Dieu a t-il maudit les noirs ?
50 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Dieu a t-il maudit les noirs ? , livre ebook

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
50 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Ce livre essaie de mettre l'accent sur le fait que, pour expliquer leurs problèmes, les Noirs croient que Dieu les a maudits. En effet, depuis des siècles on a fait croire que la malédiction de Cham demeure sur les Noirs et empêche Dieu de les bénir. Ce livre veut rétablir la vérité biblique. D'abord dire que Dieu n'a jamais maudit les Noirs. Noé a certes maudit une partie de sa descendance mais Noé est-il Dieu ? De plus, une telle malédiction proférée par un père en état d’ébriété suffit-elle pour sceller le sort d’une importante partie de l’humanité ? La Bible n’est ni un Livre raciste ni un Livre qui fait l’apologie de l’esclavage comme on l’a faussement fait croire aux Noirs. Au contraire, Jésus-Christ a eu une relation assez forte avec l’Afrique et les Noirs. Dieu aime tous les peuples et toutes les races. Même s’il est vrai que les Noirs ont beaucoup de problèmes, il n’en demeure pas moins que les raisons sont à chercher ailleurs que du côté de Dieu. Tous les chrétiens de toutes les races, de toutes les couleurs et de toutes conditions sociales doivent persévérer dans la foi en attendant le retour du Seigneur. Nul ne sera sauvé sur des bases ethniques ou raciales, mais uniquement par la foi en Christ (Sola fides). Né de parents musulmans, Malick DAHO a baigné dans l’Islam dès sa tendre enfance. Il a milité dans des mouvements de jeunes musulmans au collège et au lycée. Mais le vide spirituel qui régnait dans son cœur ne sera comblé que lorsqu’il rencontrera Jésus au travers d’une expérience personnelle. Alors qu’il investissait une partie de son salaire pour la construction de la mosquée de son quartier, et pour offrir le pèlerinage musulman de la Mecque à ses parents, il sera saisi par le Christ afin de Le servir. Depuis, et après une formation biblique et théologique, il sillonne la francophonie pour témoigner de sa conversion et prêcher l’Evangile à ceux qui, comme lui, étaient perdus. Ancien basketteur international ivoirien, il œuvre aussi dans le milieu sportif à travers l’évangélisation. Marié et père de 2 enfants, il est la preuve vivante de l’amour de Dieu pour les perdus.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2018
Nombre de lectures 223
EAN13 9782918629580
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0448€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

DIEU A-T-IL-MAUDIT LES NOIRS ?
 
 
 
LA VERITE SUR LA MALEDICTION DE CHAM
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Malick DAHO
 
© 2012, Malick DAHO
 
Aucun extrait de cette publication ne peut être reproduit ni transmis sous une forme quelconque, que ce soit par des moyens électroniques ou mécaniques, y compris la photocopie, l'enregistrement ou tout stockage ou report de données sans la permission écrite de l'éditeur.
 
Sauf indications contraires, les textes cités sont tirés de la Nouvelle Bible Segond.
Publié par Editions l'Oasis, année 2012.
Ce livre a été publié sous la division 'auto publication' des Editions l'Oasis. Les Editions l'Oasis déclinent toute responsabilité concernant d'éventuelles erreurs, aussi bien typographiques que grammaticales, et ne sont pas forcément en accord avec certains détails du contenu des livres publiés sous cette forme.
Dépôt légal: 1e trimestre 2012.
Couverture faite par Damien Baslé: www.damienbasle.com
Imprimé en France

Rte d'Oupia, 34210 Olonzac, France
tél (33) (0) 468 32 93 55
fax (33) (0) 468 91 38 63
email: editionsoasis@wanadoo.fr * www.editionsoasis.com
Pour un catalogue gratuit de toutes les Editions Oasis, merci de nous contacter à l'adresse ci-dessus.
Boutique en ligne sécurisée sur www.editionsoasis.com.
Table des matières
 
