi, Je vous exaucerai. » 2 Lui qui donna espoir aux dévots et aux transgresseurs, ainsi qu’aux élus et aux damnés, de pouvoir se tenir dans Sa présence de majesté en Lui adressant des suppliques et des requêtes. Il leur déclara en effet : « Je suis proche, Je réponds à la prière de qui M’invoque. » 3
Puissent la grâce et le salut être dispensés sans compter à Muhammad, le souverain maître des prophètes, ainsi qu’à ses compagnons, ces élus purs entre tous.
Il n’est d’adoration accomplie par la langue plus estimable, après la récitation du Livre de Dieu, que les évocations litaniques du Très-Haut, les oraisons et les sincères suppliques adressées au Seigneur. Nous expliquerons donc ce qui fait la valeur du souvenir de Dieu ( dhikr , plur. adhkâr ) 4 de manière générale, puis dans le détail les différentes formes qu’il revêt.
Nous expliquerons ensuite ce qui fait la valeur de l’invocation ( du‘â’ , plur. ad‘iya ) 5 puis nous en définirons les conditions et les règles de bienséance. Nous rapporterons à cette occasion les différentes invocations héritées des générations précédentes : les invocations générales et bénéfiques pour la religion et la vie immédiate d’abord ; puis les invocations particulières, comme les demandes de pardon ou de protection, par exemple.
PREMIERE PARTIE
LES LITANIES
L ES MÉRITES ET LES BÉNÉFICES DU SOUVENIR DE D IEU
Les mérites généraux du souvenir de Dieu sont évoqués par un certain nombre de versets coraniques parmi lesquels : « Rappelez-vous de Moi, Je Me rappellerai de vous. » 6 Thâbit al-Bannâ’î avait déclaré un jour : « Je sais quand Dieu se souvient de moi. » Les gens présents, choqués par son propos, lui demandèrent : « Comment sais-tu cela ? » Il répondit : « Quand je me souviens de Lui, Il se souvient de moi. »
Le Très-Haut dit également à ce sujet :
« Souvenez-vous de Dieu assidument. » 7
« Lorsque vous revenez de ‘Arafât, souvenez-vous de Dieu durant les rites sacrés. Et souvenez-vous comme Il vous a guidés. » 8
« Lorsque vous avez fini vos dévotions, souvenez-vous de Dieu comme vous vous souvenez de vos parents, ou davantage encore. » 9
« Ceux qui se souviennent de Dieu debout, assis ou sur leurs flancs. » 10
« Lorsque vous avez fini votre prière, souvenez-vous de Dieu debout, assis ou sur vos flancs. » 11
Ibn ‘Abbâs indique que ce dernier verset signifie : souvenez-vous de Lui de jour, de nuit, sur terre, en mer, en voyage, à domicile, nantis, indigents, malades, bien portants, en secret, en public, etc.
Et le Très-Haut déclare au sujet des hypocrites : « Ils ne se souviennent de Dieu que très peu. » 12
Il dit encore :
« Évoque ton Seigneur avec ferveur et crainte, en toi-même ou à mi-voix, à l’aube et au crépuscule. Et ne sois pas au nombre des insouciants. » 13
« Et le souvenir de Dieu est plus grand encore. » 14
Ibn ‘Abbâs dit au sujet de ce dernier verset qu’il peut être compris dans deux sens. Le premier est que le souvenir que Dieu a de vous est plus immense que le souvenir que vous avez de Lui. Le second est que se souvenir de Dieu est plus estimable que toute autre forme d’adoration.
D’autres versets encore évoquent le souvenir de Dieu. C’est aussi le cas d’un certain nombre de traditions prophétiques.
