Qui sauver ? L’homme ou le chien ?
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Description

Voici enfin le livre accessible et complet que l’on attendait sur la question animale. Clair et bien informé, écrit par un spécialiste de l’éthique, il évite les écueils tant de la propagande que des caricatures journalistiques pour proposer un état des lieux impartial et équilibré sur le problème du statut à accorder aux animaux. Non, tous les défenseurs de la cause animale ne préféreront pas sauver un chien plutôt qu’une personne handicapée. Oui, l’homme se rattache sans contestation possible au règne animal. Mais non, ce n’est pas parce qu’il partage 99 % de ses gènes avec le chimpanzé qu’on peut en déduire qu’il est un singe comme les autres. Et non, considérer qu’il se distingue des autres animaux n’est pas un blanc-seing pour qu’il les maltraite.

Mettant au jour les véritables enjeux, parfois vertigineux, de ces questions qui hantent désormais notre actualité, cet ouvrage, tout en faisant montre d’un authentique humanisme, offre au lecteur un bien des plus rares : le moyen de se forger son propre jugement loin des excès manichéens.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 avril 2021
Nombre de lectures 1
EAN13 9782728930821
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0027€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Jacques Ricot
Qui sauver ? L’homme ou le chien ?
SUR LA DISSOLUTION DES FRONTIÈRES ENTRE L’HOMME ET L’ANIMAL
Du même auteur
Étude sur l’humain et l’inhumain , Pleins Feux, [1997] 2004.
Leçon sur « La Perception du changement » de Henri Bergson , PUF, 1998.
Leçon sur savoir et ignorer , PUF, 1999.
Peut-on tout pardonner ? , Pleins Feux, [1999] 2001.
Leçon sur l’« Éthique à Nicomaque ». Livres sur l’amitié , PUF, 2001.
Leçon sur la paix , PUF, 2002.
Dignité et euthanasie , Pleins Feux, 2003.
Philosophie et fin de vie , Presses de l’EHESP, 2003.
Éthique du soin ultime , Presses de l’EHESP, 2010.
Apprendre à philosopher avec Jacques Ricot , coffret 2 CD, ­Frémeaux/M-Éditer/Fidélité, 2009.
De quoi parlons-nous lorsque nous parlons d’euthanasie ? , M-Éditer, 2010.
Le bonheur est-il le but de l’existence ? , M-Éditer, 2010.
Naître et mourir, c’est la condition humaine , M-Éditer, 2010.
Qui est le prochain ? , M-Éditer, 2011.
Peut-on encore penser l’étranger comme un hôte ? , M-Éditer, 2012.
Du bon usage de la compassion , PUF, 2013.
Le suicide est-il un droit de l’homme ? , M-Éditer, 2015.
Penser la fin de vie (nouvelle édition), Hygée, [2017] 2019.
À Maryvonne, qui avait rêvé d’être bergère.
Introduction
C’est arrivé entre la poire et le fromage.
Ou, plus exactement, entre le fromage et la poire, depuis l’ordre gastronomique décidé par la cour du roi de France en opposition aux mœurs britanniques. Nous étions donc à table, là où se conjuguent harmonieusement et selon une gradation bien française, d’abord le plaisir de la conversation, ensuite l’agrément gustatif, enfin l’apaisement de la faim.
Mon jeune voisin, titulaire d’une licence en biologie, avait soigneusement laissé sur le bord de son assiette quelques morceaux de poulet. Le geste, bien que discret, vraisemblablement pour ne pas offenser la maîtresse de maison, ne m’avait pas échappé et, comprenant que j’étais assis à côté d’un végétarien comme le sont 3 % des Français, j’avais entamé avec lui un échange fort instructif sur ce qui est devenu une des grandes affaires du siècle, à l’égal du réchauffement climatique et des pandémies mondialisées dans lesquelles le rapport à l’animal a sa part : la consommation de la chair animale, ses conséquences pour le devenir de la planète et aussi le statut que nous devrions accorder à l’animal, ou plus exactement aux animaux dans leur infinie diversité. Enfin, de moins en moins infinie.
À l’arrivée du plateau de fromages, l’étudiant en biologie ne se servit pas et je compris alors qu’il n’avait pas seulement renoncé à la viande et au poisson, mais qu’il était aussi végétalien, refusant donc de s’alimenter avec des produits animaliers comme le lait, le miel, les œufs. J’ignore quel est le nombre de végétaliens. La conversation s’animait aimablement avec mon interlocuteur. Et moi, plutôt flexitarien mou (sans doute un pléonasme), c’est-à-dire simplement soucieux de limiter ma consommation de chair animale, comme, paraît-il, un tiers des Français, j’étais heureux d’approfondir une question devenue omniprésente dans les préoccupations contemporaines.
