L abondance: Un état d être à notre portée - Série affaires
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L'abondance: Un état d'être à notre portée - Série affaires , livre ebook

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Description

Hélène Nicole Richard est tombée dans l'abondance comme Obélix dans la potion magique. Elle a toujours cru ses rêves atteignables et sa vie en est la preuve.
Après avoir démocratisé le condom au Québec en fondant les boutiques La Capoterie, elle suit son cœur et, à 35 ans, se réinvente en chanteuse et animatrice pour enfants. En 2009, Hélène Nicole est nommée Personnalité de la semaine La Presse-Radio-Canada pour avoir révélé sous un nouveau jour la langue et la culture francophone à plus d’un quart de millions d’enfants hors Québec. Après plus de 1200 spectacles, elle revient au Québec pour trouver une nouvelle inspiration dans le monde intime de l'écriture, de la chanson et des ateliers pour adultes.
Elle vous livre dans L'Abondance, Un état d’être à notre portée les principes qui la guident à créer l'abondance dans plus de 90 aspects de sa vie personnelle et professionnelle, de l'intérieur vers l'extérieur.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 20 août 2020
Nombre de lectures 0
EAN13 9782897753481
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0015€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Hélène Nicole Richard
 
 
L’abondance  
Un état d’être à notre portée
 
 
Série affaires
 
 
 
 
 
 
 
 
 
À la mémoire de France, qui fut ma deuxième mère, souvent la première à écouter mes chansons et me lire. Une fan incontournable. Merci de ton amour. Repose en paix.

 
 
Note d’Hélène Nicole
 
 
Au tout début de sa carrière, Céline Dion écoutait un spectacle de Michael Jackson diffusé à la télé. Elle dit à René Angelil, son gérant et futur mari : «   Je pense que je peux faire ça, je me vois faire des gros shows.   »
À 34 ans, participant à un événement «   Star d’un soir   », moi aussi j’ai vécu un de ces moments. Debout sur la scène d’un piano-bar de Montréal, j’ai réalisé que je voulais chanter de tout mon être, moi qui n’avais chanté que dans ma douche ou ma voiture.
Suivant mon instinct, et n’écoutant personne qui me disait que j’étais trop vieille, le métier d’artiste trop dur, je suis déménagée à Toronto pour devenir la prochaine Shania Twain. Comme la place était déjà prise, je suis plutôt devenue Hélène Nicole, animatrice et productrice de spectacles éducatifs pour enfants.
En mars 2009, Radio-Canada – La Presse me nommait Personnalité de la semaine pour mon travail de promotion du français auprès du jeune public hors Québec. Jamais je n’avais imaginé recevoir un tel honneur, moi la petite chanteuse pour enfants.
Mon rêve s’est continué d’un gymnase d’école à un autre, d’un océan à l’autre. Puis, doucement, d’une tournée à une autre, je sentais le feu sacré s’éteindre. Quelque chose en moi avait faim d’autre chose. Mais de quoi   ? Je l’ignorais.
J’ai toujours su que mes rêves se réaliseraient. Je devrais plutôt dire que je n’ai jamais été capable d’accepter moins qu’une vie de rêve. Le plus difficile pour moi n’est donc pas de réaliser un rêve, c’est de passer d’un rêve à l’autre. Comme l’hiver, qui semble si long, coincé entre l’automne et le printemps, entre un rêve qui finit et la promesse qu’un autre se pointera, je trouve le temps long.
Il est difficile de quitter quelque chose (ou quelqu’un) qui nous a rendus heureux sans savoir si autre chose le fera. Mais je l’ai fait et plus d’une fois. La dernière fois par contre, j’ai émis cette intention à l’univers   : «   J’ai besoin de temps. S’il vous plait, envoie-moi de l’argent. Je ressens le temps de prendre mon temps.   » Vous lirez dans l'édition personnelle comment j'ai fait abonder le temps et dans l'édition affaires l'argent.
J’ai donc pris une année sabbatique pour étudier de fond en comble mon programme spirituel. Puis une autre. Puis j’ai lu, et relu. Je suis retournée en thérapie explorer mon fin fond, voir quelle eau pure je pourrais tirer de mon puits, en allant un peu plus creux en moi.
J’ai peint, rénové une vieille maison, puis planté des fleurs dans mon jardin. J’essayais différents projets, mais aucun ne collait. Aucun ne me chuchotait à l’oreille : Psst… c’est moi ton prochain grand amour.
Puis, quasiment deux ans plus tard, la réponse est venue en deux parties. La première fois, je me suis retrouvée dans l’État de New York dans un séminaire de weekend animé par Marianne Williamson intitulé «   A politic of love   ».
Assise dans l’audience, j’ai eu un autre moment. Un «   Ha-Ha   » moment comme dirait Oprah. J’ai entendu la Céline en moi qui disait : «   Je peux faire cela. Non, je peux faire encore mieux que cela.   » Puis quelques mois plus tard, je me suis retrouvée dans un atelier weekend de Lise Bourbeau, auteure des livres Écoute ton corps . La Céline en moi a encore chuchoté : «   Je peux vraiment faire ça. Non, encore mieux que ça.   » Je peux le faire moi. Drôle. Émouvant. Transformant.
Je suis retournée chez moi, la tête remplie de mon nouveau rêve. «   Il te faut un livre   », m’a dit mon René Angélil intérieur. «   Ces deux femmes ont des livres. Écris un livre.   »
Hum, un livre. «   Mais sur quel sujet   ? Qu’est-ce que je connais assez bien pour écrire un livre sur le sujet   ?   »
Quelques semaines plus tard, dans un autre atelier Mastermind au féminin, je gagne un prix de présence. Un coffret d’Alexandra Laudé (Le pouvoir de – The power of), contenant 90 affirmations d’abondance. Pigeant une affirmation chaque jour je me suis mise à écrire.
Lorsque Céline a confié son intention à René, il a répondu :
«   Si c’est ça que tu veux faire, je vais te trouver la meilleure compagnie de disques au monde et on va le faire.   » Ensemble, ils l’ont fait.
Une fois le livre écrit, mon René Angélil intérieur m’a dit : «   Si tu veux faire cela, je vais te trouver le meilleur éditeur du Québec.   » J’ai donc envoyé mon manuscrit un peu partout pour être acceptée assez rapidement par un éditeur connu, mais mon intuition et mes critères de sélection m’ont fait reculer. Je me suis dit que je trouverais un meilleur match. Et j’avais raison. Vous vous souvenez que je ne veux rien de moins que mon rêve   ? Mon projet commence un an plus tard que prévu, mais il commence du bon pied aux Éditions de l’Apothéose.
Le premier jet de mon livre comptait 90 secteurs d’abondance et plus de 600 pages.
Nous avons choisi de diviser ceux-ci en deux bouquins, un visant l’abondance personnelle et l’autre l’abondance en affaires.
Je n’ai pas écrit ces livres pour vous enseigner à devenir millionnaire. Je ne suis pas millionnaire et si jamais je le deviens, ce sera probablement par hasard. Je suis motivée par l’intelligence (la recherche de réponses) et la transmission de cette intelligence dans le but d’élever nos conversations et nos vies. L’argent est un outil dans ma vie, pas un but en soi.
Je vise par ce livre à vous partager ma façon de découvrir et de canaliser la richesse intérieure qui nous habite tous pour la faire jaillir dans tous les aspects de nos vies. Ma façon n’est pas la seule (lire le chapitre sur les opportunités), mais c’est la mienne.
J’espère que lorsque vous aussi vous entendrez votre Céline intérieure chuchoter : «   Je pense que je peux faire ceci   », vous entendrez aussi ma voix vous dire : «   Par ici se trouve la voie, ensemble on réussira.   »
 