Le Prophète  a dit ainsi :
« L’homme affairé au souvenir de Dieu au milieu de gens insouciants est comme un arbre vert au milieu d’un champ desséché. »
« L’homme affairé au souvenir de Dieu au milieu de gens insouciants est comme un combattant au milieu des fuyards. »
« Dieu déclare : “Je suis avec Mon serviteur tant qu’il se souvient de Moi, et tant que ses lèvres articulent Mon Nom.” »
Le Prophète  déclara une fois : « Il n’est d’œuvre préservant mieux l’homme du châtiment divin que le souvenir de Dieu. » D’aucuns demandèrent : « Pas même le combat pour la cause du Seigneur, ô Envoyé de Dieu ? – Pas même le combat pour la cause du Seigneur. À moins qu’il s’agisse d’un homme frappant avec son sabre jusqu’à rupture, puis frappant avec encore jusqu’à rupture, puis frappant avec encore jusqu’à rupture ! »
Il a dit également : « Que ceux qui aspirent à jouir des jardins paradisiaques se consacrent assidument de tout leur être au souvenir de Dieu. »
On lui demanda un jour : « Quelle forme d’action est la plus estimable ? » Il répondit : « Mourir la langue encore humide de l’évocation de Dieu. »
On rapporte encore de lui les enseignements suivants :
« Fais en sorte que ta langue soit humide de l’évocation de Dieu soir et matin, tu aborderas le jour et la nuit libre de tout péché. »
« Se souvenir de Dieu à l’aube et au crépuscule est plus méritoire que de briser des lames au combat pour la cause de Dieu ; et plus méritoire que de donner prodigalement des biens. »
« Dieu déclare : “Si Mon serviteur M’évoque en lui-même, Je l’évoque en Moi-même ; et s’il M’évoque dans une assemblée, Je l’évoque dans une assemblée plus noble que la sienne. Puis s’il se rapproche de Moi d’un empan, Je Me rapproche de lui d’une coudée ; s’il se rapproche de Moi d’une coudée, Je me rapproche de lui d’une brassée. S’il vient à Moi en marchant, Je viens à lui en courant . » (La course exprime ici l’exaucement rapide.)
On sait aussi que « sept catégories de personnes bénéficieront de l’ombre de Dieu le jour où nulle ombre ne couvrira les hommes en dehors de la Sienne. » Parmi ceux-là, figurent, nous dit le Prophète  , « ces hommes à qui il arrivait de se souvenir de Dieu dans l’isolement et qui laissaient alors perler des larmes de déférence. »
Abû ad-Dardâ’ rapporte aussi qu’il a dit : « Vous dirai-je laquelle de vos œuvres est la plus méritoire, la plus pure auprès de votre souverain propriétaire, et la plus apte à élever votre rang, cette œuvre qui vaut mieux que de dépenser or et argent, et que de rencontrer l’ennemi en prenant de leurs vies et en laissant des vôtres ? » Les gens présents s’écrièrent : « Laquelle, ô Envoyé de Dieu ? » Et le Prophète  de répondre : « Le souvenir de Dieu assidu. »
Il a dit aussi : « Le Très-Haut déclare : “A l’homme trop occupé par Mon souvenir pour M’adresser des requêtes, J’octroierai une part plus belle que celle que Je consens à ceux qui demandent.” »
J’évoquerai maintenant quelques pieux récits.
Al-Fudayl raconte que lui fut rapportée la parole de Dieu suivante : « Ô Mon serviteur, rappelle-toi de Moi une heure après l’aube et une heure après le milieu de l’après-midi, Je te prendrai en charge le reste du temps. »
Un savant rapporte aussi que Dieu déclare : « Lorsque Je me penche sur le cœur d’un de Mes serviteurs et que J’y trouve un fort attachement à Mon souvenir, Je Me charge de gérer ses rapports humains, et Je demeure son familier, son confident et son intime compagnon. »
Al-Hasan a dit quant à lui : « Le souvenir est de deux sortes. Il y a celui que tu entretiens entre toi et Dieu ; c’est là une forme excellente qui est associée à une immense récompense. Néanmoins, il est une forme de souvenir plus estimable encore : le souvenir que tu as du Très-Haut lorsque tu es confronté à des interdits qu’Il a Lui-même établis. »
On rapporte aussi cette parole : « Toute âme quitte le monde assoiffée. Sauf l’âme des gens attachés au souvenir de Dieu. »
Mu‘âdh Ibn Jabal a dit pour sa part : « Les gens du Paradis ne regrettent rien, si ce n’est ces heures qu’ils ont passées sans se souvenir de Dieu. »
Et Dieu en sait davantage !
D ES VERTUS DES ASSEMBLÉES CONSACRÉES AU SOUVENIR DE DIEU
Le Prophète  a dit : « Des hommes participent-ils à une assemblée consacrée au souvenir de Dieu, qu’immanquablement les anges viennent les entourer, que la miséricorde les enveloppe, et que Dieu les évoque auprès des êtres assemblés auprès de Lui. »
Le Prophète a dit également : « Des hommes se rassemblent-ils dans l’intention d’évoquer le Très-Haut, pour le seul amour de Lui, qu’une voix venue du ciel les interpelle : “Levez-vous, lavés de tous péchés, J’ai d’ores et déjà changé vos fautes en actions méritoires !” »
Il a dit aussi : « Toutes les fois que des gens quittent un lieu sans y avoir mentionné Dieu ou sans y avoir prié sur le Prophète, ils se chargent d’un tort qui leur sera source de regret au jour du Jugement. »
Le prophète David  a dit : « Mon Dieu, si Tu me vois quitter une assemblée de gens consacrés à Ton souvenir, pour me rendre à une assemblée de gens insouciants, casse-moi une jambe : j’y verrai un bienfait de Ta part ! »
Le Prophète  a dit, quant à lui, à ce sujet : « La participation du croyant à une assemblée vertueuse lui efface les torts des deux millions de fois où il a participé à des assemblées répréhensibles. »
Abû Hurayra a dit pour sa part : « Les habitants des cieux entrevoient ces demeures où les gens invoquent le nom de Dieu, comme nous percevons les étoiles. »
Et Sufyân Ibn ‘Uyayna a dit : « Lorsque des gens se rassemblent pour se consacrer au souvenir de Dieu, le Diable et le bas-monde se réunissent en privé. Le premier dit : “Vois-tu ce qu’ils font ?” Le second lui répond : “Laisse-les donc. Dès qu’ils se seront séparés, je ferai tendre leurs coups vers toi !” »
Abû Hurayra relate qu’il se présenta un jour au souk, et qu’il déclara aux gens présents : « Quoi, resterez-vous là alors qu’on est en train de procéder au partage de l’héritage du Prophète  dans la mosquée ? » Les gens se rendirent aussitôt à la mosquée, abandonnant le marché. Mais ne voyant pas l’héritage du Prophète, ils s’exclamèrent : « Abû Hurayra, nous ne voyons là aucun héritage en partage ! – Et que voyez-vous donc ? Leur rétorqua-t-il. – Nous ne voyons que des gens affairés à invoquer Dieu et à lire le Coran ! – Eh bien, c’est précisément là l’héritage du Prophète ! S’écria Abû Hurayra. »
Al-A‘mash rapporte d’Abû Sâlih, d’après Abû Hurayra, d’après Abû Sa‘îd al-Khudrî, que le Prophète  a dit : « Il est des anges de Dieu affairés à parcourir la terre pour consigner le bien que les gens font. Lorsqu’ils trouvent des hommes affairés à évoquer Dieu, ils s’appellent les uns les autres : “Venez voir ! C’est là ce que vous cherchez.” Les voilà donc qui viennent et les entourent dans le ciel. Le Très-Haut les interroge ensuite :
– A quelle occupation avez-vous laissé Mes serviteurs ?
– Nous les avons laissés occupés à Te louer, Te glorifier et T’exalter, répondent-ils.
– Et M’ont-ils vu ?
– Non, avouent les anges.
– Que feraient-ils alors s’ils M’avaient vu ?
– S’ils T’avaient vu, ils Te loueraient, Te glorifieraient et t’exalteraient plus avec encore plus de ferveur !
– Et contre quoi demandent-ils protection ? Demande le Très-Haut.
– Contre l’Enfer, répondent les anges.
– Et l’ont-ils vu ?
– Non.
– Que feraient-ils alors s’ils l’avaient vu ?
– S’ils l’avaient vu, ils le fuiraient plus prestement encore.
– Et à quoi aspirent-ils ? interroge le Très-Haut.
– Ils aspirent au Paradis, répondent les anges.
