Comprendre les émotions de nos enfants
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Description

Peur, colère, tristesse, joie… les émotions de nos enfants nous laissent parfois désemparés.
L’auteur les décode, et vous aide à mieux les gérer. À travers des cas pratiques, il met en évidence le ressenti de l’enfant et permet ainsi au parent de mieux se situer et de réagir en connaissance de cause.
Pour chaque scénario, l’auteur décrypte les difficultés et identifie concrètement ce qui fonctionne. Et si nous, parents, avions de réelles clés pour favoriser le bonheur et l’aisance relationnelle de nos enfants ?
Comprendre le rôle des émotions dans la construction de leur personnalité est primordial car celles-ci sont fondatrices de leurs futures capacités à construire du lien avec leur entourage.
Réponse pratique à vos préoccupations, ce livre va plus loin en vous accompagnant dans un projet d’épanouissement familial.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 27 octobre 2015
Nombre de lectures 400
EAN13 9782812504655
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

L'auteur
Robert Zuili est psychologue clinicien diplômé, coach d’entreprise et auteur d’ouvrages sur le développement personnel. Il explique de manière simple et documentée comment mieux réagir aux émotions de nos enfants et ainsi leur assurer un meilleur équilibre affectif aujourd’hui et dans leur vie future.
Nos enfants et leurs émotions
Dès l’émergence de la vie humaine, l’émotion naît avant même notre premier souffle ! La pratique de l’haptonomie prénatale convainc les parents qui ont la chance de l’expérimenter qu’il existe un échange d’ordre émotionnel avec le bébé. Aller à sa rencontre et éprouver la relation avec son enfant installé dans le giron maternel génère bien évidemment de vives émotions chez les parents ! Quant au bébé, les neurosciences ne savent pas encore nous confirmer son niveau de ressenti, ni même si d’éventuelles émotions génèrent des modifications physiologiques associées, telle qu’une augmentation du rythme cardiaque, des suées, des maux de ventre...
Mais l’enfant une fois né (et probablement déjà in utero) est une véritable éponge émotionnelle. Il capte, perçoit, ressent les niveaux de bien-être ou de souffrance de sa mère, puis de ses parents. Le cerveau est suffisamment élaboré in utero, autour de la 25 e semaine de grossesse où les connexions cortico-sous corticales s’établissent, pour faire l’hypothèse qu’à l’intérieur du ventre maternel, le foetus n’est pas épargné par les émotions de la mère et qu’elles peuvent influer sur son état mental, même si sa psyché est encore en cours de construction. Certains parents ont pu être surpris de sentir leur enfant in utero sursauter à la perception d’un son brutal. Peut-on parler d’une ébauche émotionnelle faisant associer peur et bruit violent, telle que la mère peut vivre sa propre émotion et la partager avec son bébé ?
Toute sa vie, l’être humain est confronté à ses émotions. Nourrisson, il vit ses premières colères liées à la frustration de dépendre de l’adulte pour se nourrir. Plus grand, il a des peurs au coucher alors qu’il lui faut affronter des monstres imaginaires. Un peu plus tard, il éprouve la tristesse de se retrouver seul à la crèche, authentifiant ainsi l’abandon dont il craint d’être la victime… Adolescent, il peste contre les injustices subies et se rebelle ; adulte, il lutte pour préserver ses acquis et vieillard, il craint la mort imminente…
Nous cohabitons avec nos émotions toute notre vie, mais alors qu’elles pourraient être nos meilleures amies, nous n’entretenons pas avec elles de très bonnes relations. Sans doute parce que nos parents ne nous ont pas appris à vivre en harmonie avec elles, qu’ils ne nous ont pas expliqué comment dépasser nos colères, comment soulager nos peurs, mieux profiter encore de nos joies ou respecter nos tristesses… Et nous-mêmes, parents potentiels ou avérés, comment parler à nos enfants de leurs émotions ? Comment permettre à nos « petits » d’exploiter toutes leurs ressources sans que de trop grandes peurs ne viennent les inhiber ou de profondes colères les gâcher ? Le constat est sévère de réaliser que rien ne nous prépare en tant que parents à interagir efficacement avec les émotions de nos enfants. Rien ne nous est enseigné non plus pour développer chez nos enfants leur capacité à mieux vivre avec leurs propres émotions. La question ne se pose tout simplement pas ! C’est ainsi. Une fatalité héritée de notre inconscient collectif !
Les parents de nos propres parents eux-mêmes n’ont jamais mis ce sujet au coeur de leurs pratiques éducatives. Les enfants sont depuis longtemps plus souvent confrontés à la nécessité de devoir réfréner leurs émotions plutôt que de les éprouver ; la croyance erronée étant largement répandue qu’une émotion retenue est une émotion dominée…
L’objet de ce livre est d’expliquer aux parents le rôle clé que jouent les émotions chez leurs enfants, dans leurs relations avec le monde qui les entoure et dont la cellule familiale est la première frontière. L’émotion peut se comporter comme un virus qui vient pirater le système psychique et comportemental ; il en résulte alors de la souffrance. Mais s’il n’existe pas d’antivirus émotionnel, il existe en revanche un moyen de faire muter le germe pathogène en programme vertueux… et découvrir combien le plaisir de partager des moments heureux avec ses enfants est contagieux !
Vivent les émotions !
Quiz, mode d’emploi
Il se peut que votre enfant n’ait jamais eu l’occasion d’être réellement confronté à l’une des situations décrites dans ces quiz. Ce n’est pas gênant, il vous faut répondre au regard de ce que vous connaissez de lui et cocher la réponse qui vous paraîtrait la plus probable. Vous avez, bien-sûr, la possibilité (si vous le souhaitez et c’est ce que nous vous encourageons à faire) de lui proposer de répondre lui-même aux questions que vous pourrez lui lire et, éventuellement, les lui expliquer s’il ne les comprend pas. Cela pourra l’aider à choisir la réponse qui serait, d’après lui, la plus correcte.
Si vous n’êtes pas d’accord avec son choix, ce qui peut arriver, essayez de comprendre sa réponse et expliquez-lui qu’il n’y a pas de « bonnes » ou de « mauvaises » réponses : incitez-le à répondre en fonction de ce qui lui ressemblerait le plus et non en fonction de ce qu’il considère devoir faire.
Comment lire le résultat du quiz ?
Chaque quiz est suivi d’un tableau de cotation dans lequel vous reporterez la réponse choisie en entourant votre choix à chaque ligne et colonne correspondantes. Une fois le tableau complété (une réponse par ligne), faites le cumul par colonne et référez-vous aux résultats du quiz.

