Le commentaire de Fahr d-Din R-Razi sur la Fatiha
510 pages
Français

Le commentaire de Fahr d-Din R-Razi sur la Fatiha , livre ebook

-

510 pages
Français

Description

C'est Le grand commentaire, précisément le commentaire d'al-Râzi d'al'Fâtiha (l'ouvrante), première sourate du Coran, doublement symbolique par sa position et son sens, que l'auteur analyse dans cet ouvrage hérité de sa thèse de doctorat d'Etat soutenue en 2007. Spécialiste de la pensée islamique, il présente ici une oeuvre à la fois utile et utilisable.

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Informations

Publié par
Date de parution 15 mars 2017
Nombre de lectures 174
EAN13 9782140033186
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,2050€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

LE COMMENTAIRE DE FAHR d-DĪN R-RĀZĪ
SUR LA FĀTIHA
« Figure exceptionnelle de la théologie islamique, Imam Fah -r Ddīn
ème èmer-Rāzī, vécut dans la seconde moitié du VI siècle de l’Hégire (XIII
siècle). Il a également écrit sur l’histoire, la grammairlea , rhétorique, la
littérature, le droit, les sciences de la nature et la philosophie et composé
l’une des œuvres majeures de l’exégèse coranique en trente-deux
volumes. Mafatih Al- ghayb (Les clefs de l’inconnu). Cet ouvrage est plus
connu sous le titre de al - Tafsîr al- Kabîr (Le grand commentaire). Auteur
prolixe et esprit polémique, il maniait avec habilité la controverse. Ra zi
soutenait par exemple la position ash’arite selon laquelle Dieu pouvait AlphousseynCisi sé
recréer ce qui avait été rendu inexistant, et cela constituait la base de sa
compréhension littérale de la résurrection corporelle.
C’est Le grand commentaire, précisément le commentaire
d’alRâzi d’al-Fâtiha (l’ouvrante), première sourate du Coran, doublement
symbolique par sa position et son sens qu’analyse Alphousseyni Cissé, LE COMMENTAIRE
dans cet ouvrage hérité de sa thèse de doctorat d’Etat soutenue en 2007.
Il traite avec érudition et montre à la fois les mérites et limites de Râzi. DE FAHR d-DĪN R-RĀZĪ Spécialiste de la pensée islamique, il présente ici une œuvre érudite
à la fois utile et utilisable. On y lira dans tous les cas des trouvailles
admirables. » SUR LA FĀTIHA
Samba DIENG
Professeur titulaire
UCAD (Faculté des Lettres et Sciences Humaines)
Chargé d’enseignement au Département d’Arabe de la Faculté des Lettres
et Sciences Humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar,
Alphousseyni Cissé, après les études secondaires au lycée Van Vollenhoven
de Dakar, s’inscrit à l’Université de Dakar, avant de les poursuivre à la
Sorbonne Nouvelle et à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes en Sciences
ème èmeReligieuses (5 section), où il soutient une thèse de Doctorat de 3 cycle sur La pensée
religieuse de Fahr d-Dîn Razi dans Ma alim usul ad-dîn. Dans le prolongement de ses
recherches, il soutient un Doctorat d’Etat à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar
sur Le commentaire de Fahr Dîn Râzi sur la Fâtiha en 2007. Enseignant-chercheur
consciencieux au Département d’Arabe, depuis 1986, ses enseignements couvrent tous les
cycles d’enseignement. Spécialiste de la pensée islamique, il a publié Quelques aspects de
la pensée d’Al-Ghazâli chez L’Harmattan en 2013.
Illustration de couverture : © skab3txina - hinkstock
ISBN : 978-2-343-11400-2
9 782343 114002
48,50 €
LE COMMENTAIRE
DE FAHR d-DĪN R-RĀZĪ
AlphousseynCisi sé
SUR LA FĀTIHA







LE COMMENTAIRE
DE FAHR d-DĪN R-RĀZĪ
SUR LA FĀTIHA ALPHOUSSEYNI CISSÉ







LE COMMENTAIRE
DE FAHR d-DĪN R-RĀZĪ
SUR LA FĀTIHA































































© L’Harmattan, 2017
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-11400-2
EAN: 9782343114002

