Et si on relisait le Coran ?
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Description

L'Islam est une religion vivante. Pour cela, il faut inscrire la réflexion sur la pensée islamique, dans une perspective moderne, afin que les musulmans puissent se réinsérer dans l'histoire et accéder à l'universel. J'appelle à une révision, de l'intérieur, des conceptions courantes encore attachées au crédo islamique, à un renouvellement des interprétations historiques afin d'y intégrer des concept modernes de démocratie et de droits de l'Homme.

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Informations

Publié par
Date de parution 01 mai 2013
Nombre de lectures 50
EAN13 9782336665047
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Couverture
4e de couverture
La photo de couverture extraite de La Croyance en Allâh
La photo de couverture extraite de La Croyance en Allâh Par Bilqis, est publiée dans le site w eb http://science-et-sagesses.over-blog.com/article- 43932549.html

L’élément central, qui veut dire Allah, est entouré des quatre vingts dix neuf noms de Dieu : 1. Allah - 2. Ar-Rahman - 3. Ar-Rahim - 4. Al-Malik -5. Al-Quddus - 6. As-Salam -7. Al-Mu’min - 8. Al-Muhaymin - 9. Al-^Aziz - 10. Al-Jabbar - 11. Al-Mutakabbir - 12. Al-Khaliq - 13. Al-Bari’ - 14. Al-Mussawwir - 15. Al-Ghaffar - 16. Al-Qahhar - 17. Al-Wahhab - 18.Ar-Razzâq - 19. Al-Fattah - 20. Al-^Alim - 21. Al-Qabid - 22. Al-Basit - 23. Al-Khafid - 24. Ar-Rafi^ - 25. Al-Mu^iz - 26. Al-Mudhil - 27. As-Sami^ - 28. Al-Bassir 29. Al-Hakam - 30. Al-^Ad - 31. Al-Latif - 32. Al-Khabir - 33. Al-Halim - 34. Al-^Azim 35. Al-Ghafur - 36. Ash-Shakur - 37. Al-^Aliyy - 38. Al-Kabir - 39. Al-Hafiz - 40. Al-Muqit - 41. Al-Hasib - 42. Al-Jalil - 43. Al-Karim - 44. Ar-Raqib - 45. Al-Mujib - 46. Al-Wasi^ - 47. Al-Hakim - 48. Al-Wadud - 49. Al-Majid - 50. Al-Ba^ith - 51. Ash-Shahid 52. Al-Haqq - 53. Al-Wakil - 54. Al-Qawiyy - 55. Al-Matin - 56. Al-Waliyy - 57. Al-Hamid - 58. Al-Muhsi - 59. Al-Mubdi’ - 60. Al-Mu^id - 61. Al-Muhyi - 62. Al-Mumit 63. Al-Hayy - 64. Al-Qayyum - 65. Al-Wajid - 66. Al-Majid - 67. Al-Wahid - 68. As-Samad - 69. Al-Qadir - 70. Al-Muqtadir - 71. Al-Muqaddim et - 72. Al-Mu’akhkhir - 73. Al-’Awwal - 74. Al-’Akhir - 75. Az-Zahir - 76. Al-Batin - 77. Al-Wali - 78. Al-Muta^ali 79. Al-Barr - 80. At-Tawwab - 81. Al-Muntaqim - 82. Al-^Afuww - 83. Ar-Ra’ouf - 84. Malik Al-Mulk - 85. Thul-Jalal wal-Ikram - 86. Al-Muqsit - 87. Aj-Jami^ - 88. Al-Gha-niyy - 89. Al-Mughni - 90. Al-Mani^ - 91. Ad-Darr - 92. An-Nafi^ - 93. An-Nur - 94. Al-Hadi - 95. Al-Badi^ - 96. Al-Baqi - 97. Al-Warith - 98. Ar-Rashid - 99. As-Sabur
Titre



ET SI ON RELISAIT LE CORAN

Hanane Kéïta
Copyright

© La Sahélienne, tous droits réservés.
Siège social : Bako Djikoroni Ouest, Bamako (Mali)
E-mail : sahelienneedition@yahoo.fr
Site web : www.editionslasahelienne.net
Tél. : (+223) 66 79 24 40/78 45 42 03

Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Mali, 2013
Relecture : Morilaka
Mise en page et couverture : Mohamed A. Traoré

© L’HARMATTAN, 2013
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

EAN Epub : 978-2-336-66504-7
Dédicace

Aux enfants de la nouvelle génération :
Nafissa, Salia, Oumou, Hassan,
Abdrahmane, Sarah, Amal…
Citation

« Dieu ne change pas ce qui est en un peuple tant qu’il ne ne change pas ce qui est en lui » Sourate 13, verset 11
AVANT PROPOS
Je témoigne qu’il n’ya de dieu en dehors de Dieu. Je n’adore et ne crains que Lui. Toute créature est faible et insignifiante. Il est la force et la gloire. Louange à Lui dans ce monde et dans l’autre.