AVANT-PROPOS
REMERCIEMENTS
Préface de Paul OHLOTT
Chapitre 1 : AU COMMENCEMENT ETAIT L’AFRIQUE
Et si le jardin d’Eden était situé en Afrique ?
A propos de Kush
L’Égypte aux temps bibliques
Moïse, un nègre-blanc ?
La conférence de Berlin (1884-1885), responsabilité de Dieu ou des hommes ?
Chapitre 2. LA MALEDICTION DE CHAM, MYTHE OU REALITE ?
Noé a maudit, pas Dieu
Chapitre 3 : LA BIBLE JUSTIFIE T-ELLE L’ESCLAVAGE ?
Esclavage et traite des Noirs
Le rôle de l’Eglise et son importance dans l’esclavage et la traite
La Bible et l’esclavage
De la responsabilité des Noirs
Chapitre 4 : A PROPOS DU CODE NOIR DE LOUIS XIV
L’église au secours du roi
L’Evêque de Fréjus :
L’Evêque de Paris :
L’Evêque de Versailles :
La méthode Lynch (Le lynching ou lynchage)
Chapitre 5 : JÉSUS ET L’AFRIQUE
La fuite en Égypte
Simon de Cyrène
L’Afrique a secouru le Christ
L’Eunuque Ethiopien
Chapitre 6 : BLACK IS BEAUTIFUL…
Chapitre 7 : IL Y A DE L’ESPOIR !
Oracle de Dieu sur l’Afrique et les Noirs
L’Afrique du Sud
Les Noirs tendent les mains vers Dieu
Le racisme, argument "passe-partout"
Chapitre 8 : SOIS NEGRE ET FIER !

 
AVANT-PROPOS
 
 
Ce livre est né d’une profonde réflexion. Ayant longtemps observé l’attitude des Noirs de toutes origines, le constat était que ces derniers, pour la plupart, portaient leur foi comme un boulet. Ces frères de couleur- car je suis noir et fier de l’être-, nonobstant leur chrétienté, continuaient de penser que Dieu avait véritablement maudit cette race. Les catastrophes, les pandémies, les élections truquées avec leur corollaire de violences, les guerres et la pauvreté frappaient plus les pays à forte population noire parce que Dieu l’avait voulu ainsi. Une pensée à laquelle bon nombre de Noirs semblaient s’accommoder. A tort ou à raison ?
Il fallait donc essayer de savoir si cette pensée était fondée dans les Ecritures. Si oui ou non la Bible était ce Livre qu’on présentait comme défavorable aux Noirs et si l’Afrique n’avait joué aucun rôle dans l’humanité, du point de vue théologique. Savoir si Dieu détestait vraiment cette race et, si oui, pourquoi la détestait-Il ?
L’Ecriture possédant en elle-même sa créance, nous avons sondé la Parole de Dieu, seule complice et digne de confiance, afin de nous aider à confirmer ou infirmer la pseudo-malédiction des Noirs par la Bible. Nous avons aussi consulté divers auteurs et recueilli des avis de théologiens, intellectuels non croyants, pasteurs et prêtres, des sites internet aussi.
Le résultat de notre travail est entre vos mains. C’est notre part de vérité.
Mais comme toute œuvre humaine, nous savons que la nôtre est imparfaite et en appelons à votre charité et indulgence pour les imperfections que ce livre pourrait contenir.
Nous avons beaucoup insisté sur l’Afrique, c’était pour circonscrire notre travail au lieu où tout a commencé. C’est une limite fixée volontairement. De fait, le livre ne parlera pas en détail de toutes les spécificités et sensibilités noires. Cela n’enlève rien au travail effectué car nous pensons que l’Afrique est plus qu’un échantillon représentatif de tous les Noirs du monde.
Quoique ciblant une race particulière ce livre reste ouvert à toutes les races de l’humanité. Il n’a pas été écrit que pour les seuls Noirs, il est pour les Africains, les Blancs, les Antillais, en somme tous les habitants de la terre et les croyants avides de vérité.
 
