Les Mérites de la lecture du Coran - Kitâb âdâb tilâwat al-Qur´ân
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Les Mérites de la lecture du Coran - Kitâb âdâb tilâwat al-Qur´ân , livre ebook

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Description

Tome I Livre VIII, cet ouvrage s’inscrit dans l’œuvre magistrale de l’imam al-Ghazâlî, Revivification des Sciences de la Religion. Est étudié ici l’un des rites fondamentaux de l’islam ; la lecture du Coran. À titre de Verbe divin, il possède une influence indépendante de toute compréhension quelconque. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est considéré comme remède et miséricorde. En revanche, pour une approche plus technique et intellectuelle, des règles précises régissent la lecture du Coran. Ce sont celles-ci que l’imâm al-Ghazâlî nous détaille ici en quatre chapitres majeurs.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 28 octobre 2015
Nombre de lectures 118
EAN13 9791022501408
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,02€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

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– Revivification des sciences de la religion –
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Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit, réservés pour tous les pays à l’Éditeur.
1435-2014
EAN 9791022500098
Imâm Abû Hâmid Al-Ghazâlî
LES MÉRITES DE LA LECTURE DU C ORAN
(Kitab Adâb tilâwat al-qur’ân Livre VIII du tome I du Ihya ‘ulum ad-Dîn)
Traduction et annotations Fatima BERRADA LAADAM
Formules d’Eulogie
Exalté soit-Il, il s’agit de Dieu.
Prière et salut d’Allah soient sur lui. Il s’agit du Prophète Muhammad.
qu’Allah soit satisfait de lui, est une formule utilisée pour un compagnon.
qu’Allah soit satifsait d’eux deux, est une formule utilisée pour deux compagnons.
qu’Allah soit satisfait d’eux tous, est une formule utilisée pour plus de deux compagnons.
Au nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Louange à Allâh Qui a envoyé un messager à Ses serviteurs et Qui les a dotés de Son Livre révélé, un livre que « Le faux n’atteint [d’aucune part], ni par devant ni par derrière : c’est une révélation émanant d’un Sage, Digne de louange. » 1 Grâce à ses décrets et commandements, ce texte éclaire, aux êtres doués d’entendement, le chemin aisé et la voie rectiligne, et leur ouvre, à travers ses récits et ses nouvelles, les perspectives de la morale et de l’enseignement. Ce livre distingue explicitement le licite de l’illicite, il est une lumière qui sauve les cœurs et les esprits de l’orgueil et de la fierté. Ceux parmi les tyrans qui l’ont enfreint, Allâh les a brisés et ceux qui cherchent le savoir ailleurs seront égarés. Il est le pacte ( habl ) inviolable d’Allâh et Sa lumière éclatante. Il est l’anse la plus solide, le refuge le plus sûr. Il englobe toute chose, de la plus grande à la plus petite et de la plus importante à la plus infime. Ses merveilles sont illimitées et ses prodiges infinis. Les définitions des scientifiques ne peuvent en cerner la portée et la répétition incessante des récitateurs ne peut permettre de l’imiter. C’est ce texte qui a guidé tous les hommes, des premiers aux derniers. Aussi, lorsque les Djinns en entendirent les paroles, ils se hâtèrent d’avertir leur tribu : « Nous avons certes entendu une Lecture merveilleuse, qui guide vers la droiture. Nous y avons cru, et nous n’associerons jamais personne à notre Seigneur. » 2 Tous ceux qui y ont cru sont bien guidés et ceux qui s’y sont attachés seront sauvés. Allâh dit à son sujet : « En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c’est Nous qui en sommes gardien. » 3 . Parmi les principes de sa préservation, tant dans les cœurs que sur les pages des livres ( masâhif ), il y a l’assiduité à sa lecture et la persévérance dans son étude, dans le respect de ses règles et modalités de bienséance et à travers l’observance de ses préceptes implicites et ses principes explicites. A cet effet, il est nécessaire d’exposer et de détailler l’ensemble de ces notions afin d’en déterminer les finalités, et ce dans le cadre de quatre chapitres :

Chapitre 1 : Concernant le mérite du Coran et de ses adeptes.
Chapitre 2 : Concernant les règles de bienséance quant à l’attitude lors de la lecture du Coran.
Chapitre 3 : Concernant la perception interne lors de la lecture.
Chapitre 4 : Concernant la compréhension du Coran et son interprétation par l’avis personnel( arra’y ).