Il est mon seul recours et mon meilleur protecteur. Je témoigne que Mouhammad est le messager de Dieu, envoyé comme témoin, annonciateur de bonnes nouvelles et avertisseur.

Cela fait des années que j’ai commencé ce travail d’interrogation sur le thème : comment réformer la pensée islamique ? Je me rends compte que je suis toujours au stade embryonnaire avec ce premier écrit sur l’islam. C’est au terme de grands efforts que j’ai produit ces quelques feuillets que je présente à tous ceux que ce sujet intéresse, en toute humilité.

Le sujet n’est pas nouveau. Déjà au troisième ou quatrième siècle après la mort du prophète des érudits ont voulu entamer cette reforme mais, pour maintes raisons, le processus a été interrompu. Je ne prétends pas avoir embrassé tous les aspects de la question. Le sujet est sensible et je demande aux lecteurs de suivre ma réflexion pour tirer le meilleur profit de cet ouvrage.

Je ne suis pas exégète, je ne cherche à faire ni l’interprétation du Coran ni celle du hadith. Par contre, mon objectif est de revenir au message universel qui demeure valable. L’Islam est une religion vivante. Pour cela, il faut inscrire la réflexion sur la pensée islamique dans une perspective moderne, afin que les musulmans puissent se réinsérer dans l’histoire et accéder à l’universel. J’appelle à une révision, de l’intérieur, des conceptions courantes encore attachées au credo islamique. Partant, je suis pour un renouvellement des interprétations historiques afin d’y intégrer des concepts modernes de démocratie et de droits de l’homme.

Cet écrit est le fruit d’un travail où j’ai investi le meilleur de moi-même. Toutefois, il ne saurait être parfait. Épouse et mère, je n’ai pas toujours eu le temps de me consacrer pleinement à la rédaction de l’ouvrage. Je pouvais passer toute une journée ou toute une nuit à écrire, pour ensuite interrompre le travail pendant des jours sinon des semaines d’affilée.

Je souhaite, si Dieu me permet, que cet ouvrage soit le début d’une série de réflexions sur l’islam.
ISLAM, PATRIMOINE ET CULTURE DE SYNTHESE
J’ai toujours rêvé d’apporter ma contribution à cette grande et noble religion qu’est l’islam. L’environnement culturel dans lequel j’ai grandi était solidement enraciné dans la tradition musulmane et favorisait l’esprit d’ouverture. Cet environnement favorable, je le dois à ma mère Nafissa Hassan, originaire d’Assioute, en Haute Égypte, et à mon père Salia Kéïta. J’ai vécu, avec mes six frères et sœurs, dans une bonne ambiance familiale faite d’harmonie et de synthèse culturelle entre langues française et arabe, entre cultures égyptienne et malienne, entre culture islamique et culture mandingue. Mon amour pour l’islam est né en même temps que je grandissais, à l’ombre de mon père.

Né vers 1913 en pays malinké, au sud de Bamako, Salia est le fils de Lamine Keita, notable de Kiniéro, dans le canton de Kanibala. Ce canton est composé de neuf villages : Gansolo, Dogoro, Fraguero, Djelibani, Kalaguè, Kaka, Taboun, Kiniero et Djoulafondo. Comme nombre de garçons de son époque, Salia aidait les autres frères et sœurs dans les travaux champêtres du hameau. Jusqu’au jour où le chef de canton de Kanibala, sur ordre du gouverneur français de Bamako, décida d’envoyer aux travaux forcés, pour 15 jours, tous les jeunes de l’arrondissement de Siby afin de creuser le canal de Baguineda. C’était vers 1928. Le jeune Salia n’était jamais sorti de son terroir et ce fut pour lui une véritable aventure. Les jeunes recrues découvrirent le pays à travers Bamako et son promontoire de Koulouba, capitale du pouvoir colonial.

De retour à Kiniéro, le jeune Salia ne supportait plus l’environnement étroit du village. Quitter le village pour aller étudier n’était pas chose courante dans les années trente. Partir de chez soi signifiait le plus souvent pratiquer des activités de commerçant ambulant dioula ou aller gagner de l’argent dans la culture de l’arachide au Sénégal.