Hélène Nicole Richard
 
Ce livre est séparé en cinq sections, chacune incluant huit secteurs d’abondance reliés aux affaires.

 
Section   1
 
Abonder une vision et une identité d’entreprise gagnante
 
 
1.1        La clarté
 
J’abonde la clarté
Dans le noir, pour trouver la clarté, il faut savoir où est l’interrupteur pour allumer la lumière. À l’intérieur de moi c’est pareil. Pour abonder la lumière, je dois ouvrir mes rideaux intérieurs bien grands, sortir , m’entourer de gens lumineux et laver mes vitres pour que la lumière entre en moi.
Dans mon livre « L’Abondance par les sens, sept jours pour une vie plus sensuelle » qui paraîtra en 2021 , je consacre tout un chapitre au sens de la vision. Je suis une personne douée du don de clairvoyance. Je peux voir ce qui n’est pas encore matérialisé et l’attirer à moi. Je peux voir ce que d’autres ne voient pas et le manifester ou le partager. À titre d’exemple, bien avant que cela ne se concrétise, je pouvais me voir chanter sur une scène à 35  ans. On m’a dit que ce serait impossible à mon âge de faire une carrière dans la chanson, mais aujourd’hui, à 56   ans, j’ai 1200  spectacles derrière moi. Ma vision actuelle ce sont des formations remplies de personnes que je guide, petits et grands, à réaliser le plan de vie de leurs âmes, s’aidant les uns les autres.
Je n’ai aucune idée de comment je vais en arriver là. Je le vois, c’est déjà un fait accompli si je l’ai vu, alors je ne m’en fais pas avec ça aujourd’hui. La vie va s’occuper de ces détails, en me révélant quoi faire un jour à la fois. C’est aujourd’hui que «   j’abonde de clarté   » prend son sens. J’abonde de clarté pour aujourd’hui. Je ne peux pas éclairer demain ou hier. Ce n’est pas arrivé, c’est passé.
Imaginez si je vous dis : va dans la chambre sombre d’hier et allume la lumière. Quoi   ? Je ne voyage pas dans le temps, vous me direz. Et si je vous dis : va dans la chambre sombre de demain et allume la lumière. Quoi   ? Je ne voyage pas dans le futur, vous me direz. Voici pourquoi il faut abonder de clarté aujourd’hui. On a tous des rêves, des visions d’avenir, des promesses qu’on veut tenir, mais la seule pièce qu’on peut éclairer est celle dans laquelle nous sommes maintenant.
Aujourd’hui, comme chaque jour, je me réveille avec les yeux et les idées un peu ou très embrouillées. Si j’ai bien fait mes devoirs la veille, ma journée est planifiée et j’ai beaucoup de clarté. Si ma journée d’hier a un peu dérapé et que je n’ai pas eu le temps de planifier mon lendemain, je me réveille un peu ou très perdue, ne sachant par où commencer. D’où l’expression «   perdue dans la brume   ».
Pour m’aider, j’ai accroché à mon plafond de chambre de ma maison victorienne, ma mission de vie. L’angle du plafond me permet de voir à mon réveil mes trois collages qui annoncent ma mission. Je lis chacun d’eux et je m’en imprègne tout simplement. Je médite en lisant ces affirmations c’est-à-dire que je les lis sans jugement, juste pour me les rappeler et m’en imprégner.
 
La première affirmation de ma mission : Je vis dans le moment présent, ma demeure est dans le moment présent, je suis présente dans le moment présent.
Pour voir clair, il est nécessaire de voir devant soi pour commencer. Si on regarde toujours au loin, on manque ce qui est là. C’est bien d’avoir une vision, mais la mission se passe dans le moment présent. Les actions du moment présent déterminent le futur. En lisant ma première affirmation, j’observe ce qui se passe en moi. Suis-je dans la peur, dans la confiance   ? Est-ce que mon esprit est calme, agité   ? Suis-je reposée ou bien ai-je mal dormi   ? Est-ce qu’un rêve s’est pointé qui mérite d’être noté pour examiner son message   ? Je regarde ce qui est là, car c’est ce qui sera la base de ce que je vais créer aujourd’hui. Ce qui est là dans le moment va influencer mon prochain moment. Si je ne suis pas dans un état positif, je planifie ce que je dois faire pour me remettre dans le flot de l’univers et renoncer à ce qui me bloque.
Pour m’aider, je lis la seconde affirmation : Je suis faite de lumière, je vois la lumière, je canalise la lumière.
Cette affirmation me permet de voir clair. Si des remarques de certaines personnes ou mes propres pensées m’ont embêtée, je peux les cibler et les remplir de lumière, c’est-à-dire, les voir autrement   ; si la noirceur s’est installée, il me faut l’éclairer, et non pas la condamner ou l’ignorer. Condamner n’aide rien ni personne et n’apporte pas la lumière. Chaque situation de la journée sera une occasion pour moi de trouver la lumière ou de l’allumer. Sur mon réfrigérateur, j’ai une affirmation de Sark qui dit : «   J’explore mes endroits sombres avec une lampe de poche.   » J’ai même écrit une chanson sur ce sujet.
Ma troisième affiche m’indique le but de ma journée, pour mettre le projecteur sur mon véritable objectif, maintenant que je suis rattachée au moment présent, donc à la terre (1), et à mon créateur, la lumière (2). Je suis rattachée au sol et au ciel, je suis prête pour la troisième   étape :
 