Le rôle des émotions dans la construction de la personnalité
Qu’est-ce que l’émotion ?
En 1994, Ekman & Davidson, tous deux professeurs de psychologie et de psychiatrie, auteurs de The nature of emotion ont défini l’émotion comme un ensemble de réactions aiguës et non prolongées, provoquées par un stimulus connu et caractérisées par un tableau cohérent de réponses cognitives et physiologiques.
En 2008, Olivier Luminet, Docteur en Psychologie et auteur de Psychologie des émotions , a détaillé les composantes d’une émotion au travers de réactions physiologiques (battements cardiaques, tension artérielle, température… ), de réactions motrices (expression faciale, intonation, posture, gestes…), d’expérience subjective (interprétation), d’évaluations cognitives (plaisant/désagréable, besoins, ressources, buts…) et de tendances à l’action (fuite, évitement, réparation, attaque…).
En résumé, l’émotion correspond à une sensibilité ou un bouleversement intérieur qui se caractérise par la sollicitation de divers canaux de ressentis simultanés (psychologique, physique, physiologique) et qui traduisent par leur intensité et leur durée le rapport instruit au monde : qu’il s’agisse d’un événement, d’une personne ou d’un souvenir (tristesse, colère, peur, joie).
Qu’est-ce que l’émotion ?
Le champ de la psychologie du développement de l’enfant a permis de réaliser au travers d’études sur les bébés âgés de quelques semaines (10 semaines environ) que l’enfant est capable de réagir émotionnellement à des stimuli externes. Le nourrisson à qui l’on présente sur une feuille blanche des visages dessinés sous forme d’émoticônes adopte des attitudes différentes. Un visage souriant est perçu comme agréable, un visage triste comme dérangeant et un visage apeuré comme menaçant. Ces études, menées notamment par R.A. Spitz en 1946 et J.S. Watson en 1966, ont permis de réaliser que l’enfant dès l’âge de 3 mois a la capacité d’exprimer des modalités d’adaptation sociale à des visages porteurs d’expressions chargées émotionnellement.
Les manifestations émotionnelles du bébé ne se font pas attendre et sont, dès la naissance, l’expression de besoins primaires parfois non satisfaits. Le bébé affamé pleure : est-ce pour autant l’expression d’une profonde tristesse ? Le bébé rassasié va dans son sommeil inaugural esquisser ses premiers sourires : est-il en joie ? Et celui qui crie alors qu’il vient de têter, a-t-il encore faim ? Ou alors mal au ventre et en colère (ou inquiet) d’être victime de douleurs ? Celui qui hurle dans son lit au coucher a-t-il peur ? Et l’obscurité est-elle la source d’angoisse ? Comment en être vraiment sûr ? Toutes ces interrogations sont parmi les plus angoissantes que les parents puissent se poser, confrontés alors au mal-être apparent de leur nourrisson. Ces situations sont d’autant plus pénibles que l’enfant n’est pas encore en mesure de les expliciter pour les rendre clairement compréhensibles à son entourage. Il en résulte une période pendant laquelle les parents vont tenter de reconnaître, interpréter, nommer, ce qu’ils perçoivent comme étant des manifestations affectives et sensorielles de leur enfant. Certains d’entre eux s’avouent impuissants à décoder les expressions porteuses d’émotions et s’interrogent sans arrêt sur ce qui ne va pas. Ils réalisent que des sensations vraisemblablement douloureuses envahissent le bébé, l’enveloppe corporelle devient le siège d’interactions inconnues et parfois très déplaisantes. Ce « Moi-peau », tel que le nommera le psychanalyste Didier Anzieu 1 , contribuera à la construction du Moi de l’enfant, en tant que lieu de construction psychique du rapport au monde extérieur.
Les parents face aux émotions de leur bébé
Certains parents, presque résignés face au mal-être du nourrisson, sont perplexes et incités à tenter tout un ensemble de comportements élaborés sur un mode « par essais et erreurs », parlant, faisant un massage, marchant, prenant la voiture avec bébé, laissant pleurer, faisant la morale, etc. Chacun identifiant « le truc qui a l’air de marcher », mais dont la réplique dans le temps n’a pas toujours les vertus désirées.
D’autres vont instantanément donner du sens et formuler des interprétations qui pourraient paraître à d’autres très subjectives : « S’il pleure, c’est qu’il fait ses dents », « il a avalé trop vite son lait et a des douleurs d’estomac », « il n’aime pas rester seul et nous le fait savoir », « il est fâché et nous le dit à sa façon », « s’il est calme, c’est grâce à la musique classique que j’ai beaucoup écoutée quand il était dans mon ventre », « s’il a le hoquet, c’est qu’il est énervé », etc.

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