Bonne lecture.
L’auteur

REMERCIEMENTS
 
A notre Père céleste qui m’a mis à cœur de faire ce travail, qui m’a inspiré, aidé et soutenu dans cette œuvre de longue haleine. A Lui soit toute la gloire !
Le soutien de ma chère et tendre épouse Anne-Denise ainsi que son aide technique ont été une vraie bénédiction pour le nouvel auteur que je suis.
Mes remerciements vont aussi à Alain Nisus, professeur de dogmatique à la Faculté Libre de Théologie Evangélique de Vaux/Seine (Yvelines, France) qui m’a encouragé et autorisé à utiliser tout ou partie de ses écrits ; à Dominique et Paul Mariottini, concepteurs du site internet « Diffusion-Photo-Magazine » pour m’avoir autorisé à utiliser certaines de leurs ressources sur l’esclavage et la traite négrière. A Lima Pelu Bolembo de PBL vox qui m’a aussi autorisé à utiliser des textes de son blog.
Je voudrais remercier aussi tous les frères et sœurs du Centre évangélique des Mureaux dans les Yvelines pour leur soutien spirituel. Ce livre est un peu leur « bébé ». Merci à Akadiri Billy pour son soutien logistique et spirituel.
Je rends un hommage appuyé à M. René de Groot et à son équipe des Editions l’Oasis pour toute la logistique mise à ma disposition. Merci pour leur collaboration.
Je voudrais aussi remercier Paul Ohlott, auteur-journaliste et conférencier de talent pour ses encouragements et sa préface.
Aux Pasteurs Séka, Badé, Bergamini, Sohahi, Lefèbvre, Bangoret, Sérilaud, Jouttet, Créteur, Waghon, Ursulet, merci pour vos prières et encouragements.
 
 
Malick DAHO

Préface de Paul OHLOTT
 
Ayant récemment écrit un ouvrage 1 avec le pasteur-rappeur Manou Bolomik, d’origine camerounaise, dans lequel il plaide en faveur d’une église multiculturelle au travers du prisme des églises «ethniques», il était bien naturel pour moi, d’accepter l’invitation qui m’a été faîte, d’écrire ces quelques mots pour préfacer ce livre qui m’a plu et enrichi.
Combien d’exactions, de souffrances, de stigmatisations et de fausses croyances sont nées de mauvaises interprétations de la Bible ? La célèbre «malédiction de Cham», qui a servi de prétexte à l’asservissement du peuple Noir, en est une parfaite illustration. D’une poignée de versets qui semblent anodins, des êtres humains inconscients, assoiffés de pouvoir, cupides ou sans scrupule, ont justifié un racisme sans nom...
Dans ce livre, Malick Daho étudie ce fameux passage de la Genèse où Noé, enivré, maudira Canaan, l'un des fils de Cham. De ce simple fait divers, dont le silence de Dieu ne permet en aucun cas d’en déduire son consentement, et duquel n’émane vraisemblablement aucune dimension prophétique déterminable avec exactitude, le peuple Noir a été considéré comme «maudit de Dieu». En effet, fort d’un certain recul sur les douloureux événements du passé, chacun de nous peut s’en étonner et l’incompréhension règne face à une déduction aussi gratuite que rocambolesque.
Comment pourrions-nous attribuer à Celui qui a créé l’homme à son image et qui a tant aimé le monde, au point qu’il n’a pas hésité à offrir son Fils en sacrifice, le rejet de millions d’hommes et de femmes en raison de la couleur de leur peau ? En réalité, non seulement Dieu n’a aucunement maudit les Noirs, mais il s’en sert aujourd’hui pour amener un renouveau spirituel au cœur d’un Occident esclave de toutes sortes d’idéologies mortifères. L’humour noir de Dieu, sans doute.
En outre, au cours de son enquête sur cette «culpabilité» qui demeure parfois profondément ancrée dans les cœurs et les consciences des Noirs, Malick Daho nous interpelle sur la question de l’esclavage. La Bible justifie-t-elle réellement l’esclavage ? Et au juste, de quel genre d’esclavage parle-t-on ? Un sujet rarement abordé dans nos églises, en dépit de sa pertinence, et la réflexion proposée ne manque pas de faire tomber quelques indécrottables idées-reçues !
Loin de la folie des hommes et des turpitudes d’un monde en pleine crise, le véritable Christianisme, est une puissance de libération et d’unité. Je souhaite de tout cœur, que ce livre puisse vous aider à être pleinement libre de votre passé et de cet héritage dévastateur, afin que vous puissiez prendre votre place, dévoiler votre spécificité, accomplir la mission qui vous revient, manifester les nombreux talents que vous avez reçus, et que tous ensemble, nous puissions vivre une véritable unité, à la gloire de Dieu.
«Il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l'Agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains» (Apocalypse 7 v 9)
Paul OHLOTT
 