Troisième affirmation de ma mission :
Je sème des graines de paix, de joie, d’abondance et de beauté. Je contribue à la croissance des graines de paix, de joie, d’abondance et de beauté.
Je récolte et partage la paix, la joie, l’abondance et la beauté.
Ma journée s’annonce belle, mon regard est clair, je sais quoi faire, il ne me reste qu’à discerner chaque situation : est-ce une situation où je vais semer, faire croître ce qui est déjà semé (donc faire progresser) ou bien vais-je récolter et partager   ? La clarté passera donc par le discernement à tous les instants.
En conclusion, pour abonder de clarté, chaque matin je dois faire un travail quotidien de lavage de vitres. Je vois à travers mes yeux qui envoient des messages à mon cerveau. Je dois passer ces messages à travers ma conscience (mes trois affirmations) avant d’agir. Si ces messages sautent ces étapes, je vais réagir avec mon mental, mes émotions ou mon corps et tout ce qui peut les stimuler et les attirer au mauvais endroit.
Pendant la journée, j’ai tendance à me perdre, car mon radar est large. Pour garder le cap, au petit déjeuner, je me concentre sur mon agenda, mon plan, et j’y reviens au besoin durant la journée.
Je me crée des environnements qui me gardent concentrée sur chaque tâche indiquée dans l’agenda. Comme je ne suis pas performante lorsque j’écris chez moi, car je me laisse distraire par toutes sortes de tâches plus faciles que celles prévues dans l’agenda, je me rends dans différents cafés pour me centrer sur ma tâche. J’ai besoin d’énergie autour de moi tout en étant dans ma bulle. Pour arriver à cet écrit, j’ai d’abord lu mes trois affiches, j’ai pigé l’affirmation du jour pour la laisser me pénétrer, je suis allée courir dans la nature, j’ai entraîné mon chien en jouant avec lui au lancer du bâton dans le lac, ce qui m’a rappelé qu’il y a un mois, mon chien n’osait pas aller dans l’eau et ne comprenait pas quand je disais : Va chercher   ! Maintenant, il ose aller le chercher dans l’eau et comprend ce que je lui dis. Il y a du progrès, c’est clair.
Dans ma journée, il me faut voir avec clarté mon progrès comme je vois celui de mon chien. Et si j’ai régressé, je me dois de l’accepter avec clarté. Il m’est arrivé souvent de reculer pour mieux sauter. C’est ça abonder de clarté. Il faut voir la lumière, chercher la lumière, créer la lumière et la partager avec les autres quand ils sont dans le noir.
Quel est votre rituel à vous pour abonder de clarté   ? Je vous prie de partager avec nous, car la clarté, on ne doit pas la garder, il faut ouvrir nos lumières et nos rideaux intérieurs et briller tout autour.
 
