Initiation à la foi
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Initiation à la foi , livre ebook

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Description

Ce livre de l’Imâm Al-Ghazâli (450-505 Hégire) est, de notre point de vue, l’un de ses meilleurs écrits qui soient accessibles à tous. En effet, cet Imâm philosophe, jurisconsulte, initiateur et conceptologue, savait mieux que quiconque sortir du langage codé des spécialistes pour parler aux plus humbles d’entre nous, quitter les théories les plus complexes pour aborder les problèmes les plus quotidiens et terre à terre de chaque musulman. Cet ouvrage est adressé à ceux qui veulent se consacrer à la recherche du savoir.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 28 octobre 2015
Nombre de lectures 199
EAN13 9791022501118
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0295€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

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E-mail : librairie11@albouraq.com
Site Web : www.albouraq.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit, réservés pour tous les pays à l’Éditeur.
1432-2011
ISBN 978-2-84161-521-6 // EAN 9782841615216
Imam Abû Hâmid
Al-Ghazâlî
(450-505 hégire)
Initiation à la foi musulmane
( Bidâyat al-Hidâya )
Troisième édition entièrement revue
Traduit de l’arabe par Abû Ilyâs Muhammad Diakho
Remerciements
Je remercie mes bambins, qui ont longuement et patiemment supporté mes absences répétées, et aussi travaillé à l’élaboration de ce livre.
A eux tous, j’en fais cadeau :
à Laetitia, Bachir, Zaara, et à Felix.
Initiation à la foi musulmane
( Bidâyat al-Hidâya ) 1
Troisième édition entièrement revue
P RÉFACE
Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux. Loué soit Allah, Seigneur des mondes, et que la paix et le salut soient sur le Prophète et Messager Muhammad, et sur les siens.
Ce livre de l’Imâm Abû Hâmid Al-Ghazâlî (450-505 hégire / 1058-1111) est, de notre point de vue, l’un de ses meilleurs écrits. Qui plus est accessible à tous. En effet, cet Imâm philosophe, jurisconsulte, initiateur et « conceptologue », savait mieux que quiconque sortir du langage codé des spécialistes pour parler aux plus humbles d’entre nous, quitter les théories les plus complexes pour aborder les problèmes les plus quotidiens et les plus terre-à-terre qui touchent chaque musulman.
Cet ouvrage s’adresse à ceux qui veulent se consacrer à la recherche du savoir. Il est indéniable que c’est en plaçant ce livre dans son contexte historique que l’on en saisit toute la hauteur et la signification. Les IV e et V e siècles de l’ère musulmane ont vu un bouleversement total des données « civilisationnelles » tant sur le plan intellectuel que sur le plan politique. Les sages de l’Islam sont poussés par de nouvelles méthodes d’investigation scientifique à une reconversion intellectuelle intense. Le droit islamique ( fiqh ) qui occupait la plus grande place dans la société et les écoles islamiques s’est vite vu dépassé par d’autres disciplines comme la philosophie sous sa forme scolastique et métaphysique, ce qui engagera les savants ( ‘ulamâ’ ) dans une entreprise de reformulation du dogme musulman en fonction des polémiques nées des derniers ouvrages traduits de la pensée scolastique venue d’ailleurs. La prédication islamique, jadis fondée sur le simple rappel des textes fondamentaux et de principes déjà établis, ne suffit plus à convaincre ; l’analyse grammaticale combinée avec une logique ( al-mantiq ) plus élaborée est exigée des sages de l’Islam. Il s’en suit inéluctablement une dévalorisation intellectuelle des jurisconsultes ( fuqahâ’ ) au profit des Mutakallimûn (polémiqueurs, métaphysiciens) qui s’érigeaient en défenseurs uniques et incontestés de la pensée islamique face à l’invasion d’une philosophie trop rationaliste selon eux.
Cette situation devait nécessairement avoir des conséquences sur la vie matérielle des jurisconsultes. Si, dans l’ouvrage qui suit, il est très fréquent que nous rencontrions des expressions comme « science utile », « la bonne intention de chercher la science », « le bavardage faussement appelé “science” », et si nous trouvons une mise en garde sévère contre la « science pour la compétition », le « monde ici-bas » ( ad-dunyâ ), « le prestige et la gloire », c’est parce que notre auteur a assisté à ce renversement des ‘Ulamâ’ , des sciences qui les rapprochaient de Dieu, et les mettaient au service de la Umma (la communauté), vers des « sciences » qui ne les mettaient qu’eux-mêmes en valeur ici-bas, à la vue des hommes, et leur permettaient de façon indécente, pour un sage de l’Islam, de gagner les biens tarissables de ce bas-monde.