SYSTÈME DE TRANSCRIPTION

7

AVERTISSEMENT
On ne peut parler de la genèse du commentaire coranique de Rāzī,
des enjeux doctrinaux, intellectuels, et religieux ainsi que de ses
conditions historiques, matérielles de production sans parler de
l’évolution de la pensée de cet auteur.
eEn effet, nous avons dit dans notre thèse de 3 cycle que Rāzī a pu
nourrir différents sentiments pendant sa jeunesse et à la fin de sa vie,
pour le philosophe Avicenne. Ce dernier, ne jouit d’aucune admiration
dans les Ma`ālim. Rāzī aurait même écrit par ailleurs que les `Uyūn
lhikma d’Ibn Sīnā sont de piètres idées contrairement à ce que pensent la
1plupart des gens.
Ibn Haldūn nous dit à cet effet : « Quant à ceux qui voudraient
défendre leurs croyances en réfutant les philosophes, qu’ils lisent
AlGhazali et l’Imâm Ibn al – Khatîb (à savoir Rāzī) ; ces deux auteurs
s’éloignent parfois des anciens, mais ils ne suivent pas les modernes
2dans leurs confusions des problèmes et des sujets ».
Nous avons également retenu trois facteurs de ce revirement de Rāzī,
à savoir sa rupture avec la philosophie :
1) Les facteurs socio-politiques : les karramites ou disciples de
Muhammad b. Karrām (ob. 255 H) accusent Rāzī de véhiculer les idées
3mécréantes (kufriyyāt) de Fārābī et d’Avicenne . Ce qui rappelle bien
que les arguments du Tahāfut de Gazālī sont présents dans les esprits
anti-philosophes ou orthodoxes si l’on veut. D’autre part, la mort de
4Suhrawardi a sans doute provoqué une réaction chez Rāzī d’une

1 Cf. : Abdurrahumān Badawī, dans son introduction de l’édition de ‘Uyūn l -
hikma, Beyrouth, 1980.
2 Cf. : Ibn Khaldûn : Discours sur l’Histoire universelle Al -Muqaddima
Traduction nouvelle et notes par Vincent Monteil. Seconde édition tome 3 Sindbad,
Paris, 1967-1968, p. 981-982.
3 Al-Gazālī : Tahāfut l – falāsifa, le Caire s.d, p. 77.
4 Suhrawardi est un condisciple de Rāzī qui a été mis à mort à cause de ses idées
philosophiques et mystiques malgré la protection des princes (cf. : Henry orbin :
Suhrawardi d’Alep (+ 1191) fondateur de la doctrine illuminative (ishraqi) in
Publications de la société des études iraniennes n° 16, Paris, 1939, p. 4.
9 manière ou d’une autre. S’est-il rendu compte que la protection des
princes ne peut rien contre le courroux des juristes bien pensants ? D’où
ce revirement.
2) Une probable influence des mystiques sur la pensée de Rāzī.
En effet, Ibn Taymiyya (ob. 661/1262) rapporte que Rāzī aurait
abandonné ses idées philosophiques après une conversation qu’il eut
5avec un mystique de Hérāt du nom de Šayh Nağm d – Dīn l-Kubrā .
3) L’esprit d’indépendance dont Rāzī a déjà fait preuve même
lorsqu’il était avicennisant. Il s’agit d’un facteur important. En effet,
son souci de clarté l’a poussé à dire déjà : « Les grands [parmi] les
philosophes (de son époque) doivent s’attacher à clarifier certains
arguments du Šayh r -Ra’is (à savoir Ibn Sīnā) afin que ses adversaires
n’aient pas à lui reprocher certaines ambiguïtés qui leur sont
inhérentes » (Mabāhit t. II p. 503).
L’approfondissement de tous ces éléments, comme nous l’avons dit,
apporterait sûrement une contribution dans la connaissance de la pensée
de Rāzī et aiderait peut-être à jeter une lumière sur la genèse de son
œuvre dans son commentaire coranique d’une manière générale et sur
le commentaire de la Fātiha en particulier.
Selon certains historiens de la pensée musulmane l’un des facteurs
les plus importants qui ont amené Rāzī à composer ce grand
commentaire est qu’en voyageant dans le Huwārizm, il se rendit compte
de la diffusion de la doctrine des karramites d’une manière importante.
Il remarqua également le fait que la plupart des gens se tournaient
vers une influence doctrinale qui prenait de l’ampleur sur leur esprit de
manière dangereuse, à savoir le commentaire d’al-Kaššāf d’az-
Zamahšarī le mu‘tazilite. En effet, Ibn Haldūn nous dit : « Récemment,
nous avons reçu un commentaire du texte d’az-Zamahšarī dû à Sharaf
ad -Dîn At-Tîbî, un savant de Tabriz en ’Iraq iranien. Il le suit mot à
mot, mais réfute ses idées et ses arguments mu ‘tazilites, en en montrant
la faiblesse. Il ne manque pas de faire ressortir l’éloquence de tel verset,
mais il s’en tient toujours à l’orthodoxie sunnite. Il s’en tire
6admirablement, avec une parfaite maîtrise de la rhétorique » .
Par conséquent, alors qu’il était à Huwarizm, Rāzī a dû prendre
connaissance de l’engouement des gens pour ce commentaire et les

5 Cf. : Ibn Taymiyya : Mağmū‘a r-rasā’il l-kubrā, le Caire 1966/1386, pp. 52-53.
6 Ibn Khaldûn op. cit. tome 2 p. 909.
10 idées qu’il véhicule ; du coup il s’employa à les combattre en tant
qu’aš‘arite en engageant des controverses avec

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