 
1. 2        Authenticité
 
J'abonde l’authenticité
Déjà trois semaines que j’ai débuté mes dialogues sur les affirmations pigées quotidiennement. Allons voir la définition…
Par un hasard qui n’existe pas, j’ai inscrit «   définition de abonder   » au lieu d’authenticité et cela m’a ramenée au début. Abonder : être en grande quantité 1 .
Authenticité : nom féminin, encore une fois, ça commence bien. Désolée les gars. Peut-être est-ce une invitation à visiter votre côté féminin   ?
Qualité d’un écrit, d’une œuvre authentique. Vérifier l’authenticité d’une signature.
Qualité d’un fait conforme à la vérité. L’authenticité d’un événement historique 2 .
Donc, si je reformule cette affirmation pour bien la comprendre, si j’abonde l’authenticité, ce que je suis ou ce que je dis être sont souvent la même chose. Je suis vraiment moi, je me conduis avec authenticité, dans ma vérité. Maintenant, une autre personne pourrait distinguer autre chose que moi et me croire sans authenticité si elle ne prend pas la peine de vérifier. Dans l’exemple accompagnant la définition, il y a le verbe vérifier. Vérifier l’authenticité de…
Puis dans le deuxième exemple, on parle d’un événement historique.
Il se trouve que parfois j’ai la mémoire courte ou fausse. Je serais bien embêtée d’être appelée à témoigner dans un procès, car souvent mon souvenir n’est pas conforme à ce qui s’est vraiment passé dans la réalité. En ce moment, je rédige une autobiographie et ma sœur me relit. Elle et moi avons parfois des souvenirs différents des mêmes événements. Je mélange les dates, les écoles, et j’ai besoin d’aller vérifier mes données, car ma carte de mémoire en a perdu des bouts et a compensé en en imaginant d’autres à mon insu. Je vérifie aussi avec mon père, je lui pose des questions et certains événements se sont expliqués grâce à lui.
Donc, l’authenticité, ça passe par des témoins. Voilà pourquoi en Cour, des témoins sont questionnés pour vérifier si l’accusé a vraiment fait ou non le crime en question. Lors de compétitions sportives, les médaillés sont testés pour vérifier qu’ils n’ont pas utilisé de produits favorisant la performance et que celle-ci est véritablement authentique.
C’est assez facile de vérifier l’authenticité d’une œuvre d’art ou d’une performance avec les capacités scientifiques d’aujourd’hui. Avec l’ADN d’une personne, on peut prouver qui sont ses parents, mais on ne peut prouver hors de tout doute si cet enfant adoptera des comportements semblables à sa mère, son père, ou même un oncle ou une grand-mère. On ne peut pas, par exemple, vérifier l’authenticité de l’homosexualité ou même du sexe de quelqu’un. Si quelqu’un se dit homosexuel ou d’un genre différent, eh bien, il-elle l’est. Parfois, il faut simplement croire, être dans la foi. C’est à chacun de dire qui il est, de l’intérieur vers l’extérieur. J’ai été sidérée cette semaine par un «   blogger cowboy   » qui a fait toute une tirade sur le choix sexuel. Sa vérification sur l’authenticité du sexe de ses enfants et de tous se limitait à regarder leurs organes sexuels. Quelle ignorance   ! Mais dans son ignorance il est authentique, mais il est aussi arrogant de prétendre pouvoir décider lui-même de l’authenticité d’un autre. Voilà pourquoi on a besoin parfois d’experts témoins.
Moi par exemple, j’ai des visions, des rêves pour ma vie, des espoirs, des attentes. Ils sont authentiques. Vont-ils prendre forme et se concrétiser   ? Je ne sais pas. Si mes rêves ne se réalisent pas, aurais-je manqué d’authenticité   ? Non, car ma vérité, c’est que je suis une rêveuse. Que mes rêves se réalisent ou non, que mes visions deviennent des faits concrets ou non, que mes attentes soient comblées ou non, cela ne fait pas de moi une personne qui manque d’authenticité. Ce qui me ferait perdre mon authenticité, ce serait que devant la réalité d’un rêve non réalisé, d’une attente non comblée, d’une vision un peu trop exagérée qui n’a pas vu le jour, je cesse de rêver, d’attendre, d’avoir des visions. Un bon exemple pour moi c’est que depuis que je suis toute petite, je veux me marier.
Cela ne s’est pas encore produit, mais je suis convaincue qu’un jour, je vais le rencontrer. Je suis romantique. Peut-être pas une réaliste et une pratique, mais bon, en bonne rêveuse, je rêve de mon prince charmant.
Ce qui me rend authentique, c’est lorsque qui j’ai l’air d’être la plupart du temps, en grande quantité, correspond à qui je suis vraiment. Être authentique n’a pas de valeur morale. Prenez le président Trump. Il est authentique. Il a une image publique que nous aimons ou non et il se conduit exactement comme on s’y attend. Les gens sont choqués qu’il soit égal à lui-même, mais on se doit d’admettre qu’il est authentique. Prenez un criminel qui plaide non-coupable. Il n’est pas authentique. J’ai lu un jour un article sur un pédophile aux États-Unis qui a demandé d’être castré. Il en avait assez de faire du mal.
En entrevue, lorsqu’on lui a demandé de motiver son geste, il a dit : «   Je suis un pédophile, rien ne peut m’arrêter. Soit je me fais castrer ou soit je continue de détruire des vies. Je ne peux plus vivre avec moi-même.   »
La plupart des gens n’auront pas à prendre des mesures si drastiques pour faire face à leurs démons, mais son exemple est très bon. Il était pris entre deux authenticités. Une partie de lui était pédophile et il s’est admis à lui-même qu’il n’y pouvait rien. Quand il sortait de prison, il recommençait aussitôt.
Une autre partie de lui était bienveillante. Il a dû sacrifier l’une d’elles, car les deux ne pouvaient cohabiter en lui. Peut-être l’expression un mal pour un bien vient-elle de là   ? Prenons les gens qui ont une dépendance aux drogues ou à l’alcool. Tant qu’ils n’ont pas admis qu’ils sont authentiquement sous la puissance d’une dépendance devant laquelle ils sont impuissants, ils n’ont aucune chance de guérir. Pour guérir, ils doivent accepter de ne plus jamais consommer. Car la première consommation les reconduit droit dans le pétrin ou soit à la prison, dans une institution ou à la mort.
L’authenticité demande des sacrifices. Quand j’ai voulu perdre du poids, j’ai dû accepter de manger à ma faim, ni plus ni moins. Et j’ai dû prendre des témoins pour vérifier mon progrès vers mon désir d’être authentique à cette résolution. J’ai dû examiner pourquoi je voulais manger plus qu’à ma faim. Étais-je gourmande   ? Oui. Étais-je affamée   ? Non. J’ai pris le temps de m’examiner authentiquement. J’ai découvert des parties de moi qui avaient tout intérêt à me garder grosse et en mauvaise forme ou engourdie par la nourriture. Lorsque je suis fatiguée, je veux manger. J’avais faim de sommeil, mais je me nourrissais de calories. Maintenant, lorsque j’ouvre la porte du frigo dans un état que j’appelle végétatif, je me pose la question : as-tu faim ou bien es-tu fatiguée   ? Je me suis dit que dans un état de fatigue, je ne pouvais que manger des végétaux. Qui veut manger des végétaux pour se sentir mieux   ? Pas moi en tout cas, ha ha ha   ! Donc, j’ai ajouté des siestes à ma journée. Quand je suis fatiguée, je fais une sieste. Je respecte mon état, je suis authentique.
Cette décision m’a menée à réaliser que je ne savais pas gérer mon temps. J’imaginais que je pouvais faire beaucoup plus dans une journée qu’en réalité. J’ai aussi compris que pour maigrir, il me faudrait passer beaucoup plus de temps seule avec moi-même, de voir moins de monde.
Perdre ces 34 livres a été un processus d’environ dix-huit mois, alors que ça aurait pu prendre environ dix-sept semaines. Mon coach au gym m’a dit que mon poids se trouvait entre mes deux oreilles. Débarrasse-toi de ce qui ne va pas dans ta vie, m’a-t-il dit, ça correspond à ton poids. De semaine en semaine, après avoir visité mon médecin et maintenant un groupe de soutien, je devais examiner le passé et voir ce qui était réellement arrivé. Avais-je perdu   ? Pourquoi   ? Comment   ? Gagné   ? Pourquoi   ? Comment   ? Fais du sur place   ? Pourquoi   ? Comment   ? J’ai cheminé vers l’authenticité un quart de livre à la fois. J’ai trouvé de meilleures façons de me réconforter. J’ai appris à cuisiner, à privilégier la qualité sur la quantité. J’ai cheminé vers mon authenticité. Je suis une belle femme. On me le dit quasiment chaque jour dans la rue. Je ne peux plaire à tout le monde bien sûr. Mais, d’après les commentaires, j’abonde la beauté. Chaque jour, un ami ou un inconnu dans la rue me dit : «   Vous êtes si belle madame.   »
Auparavant, je ne pouvais le supporter, car je me disais que je n’avais rien fait pour être belle, c’est génétique, ça me mettait mal à l’aise. J’avais honte d’être belle physiquement alors que d’autres n’avaient pas cette qualité. La meilleure façon de me sentir confortable a été de me cacher sous du poids superflu, dans des vêtements plus grands. Maintenant, je m’assume. Je suis née belle, je ne sais pas pourquoi, mais prétendre que je ne le suis pas ou prendre du poids pour me cacher ne me rend pas très authentique. Ce serait comme si la fleur dans le champ refuserait le soleil et la pluie, car quelque part une autre fleur est dans le désert. L’humilité suit l’authenticité pas à pas. Être humble c’est être authentique. Se voir comme on est, ni mieux, ni pire. Se dire la vérité.
Avant j’étais menteuse. Non, plutôt non-authentique, car j’étais aussi dans le déni de mes mensonges.
En anglais on dirait «   I played small   ». Je me suis prétendue moins talentueuse qu’en réalité pour éviter les responsabilités et le travail. Mes parents étaient très travaillants et je voulais être seule et parfois rêvasser. Ça a commencé très jeune. Un jour, alors que j’avais 5 ou 6 ans, ma mère m’a demandé d’enlever les petites mousses sur un vêtement qu’elle avait fini de coudre. Plutôt que de faire le travail demandé, j’ai pris un découseur et j’ai défait toute sa robe. Elle est revenue, a rigolé de mon idiotie, et ne m’a plus redemandé de faire ce genre de travail. Elle me disait souvent que j’avais une tête de linotte et, bien que ça m’insultait, je ne lui montrais pas mon cerveau d’aigle pour éviter qu’elle ne me surcharge de travail. Plus tard, j’ai continué ce comportement de façon inconsciente. Dans mon processus d’amaigrissement, j’ai découvert que j’avais faim de bien plus que de la nourriture. J’avais faim d’être vue, d’être lue, d’écrire et de chanter, de me dépasser. Alors maintenant, au lieu de dépasser les portions dans mon assiette, je me dépasse en dedans de moi.
Sondez-vous et voyez si vous êtes entièrement authentique envers vous-même. Avez-vous ressenti des points en commun avec ces partages que vous venez de lire   ?
 