C HAPITRE I S UR LES MÉRITES DU C ORAN, DE SES ADEPTES ET SUR LE BLÂME DE CEUX QUI NÉGLIGENT SA RÉCITATION
Le prophète dit : « Celui qui récite le Coran et qui estime que quelqu’un d’autre a été mieux doté que lui déprécie ce qu’Allâh a anobli . » 4 Il dit aussi : « Aucun intercesseur n’est privilégié par Allâh autant que le Coran, pas même un prophète, un ange, ou une autre (créature). » 5 Il dit ailleurs : « Si le Coran était placé dans du cuir, celui-ci ne serait point touché par le feu. » 6 Le prophète dit également : « La meilleure adoration des gens de ma communauté est la lecture du Coran. » 7 Il dit aussi : « Allâh a récité les sourates « Ta-Ha » et « Ya-Sin » mille ans avant la conception de la création. Lorsque les anges entendirent le Coran, ils dirent : bonheur à la communauté qui va recevoir ceci, bonheur aux cœurs qui vont le porter, et bonheur aux langues qui vont le réciter . » 8 Il dit : « Le meilleur parmi vous est celui qui apprend le Coran et qui l’enseigne. » 9 Le prophète dit ailleurs : « Allâh dit : « Je garantis la meilleure rétribution accordée aux reconnaissants à celui que la lecture du Coran détourne de Mon imploration et de Mon adjuration.» 10 Il dit : « Le Jour de la Résurrection, trois (hommes) seront sur des dunes en musc noir. Jusqu’à la fin des jugements des êtres, ils ne seront ni consternés par la frayeur ni touchés par la rémission des comptes : un homme qui lit le Coran désirant uniquement l’agrément d’Allâh , et un autre qui le lit pour présider la prière d’un groupe d’hommes qui en sont satisfaits. » 11 Il dit : « Les adeptes du Coran sont les élus d’Allâh et Ses privilégiés. » 12 Il dit aussi : « Les cœurs se rouillent comme se rouille le fer. » « Ô messager d’Allâh ! Comment donc leur rendre leur éclat ? » demandèrent les compagnons. « Par la récitation du Coran et le rappel de la mort », 13 répondit le prophète .
Les paroles des pieux Anciens
Abû ’Umâmah Al-Bâhilî dit : « Lisez le Coran et ne soyez pas séduits par ces masâhifs en suspens, car Allâh ne châtie pas un cœur contenant le Coran. » Ibn Mas’ûd dit : « Si vous aspirez à la connaissance répandez le Coran, car il contient la science des premiers et des derniers. » Il dit aussi : « Lisez le Coran, vous serez récompensés pour chaque lettre de dix hassanâtes . Je ne dis pas que « alif-lâm-mîm » 14 est une lettre, mais « Alif » est une lettre, « Lâm » est une lettre, et « Mîm » est une lettre. » Il dit également : « Que l’un d’entre vous se teste uniquement par rapport au Coran. S’il aime et admire le Coran, c’est qu’il aime Allâh et Son prophète . S’il déteste le Coran, c’est qu’il déteste Allâh et Son prophète. » ‘ Amr Ibn Al-‘Âç dit : « Chaque verset du Coran constitue un niveau supérieur au paradis et une lumière au sein de vos demeures. » Il dit aussi : « Celui qui lit le Coran, la prophétie est insérée dans son cœur, sauf qu’il ne reçoit pas de révélation. » Selon Abû Hurayra : «Dans une maison où on récite le Coran, le nombre des occupants augmente et l’opulence s’accroît, les anges s’y installent et les diables la désertent. Alors que dans celle où on ne récite pas la parole d’Allâh, le nombre des occupants se réduit et les biens diminuent, les anges la désertent et les diables s’y installent.» Ahmad Ibn Hanbal relate : « J’ai vu Allâh en songe et Lui ai demandé : « Seigneur ! Quel est le meilleur acte par lequel Tes proches serviteurs se sont rapprochés de Toi ? » « Par (la lecture de) Mes paroles », répondit le Seigneur. « Avec ou sans compréhension ? » s’enquit Ibn Hanbal. « Avec et sans compréhension ! » répondit le Seigneur . Ibn Ka’b dit : « Lorsque les gens entendront le Coran de la part d’Allâh , au Jour de la Résurrection, ils auront l’impression de ne l’avoir jamais entendu auparavant. » Ibn ‘Ayyâd dit : « Il sied au porteur (conservateur) du Coran de n’avoir d’obligation envers personne, ni gouvernants ni gouvernés. Ce sont plutôt les autres qui doivent avoir besoin de lui. » Il dit aussi : « Le porteur du Coran est porteur de l’emblème de l’islam, il ne lui convient nullement de prendre part au divertissement des divertis, ni à la distraction des