Présentation du Préfacier  :
Homme de conviction, Paul OHLOTT est le responsable du site Actu-Chretienne.Net qui, en ce début d’année 2012, attire 70.000 visiteurs chaque mois. Par ailleurs, il travaille pour TopChretien.Com, le plus grand portail chrétien francophone, et co-anime Ze Mag, une émission de télévision diffusée sur les chaines TBN Europe, ACG & ATV (Antilles), Impact TV (Burkina Faso), Télé Zion (Togo), TPT (Congo), RTEVA & Diffusion TV (RDC), Radio Télé Lumière (Haïti) et le réseau Phare FM (France). Egalement journaliste pour Dieu TV et chroniqueur pour la radio Phare FM, Paul OHLOTT a aussi publié plusieurs livres-entretiens. Orateur apprécié, il participe à diverses conférences afin d’encourager l’Église à relever les nombreux défis qui se dressent sur sa route, et à encourager les chrétiens à s’investir dans les différentes sphères d’influence de la société. Enfin, il est l’un des responsables du Centre Chrétien Carmel de Toulouse.

Chapitre 1 : AU COMMENCEMENT ETAIT L’AFRIQUE
 
 
Pour expliquer le retard de l’Afrique et des Noirs en général sur le plan économique, les observateurs et les politologues n’ont pas hésité à affirmer que ce continent était maudit. Le développement économique étant la norme mondiale, et vu que tout s’explique aujourd’hui par le P.I.B (Produit Intérieur Brut), le retard économique n’est pas à chercher très loin. En effet, nul ne se donne vraiment la peine d’analyser les problèmes de l’Afrique et des Noirs. Pourtant les causes et les responsabilités sont diverses, nombreuses et variées.
Pour compter dans le concert des nations développées ou pour figurer sous le vocable de « pays émergent », une seule valeur est considérée : l’argent. Sur ce plan-là, l’Afrique, en tant que continent, accuse un très lourd retard, de même que tous les pays noirs hors USA et Afrique du Sud. Ce sont, en termes techniques, des PPTE, c’est-à-dire des pays pauvres très endettés. L’Afrique du Sud reste l’arbre qui cache la forêt de la misère des Noirs mais, même là aussi, on peut se rendre compte que ce pays a quand même bénéficié de certaines retombées des gouvernements blancs d’avant la présidence de Nelson Mandela. Certains analystes financiers ont osé même affirmer que la nation arc-en-ciel figure sur le continent africain par un hasard géographique !
Pourquoi l’Afrique est-elle si pauvre, pourquoi les Noirs sont-ils si démunis et désœuvrés ? Dieu ne les aurait-Il pas oubliés ? La réponse à ces interrogations est une interrogation : Dieu mesure-t-il avec de telles valeurs ? Non assurément. Dieu a des instruments de mesure autres que ceux des institutions de Bretton Woods, du FMI, ou des Bourse des Valeurs du monde entier. Il est de notoriété publique que la question de la pauvreté de l’Afrique et des Noirs en général a suscité de nombreuses questions et d’innombrables sommets et forums. Seulement voilà, a-t-on pris vraiment soin de chercher les vraies causes de cet état de fait ? Pas sûr.
Les plus grands spécialistes des questions économiques ne sachant pas répondre à ces questions, il fallait coûte que coûte trouver un coupable. Au départ, c’était la faute « à-pas-de–chance » ou à la nature si l’Afrique souffre tant. Mais on s’est rendu bien vite compte de la vacuité de l’argument de la chance. Cet argument étant bien mince, il fallait ipso-facto trouver un autre responsable qui, lui, paraîtrait bien plus crédible.
Alors on s’est tourné vers le mystique, le mysticisme et le mystérieux. Si les Noirs souffrent tant, et si l’Afrique a du mal à se développer, inutile d’en chercher les causes sur un plan cartésien. Il faut plutôt regarder du côté de Dieu. Dieu n’aime pas l’Afrique, Dieu a maudit les Noirs. Des assertions qui, à force d’être rabâchées, ont fini par faire croire aux intéressés que Dieu les avait vraiment maudits. Les Africains et les Noirs en général se sont mis à croire que cette « vérité » était divinement établie. Certains se sont aussi refugiés derrière cet état de fait pour expliquer leurs échecs ou la difficulté de leur situation socio-économique et politique. Pourtant, la réalité biblique est diamétralement opposée à cette pensée qui ne repose en vérité que sur d’autres fondements sur lesquels nous reviendrons. Ce que la Bible dit des Noirs est différent de ce que les hommes lui ont fait dire des Noirs. L’Afrique est plus dignement représentée qu’il n’y paraît dans les Ecritures.
 