 
1.3 Dynamisme
 
J’abonde le dynamisme
Normalement, je me lève tôt. Vers 5 - 5 h 30, je fais mon petit train-train du matin, je vais courir avant qu'il ne fasse trop chaud et que la piste cyclable soit bondée de monde empêchant ainsi mon chien de courir librement. C’est si paisible le matin, il y a une énergie incroyable. Mais ce matin, je me suis réveillée avec la gorge enrouée et fatiguée. Je me suis forcée à me recoucher un peu. Comme mon premier rendez-vous était à 8 h, je n'ai pas eu assez de temps pour me calmer et me préparer à faire face à la journée (plutôt aux gens) avec dynamisme.
Je dois me parler. Une chose à la fois. Reste concentrée dans chaque moment, tu as l'énergie pour une chose à la fois, ne pense pas aux autres pendant ce temps. Pendant que je m'habille, une bonne amie m'écrit pour me demander un conseil. Je m’accorde quelques secondes pour regarder mes affirmations de mission accrochées à mon plafond et me centrer dans la bonne direction avant de lui répondre.
Il s'est avéré que j'avais pris deux rendez-vous au même moment par erreur, et il avait fallu la veille repousser l’un d’eux, une personne que j'aide bénévolement. N’ayant pas lu mon message, elle me contacte. Lui précisant que je ne pouvais lui accorder que quelques instants, elle s’en est trouvée irritée et n’a pas réagi gracieusement   ; il m’a fallu lui expliquer gentiment mes frontières. Bien sûr, elle m'a écrit pour s'excuser et oui, elle voulait bien qu'on se reparle au plus tôt. Mon paysagiste, quant à lui, est arrivé comme prévu, mais notre entretien a pris plus de temps qu’escompté. Il fallait prendre le temps nécessaire pour bien se comprendre afin d’éviter des mésententes futures.
Après son départ, j'allais me mettre à la rédaction de mon billet de blogue lorsque je me suis sentie soudainement épuisée. J'ai réalisé que je n'avais pas déjeuné. Comment être dynamique avec un estomac vide   ? Impossible dans mon cas. Mon énergie tombe d'un coup sec. Si j’ai faim, je ne peux même plus penser intelligemment. Ça devient crucial lorsque je dois encadrer et diriger l’énergie des personnes avec qui je travaille. Ma journée n’a pas débuté adéquatement, un peu mal équipée dynamiquement.
Ma fille qui vit au Japon a choisi ce moment pour m’appeler me donnant ainsi l’occasion de me concocter une omelette santé et déjeuner en sa compagnie même lointaine, le temps qu’elle vaque à ses occupations. Nous nous appelons souvent ainsi et accomplissons nos choses ensemble chacune de notre côté de la planète en restant connectées. Grâce aux messages vidéo, nous sommes reliées dans le cyberespace. Je me demande comment les familles gardaient le contact avant toute cette technologie. Avec mes enfants à l’autre bout du monde pour une et du pays pour l’autre, je me sentirais bien éloignée.
Dans ce même espace de temps où je suis en compagnie de ma fille, voilà que ma sœur et deux amies communiquent avec moi via messagerie virtuelle. Je les repousse un peu plus tard. Terminant mon plan de la semaine, je laisse aller ma fille. Appelle une copine, appelle l’autre. Pendant ce temps, mon meilleur ami que je visite en fin de semaine me téléphone. Pas le choix, il doit aller sur le répondeur.
Mais où puis-je bien puiser mon dynamisme moi qui ne me suis pas levée en pleine forme   ?
Je rappelle mon ami et on s’organise une belle journée de vélo samedi ainsi qu’un lunch avec des amis vendredi. L’appel suivant est pour le garage afin de soigner ma voiture qui a commencé à lancer une fumée noire. Rendez-vous demain matin à 10 h. Au même moment, je reçois un message de ma photographe qui veut me rencontrer demain à 10 h   ! Ouf, encore deux choses en même temps   ! Je lui propose de venir me récupérer au garage, problème réglé.
Il est maintenant 11 h, le temps d’écrire cet article sur le dynamisme. Mes deux portables ont besoin d’être branchés. L’un me dit sans arrêt, pour me narguer : low battery, low battery, low battery. Mon premier instinct est de le lancer dans la plate-bande de fleurs. Plutôt, je respire et vais chercher les chargeurs puis je branche tout ça. Qui voudrait bien inventer des appareils qui se rechargent sans fil s’il vous plait   ?
Je me retrouve ensuite debout devant le frigo à manger des bleuets directement dans le casseau   ! Oups, tu es stressée on dirait, je me dis. Oui, me semble que tout arrive en même temps ce matin, on est juste lundi, ahhhhhh   ! OK, on arrête tout. On se calme. J’avais un professeur en cinquième année qui disait toujours, je ne l’oublierai jamais : «   On se calme ici d’dans   !   » Il s’appelait Paul Dupéré, mon premier enseignant masculin. J’entends encore sa voix «   on se calme ici d’dans   », quand la classe était en pagaille. Pour me calmer ici d’dans, je prends trois bonnes respirations, et m’offre un bon grand verre d’eau pétillante avec du jus de canneberges pour faire beau et bon. Je suis prête. J’attaque ma rédaction, les ordinateurs sont assez rechargés.
Je pense que j’abonde le dynamisme ha ha ha.
Je me demandais comment j’allais bien faire pour vous parler de dynamisme, comment abonder de dynamisme alors que je m’étais réveillée un peu brouillon. En fait, rédiger mon billet de blogue pour ce livre c’est mon travail. Tout le reste est le «   housekeeping   » comme on dirait en anglais. Et curieusement, cette rédaction m’a pleinement rechargée. Je me sens heureuse, remplie de joie et ébahie de comment j’ai bien géré les activités du matin malgré mon départ en retard. En fait, je n’ai pas eu un départ en retard. J’ai eu un départ un peu plus tard, un peu plus reposée. Je crois que si je m’étais forcée à suivre le plan établi, me lever, aller courir, puis marcher, entraîner le chien, etc., ma routine habituelle, je n’aurais pas eu l’énergie pour gérer la matinée, qui était certes dynamique. Toutefois, j’ai aussi puisé dans ma banque d’énergie. J’ai du dynamisme à la banque. Un peu comme des économies. Si le travail manque et qu’on a des économies, ce n’est pas la panique. J’ai aussi des outils...