J’avais d’ailleurs été personnellement touché par la lecture d’un ouvrage philosophique sur les nourritures et leur enjeu politique puisque manger, c’était toujours être aux côtés de convives invisibles : les jardiniers, les éleveurs, les intermédiaires des circuits commerciaux et économiques, et aussi, bien sûr, les animaux que nous consommons 1 . Je m’apprêtais à demander à mon sympathique voisin s’il s’abstenait d’utiliser la totalité des produits d’origine animale comme la laine, le cuir ou certains cosmétiques, et, même, s’il critiquait le recours aux chiens guides d’aveugles, bref, s’il était un adepte du véganisme intégral, à l’instar du gros demi-million de pratiquants recensés chez nos amis britanniques. Mais je n’en eus pas le loisir.
La corbeille de fruits n’était pas encore arrivée sur la table que l’échange s’est enflammé assez soudainement quand mon voisin déclara :
– L’homme n’est qu’un prédateur et il n’y a aucune raison de lui donner une quelconque prépondérance sur les animaux. D’ailleurs, mes études de biologie m’ont conforté dans cette évidence : l’homme lui aussi est un animal.
– Oui, répondis-je, mais est-il un animal comme les autres ?
– Non, même pas, répliqua-t-il. Il n’est pas « comme » les autres, car c’est un animal de la pire espèce qui soit puisqu’il s’autorise à tuer et à consommer les autres animaux alors qu’il pourrait s’en dispenser. Il ne mérite donc pas une considération particulière.
C’en était beaucoup pour moi, humaniste à l’ancienne, et je crus alors devoir quitter le registre classique de la discussion argumentée en recourant à ce qu’on appelle parfois une expérience de pensée. C’est un procédé qu’affectionnent certains philosophes mais dont, pour ma part, je n’aime pas abuser. Néanmoins, nous étions à table, un bon vin avait accompagné le fromage.
– Supposons, dis-je dans une improvisation que je crus éloquente, que nous nous promenions vous et moi au bord de la Loire avec un chien errant aboyant joyeusement à nos côtés. Je joue avec le chien, un peu imprudemment, trop près de la rive, et nous voilà déséquilibrés : le chien et moi chutons dans le fleuve et nous sommes en train de nous noyer, chacun dérivant de son côté. Vous êtes un excellent nageur, moi non. Qui allez-vous choisir de sauver en priorité ?
Bien sûr, dans l’échauffement du débat, mon exemple était assez bancal, car le plus souvent, dans la réalité, les chiens sont assez habiles pour se tirer d’affaire eux-mêmes. Mais les amateurs d’expériences de pensée aiment perturber nos manières de réagir en prenant quelques libertés avec les situations de la vie réelle. Et puis, notre discorde courtoise commençant à intéresser les autres convives, j’étais assuré d’un triomphe facile pour clore la discussion, tant la réponse à ma question paraissait évidente.
Je me trompais.
L’étudiant eut cette réplique :
– Je choisirais de sauver d’abord le chien car lui ne possède pas les vices des membres de notre espèce. Celle-ci n’a aucune raison de revendiquer une place supérieure.
J’ai d’abord cru à une plaisanterie, mais non. Je n’ai trouvé alors que cette piteuse parade :
– Eh bien ! j’éviterai de me promener avec vous et un chien perdu sur un quai, surtout si celui-ci est dangereusement glissant.
Quelques semaines plus tard, lors d’un autre repas, mais cette fois sans attendre le fromage ou la poire, je me suis retrouvé en face d’une lycéenne, primesautière et fort attachante. Elle racontait les derniers jours de la vie de son chat atteint d’un cancer. Le vétérinaire, très pessimiste sur l’évolution de la maladie, avait évoqué un traitement de la dernière chance, une opération chirurgicale assez coûteuse mais dont l’efficacité était très loin d’être garantie. Malgré cette mise en garde, la famille, dont les revenus étaient pourtant modestes, décida de dépenser presque l’équivalent d’un mois de salaire pour tenter de sauver l’animal. En vain. Celui-ci ne survivra que durant quelques semaines après l’intervention. L’histoire était attendrissante et la détresse de la jeune fille inspirait la compassion. Mais je n’ai pu m’empêcher de constater qu’on avait donné ici beaucoup de valeur à l’animal. Immanquablement, après son récit, m’est revenue en mémoire ma mésaventure avec l’étudiant en biologie. Alors, j’ai pris le risque de proposer la même expérience de pensée en remplaçant seulement le chien errant par le chat de la demoiselle. Cette fois-ci, la lycéenne ne s’est pas attardée sur les qualités et les défauts comparés de l’espèce humaine et de l’espèce canine ou féline.