Et si le jardin d’Eden était situé en Afrique ?
Le rapport de Dieu à l’Afrique commence dès le livre de la Genèse, c’est-à-dire au tout début de la Bible. En effet au chapitre 2, sitôt l’œuvre de la création achevée, il est fait mention, selon certains biblistes, de l’Afrique. L’Homme ayant été créé par Dieu est placé dans un lieu appelé Eden. Et la description de ce lieu tiendrait compte de l’Afrique. « Un fleuve sortait d'Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras. Le nom du premier est Pichon ; c'est celui qui entoure tout le pays de Havila, où se trouve l'or. L'or de ce pays est pur ; on y trouve aussi le bdellium et la pierre d'onyx. Le nom du second fleuve est Guihon ; c'est celui qui entoure tout le pays de Kusch. Le nom du troisième est Hiddékel ; c'est celui qui coule à l'orient de l'Assyrie. Le quatrième fleuve, c'est l'Euphrate. L'Éternel Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder » (Gn 2.10-15 ).
En nous intéressant de plus près à cette description, et particulièrement au bras de fleuve appelé Guihon (ou Gihon), il est écrit qu’il entoure tout le territoire de Kush. Dans la Bible, toutes les mentions de Kush se réfèrent à l’Afrique. Kush est l’ancien nom de l’Ethiopie voire de la Nubie. Lorsque la Bible mentionne ce nom, elle parle soit de l’Ethiopie soit de l’ensemble des territoires de la Corne de l’Afrique et des Nubiens en général. Dans la Bible du Semeur, il est écrit :  « Le deuxième fleuve s’appelait Guihôn, il parcourt toute l’Ethiopie » .
Les Kushites étaient un peuple de guerriers forts et redoutables. Ils vivaient de la guerre, des razzias qu’ils faisaient chez leurs ennemis mais aussi de leurs nombreuses exploitations agricoles. Être arrosé par le Guihon apportait au territoire de Kush de nombreuses richesses naturelles et un climat très agréable. En essayant de localiser Eden, qui, à cette époque, était une sorte de paradis sur terre, il ne serait pas fallacieux ni abusif de penser qu’une partie de ce territoire débordait sur l’Afrique de l’Est.
Le célèbre historien juif Flavius Josèphe, qui a, entre autres, confirmé certaines affirmations du Nouveau Testament sur l’historicité de Jésus-Christ, a associé le fleuve Guihon au Nil ( Antiquités, I Juifs, 39 ). Josèphe dont les écrits sont encore aujourd’hui des références n’a pas dû écrire cela avec légèreté. Le Nil est le fleuve qui arrosait aussi Kemet, le nom antique de l’Égypte. Or Kemet signifie territoire des Noirs, et si Josèphe affirme que le Guihon et le Nil sont un seul et même fleuve, l’on pourrait en déduire qu’Eden avait une partie située en Afrique, et que l’Egypte était peuplée par des Noirs.
Il reste cependant admis que situer avec exactitude Eden avant le déluge relève de la gageure. D’autant plus que d’autres auteurs le situent beaucoup plus loin qu’en Afrique, c’est-à-dire en Mésopotamie. Rien n’interdit de penser qu’Eden était un territoire assez vaste partant du sud de l’Egypte jusqu’en Asie. Quoi qu’il en soit, l’Afrique est bien représentée dans la Bible dès la Création.
 