Comment rester dynamique dans la bousculade de demandes venant de tous côtés   ? En prenant une demande à la fois. En remettant celles auxquelles on ne peut répondre tout de suite à plus tard.
Personne ne va mourir. En ne prenant rien personnellement. En étant calme et centrée et en écoutant les autres avec gentillesse et amour. Et quand ça dérape, qu’importe ce qui dérape, de prendre ce dérapage comme un cadeau, comme une opportunité de prendre une pause, de respirer et repartir sur le bon pied. Personne n’est parfait, mais tout est parfait. Tout est une occasion de grandir. Je crois que le dynamisme c’est de prendre l’énergie de n’importe quelle situation et de la rediriger. Mais pour cela, moi en tout cas, j’ai besoin d’aide. De beaucoup d’aide. Mon dynamisme me dépasse, il me faut de l’aide pour le canaliser à la bonne place.
La semaine dernière, j’ai consulté un hypnologue, Bruce Bigot, qui se spécialise en dé-hypnologie. J’ai vu une annonce d’une activité qu’il proposait, et je l’ai contacté pour une consultation d’aide sur un défi que je tente de relever depuis quelques années et qui concerne directement mon dynamisme. En effet, une semaine par mois, sous l’effet des fluctuations hormonales plus hautes que jamais, car je suis en préménopause, je perds le contrôle de mon dynamisme. Je deviens irritable au maximum, épuisée, déprimée et très peu productive. C’est 25 % de mon temps chaque mois qui est perdu dans l’espace hormonal. J’ai commencé à demander de l’aide il y a bientôt trois ans. La première solution que je n’ai pas trop appréciée : perdrez du poids madame, m’a dit le bon docteur. Perdez du poids   ? Essayez donc de perdre du poids quand tout ce qui me réconforte se trouve dans le réfrigérateur et le garde-manger   ? Perdez-en donc du poids, vous   ! Bon, je me suis calmée, et quelques mois plus tard, un peu plus désespérée, je suis retournée lui demander s’il pouvait m’aider à perdre du poids. Il m’a dirigée vers un spécialiste en perte de poids pour femmes en préménopause. Voyez-vous, la préménopause ralentit votre métabolisme, m’explique-t-on. En perdant du poids et en vous mettant en forme, vous allez l’augmenter. Votre gain de poids est causé par ce ralentissement. Et vos émotions vous portent à manger. Faire du sport va vous aider à gérer vos émotions.
Bon, OK, j’ai suivi ses conseils. Une fois par semaine, j’ai consenti à me faire peser et j’ai laissé tomber les pires aliments. Les aliments blancs, vides de bonnes choses (pain blanc, riz blanc, farine blanche) et tout ce qui est sucré et préparé en usine. J’ai maigri tranquillement, perdu une et demie, repris une ou deux, perdu deux ou trois livres et au bout de presque deux ans, je suis dans mon poids santé, beaucoup plus équipée pour faire face à cette terrible semaine. Ces livres de perdues plus tard, mon estime de moi a grimpé pendant que mon poids descendait. Par contre, si ça a aidé, tout n’était pas réglé pour autant. On revient à l’hypnotisme.
Chez un ami, il y a quelques années sur une étagère, je remarque The wisdom of menopause, un livre où l’auteure, Christiane Northrup, une docteure, mentionne que les syndromes prémenstruels sont vraiment importants. Elle explique que c’est une période dans le mois où les femmes sont alertées par leur corps à prendre conscience de l’intolérable. Elle continue en disant que le corps des femmes est synchronisé avec la lune et que les messages qu’elles reçoivent pendant cette période ne doivent pas être ignorés, médicamentés, placés sous le signe de la honte ou niés. Il faut les célébrer, dit-elle, car le reste du mois, les femmes sont trop bonnes. Une fois par mois, elles vont remettre tout leur beau petit monde à l’ordre, toutes les pendules à l’heure. Elle propose aux femmes d’observer ce qui monte et de commencer par leur monde intérieur.
Ce qui montait pour moi était un grand désir de mettre en banque cette grande énergie destructive qui semble prendre possession de moi mensuellement, de la canaliser pour mon bien et celui des autres. J’ai donc demandé à ce jeune homme hypnologue s’il pouvait me dé-hypnotiser de toutes mes croyances sur le syndrome prémenstruel, de mes endoctrinements sur comment une femme doit se contrôler et me permettre de me reprogrammer. Absolument, m’a-t-il dit   !
Nous nous sommes rencontrés la semaine passée et il m’a guidée dans une méditation composée de respirations et d’affirmations du genre : «   mon corps est parfait, mon corps me donne tout ce dont j’ai besoin, mon corps est intelligent, mon corps est une grande source d’information et d’énergie, mon corps m’indique la voie   », etc. le tout entrecoupé de «   je m’aime et je suis une femme puissante et magnifique   ». (Je le cite de mémoire, ce ne sont peut-être pas les mots exacts, mais ça allait dans ce sens.) La prescription est de faire cette méditation de moins de sept minutes chaque matin, et le soir, d’en faire une autre via un vidéo pour me relaxer avant de dormir, et me préparer pendant mon sommeil à bien gérer l’énergie du lendemain. J’apprends à réaligner mes énergies par des respirations et des affirmations et être prête pour la prochaine séquence. Lorsque les hormones seront au plus haut point, je pourrai suivre les indications que mon corps m’enverra   ! Je vais surfer sur la vague, j’ai hâte de voir ça   !
Je pense que pour abonder de dynamisme, il ne faut pas faire de barrage à l’énergie. Il faut faire avec l’énergie qui se présente, quelle que soit sa forme. Ce peut être la frustration de la personne que l’on doit remettre à plus tard, le désir sincère de mon jeune paysagiste de bien faire, mais ayant besoin d’un peu plus de direction de ma part et d’un peu plus d’argent. Abonder de dynamisme, c’est abonder d’ouverture à prendre ce qui est et d’en faire du beau. De prendre ce qui arrive comme un tirage au sort et faire deux gagnants. Et quand ce dynamisme nous dépasse et que le barrage est sur le point de s’écrouler, de demander conseil à plus avisé que soi.
Prenez avec dynamisme ce qui vous arrive aujourd’hui, comme un cadeau et savourez-le comme du gâteau   !
 
 
1.4 Crédibilité
 
J’abonde la crédibilité
PCU : Pouvoir Créateur de l’Univers
Crédibilité : caractère de quelque chose ou quelqu’un de crédible, fiable. Synonymes : vraisemblance, fiabilité 3 .
Dans mon blogue qui a débuté avec ce défi de 90  jours d’abondance, j’ai cherché la définition d’abonder et il s’agissait d’être en action continue pour créer l’abondance. J’abonde de crédibilité voudrait dire que je suis toujours dans un état de caractère d’authenticité. Tout ce que j’entreprends et communique est crédible. Donc, j’abonde de crédibilité.
En tant que travailleur autonome, on se questionne toujours sur notre crédibilité, car, contrairement aux salariés, nous n’avons pas d’évaluations régulières de notre employeur nous donnant l’heure juste sur la qualité de notre travail. Par contre, nous avons des clients. Si ceux-ci achètent mes services année après année, je peux me rassurer que mes services sont fiables, sinon, je dois aller voir ce qui se passe.
Lorsque je suis partie vivre en Ontario en 1999, on m’a rapidement recrutée pour travailler dans les écoles, ce qui m’a menée à une très belle carrière d’animatrice-auteure-compositrice-interprète. De 2001 à 2016, j’ai présenté plus de 1200 spectacles de Toronto à Vancouver. Par contre, dans les années 2014, 2015 et 2016, je ne remplissais plus mes tournées. Les ventes stagnaient, je gagnais tout juste assez pour me garder à flot. Je me questionnais : pourquoi   ? J’ai même annulé quelques tournées à l’hiver   2016, car les profits ne valaient pas mon déplacement. En septembre de la même année, suite à une méditation écrite, j’ai compris que j’avais perdu le goût de continuer dans cette voie. La flamme sacrée n’y était plus. Je ne savais pas ce que je voulais faire, mais je savais ce que je ne voulais plus être sur la route qu’importent les conditions à n’importe quel prix. J’ai réalisé que je ne le voulais plus. Je désirais des conditions de travail plus sécuritaires, un salaire plus élevé, une équipe fiable et professionnelle, mais le marché que je servais ne disposait pas des fonds nécessaires. J’ai annoncé à mes clients que je prendrais une année sabbatique. J’avais peur de tourner la page complètement. Au cours d’une autre méditation écrite, le message de retourner dans ma province natale m’est parvenu.
Retourne chez toi. Le message était aussi clair et fort que celui que j’avais reçu en 1999 me sommant de quitter Montréal pour Toronto. Donc, encore une fois, j’ai suivi la voix et la voie indiquée.
Suivre son intuition est assez difficile à justifier si notre passé ne prouve pas le caractère infaillible de cette méthode. Depuis un an, j’ai la vision du travail que je ferai dans le futur, qui sera de guider les autres personnes, sans toutefois avoir de preuves tangibles que cette vision est crédible. Je n’ai que mon intuition qui me dit que ce sera gros et que je vais aider plusieurs personnes, peut-être des milliers. Dans une des visions, il y a environ 50   000  personnes devant moi dans un stade gigantesque. J’ignore comment cela pourrait se passer et se manifester, mais pour moi c’est crédible. J’en suis convaincue, car, par le passé, mes visions se sont concrétisées.
Je vous en raconte quelques-unes. Au début de mon cheminement spirituel, j’avais de la difficulté à faire confiance à cette source de création, le dieu que je m’imaginais être mon créateur et bienfaiteur. Mon PCU comme je l’appelle. Le Pouvoir Créateur de l’Univers. Alors, pour tester si cette force existait vraiment, je lui ai dit : si tu existes, réveille-moi le matin. Je ne vais plus mettre d’alarme. Depuis 1998, je m’éveille ainsi naturellement exactement à l’heure requise. Il m’arrive d’avoir des événements si importants que par manque de foi je réactive mon alarme, juste pour me rassurer, peut-être une ou deux fois par année. Pourtant, j’ouvre mes yeux toujours avant la sonnerie. Il n’y a que deux occasions en vingt ans où mon PCU ne m’a pas réveillée, pour mon bien, étant très malade. La seule chose à faire était d’annuler des spectacles. J’ai testé la crédibilité de mon PCU, mon dieu intérieur.
L’autre façon où je l’ai mis à l’épreuve, c’est en lui demandant des places de stationnement, que je trouvais à tout coup. Des espaces payants avec parcomètre. J’ai monté la barre de mes requêtes en précisant vouloir du stationnement déjà payé. Encore une fois, j’étais exaucée. Je le suis encore d’ailleurs. Parfois, la vie nous exauce de manière inattendue. Un jour, alors que je demande une place payée je me retrouve devant un parcomètre vide et je n’avais pas de monnaie. Pourquoi tout à coup, je demande au ciel, en le regardant : que se passe-t-il   ? Tu me laisses tomber   ? À ce moment, un jeune «   squeegee   » au coin de la rue s’est avancé vers moi et m’a demandé si j’avais des sous pour lui. Moi de répondre : désolée, je n’ai même pas de sous pour ce parcomètre. Il a fouillé dans sa poche et m’a donné 2 $. J’ai été tellement amusée par le sens de l’humour de mon PCU   ! Voilà qu’il comblait mes besoins, mais pas de la façon dont je m’attendais. Cela m’a donné une bonne leçon. Demande, mais accepte de recevoir l’équivalent, sans attente en regard à ce que tu as demandé. À mon retour, j’ai donné 4 $ à ce jeune homme qui a doublé son investissement en moins de quelques heures. Dans les milieux financiers, c’est quasi impossible d’en faire autant. Heureux jeune homme.
Plusieurs années plus tard, je continue de mettre en pratique la manifestation. Un jour, je manifeste un mentor et il se trouve qu’il est multimillionnaire. Son entreprise s’est retrouvée à la bourse et il a investi dans l’immobilier. Il possède 150 maisons qu’il loue. Je lui raconte mes succès avec la pratique de manifester, mais je lui dis que je ne peux pas créer de grandes choses. Je trouve des stationnements, des vêtements usagés de marque, pleins de petites choses, mais pas des grandes. Je lui demande pourquoi. Il m’a dit : est-ce que tu demandes de grandes choses   ? Non. Je ne le faisais pas, car je ne croyais pas que je les valais. Je ne croyais pas que j’étais digne de recevoir beaucoup.
En d’autres mots, à l’intérieur de moi, je n’abondais pas de crédibilité. Je croyais que je ne valais rien de trop bien.
Mon mentor m’a dit : tu penses trop petit, pense plus gros. Je ne savais pas comment faire cela. Je lui demande : donne-moi un exemple concret de comment toi tu t’es mis à penser plus gros. Eh bien, dit-il, au lieu d’acheter une autre maison à 150   000 $ dans ma marge de confort, j’ai acquis un immeuble qui m’a coûté 5  millions. Quand je l’ai vendu deux ans plus tard, j’ai fait 2  millions de profit. Ah   ! ai-je répondu, tu as agi plus grand   ! Alors j’ai compris.