Abû Hâmid, s’insurgeant contre cet éloignement de la simplicité islamique, montre dans ce livre qu’une vraie connaissance de Dieu ne réside nullement dans les discours, mais dans deux réalités concrètes : intérieure et extérieure. Qu’il n’y aura pas d’accès à la réalité intérieure sans un respect rigoureux des commandements d’Allah, une pratique totale de l’islam selon ce que le Coran et la Sunna ont enseigné. A partir d’une telle pureté extérieure, on peut espérer pénétrer les « eaux profondes des connaissances ».
D’autres auraient pu écrire ce même livre mais selon un autre scénario parlant d’ésotérisme, alors qu’al-Ghazâli, homme concret et homme d’action, a préféré explorer la méthode des grands initiateurs : indiquer le chemin.
Cette purification extérieure retiendra l’attention de l’auteur, qui y consacre les trois parties constitutives de l’ouvrage ; mais bien naïf est celui qui croit que, en Islam, l’intérieur est opposé à l’extérieur.
Dans ce petit livre, l’auteur a pratiquement traité de tout ce qui intéresse les explorateurs de l’intérieur. En effet, on n’y parlera pas de la langue, de l’œil, du pied, du cœur, de l’âme, ni des chemins méandreux de la pensée humaine, de cette façon académique qui martyrise le lecteur et le fait se méprendre sur lui-même. On en parlera plutôt à la manière d’un manuel pratique qui immédiatement incite le lecteur à se mettre au travail, et c’est de cela qu’un musulman a besoin.
Ce manuel peut servir de livre de chevet au musulman : il y trouve ce qu’il a à faire du réveil au coucher. L’auteur a essayé de débusquer tous les cas de figures où le musulman risque sa foi et sa piété, et, à chaque fois, il n’a pas manqué de donner des conseils précieux pour en sortir indemne.
Les pratiques cultuelles prennent, aux yeux d’Abû Hâmid, un aspect insensé lorsque le musulman n’y voit plus qu’un devoir lourd à porter, s’il les fait avec précipitation et sans intention véritable d’en tirer un profit spirituel. Ce livre l’aidera à se ressourcer et à donner du sens à tous les acte pieux qu’il est amené à accomplir, en y faisant un peu plus attention. Il est composé de trois parties :
La première partie est consacrée aux pratiques cultuelles. Ici, l’auteur met en valeur l’acquittement des devoirs obligatoires du musulman. Il les considère à juste titre comme le capital intarissable du musulman, qui, une fois acquis, lui permet de faire autant d’actes surérogatoires qu’il le désire. Ce principe de la priorité donnée au « devoir obligatoire », qui se fonde sur le hadîth qudsî 2 mentionnant les devoirs obligatoires et les actes surégatoires comme moyen de se rapprocher de Dieu, mérite réflexion de la part de ceux qui se prétendent « mystiques », « spirituels », « soufis », ou autre appellation de ce genre, alors même qu’ils bafouent les devoirs religieux et les interdits. L’idée forte de cette première partie est la nécessité pour le musulman de suivre des règles strictes lors de chaque acte rituel, de façon à lui donner pleinement son sens spirituel et pieux. Ainsi, l’auteur nous donne des règles à suivre :
■ au réveil ;
■ lors de l’ablution mineure ;
■ lors de l’ablution majeure ;
■ lors de l’ablution sèche ;
■ en allant à mosquée, etc.
La deuxième partie du livre est entièrement consacrée aux méfaits de la transgression et du péché. Pour Abû Hâmid, la religion est fondée sur deux grands principes : « faire son devoir » et « s’éloigner de l’interdit ». Il soutient, avec force, qu’il est beaucoup plus difficile de ne pas commettre le péché que de faire son devoir. C’est pourquoi il s’attaque aux sept organes de l’homme qui constituent pour lui la source principale du désir et de la passion, à savoir : l’œil, l’oreille, la langue, le ventre, les parties sexuelles, les mains et les pieds. L’auteur nous donne le sens normatif du combat contre soi-même ( jihâd an-nafs ), en nous proposant, non pas des analyses psychanalytiques de nos rapports avec nos sens, mais de vrais moyens pour lutter contre nos propres mensonges, nos regard

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