distraits, ni au bavardage des commères, et ce par égard pour le Coran qu’il porte. » Sofiane At-Thawrî dit : « Lorsqu’un homme lit le Coran, un ange l’embrasse sur le front. »Selon Ibn Maymûn : « Celui qui ouvre un Coran, après la prière de l’aube, ( sobh ) et en lit cent versets, Allâh porte son œuvre au niveau de celle de l’ensemble des gens de la terre. » On rapporte, par ailleurs, que Khâlid Ibn ‘Oqba vint un jour voir le prophète et lui dit : « Récite-moi le Coran! » Le prophète se mit alors à réciter : « Certes, Allâh commande l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. » 15 L’homme demanda au prophète de relire, écouta attentivement, puis dit : « Par Allâh ! Ceci (le Coran) est empreint de subtilité et de grâce, le fond en est feuillu et la surface fructueuse. Certes, l’homme est incapable de dire de telles paroles ! » 16 Al-Hassan dit : « Par Allâh, il n’y a nulle richesse hormis celle du Coran et aucune pauvreté au-delà (de la richesse) du Coran. » Selon Al-Fadîl : « Celui qui récite la fin de sourate « le Rassemblement » ( al-Hachr ) le matin et meurt durant la même journée portera le sceau des martyrs. Celui qui la récite le soir et meurt pendant la nuit portera le sceau des martyrs. » Al-Qâsim Ibn ‘AbdAr-Rahmâne relate : « J’ai dit une fois à un ascète : « Y’a-t-il un moyen de nous divertir ? » L’homme tendit aussitôt la main vers le livre coranique, le mit sur ses genoux et dit : « Le voici ». Selon ‘ Alî Ibn Abû Talib : « Trois (actes) facilitent la mémorisation et combattent le flegme : le siwâk , le jeûne et la lecture du Coran. »
Le blâme de la lecture des inattentifs
Anas Ibn Mâlik dit : « Peut-être bien qu’un lecteur récite le Coran alors que le Coran est en train de le maudire. » Maysara dit : « Le Coran dans le cœur du pécheur est le fait le plus insolite. » Abû Salmâne Ad-Daradânî dit : « Les gardiens (de l’Enfer) sont plus prompts à l’égard des porteurs du Coran qui désobéissent au Seigneur , qu’ils ne le sont envers les adorateurs des statues ayant désobéi au Seigneur ( subhânah) après (la révélation) du Coran. » D’autres savants disent : « Lorsque le fils d’Adam lit le Coran, s’embrouille puis reprend la lecture, il lui est dit : « Que fais-tu de Ma parole ? » Ibn Ar-Rammâh dit : « J’ai regretté d’avoir mémorisé le Coran lorsque j’ai appris que, au Jour de la Résurrection, les gens du Coran seront interrogés au même titre que les prophètes. » Selon Ibn Mas’ûd : « Il sied au porteur du Coran de se distinguer par sa récitation la nuit lorsque les gens dorment et la journée lorsqu’ils s’en détournent. Il lui convient de se différencier par son chagrin lorsque les autres se réjouissent, par ses pleurs quand ils rient, par son silence pendant qu’ils bavardent et par son humilité alors qu’ils se pavanent. Celui qui porte le Coran se doit d’être humble et indulgent. Il ne peut être grossier ou arrogant ni criard ou braillard. » Le prophète dit : « Les plus grands hypocrites de cette communauté sont ses lecteurs . » 17 Il dit aussi : « Récite le Coran tant qu’il te dissuade de faire le mal. Si tel n’est pas le cas, c’est que tu ne le lis point . » 18 Il dit ailleurs : « Ne croit nullement au Coran celui qui se permet ce que le Coran interdit. » 19 Selon l’un de nos prédécesseurs : « Un serviteur peut entreprendre la lecture d’une sourate et les anges de prier pour lui jusqu’à ce qu’il en achève la lecture, pendant qu’un autre ouvre une sourate et ils se mettent à le maudire jusqu’à la fin (de sa lecture). » « Comment cela ?» interrogea-t-on. « Lorsqu’il en observe le licite et s’écarte de l’illicite, les anges prient pour lui, sinon ils le maudissent. » répondit l’homme. Un autre savant dit : « Le serviteur peut, en lisant le Coran, se maudire sans le savoir. Il peut dire : « Que la malédiction d’Allâh (frappe) les injustes. » 20 alors qu’il est injuste et coupable envers lui-même ; ou bien lire : « …la malédiction d’Allâh sur les menteurs » 21 pendant qu’il en fait partie. » Al-Hassan dit : « Vous avez fait de la récitation du Coran des étapes (à franchir), et de la nuit une monture pour le parcourir. Vos prédécesseurs, quant à eux, y