Vu ce fait qu’il soit bien possible que les premiers hommes aient été crées sur le sol africain montre bien que Dieu n’a pas créé les Noirs au commencement de l’Histoire pour en faire des sous-hommes. Dire que le continent noir est le berceau de l’humanité ne serait alors pas dénué de sens.
 
A propos de Kush
Le pays de Kush était réputé aussi pour son or. Ce métal précieux a attiré les convoitises des voisins. L’Égypte en particulier a mené de nombreuses campagnes militaires contre ce pays. Jusqu’au Moyen Empire (1800 av J.C.), le pays de Kush a assez bien résisté à l’envahisseur égyptien même si une partie du territoire a fini par être annexée. Aujourd’hui Kush correspondrait plus au Soudan qu’à l’Ethiopie. Mais il faut savoir que cette contrée située au sud de l’Égypte appelée la Nubie vers 2000 av. J.C. a joué un rôle important dans la Bible.
D’une manière générale, pour les auteurs classiques, Kush correspond à l’Ethiopie et les Noirs sont appelés, en général, les Kushites dans la Bible. Kushite signifie pour les Grecs « face brulée », à cause du teint, halé par le soleil, des habitants de cette région.
Il y a environ une cinquantaine d’occurrences du mot Kush –pays ou peuple- dans la Bible. Kush ou Kushite apparaît dans des livres tels que Genèse, Nombres, 2 Rois, 1 et 2 Chroniques, Esther, Job, les Psaumes, Esaïe, Jérémie, Ezéchiel, Daniel, Amos, Nahum et Sophonie. Ne pouvant étudier toutes les mentions de ce mot, nous avons regardé les plus pertinentes. Pour ce faire nous avons consulté et exploité des écrits d’A. Nisus, professeur de dogmatique à la Faculté Libre de Théologie Evangélique de Vaux-sur-Seine, parus dans Théologie évangélique vol.7 N°3, 2008 .
  Nombres 12. 1 – 10
«  Alors Miriam et Aaron parlèrent contre Moïse au sujet de la femme éthiopienne qu’il avait prise, car il avait pris une femme éthiopienne […] La colère de l’Eternel s’enflamma contre eux. […] Et voici, Miriam fut frappé d’une lèpre, blanche comme la neige   ». Dans d’autres versions de la Bible, la « femme éthiopienne » est remplacée par « la femme kushite ».
Moïse a pris pour femme une Kushite, c’est-à-dire, une femme issue du peuple qui se trouve au sud de l’Égypte, donc une femme noire de peau. On sait que les relations entre l’Égypte et l’Ethiopie étaient étroites à cette époque même s’il y avait quelques velléités guerrières de part et d’autre. Il y avait de nombreux Kushites en Égypte en ce temps-là et ils occupaient des postes à différents niveaux de la société. Moïse a pu en connaître quelques-uns. Pendant l’Exode, lors de la sortie d’Égypte des Hébreux, il y avait parmi les Israélites tout un ramassis de personnes, dont les Kushites ( Ex. 12. 38 ). Moïse a donc pu parfaitement prendre pour épouse une Kushite donc… une négresse.
La plainte de Miriam et d’Aaron avait pour seul fondement que l’épouse de Moïse était étrangère et noire. Ils ont une attitude xénophobe voire raciste vis-à-vis d’elle. Alors arrive le plus intéressant. Non seulement Dieu ne désapprouve pas le choix de Moïse pour des motifs raciaux, Il va au contraire souverainement le confirmer. Ironie du sort, Dieu va même frapper Miriam d’une lèpre toute blanche, parce qu’elle a osé critiquer la femme noire de Moïse. Elle voulait tellement avoir une belle-sœur blanche de peau que Dieu, qui aime se moquer de nos incohérences, la recouvre elle-même de blancheur. Une blancheur honteuse et douloureuse.
La tradition rabbinique a essayé au cours des siècles de faire disparaître cette union de Moïse avec une femme noire. Les rabbins ont en effet traduit « kushite » par « belle femme » sans que cela puisse être convaincant. En fait Kush vient de l’égyptien Koch et désigne bel et bien une région située au nord de l’Ethiopie.
Miriam n’est

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents