Climat : comment tout changer
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Description

La Terre est une gigantesque machine climatique que nous déréglons notamment par notre utilisation effrénée d’énergies fossiles. Dans l’histoire de l’humanité, le réchauffement de l’atmosphère est une crise sans précédent.

Mais il est encore temps d’agir, de forger notre résilience en faisant passer l’écologie devant l’économie, la qualité devant la quantité, pour bâtir un nouvel art de vivre basé sur l’autonomie et la sobriété.

Comment tout changer ? Comment redevenir des enfants de la nature ?

Voici 30 clés collectives et individuelles pour réinventer nos vies.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 18 juillet 2019
Nombre de lectures 40
EAN13 9791027104277
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0025€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

À Robin, Alice, Valentine.
À nos enfants.

Introduction
La Terre est une gigantesque machine climatique dont tous les éléments sont liés : les océans, les continents, l’atmosphère, l’énergie, les nuages, la glace, les vents, la pluie, et la vie-même dont nous sommes une petite partie. Cette machine – et toute son histoire le montre – a déjà su provoquer et gérer les hausses brutales de température. Le moment venu, elle fera face au réchauffement de l’atmosphère que nous avons provoqué du fait d’un subit dégazage massif de carbone patiemment stocké jusque-là. Déjà, des sources de pétrole se tarissent alors que notre société, bâtie, organisée, centrée autour des déplacements permanents, exige une disponibilité à volonté de cet or noir.
Que faire alors ? Continuer d’avancer vers notre destruction comme des somnambules marchant vers un précipice ou bien au contraire, collectivement renforcer notre résilience et changer ? Tout changer en intégrant les limites de la nature à l’économie, en visant un état stationnaire, en se réappropriant nos biens communs, en modifiant les notions d’argent et de propriété, en favorisant les solutions low-tech, le travail humain, le recyclable, le réparable, l’apprentissage, le partage, le local, les capacités productrices de la terre…
Individuellement, sans attendre les actions de l’État, il nous suffit de faire usage de notre liberté et de notre volonté, avec amour et bonté, pour reconsidérer notre place dans la nature : systématiser les gestes qui décarbonent le quotidien, repenser l’ordre de nos intérêts (la vie avant l’argent, la qualité avant la quantité, la fin avant les moyens, l’être avant le paraître, le spirituel avant le matériel), faire le point sur notre dépendance au pétrole pour entrer dans une dynamique de changement, cultiver la terre, agir localement, utiliser des outils plutôt que des machines, travailler utilement avec satisfaction, chasser la peur d’avoir moins d’argent, pratiquer un art ou un sport, ralentir le temps…
Nous révolutionner, rien de moins !
La Terre est une machine climatique
Traditionnellement, on n’étudie pas le climat mais les climats : climat équatorial, tropical, océanique, continental, etc. En effet, selon la latitude, la configuration des océans et des continents ou encore la topographie, les climats sont très différents. Ils sont plutôt chauds si l’on va vers l’équateur, plutôt froids si l’on se dirige vers les pôles, plus tempérés quand on se situe entre les deux, avec des paysages et des modes de vie qui diffèrent radicalement. Ceci est principalement dû à l’inégalité d’ensoleillement entre l’équateur et les pôles et à la redistribution d’énergie qui s’ensuit.
Ainsi, un climat, quel qu’il soit, est en fait déterminé par une vaste machine naturelle déplaçant de la chaleur et du froid, produisant du vent et de la pluie. C’est cette machine qui a réussi à maintenir la vie sur Terre depuis plus de trois milliards d’années.
1. Les éléments du temps qu’il fait
La masse d’air qui nous entoure est caractérisée par plusieurs variables : la température, la pression atmosphérique, la vitesse du vent et l’humidité qu’elle contient.
Soleil et températures
Avec son rayonnement qui est transformé en chaleur dans notre atmosphère, le Soleil est le grand pourvoyeur d’énergie de la Terre. Cependant, du fait de l’aspect globalement sphérique de la planète, il rayonne bien plus au niveau de l’équateur, où il fait chaud, qu’au niveau des pôles, où il fait froid. D’autres disparités de température existent. Par exemple, les continents se réchauffent plus vite que les océans et les déserts davantage que les forêts. Brûlant ses réserves d’hydrogène et les transformant en hélium, le Soleil voit également sa luminosité augmenter peu à peu : + 20 à 30 % depuis 3 à 4 milliards d’années. Ce qui n’a pas empêché la Terre de beaucoup se refroidir globalement depuis !