percevaient des messages de leur Seigneur qu’ils méditaient la nuit et qu’ils mettaient en application le jour. » Ailleurs, Ibn Mas’ûd dit : « Le Coran leur a été révélé pour qu’ils le mettent en œuvre, or ils ont fait de son étude leur œuvre. L’un de vous peut réciter le Coran, du début « Fatiha » jusqu’à la fin, sans en négliger la moindre lettre, alors qu’il en néglige les enseignements. » Un hadith d’Ibn ‘Omar et de Jundub cite : « Nous avons vécu une longue période durant laquelle l’un d’entre nous percevait d’abord la foi avant de recevoir le Coran. Puis, lorsque Mohammad recevait une sourate, on en apprenait le licite et l’illicite, les prescriptions et les prohibitions, et on s’arrêtait sur ses enseignements. J’ai par la suite vu des hommes qui recevaient le Coran avant d’avoir la foi, ils le lisaient d’un bout à l’autre, se contentant d’en éparpiller précipitamment les paroles, sans s’arrêter sur ses enseignements et sans en saisir ni les recommandations ni les interdictions.» 22 À ce propos, une parole de la Torah dit : « Ô mon serviteur ! N’as-tu pas honte ? Tu reçois un écrit de l’un de tes frères, alors que tu es chemin faisant, tu t’arrêtes, tu te mets à le lire et à le méditer lettre par lettre, pour que rien ne t’en échappe. Ceci est le Livre que Je t’ai révélé, regarde tout ce que J’y ai détaillé pour toi, et combien J’ai insisté pour que tu le médites de long en large, et voilà que tu en es détourné. Suis-Je donc pour toi moins important que certains de tes frères ? Ô mon serviteur ! Lorsque l’un de tes frères vient à toi, tu le reçois soigneusement et tu écoutes ses paroles attentivement. Si quelqu’un d’autre te parle ou essaye de détourner ton attention, tu lui fais signe de cesser. Me voici venant à toi, t’adressant la parole, alors que ton cœur est détourné de Moi. Ai-Je moins d’importance à tes yeux que certains de tes frères ? »
C HAPITRE II LES DIX RÈGLES DE BIENSÉANCE LORS DE LA RÉCITATION
1 - L’état du récitateur :
Le lecteur doit être en état de pureté rituelle et avoir une attitude respectueuse et sereine. La face tournée vers la qibla , la tête inclinée, il peut se mettre soit debout soit assis, mais il ne peut ni s’adosser, ni s’accroupir, ni se tenir dans une posture arrogante. Son apparence doit être similaire à celle d’un élève entre les mains de son maître. Pour la récitation durant la prière, la meilleure position reste la station debout, qui fait partie des œuvres les plus méritoires, notamment lorsque la prière est accomplie au sein d’une mosquée. Cela dit, la personne qui récite le Coran en position allongée, sans être en état de pureté, a également son mérite, mais il est moindre que le précédent. Allâh dit à ce sujet : « Ceux qui, debout, assis, couchés sur leurs côtés, invoquent Allâh et méditent sur la création des cieux et de la terre (disant) : Notre Seigneur! Tu n’as pas créé cela en vain. Gloire à Toi! Garde-nous du châtiment du Feu. » 23 La parole divine approuve certes les différentes postures lors de l’invocation, la position debout est néanmoins citée en premier lieu, ensuite [seulement] sont évoquées successivement les positions assise et allongée. ‘Alî dit à ce sujet : « Celui qui récite le Coran pendant la prière, en position debout, aura pour chaque lettre cent bonnes actions ( hassanates ), celui qui le récite en étant assis en aura cinquante. Celui qui en fait la récitation en dehors de la prière, en état de pureté rituelle, aura vingt cinq hassanates , et celui qui fait cette récitation, sans être en état de pureté, en aura dix. Aussi, la récitation du Coran lors d’une veillée nocturne est plus méritoire, car le cœur y est disponible et réceptif. » Selon Abû Dharr Al-Ghifârî : « Certes la multitude des prosternations pendant la journée (est bénéfique), mais le prolongement de la veillée nocturne reste bien meilleur. »
2 - La proportion de la récitation :