– Et l’ont-ils vu ?
– Pas davantage.
– Et que feraient-ils s’ils l’avaient vu.
– Ils le désireraient plus ardemment encore.
– Eh bien, déclare le Très-Haut, Je vous prends à témoins : sachez que Je leur ai pardonné.
– Mais il y avait parmi eux untel qui n’était pas là pour la même raison, et qui était motivé par un tout autre intérêt !
– Ce sont là les gens [de l’élite spirituelle] : qui s’assoit avec eux ne saurait être affligé .»
L ES MÉRITES DE LA PROFESSION DE L ’ UNICITÉ DIVINE
Le Prophète  a dit : « La plus estimable parole qu’il nous fut donné de prononcer, à moi et à l’ensemble des prophètes avant moi, est : “Il n’est de dieu si ce n’est Dieu, seul et sans associé” ( lâ ilâha illâ Allâhu wahdaHu lâ sharîka laHu ). »
Il a dit également : « Quiconque prononce cent fois par jour : “Il n’est de dieu si ce n’est Dieu, seul et sans associé. C’est à Lui qu’appartient le royaume, et c’est à Lui que revient la louange, Lui qui a pouvoir sur toute chose”, accomplit en cela une action équivalente à l’affranchissement de dix esclaves. Puis cent bonnes actions lui sont comptées et cent mauvaises effacées ; et il demeure protégé contre le Diable toute cette journée jusqu’au soir. Nul ne peut accomplir une action plus excellente que la sienne, à moins de prononcer cette formule davantage. »
Il a dit aussi: « Tout serviteur accomplissant son ablution du mieux qu’il peut, puis levant les yeux au ciel pour dire : “Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu, seul et sans associé ; et je témoigne que Muhammad est Son serviteur et Son Envoyé”, fait par cette action s’ouvrir toutes les portes du Paradis, de sorte qu’il pourra accéder à celui-ci par la porte qu’il voudra. »
Il a dit encore : « Les adeptes de lâ ilâha illâ Allâh (il n’est de dieu si ce n’est Dieu) n’éprouveront un sentiment d’abandon ni dans la tombe, ni au jour de la Résurrection. C’est comme si je les voyais au moment du cri annonçant la Résurrection en train d’épousseter leur visage et en train de s’exclamer : “Gratifié soit Dieu qui nous a épargné le chagrin ! Notre Seigneur est enclin au pardon et à la gratitude.” »
Le Prophète  a dit un jour à Abû Hurayra : « Ô Abû Hurayra, chaque œuvre que tu accomplis sera pesée au jour du Jugement, à l’exception du témoignage d’unicité : “Il n’est de dieu si ce n’est Dieu”. Cette parole ne sera pas mise en balance. Parce que si elle était mise en balance avec les sept cieux, les sept terres et ce qu’ils contiennent, elle serait prépondérante. »
Il a dit par ailleurs : « Si l’homme attestant qu’il n’est de dieu si ce n’est Dieu se présentait avec des péchés équivalant au poids de la terre, Dieu lui pardonnerait. »
Abû Hurayra rapporte que le Prophète  lui déclara un jour : « Ô Abû Hurayra, apprends aux morts à professer qu’il n’est de dieu si ce n’est Dieu. Parce que professer cela efface très efficacement leurs fautes. » Abû Hurayra lui demanda : « Si son effet est tel sur les morts, quel est-il sur les vivants ? » Et le Prophète de répondre : « Il efface plus efficacement et plus efficacement encore. »
Il a dit aussi : « Quiconque dit : “Il n’est de dieu si ce n’est Dieu” avec une intention pure, sera admis au Paradis .»