Et moi, et moi, et moi Le Soleil, notre énergie
En pratiquant la photosynthèse, les plantes captent l’énergie du Soleil. Cette énergie est ensuite transmise, par le biais des calories, à la faune qui se nourrit de plantes, puis aux animaux carnivores, avec à chaque étape, une déperdition. L’être humain fait partie de ce flux d’énergie. Et quand nous nous nourrissons de fruits, de légumes, de céréales, nous sommes donc bien moins énergivores que lorsque nous mangeons de la viande ou des produits fabriqués par des animaux : lait, fromage, œufs.
Pression atmosphérique et vent
La température de l’air varie également en fonction de l’altitude. Il fait ainsi plus chaud en plaine qu’en montagne, d’où le climat montagnard. Ceci est lié au poids qu’exerce l’air à la surface de la Terre : plus on s’élève et moins on a d’air au-dessus de la tête, donc moins la pression atmosphérique est forte. En effet, les molécules de gaz qui composent l’atmosphère et qui y sont maintenus par la force de gravitation, ont un poids. Quand l’air se réchauffe, il devient plus léger, monte en altitude, consomme de la chaleur en se dilatant, et ainsi se refroidit progressivement. Ce mouvement ascendant de l’air est celui d’une zone de basse pression, ou dépression. En revanche, quand un air devenu sec et froid se trouve en altitude, il s’est alourdi et il crée un mouvement d’air descendant dont les particules vont se comprimer et se réchauffer progressivement. La pression de l’air augmente au sol. C’est le processus d’un anticyclone.
Quand une zone de haute pression et une zone de basse pression se rapprochent, elles ne peuvent pas se mélanger directement : un courant d’air se forme au niveau du sol, de la haute vers la basse pression. Ainsi se forment les vents. Leur vitesse est liée à la différence de pression entre les deux zones. Globalement, plus l’amplitude thermique est importante, plus ils sont forts.
Les mouvements de l’air établissent des boucles convectives dans l’atmosphère entre anticyclones et dépressions, et une circulation globale de l’air se met en place. Schématiquement, s’y confrontent de l’air plutôt influencé par l’air léger, chaud et humide de la zone tropicale, et de l’air plutôt influencé par l’air lourd, froid et sec des pôles. Les zones tempérées, aux latitudes moyennes, correspondent à leur zone de contact.

Et moi, et moi, et moi Suis-je dépendant du temps qu’il fait ?
Même si les êtres humains savent bien sûr se protéger du froid ou de la chaleur, ils restent néanmoins profondément dépendants du temps qu’il fait. Comme tous les animaux, nous possédons une plage de températures, variable selon les conditions de vie et les habitudes de chacun, au-delà de laquelle la vie devient de plus en plus difficile.
Humidité et précipitations
Quand le Soleil rayonne sur la surface du globe, l’eau absorbe la chaleur créée en s’évaporant. La vapeur d’eau est plus légère que l’air sec. Ainsi, de l’air chaud et humide aura tendance à s’élever dans l’atmosphère pour progressivement se refroidir. Avec la baisse de la température, la vapeur d’eau se condense et finit par revenir à sa forme liquide ou solide, formant ainsi des nuages. De la même manière, près du sol, un refroidissement pourra créer de la rosée ou de la gelée blanche selon la température, ou encore de la brume ou du brouillard avec un peu de vent.
Par ailleurs, la quantité de vapeur d’eau que peut contenir l’air est limitée, et cette limite augmente avec la température, ce qui explique pourquoi les pluies peuvent être plus abondantes dans les régions tropicales et restent plus faibles dans les hautes latitudes. C’est également la raison pour laquelle, l’air finit par être saturé en humidité et par créer de la rosée, de la brume ou encore du givre quand la température chute, par exemple la nuit.

Et moi, et moi, et moi Des habitations construites en fonction du temps ?
Les êtres humains ont toujours construit leurs habitations en fonction de leur environnement, jusqu’à ce qu’ils aient beaucoup d’énergie à leur disposition. En effet, l’habitat traditionnel – que l’on redécouvre avec les habitations zéro émission – est entièrement structuré (orientation, forme, emplacement et grandeur des ouvertures, pente du toit, plan de vie, haies, etc.), selon l’ensoleillement, les vents dominants, ou encore les précipitations.

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