Le Judaïsme
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Description


Les débuts de l’histoire du peuple juif sont racontés dans la Bible. Depuis
plus de 4000 ans, les juifs ont réussi à préserver toujours et partout leur
identité. Ce livre essaie de répondre aux questions que le lecteur se pose
sur leurs origines et leur histoire afin de mieux comprendre leur religion.
Dans le cadre de sa mini-collection de découverte des religions, Les
éditions NANE nous invitent cette fois-ci sur les traces du judaïsme.
On y aborde de façon très claire les différents aspects de cette religion, en
retraçant son Histoire, mais aussi en découvrant son Art, ses traditions, ce
qu’implique d’être juif au quotidien. Ce livre se lit facilement, même par un
enfant (à partir de 10 ans), et est une excellente introduction au sujet.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 6
EAN13 9782843682254
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Les collections du citoyen    Monde & Société 
Le Judaïsme

Ouvrage collectif Texte : Aliette Desclée de Maredsous Mise à jour : Françoise Serodes
 
 16, rue de Marignan – 75008 Paris Téléphone 01 53 83 95 78 – Fax 01 53 75 36 80 contact@nane-editions.fr    www.nane-editions.fr
 
 
 
 
 
 
 

 
Haïm Korsia, G rand R abbin de F rance, M embre de l’ I nstitut
 
Préface
 
Q u’est-ce que le judaïsme ? C’est la question qu’un homme posa à Hillel l’Ancien, il y a 1900 ans. Ou plus exactement, il lui demanda : « Apprends-moi la Torah, la loi, le temps que je reste sur un seul pied. » Il vivait déjà en « zappant ». Le rabbin, célèbre pour son calme et sa patience, lui répondit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, ce qui veut dire qu’il ne faut pas faire aux autres ce que l’on ne veut pas que l’on nous fasse. Va et apprends, tout le reste n’est que commentaires. » Par cette superbe parabole, le Talmud affirme que, pour le judaïsme, l’homme est au centre des préoccupations du monde et que de la qualité de notre lien avec nos contemporains dépendra la qualité de notre lien à Dieu. La grande réussite du judaïs­me est d’avoir diffusé des idées aussi universelles que l’amour du prochain, le respect du droit des faibles, la nécessité de justice et d’équité.
Notre religion est celle de l’étude, elle est souvent représentée par des rabbins âgés et barbus — comme Rabbi Jacob —, elle n’en puise pas moins son âme chez les enfants qui étudient. En effet, lorsque Rabbi Yohanan s’échappe des ruines de Jérusalem pour reconstruire une maison d’étude à Yavné, il tient dans sa main droite un rouleau de Torah et, à sa main gauche, un enfant, car le judaïsme ne peut se concevoir sans des valeurs à transmettre de génération en génération ; des valeurs sans avenir sont inutiles et un avenir sans valeurs est un mirage. C’était déjà l’enjeu de la confrontation entre Moïse et Pharaon. Ce dernier voulait bien laisser les adultes quitter l’Égypte, mais pas les enfants ni les vieillards. Et lorsque Moïse clame : « Nous partirons avec nos jeunes et nos anciens », il pose comme une évidence première que le judaïsme ne peut se couper ni de son histoire passée ni de son avenir. Voilà pourquoi, le soir de Pâques, nous interrogeons les enfants afin de comprendre ce qui les surprend encore dans notre monde. Nous les encourageons à s’interroger, à oser remettre en question les évidences, mais également à avoir la modestie de savoir se tourner vers les anciens en cas de besoin : « Demande à ton père et il te dira, à tes anciens et ils te raconteront ». Et justement, nos anciens nous disent combien grande est notre responsabilité envers l’ensemble du monde. Être juif, c’est pleurer avec ceux qui pleurent, c’est espérer quand plus personne n’espère, c’est croire que nous sommes associés avec le Créateur dans la gestion du monde et de cette humanité.
Le Grand Rabbin, Jacob Kaplan, qui fut un héros du ju­daïsme contemporain avant d’être le Grand Rabbin de France de 1955 à 1981, citait souvent Charles Péguy, qui affirmait que les antisémites ne connaissaient pas les Juifs. En fait, nous n’expliquons peut-être pas assez ce que nous sommes et ce que nous proposons, et que la manière la plus judicieuse de lutter contre l’antisémitisme est de faire con­naî­tre le judaïsme.
C’est justement l’objet de ce livre, qui veut expliquer comment le judaïsme apporte sa part de lumière à l’histoire de l’humanité, sans rejeter la lumière des autres. Nous cherchons le frère qu’il y a en tout homme et nous espérons toujours que de notre rencontre avec notre prochain naîtra la plus belle chose qui soit : la paix, le Chalam . Que la reconnaissance vienne de la connaissance, et qu’à la question traditionnelle des enfants le soir de Pessah : «  Ma nichtana ?  », « Qu’est-ce qui a changé ?  », nous puissions enfin répondre : « Tout », car les hommes ont changé leur regard sur leurs prochains et en ont enfin fait, malgré les différences, des frères. Je n’ai pas trouvé de plus beau réceptacle pour les bénédictions de l’Éternel que la paix, affirme la sagesse juive.
Que la paix soit le cadeau de ceux qui, comme nos lecteurs, feront l’effort de chercher à comprendre le judaïsme et de ceux qui le vivent.
 
