Biocontrôle en protection des cultures
208 pages
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Description

Les concepts « d'agriculture écologiquement intensive », puis « d'agroécologie », ont été récemment proposés au monde agricole français comme des orientations autour desquelles devait s'organiser le système de production alimentaire. Ces concepts font appel à des moyens utilisés par la nature et sont moins nocifs pour le milieu et la santé. Cet ouvrage propose donc une analyse détaillée du terme et des moyens utilisés par le biocontrôle, encore peu connu et mal maîtrisé par la société.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 avril 2017
Nombre de lectures 18
EAN13 9782140034749
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Jean-Louis Bernard (coordinateur)
BIOCONTRÔLE ernard EN PROTECTION DES CULTURES Périmètre, succès, freins, espoirs
Coauteurs : Claude ALABOUVETTE, Bernard AMBOLET, Emile CHONÉ, Yvette DATTÉE, Charles DESCOINS, Marie Thérèse ESQUERRÉTUGAYÉ, Philippe GRACIEN, Bernard LE BUANEC, Christian LEVÊQUE, JeanClaude PERNOLLET, Catherine REGNAULTROGER, Agnès RICROCH, Charles VINCENT.
Biocontrôle en protection des cultures Périmètre, succès, freins, espoirs
Jean-Louis BERNARD (coordinateur)Biocontrôle en protection des cultures Périmètre, succès, freins, espoirsCoauteurs Claude ALABOUVETTE, Bernard AMBOLET, Emile CHONÉ, Yvette DATTÉE, Charles DESCOINS, Marie-Thérèse ESQUERRÉ-TUGAYÉ, Philippe GRACIEN, Bernard LE BUANEC, Christian LEVÊQUE, Jean-Claude PERNOLLET, Catherine REGNAULT-ROGER, Agnès RICROCH, Charles VINCENT
Photographies de couverture © INRA Benoit Sauphanor. Isomate, diffuseur de phéromone dans un verger. © INRA Guy Raynal. Culture sur milieu gélosé de Trichoderma viride. Jacques Lasnier, Co-Lab R&D, Grandy, Québec. Larve de coccinelle asiatique dévorant un puceron. © INRA Annie Buchwalter. Université Bourgogne. Feuilles de vigne traitées avec un SDN puis inoculées par le mildiou. © L’HARMATTAN, 2017 5-7, rue de l’École-Polytechnique - 75005 Pariswww.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-11399-9 EAN : 9782343113999
PRÉAMBULE
Au cours des dernières années, les concepts d’agriculture écologiquement intensive, puis d’agroécologie ont été proposés à la société française et au monde agricole comme des orientations autour desquelles devait s’organiser le système de production alimentaire. En matière de protection des cultures, ces concepts font largement appel à des moyens inspirés de la nature dont l’utilisation est présentée comme moins perturbante pour le milieu et la santé des personnes que les moyens de protection les plus couramment utilisés. Pour qualifier ce choix, on utilise très souvent des termes génériques tels que biocontrôleouprotection bio-intensive. Or la compréhension de ces termes est loin d’être partagée au sein de nos sociétés. Dans l’attente de futurs textes réglementaires, les moyens de protection concrets que l’on range sous l’étiquette de biocontrôle varient selon les interlocuteurs. Leur évaluation comparative est très rarement publiée et leur niveau de performance reste peu accessible pour les agriculteurs que l’on pousse à les utiliser. Ce qui génère de vrais débats dans les filières agricoles et même parmi les spécialistes de la protection des cultures. Pour ces raisons au moins, il était souhaitable de se livrer à un effort de clarification. Des membres de l’Académie d’Agriculture de France, appartenant à différentes sections et dont l’expertise recoupe en tout ou partie ce vaste sujet se sont réunis pour former leGroupe de travailBiocontrôle. Après une période de concertation, ce groupe a entrepris entre avril 2014 et janvier 2016 la rédaction d’un rapport s’efforçant de clarifier : ce qu’est le biocontrôle ; quels sont les différents moyens de biocontrôle dont disposent nos agriculteurs ;
quel est l’état présent de mise en œuvre de ces moyens en s’appuyant principalement sur quatre cultures prises comme exemples : vigne, colza, maïs et bananier.
L’objectif étant de proposer une évaluation, la plus réaliste possible, des avantages et des limites du biocontrôle et de ses perspectives d’adoption concrètes dans un délai de 5 à 10 ans en fonction des moyens existants et de ceux à venir. * * * Les activités de l’Académie d’agriculture de France et les attributions des membres du groupe de travail peuvent être consultées sur le site de l’Académie : http://www.academie-agriculture.fr/ Les corédacteurs de cet ouvrage adressent leurs sincères remerciements à ceux qui, membres de l’Académie d’agriculture de France ou experts extérieurs reconnus, ont accepté d’apporter leur éclairage à différentes étapes de la réflexion : Bernard J. BLUM, Chloé BOURGOIN, Jean-Pierre DÉCOR, Jean-Charles DESFORGES, Thomas DUMONT, Pierre FERRON, André GALLAIS, Laurent GERVAIS, Bernard MAUCHAMP, Bernard MOLOT, Fabien LAGARDE, Bernard RAYNAUD, Jean-Paul RENOUX, Marie-Laure PANON, Annette PENAUD, Jean-Noël PLAGES.
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A. Définition du biocontrôle
Le mot biocontrôle (biocontrol) est le synonyme abrégé du terme anglo-américain «biological control» utilisé dans différents domaines de la biologie, en particulier l’entomologie et la phyto-pathologie. Les entomologistes regroupent sous ce vocable un ensemble de moyens de régulation des populations d’arthropodes nuisibles tels que des arthropodes prédateurs, des insectes parasi-toïdes, des nématodes entomopathogènes, etc. Les phytopathologistes songent plutôt à des agents microbiens capables de réduire le développement des organismes phytopathogènes. Cette dernière vision est aussi celle qui prévaut en malherbologie. Dans ces trois contextes, le moyen de régulation des bioagresseurs est un organisme vivant présenté comme «biological control agent» ou «BCA». Plus largement, le terme debiological controla aussi été utilisé lors d’expériences mettant en œuvre des produits extraits d’organismes vivants ou résultant de fermentation microbienne. Ces produits, quelquefois simples, présentent souvent des compositions complexes, voire très complexes, mélanges de molécules aux effets variés sensés mimer les interactions qui existent dans la nature entre organismes vivants. On parle alors souvent – en anglais comme en français – de biopesticides en relation avec le bénéfice procuré à des plantes qui intéressent l’homme et que l’on veut maintenir en bonne santé. Au fil des années et de la spécialisation des auteurs, différentes définitions du biocontrôle sont apparues dans la littérature, devenant progressivement source d’incompréhension, de confusion et de 1 controverse . Certaines définitions prennent en compte la plante cultivée comme un moyen de biocontrôle, d’autres ne considèrent que les moyens d’action sans inclure la plante cultivée. Parfois la définition englobe des plantes ou des microorganismes génétiquement 1  PAL K.K., McSPADDEN GARDENER B., 2006. Biological Control of Plant Pathogens. The Plant Health Instructor DOI: 10.1094/PHI-A-2006-1117-02.
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