Le jeune Salia, par contre, avait opté pour les études et il se mit à rêver de Ségou, réputé pour la qualité de ses écoles coraniques. Partir pour Ségou ? Comment annoncer une telle nouvelle aux parents ? Fils aîné, il était l’espoir de toute sa famille et ne pouvait entamer de démarche sans le consentement de son père et de sa mère. Il décida d’aborder le sujet avec son père qui était la seule personne capable de convaincre sa mère.

Voici le récit que j’ai recueilli :

« Tard dans la soirée, je suis allé rejoindre mon père, Lamine, dans sa case :
– Père je veux mémoriser le Coran et devenir comme l’imam Sogona Mory.
– C’est une bonne chose ! Je vais me renseigner auprès de lui pour savoir où est ce qu’il a appris le Coran.
– C’est à Ségou que je voudrais aller, pour une année…
Une seule année ce n’est pas long.
– Écoute mon fils, on peut chercher un maitre coranique dans les villages avoisinants, qui t’apprendra à lire et à mémoriser le Coran. Je vais me renseigner auprès de notre imam car je ne voudrais pas que tu t’éloignes de nous.
– Père ce n’est pas la même chose, je me suis renseigné. Tout le monde sait que Ségou est un centre de transmission du savoir pour tous ceux qui veulent apprendre le Coran.
– Et comment annoncer une telle nouvelle à ta mère, elle est tellement attachée a toi… Ségou est si loin d’ici... elle ne pourra jamais comprendre. Pour ma part, je savais… J’ai vu tout cela venir… Depuis le jour où tu es revenu de Baguineda, je savais que tu nous quitterais un jour. Je t’ai observé pendant l’hivernage passé, la manière dont tu cultivais. J’ai compris que le voyage que tu as effectué a ouvert tes yeux sur d’autres horizons que le travail des champs. Je te sais ambitieux.
Mon père réussit à obtenir l’aval de ma mère. Quelques jours après cette conversation, il me dit :
– Mon fils sache que chacun suit son destin. Tu as mes bénédictions ainsi que celles de tes aïeux. N’oublie jamais que tu es un mansarén 1 : sois intègre dans tes dires et tes actes. Ne perds jamais de vue le but pour lequel tu as quitté ton village natal, c’est-à-dire apprendre le Coran. Ne fais jamais du mal à ton prochain ! Dieu sera toujours à tes cotés.
Un temps passa avant que mon père me dise sur un ton triste :
– Promets-moi que tu reviendras un jour.
À présent que mes parents étaient d’accord, tout devenait possible, pourquoi ne pas aller encore plus loin ? Pourquoi ne pas aller jusqu’à Tombouctou par exemple ! Et Pourquoi pas jusqu’au Maghreb ?
Dès le lendemain, les préparatifs pour le départ ont commencé. Ma mère, après avoir pleuré toutes les larmes de son corps, avait compris qu’elle ne pourrait rien contre ma volonté de partir. Elle a fini par se résigner.
Le départ pour Ségou fut déchirant. Je me rappelle encore que mes tantes, mes frères et sœurs avaient les yeux pleins de larme. Je me rappelle encore le visage de ma mère et ses yeux tristes qui semblaient me dire : « Non, ne pars pas, ne me quitte pas ! » Mon père, quant à lui, avait l’air grave et affligé.
Des amis ont pu m’arracher à ces pleurs et je me suis éloigné petit a petit. Arrivé à Siby, après six heures de marche, j’ai emprunté un camion chargé de gravier, seul moyen de transport sur cette ligne. À Bamako, j’ai passé la nuit à Wereda, actuel Sebenikoro. Le lendemain j’ai continué mon aventure. Arrivé à Ségou au bout de quelques jours, j’ai travaillé pendant un bout de temps à confectionner des briques en banco sur les chantiers de construction. Jai continué jusqu’à Sinzani dans le cercle de Markala où je me suis confié à un maitre coranique qu’on m’avait recommandé. Quelques années plus tard, après avoir mémorisé le Coran et sur instructions de mon maitre, j’ai pris la route de l’Égypte… L’Égypte la référence de toutes les sciences et techniques ! Quelques années après avoir quitté Sinzani, je suis arrivé en Égypte, en 1940, après être passé par le Tchad, puis le Soudan.
Bien plus tard, après m’être installé, j’ai bénéficié de la politique de formation universitaire initiée par le roi Farouk d’Égypte 2 en direction des immigrants africains.

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