Haïm Korsia, G rand R abbin de F rance, M embre de l’ I nstitut
 
 
* Les mots suivis d’un astérisque sont expliqués dans le  lexique.
 

 
Sommaire
Préface
Un peu d’histoire
Les fondements de la religion juive
Les pratiques religieuses
Le Shabbat et les fêtes religieuses
Du Temple à la synagogue
Le Judaïsme en France
Le Judaïsme dans le monde
Postface
 
Lexique
Collections
Adresses utiles
Un peu d'histoire
L’époque biblique
L es débuts de l’histoire du peuple juif sont racontés dans la Bible.
Abraham
T out commence par Abraham, né il y a plus de quatre mille ans en Mésopotamie, au pays d’Ur, au cœur d’une immense plaine fertile entre deux fleuves, le Tigre et l’Euphrate (aujourd’hui l’Irak). Son histoire est relatée dans le premier livre de la Bible, la Genèse. Obéissant à l’ordre de Dieu, Abraham quitte sa terre pour aller s’établir avec son épouse Sarah, dans le pays de Canaan : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père pour le pays que je t’indiquerai. Je ferai de toi un grand peuple. » (Genèse, 12). « Dorénavant, ton nom sera Abraham ».
 
 

Abraham signifie « père d’une multitude de nations ». Ce nom est donné à Abraham après la circoncision *, qui marque l’alliance avec Dieu « Tu observeras mon alliance de génération en génération… que tous vos mâles soient circoncis… et ce sera le signe de l’alliance entre Moi et vous. » (Genèse, 17)
 
Arrivé sur l’autre rive de l’Euphrate, ce peuple reçoit le nom d’Hébreux, qui veut dire « de l’autre côté ».
Avec ce Dieu qui n’a pas encore de nom, ils inaugurent une relation nouvelle fondée sur une alliance, un contrat. C’est la première alliance entre le peuple d’Abraham et son Dieu. Dieu guide Abraham et lui donne, ainsi qu’à sa des­cen­dance, la patrie de Canaan. Malgré son grand âge, Sarah donne naissance à un fils, Isaac.
Dieu met Abraham à l’épreuve en lui demandant de sacrifier son fils unique Isaac : au moment où il s’apprête à le mettre à mort, une voix venue du ciel l’arrête, lui signifiant que Dieu (qui est un Dieu de vie) ne souhaite pas la mort de l’enfant ; un bélier apparaît et Abraham l’offre à la place de son fils. « Parce que tu ne m’as pas refusé ton fils unique, je te comblerai de bénédictions… »
À sa mort, Abraham fut enseveli dans la grotte de Makpéla, située à l’heure actuelle à Hébron en Israël.
 
 

C’était une pratique courante, à l’époque, d’offrir en sacrifice son fils aîné à Dieu.
Isaac a un demi-frère, Ismaël, né d’Agar, la servante égyptienne de Sarah, la femme d’Abraham. D’Ismaël naîtra un autre monothéisme, l’islam.
 

Le sacrifice d’Isaac , Paul Véronèse.
Isaac
L e nom d’Isaac signifie « rire », car en apprenant qu’ils allaient avoir un enfant dans leur vieillesse, ses parents éclatèrent de rire. Il est le fils d’Abraham et de Sarah et le deuxième des Patriarches * bibliques.
Il est âgé de trente-sept ans au moment de l’ Akedát Yitzhák (ligature d’Isaac). Sa vue est affectée, car alors qu’il était lié...

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