– C’est bien évidemment mon chat que j’essaierais de sauver en premier lieu, car c’est de lui que je me sens le plus proche. Or vous, je ne vous connais pas assez, vous ne faites pas partie de mon cercle.
Je suis resté aphasique. J’avais sans doute été un peu téméraire, dans cette situation comme dans la précédente, en mettant en scène ma petite personne dans une expérience de pensée, face à des convives inconnus. Mais je me suis ressaisi : après tout, j’étais moi-même un représentant de l’espèce humaine, non ? Et quelque chose me troublait dans les réactions de mes ardents interlocuteurs. D’où leur venait cette quiète assurance les conduisant à préférer dans le premier cas « les » animaux aux humains, considérés les uns et les autres dans leur généralité, et dans le second, « un » animal singulier à « un » être humain quelconque ? Que se passait-il donc ?
Dans un petit travail antérieur sur l’humain et l’inhumain, conduit au milieu des années 1990 dans un but de vulgarisation, j’avais pris au sérieux la question de l’animal 2 . Succinctement et très classiquement, je partais de la féconde tradition léguée par les Grecs, leur philosophie et leur mythologie, et trouvais pertinent de situer l’homme entre les dieux et les bêtes. J’avais été aussi marqué par le geste théorique de Lévi-Strauss cherchant à rapatrier l’homme dans l’ensemble du vivant et dénonçant sans ménagement la morgue dont notre espèce était coupable vis-à-vis de la nature. Attentif à la célèbre formule de ­Bentham, selon laquelle il fallait se demander si l’animal pouvait souffrir, et non pas d’abord s’il pouvait parler ou raisonner, j’en avais conclu que si l’animal n’était pas notre prochain, du moins était-il notre proche. Cette formule se voulait un peu réactive à l’affirmation, trop catégorique à mes yeux, d’un essai qui venait tout juste de paraître, sous la plume de Florence Burgat, Animal, mon prochain 3 . Aujourd’hui encore, je reste dubitatif devant l’application au monde animal de tout un lexique réservé habituellement à l’humain. Cela dit, il est indiscutable qu’un examen de conscience s’imposait à une humanité un peu trop sûre d’elle-même et arrogante à l’endroit des animaux.
Dans les années 1990, la préoccupation animale mobilisait des auteurs français qui commençaient à s’approprier la réflexion entreprise depuis longtemps dans le milieu anglo-saxon, soit pour la prolonger, soit pour la questionner, mais avec un outillage largement redevable aux habitudes de pensée héritées de la philosophie continentale européenne. Le kantisme inspirait Luc Ferry dans un essai brillant et instructif malgré certaines approximations 4 , et c’était la phénoménologie qui animait le travail de ­Florence Burgat, tout comme celui d’Élisabeth de Fontenay, en 1998, dans l’impressionnante somme proposée par son maître-livre Le Silence des bêtes 5 . Enfin, Jacques Derrida s’était mêlé à la réflexion en faveur de l’animal, en revisitant la tradition philosophique dans un ouvrage publié à titre posthume, L’animal que donc je suis 6 . Ce philosophe influent faisait remonter son intérêt pour la question animale au jour où il avait éprouvé un sentiment de honte en se promenant nu devant son chat. Je n’ai jamais ressenti la moindre gêne à déambuler dans le plus simple appareil en présence d’un chat, mais la réflexion de Derrida portait plus loin que cette simple expérience privée. « L’animal nous regarde, écrivait-il, et nous sommes nus devant lui 7 . »
Deux ou trois décennies plus tard, à l’aube des années 2020, la question animale s’est installée dans le paysage avec une production éditoriale non seulement journalistique, avec son lot inévitable de simplifications, mais aussi académique, enflant de semaine en semaine, avec des chercheurs avides de soutenir une cause militante nouvelle et exaltante, cause à laquelle les jeunes générations sont très sensibles. Et la pandémie du Covid-19 a imposé un nouveau terme jusque-là connu des seuls scientifiques, la « zoonose », qui désigne les maladies ou infections qui se transmettent de l’animal à l’homme. La coexistence avec l’animal exigeait une approche renouvelée. « Or toutes les crises sanitaires de nature infectieuse ont peu ou prou pour origine un vecteur animal qui sert de réservoir ou d’hôte intermédiaire. Tant que ce réservoir est enclos ou marginal, tant que les hommes n’ont pas de contacts directs avec lui, la transmission reste rare, voire inexistante. Mais survient une relation inattendue et nouvelle, et l’épidémie se répand comme une traînée de poudre 8 . »
Occupé à d’autres tâches dans le cadre de l’éthique médicale, du handicap, de la fin de vie, j’ai assisté à l’explosion de la question animale et observé, d’abord de loin, la manière dont elle était problématisée.