A cet égard, les liseurs ont des habitudes diverses, variant entre l’amplification et la réduction de cette proportion. Ainsi, un groupe parmi eux achève en l’espace d’un jour et d’une nuit une lecture intégrale du Coran ( khatmah ), un deuxième en effectue deux, un troisième en atteint trois, alors qu’un autre groupe étale cette lecture sur tout le mois. La référence la plus pertinente, quant à ces évaluations, est la parole du prophète qui dit : « Celui qui lit le Coran (en entier), en moins de trois (jours), n’en perçoit pas les sens. » 24 Aussi, en lire plus (durant cette même période) fait obstacle à la bonne récitation. On rapporte à cet effet que ‘Aicha entendit un homme débiter le Coran de manière expéditive, puis dit : « Celui-ci n’a pas récité le Coran et ne s’est pas non plus tu. »Par ailleurs, « le prophète recommanda à ‘Abd Allâh Ibn ‘Umar d’achever l’ensemble de sa récitation une fois tous les sept jours » 25 . C’est pourquoi, un nombre de compagnons , dont ‘Uthmâne, Zayd Ibn Thâbit, Ibn Mas’ûd et Ubay Ibn Ka’b, clôturaient leur récitation intégrale ( katmah ) chaque vendredi. Il existe, par conséquent, quatre niveaux quant à l’accomplissement du khatm . Le premier consiste à achever la récitation en l’espace d’un jour et d’une nuit, une pratique jugée détestable par un groupe de savants. Le second se limite à une seule récitation par mois, en lisant chaque jour l’un des trente chapitres ( juz’ ) du Coran. Ce dernier est considéré comme un écourtement exagéré de la proportion récitée, tout comme le premier en est une extension excessive. Entre ces deux étapes se trouvent deux niveaux modérés : l’un tend à achever la lecture une fois par semaine et le second deux fois par semaine, soit sur trois journées approximativement. Il est préférable, en outre, de terminer l’une des lectures la nuit et l’autre la journée. La clôture ( khatmah ) du jour devant se faire le lundi pendant ou après la prière de l’aube ( al-fajr ), celle de la nuit la veille du vendredi, pendant ou après la prière du coucher du soleil ( al-maghrib ).Le lecteur accueille ainsi l’arrivée de la journée et celle de la nuit en ayant achevé une lecture ( khatmah ). Aussi, lorsque le liseur achève sa récitation au début de la nuit, les anges se mettent à prier sur lui jusqu’au matin ; et quand il l’achève le matin, les anges prient sur lui jusqu’au soir. La bénédiction des lectures s’étend, de la sorte, à l’ensemble de la journée et de la nuit. En somme, la proportion à réciter est déterminée en fonction des conditions suivantes : si le lecteur est un adorateur, un disciple empruntant la voie active, il ne lui convient pas de faire moins de deux lectures intégrales par semaine. S’il est un disciple par la voie du cœur et de l’esprit, ou qu’il s’occupe de diffuser la connaissance, il peut se limiter à une seule lecture par semaine. En outre, si son esprit est absorbé par la compréhension des notions du Coran, il peut alors se contenter d’une lecture par mois, car cela requiert d’innombrables répétitions et une incessante méditation.
3 - La répartition (du texte coranique) :
Celui qui achève la lecture du Coran en une semaine découpe le texte en sept parties. Ce sont, en fait, les compagnons qui ont établi cette répartition. 26 On rapporte, à ce propos, que ‘Uthmâne débutait sa lecture la nuit du vendredi, il lisait alors à partir de sourate « La Vache » ( Al-Baqarah ) jusqu’à la sourate « La Table Servie » ( Al-Ma’idah ) ; le samedi, il lisait de la sourate « Les Troupeaux » ( Al-An’âm ) jusqu’à « Hûd » ; le dimanche de « Joseph » ( Yûssuf ) à « Marie » ( Mariam ) ; le lundi de « Ta - Ha » à « T â-sîn-mîm, Mûssa wa Fir’awn » ; le mardi de la sourate « Les Araignées » ( Al-‘ankabût ) à « S âd » ; le mercredi de « Tanzîl » à « Le Miséricordieux » ( Ar - Rahmân ), et il clôturait sa lecture la nuit du jeudi. Ibn Mas’ûd répartissait également sa lecture du Coran (sur la semaine) mais adoptait un découpage différent. On dit que les parties ( ahzâb ) du Coran sont au nombre de sept : la première comprend trois sourates, la seconde cinq, la troisième sept, la quatrième neuf, la cinquième onze, la sixième treize, et la septième commence par la sourate « Qâf » et se termine à la fin du Livre. C’est donc ainsi que les compagnons avaient réparti le Coran et c’est ainsi qu’ils en faisaient la lecture, conform

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