Il a dit encore : « Vous entrerez tous au Paradis, sauf ceux qui le refusent et tentent d’échapper à Dieu comme un chameau tente d’échapper à ses maîtres. » D’aucuns demandèrent : « Et qui peut bien refuser le Paradis et tenter d’échapper ainsi à Dieu ? – Ceux, répondit le Prophète  , qui ne disent pas : “Il n’est de dieu si ce n’est Dieu.” Je vous enjoins donc à dire abondamment : “Il n’est de dieu si ce n’est Dieu”, avant que vous ne puissiez plus le faire. Parce que cette formule est la parole d’unicité, la parole de sincérité, la parole de piété, et la bonne parole ; elle est le prône de vérité, l’anse la plus solide et le prix du Paradis. »
Le Très-Haut dit : « La récompense de l’excellence peut-elle être autre que l’excellence ? » 15 Certains expliquent que l’excellence dans ce monde consiste à dire : « Il n’est de dieu si ce n’est Dieu » ; et que dans l’autre monde, elle n’est autre que le Paradis. Il en va de même de la parole de Dieu : « Ceux qui auront agi excellemment auront la plus excellente part, et plus encore. » 16
Al-Barrâ’ Ibn ‘Âzib rapporte aussi que le Prophète a dit : « Quiconque répète dix fois : “Il n’est de dieu si ce n’est Dieu, seul et sans associé. C’est à Lui qu’appartient le royaume, et c’est à Lui que revient la louange, Lui qui a pouvoir sur toute chose”, accomplit une œuvre équivalente à l’affranchissement d’un esclave (ou peut-être a-t-il dit un chameau). »
‘Amr Ibn Shu‘ayb rapporte de son père, lequel le tenait de son grand-père, que le Prophète  a dit : « Quiconque répète deux cents fois par jour : “Il n’est de dieu si ce n’est Dieu, seul et sans associé. C’est à Lui qu’appartient le royaume, et c’est à Lui que revient la louange, Lui qui a pouvoir sur toute chose”, ne sera devancé dans ses œuvres par aucun homme des générations passées, et ne sera rattrapé par aucun homme des générations futures, à moins que ceux-ci n’en fassent plus que lui. »
Le Prophète a dit par ailleurs : « Si un homme, en entrant dans un marché, déclare : “Il n’est de dieu si ce n’est Dieu, seul et sans associé. C’est à Lui qu’appartient le royaume, et c’est à Lui que revient la louange. Il donne vie et mort, et a pouvoir sur toute chose”, Dieu comptabilise pour lui un million de bonnes actions, lui efface un million de mauvaises actions, et lui bâtit une demeure au Paradis. »
On rapporte également de lui cette parole : « Lorsque le serviteur déclare : “Il n’est de dieu si ce n’est Dieu”, cette parole se présente sur son registre 17 de telle sorte qu’elle passe sur tous les péchés et les efface, jusqu’à ce qu’elle trouve une bonne action semblable à elle et s’inscrit auprès d’elle. »
Le recueil de traditions authentiques [de Bukhârî] rapporte la parole prophétique suivante, d’après Abû Ayyûb : « Quiconque déclare dix fois par jour : “Il n’est de dieu si ce n’est Dieu, seul et sans associé. C’est à Lui qu’appartient le royaume, et c’est à Lui que revient la louange, Lui qui a pouvoir sur toute chose”, c’est comme s’il affranchissait quatre esclaves parmi les enfants d’Ismaël [les Arabes]. »
Le recueil de Bukhârî rapporte également la parole prophétique suivante, d’après ‘Ubâda Ibn as-Sâmit : « Si quelqu’un s’arrache au sommeil de la nuit et déclare : “Il n’est de dieu si ce n’est Dieu, seul et sans associé. C’est à Lui qu’appartient le royaume, et c’est à Lui que revient la louange, Lui qui a pouvoir sur toute chose. Exalté soit Dieu ! Louangé soit Dieu ! Il n’est de dieu si ce n’est Dieu ! Et Dieu est plus grand encore ! Dieu seul prête force et puissance, le Sublime et l’Immense !”, puis dit après cela : “Mon Dieu pardonne-moi !”, Dieu lui accorde le pardon. S’il formule une requête, Dieu l’exauce. Et s’il fait une ablution et prie, Dieu agrée sa prière. »
L ES VERTUS DE L ’ EXALTATION, DE LA LOUANGE ET DE TOUTES LES FORMES DE LITANIES
Le Prophète  a dit : « Lorsqu’après chaque prière le fidèle exalte 18 Dieu trente-trois fois, Le louange 19 trente-trois fois, et proclame Sa grandeur

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