Serviteur de Dieu et de l humanité
409 pages
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Serviteur de Dieu et de l'humanité , livre ebook

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Description

Benoît XVI partage son histoire pour la première fois depuis sa renonciation. Joseph Ratzinger est largement reconnu comme l'un des plus brillants théologien et dirigeant spirituel de notre époque. Il est né en Allemagne en 1929 et la montée du nazisme et de la guerre ont profondément marqué sa vie. Ratzinger a été élu pape en 2005, prenant le nom de Benoît XVI. Il a ouvert un chemin de purification pour l'Église catholique romaine à un moment où elle a été secouée par des scandales financiers et des scandales de violences sexuelles. Il a répété à plusieurs reprises que l'Europe devait retrouver ses racines chrétiennes et construire un nouvel humanisme pour le XXIe siècle.

Benoît XVI a été mal compris par beaucoup et, en 2013, il a étonné le monde en démissionnant de la papauté. Beaucoup ont vu dans ce geste comme un signe du déclin du catholicisme, mais c'était le contraire : c'était une graine nécessaire pour ouvrir l'Église à une dimension vraiment universelle et au renouvellement entrepris par son successeur.
Ce livre est préfacé par le pape François et contient le premier entretien de Benoît XVI depuis la fin de son pontificat.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 18 août 2017
Nombre de lectures 19
EAN13 9782728924127
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0112€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Elio Guerriero
SERVITEUR DE DIEU ET DE L'HUMANITÉ
LA BIOGRAPHIE DE BENOÎT XVI
Préface du pape François
Traduit de l'italien par Alexandre Joly
MamE
Table des matières
Préface du pape François
Introduction

I. Dans l’Allemagne du Troisième Reich
II. En route vers le sacerdoce
III. L’adolescent en théologie
IV. À Rome pour le Concile
V. Le monde se détourne de Dieu
VI. Joyeuses retrouvailles avec la théologie
VII. Archevêque de Munich
VIII. Premières années à Rome
IX. Inquisiteur ou défenseur des plus simples ?
X. « Un tournant pour l’Europe ? »
XI. L’an 2000
XII. Que cette vie est rude !
XIII. L’ours de saint Corbinien restera finalement à Rome
XIV. Obstacles dans la gouvernance
XV. Le dernier pape de Vatican II
XVI. Nouvel humanisme pour le troisième millénaire
XVII. L’Église dans la tempête
XVIII. Je dois me retirer
XIX. Mater Ecclesiae
Entretien avec le pape Benoît XVI