Je savais bien, pour fréquenter depuis longtemps la littérature sur le sujet, que les défenseurs sérieux de la cause animale n’adhéraient aucunement aux propos des deux jeunes gens qui furent mes convives d’un soir. Pourtant, leurs outrances juvéniles, aussi naïves que choquantes, ne peuvent pas être ignorées, car elles sont l’indice d’une évolution lourde des mentalités que certains animalistes anglo-saxons ont anticipée. Par exemple, Tom Regan, l’une des figures historiques de la cause animale, proposait l’expérience de pensée suivante : quatre personnes et un chien sont sur un canot de sauvetage en train de couler parce qu’il y a un individu en trop. Il considère alors légitime de jeter le chien par-dessus bord. J’ai déjà dit mon peu d’appétence pour les expériences de pensée si éloignées de la vraie vie, mais au moins, on pouvait se sentir soulagé par un tel raisonnement qui ne brouillait pas trop les frontières, contrairement à celui que me tenaient mes jeunes voisins de table. Sauf que l’une des variantes du canot de sauvetage, proposée par le même auteur, supposait qu’une personne en état de coma irréversible se trouvait parmi les quatre humains, et, cette fois-ci, pas d’hésitation, c’était d’elle qu’il fallait se délester. Ce qui commençait à semer un certain trouble. C’est d’ailleurs le but de beaucoup d’expériences de pensée dont on ne sait pas toujours très bien si elles poursuivent un objectif de réflexion approfondie ou si elles ne cherchent pas plutôt à ébranler les dispositions morales du cœur et l’intelligence des humains. Mais, comme souvent, c’est dans la vraie vie que se posent les bonnes questions. Le même Tom Regan s’était offusqué qu’on eût prélevé un jour le cœur d’un babouin pour tenter de sauver un enfant. Ce n’était plus une expérience de pensée. Cette fois-ci, il était clair que sa réaction avait à voir avec un déplacement de frontières aux conséquences éthiques évidentes. Vraisemblablement, les deux jeunes gens, eux non plus, n’auraient pas admis que l’on sacrifiât un animal pour sauver un être humain inconnu d’eux.
Il fallait donc s’interroger sur la nature de la frontière entre l’homme et l’animal, sa porosité et son étanchéité n’étant pas appréciées par les uns et par les autres de la même manière. Et pour cela, il était nécessaire d’éviter toute caricature et d’essayer d’entrer honnêtement dans la démarche du courant animaliste.
Je dois dire ma dette à l’égard de deux auteurs, différents dans leurs visées respectives, et dont on verra dans les pages qui suivent que je les ai souvent sollicités : Corine Pelluchon et Étienne Bimbenet.
J’avoue que la fréquentation assidue des travaux de la première a fait bouger quelque peu mes lignes personnelles. Quant à Étienne Bimbenet, qui ne se réclame pas de l’animalisme, son approche intellectuellement courageuse a consisté, avec des outils venus de la phénoméno­logie et dans le respect d’un strict darwinisme, à résister à la dissolution des frontières entre l’homme et l’animal, objet central de la présente publication. L’Animal que je ne suis plus (en écho, plus qu’en opposition, avec celui de ­Derrida) et Le Complexe des trois singes sont deux ouvrages majeurs permettant de ne pas se laisser intimider par les effets déstabilisants d’un livre publié quelques années auparavant sous un titre d’autant plus provocateur qu’il n’était pas assorti d’un point d’interrogation : La Fin de l’exception humaine 9 . Revêtue d’une majuscule solennelle par l’auteur lui-même, la Thèse que ce livre entendait récuser en premier lieu était qu’une différence de nature (selon le terme technique : une « rupture ontique ») pût exister entre l’homme et tous les autres être vivants. ­L’auteur, Jean-Marie Schaeffer, par ce type d’ouvrage engagé, avait suscité en son temps de vives et stimulantes controverses dans le milieu académique et au-delà. Étienne Bimbenet a eu le mérite de reprendre sereinement et sérieusement le dossier du propre de l’homme et même d’oser réhabiliter une forme d’anthropo­centrisme malgré la disgrâce dans laquelle ce concept est tombé. « Chaque fois, écrit-il, que nous prétendons nous rapprocher de l’animal, c’est par un comportement savant, moral ou critique qui inévitablement creuse la distance entre eux et nous 10 . » Et s’il insiste sur la séparation entre l’homme et l’animal, c’est pour montrer que c’est la condition requise pour en prendre soin.
Enfin, j’ai voulu clore ce livre en revenant sur trois points de friction, récurrents dans les débats contemporains autour de la question animale : certaines thèses soutenues par Peter ­Singer, le rôle de la philosophie de ­Descartes, l’influence du monothéisme juif et chrétien.

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