Notes
Bibliographie
Page de copyright
Préface du pape François
Cette ample biographie de mon prédécesseur Benoît XVI arrive à point nommé : elle offre une vision d’ensemble de sa vie et du développement de sa pensée, une présentation fiable et équilibrée.
Dans l’Église, nous avons tous une grande dette de reconnaissance à l’égard de Joseph Ratzinger – Benoît XVI – en raison de la profondeur et de l’équilibre de sa pensée théologique, toujours vécue au service de l’Église jusqu’aux plus hautes responsabilités de préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi durant le long pontificat de Jean-Paul II et ensuite de pasteur universel. Sa foi et sa culture ont apporté une contribution essentielle au magistère de l’Église, capable de répondre aux attentes de notre temps, surtout au cours des trois dernières décennies. De plus, le courage et la détermination avec lesquels il a affronté des situations difficiles ont montré le chemin pour y répondre avec humilité et vérité, dans un esprit de renouveau et de purification.
Mais surtout, le lien spirituel établi entre nous tout au long de ces premières années de mon pontificat est resté d’une grande profondeur. Sa présence discrète et sa prière pour l’Église sont d’un grand soutien et d’un grand réconfort dans ma mission.
Je rappelle souvent sa dernière audience des cardinaux, le 28 février 2013, juste avant de quitter le Vatican, où il prononça ces mots si émouvants : « Parmi vous se trouve le futur pape, à qui je déclare aujourd’hui ma soumission et mon respect inconditionnels. » Je ne pouvais imaginer qu’ils me seraient destinés. À chacune de nos rencontres j’ai pu expérimenter non seulement le respect et l’obéissance, mais également une proximité spirituelle pleine d’affection, la joie de prier ensemble, une véritable fraternité, compréhension et amitié, ainsi que sa disponibilité pour donner des conseils. Qui mieux que lui peut comprendre les joies comme les difficultés du service de l’Église universelle et du monde d’aujourd’hui, et être spirituellement proche de celui qui est appelé par le Seigneur à en porter le fardeau ? Sa prière m’est donc particulièrement précieuse et son amitié appréciable.
La présence simultanée d’un pape émérite et d’un pape en fonction est une nouveauté dans l’Église. Comme ils s’apprécient, c’est une nouveauté heureuse. Elle exprime d’une manière particulièrement évidente la continuité du ministère pétrinien, sans interruption, comme les maillons d’une même chaîne, scellés par l’amour.
Le peuple saint de Dieu en chemin l’a très bien compris. À chaque fois que le pape émérite, répondant à mon invitation, est apparu en public et que j’ai pu l’embrasser devant tout le monde, la joie et les applaudissements des personnes présentes se sont faits intenses et sincères.
J’ai beaucoup de gratitude pour le pape Benoît XVI d’avoir bien voulu participer au Jubilé de la Miséricorde, franchissant la Porte sainte juste après moi. Dans l’une de ses récentes interventions (dans L’Osservatore Romano du 17 mars 2016), il reconnaît comme un « signe des temps » le fait que « l’idée d’une miséricorde de Dieu soit de plus en plus centrale et dominante » et que « l’homme moderne soit en attente de miséricorde » ; voilà qui démontre encore une fois et de façon très claire que l’amour miséricordieux de Dieu est le fil conducteur intime de ces derniers pontificats, le message le plus urgent que l’Église doit porter à l’extérieur jusqu’aux périphéries d’un monde marqué par les conflits, les injustices et le mépris des personnes humaines.
À travers toutes les évolutions naturelles des situations et des personnes, la mission de l’Église et le service de Pierre sont toujours l’annonce de l’amour miséricordieux de Dieu pour le monde. Toute la vie, la pensée et l’œuvre de Joseph Ratzinger ont poursuivi ce but, et, avec l’aide de Dieu, je poursuis mes efforts dans la même direction.
À mes maîtres von Balthasar, de Lubac et Ratzinger
Introduction
Une biographie de Joseph Ratzinger – Benoît XVI – doit inévitablement commencer par un regard historico-géographique. Il est né en Allemagne en 1927 alors que s’installait malheureusement le nazisme qui a laissé tant d’horreur derrière lui. Comme de nombreux catholiques allemands, il s’est appliqué à refuser toute forme de violence, tout en cherchant à survivre à cette onde de barbarie qui est partie de l’Allemagne et a atteint l’Europe tout entière.
Les événements de la guerre l’ont conduit, lors de sa formation, à s’intéresser à deux théologiens, Augustin et Bonaventure, qui ont placé le temps au centre de leur réflexion. Le Père africain avait situé l’amour de Dieu à l’origine de l’histoire et sa grâce, annoncée par Jésus, comme un don offert à la faiblesse de l’homme. L’antique magister parisien, une fois devenu ministre général des Franciscains, en lien avec ce tournant historique apporté par le poverello d’Assise, a mis en lumière la continuité dans la révélation de Dieu qui, ayant atteint son sommet en Jésus Christ, reste vivante, et agissante dans le temps, malgré la faiblesse et la corruption des institutions. Cependant, malgré les illusions millénaristes de Joachim de Flore et de ses admirateurs de tout temps, il n’est pas possible de faire sans elles. Le règne de Dieu annoncé par Jésus s’approche certainement avec la présence de la grâce et des sacrements mais, encore une fois, l’homme n’a pas la capacité de le réaliser ni même d’en accélérer la venue.
En s’appuyant sur la pensée de ces deux docteurs de l’Église, et des deux théologiens contemporains que sont Henri de Lubac et Hans Urs von Balthasar, Ratzinger a été un adversaire tenace à Vatican II de la vision naturaliste scolastique qui prédominait encore dans les congrégations et les universités pontificales romaines. Quelques années plus tard, il a cependant pris fermement ses distances avec Rahner, Küng, les théologiens de la libération et tous ceux qui, insistant avec excès sur la nouveauté, prenaient le risque de rompre le fil de la tradition. Il s’agit pour Ratzinger d’un chemin ininterrompu qui remonte jusqu’aux origines apostoliques et à Jésus lui-même.
À Munich, le cardinal a fait la connaissance de la Katholische Integrierte Gemeinde , un petit mouvement de chrétiens qui, devant l’horreur du nazisme, en sont venus à retourner vers l’Israël de toujours et à un sentiment de gratitude des chrétiens envers le peuple de la promesse. Cette impulsion lui a permis de façonner sa pensée sur les différentes religions et sur l’unique Alliance établie par Dieu avec l’humanité à travers les enfants d’Abraham. C’est ainsi qu’a pris forme sa perception de la révélation enracinée dans l’Alliance au Sinaï et conduite à son accomplissement en Jésus avec la nouvelle loi proclamée sur le mont des béatitudes.
Préfet de l’ancien Saint-Office, Ratzinger s’est attaché à soutenir l’œuvre de Jean-Paul II, mettant un point final aux conséquences dramatiques du nazisme et de la guerre, renvoyant l’Eur

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