J’ai alors demandé une maison. Devant avancer un dépôt pour un tel achat, il me fallait une grosse tournée qui nécessite des partenaires et du financement. J’ai cherché pour des subventions que j’ai d’ailleurs dénichées chez Patrimoine Canada laquelle décrivait exactement le travail que je faisais. Lorsque je les ai contactés, ils m’ont refusé en disant que le programme ne finançait pas les artistes, seulement les organismes. J’ai alors contacté un organisme, Canadian Parents for French, et leur ai demandé s’ils seraient intéressés d’appliquer et s’ils obtenaient le financement, de m’embaucher pour livrer le programme. Ils ont accepté   ! Non seulement m’ont-ils embauchée, ils ont fait au moins la moitié du travail de promotion. Cette année-là, j’ai fait la tournée de 125   écoles à travers leur programme et 60   autres via mes propres efforts. Il se trouve aussi que sur la subvention de 30 mille dollars, ils m’en ont versé 20 pour payer tous mes déplacements ainsi que mon temps de création. Ce surplus de revenus, je l’ai économisé et voilà, un an plus tard j’avais 25   000 $ dollars en poche pour mon dépôt. Un bel incitatif pour la recherche de ma maison. Toutefois, en tant que travailleur autonome, j’ai essuyé nombre de refus de la part des banques.
Devant ce défi de taille, j’ai simplement dit à mon PCU : tu dois me trouver une bonne affaire près du quartier Beaches de Toronto et un prêteur privé. Ceci fait, je suis passée à autre chose et me suis mise à organiser ma prochaine tournée et la création d’un nouveau spectacle. Durant cette période, j’ai recruté quelques stagiaires venus de France tout en cherchant un local pour que nous ayons un lieu de travail. J’ai vu un petit local à louer près de l’endroit souhaité et j’ai contacté la propriétaire. Elle me donna rendez-vous un soir chez elle pour venir chercher la clé. Je me présente donc au rendez-vous et nous entamons une belle discussion. Elle me dit qu’elle voulait vendre, mais qu’elle n’a pas trouvé d’acheteur. Elle demande 208   000 dollars. À Toronto près des Beaches, c’est impossible. Je n’en crois pas mes oreilles. Et en plus, la bâtisse lui appartient. Je lui dis alors : écoutez, je suis une artiste qui fais des spectacles pour enfants et les banques ne veulent pas me prêter. Par contre, j’ai une mise de fonds de 25   000 dollars que je peux vous donner comptant. Me feriez-vous une hypothèque pour que j’achète votre maison   ? Pourquoi pas   ? répondit-elle. J’aime ce que tu fais, tu aides les enfants. J’accepte, je n’ai rien à perdre. Le lendemain, je devins propriétaire d’un immeuble en piteux état avec les pires voisins imaginables, mais cinq ans plus tard, qu’est-ce que vous croyez qui a financé ma transition de carrière   ? Oui, la vente de cette maison. Le quartier jadis malfamé où il était situé est maintenant bien coté avec ses multiples condominiums qui se vendent à des prix exorbitants. Bien sûr, j’ai travaillé d’arrache-pied à le rénover presque entièrement par moi-même, souvent avec des matériaux donnés, mais ça a valu tous mes efforts.
Mon PCU est crédible. Il répond à mes prières. Il répond à mes besoins. Il ne me donne pas tout ce que je veux, mais tout ce dont j’ai besoin. Je vous ai déjà parlé de ces fameux voisins dans mon livre sur l’abondance personnelle, chapitre j’abonde d’argent. Des policiers, appelés à la rescousse, alors que mes voisins me menaçaient m’ont dit : «   Madame, pourquoi avez-vous acheté cette maison   ? Tout le monde sait qu’il ne fallait pas acheter ici   !   » Mais moi je ne le savais pas et c’était la seule maison que je pouvais me permettre. À ce moment précis, je me demandais bien ce que mon PCU avait fait   ! Mais j’ai continué d’embellir ma propriété, mis une clôture pour délimiter mon espace puis j’ai finalement compris que mes voisins avec leurs menaces, leurs dépendances et leur comportement inacceptables, leurs querelles toutes les nuits, ces gens indésirables vivaient en moi. J’ai fait un grand ménage intérieur et pouf   ! Un beau jour, ils ont vendu au profit d’un francophone qui a tout rénové. Comment imaginer cela   ? Puis, le marché a grimpé, mon intuition m’a dit qu’il était temps de partir et je suis revenue chez moi. Mon PCU savait ce qu’il faisait et je l’en remercie.
Je lui ai ensuite fait ma plus grosse demande. Sur un collage, j’ai indiqué que je voulais plus de 700   000 mille dollars et 20   000 en soins de santé. J’ai reçu  750   000 lors de la vente de ma maison. J’ai eu de la difficulté à le croire pendant environ six mois. J’ai même eu honte de ma chance. Puis je me suis remémoré tout le travail intérieur et extérieur et j’ai compris qu’ayant grandi en dedans j’ai manifesté plus grand en dehors.
Mon PCU est crédible. Il abonde de crédibilité. Il ou elle a créé le ciel, la terre, un système écologique qui fonctionne à merveille, tout à fait autonome. Il m’a créée. Qu’importe comment vous appelez votre créateur, il vous a créé donc vous aussi vous abondez de crédibilité par le fait même d’exister.
En ce moment, je mets les bases d’une nouvelle carrière sous le thème «   À n otre portée   ». Je ne vous guiderai pas à devenir millionnaire comme certains le font ni à obtenir le succès facilement. Je n’ai pas de crédibilité dans ces domaines. Je ne peux pas vous conduire à gagner à la loterie ou à mener votre entreprise à devenir cotée en bourse. Je ne sais pas faire ces choses-là, je ne serais pas crédible.
Mais je peux mettre à votre portée la réalisation de qui vous êtes, puisque je l’ai fait encore et encore, de plus en plus profondément. Je peux vous mener à prendre quelque chose en très mauvais état, entouré des pires personnes et des pires environnements et le rendre beau. Je peux vous orienter à créer la paix lorsqu’il y a la guerre à l’intérieur de vous. À vouloir faire vivre vos projets quand vous voulez les laisser mourir. À réparer des relations que vous aviez brisées. Je peux vous guider à vous aider e n vous montrant à aider les autres. Je peux vous mener à prendre soin de vous avant tout. De mettre vos talents uniques au service des autres. À être payé pour le faire. Je peux vous guider à sauter dans le vide et prendre des risques calculés. Et je peux vous aider à vous fier à vous-même. À vous contacter, à devenir très intuitif et vous retrouver. Car je l’ai fait. J’ai créé un chemin, il ne me reste plus qu’à guider les autres à faire de même, car tout est à n otre portée. Il suffit de le créer en vous.
J’abonde de crédibilité dans ce talent unique que j’ai de manifester tout ce dont j’ai besoin pour grandir, m’épanouir et atteindre mon potentiel un jour à la fois. Ma vie est un exemple de trébuchements, de relèvements et de recommencements. J’abonde de crédibilité, car je suis en vie. Je n’ai pas abandonné. Tant qu’y a de la vie y’a de l’espoir, dit le dicton célèbre.
Cette nouvelle aventure, À notre portée, est devenue entreprise officielle qui aura pris deux ans avant de naître. Il aura fallu cette période à mon PCU pour me convaincre que j’avais cette crédibilité. Je me disais : mais voyons donc, pour qui tu te prends, toi qui as tant échoué, de vouloir guider les autres   ? Eh bien, je me prends pour qui je suis. Quelqu’un qui essaie tellement souvent que malgré qu’elle échoue très souvent, elle réussit tout aussi souvent que la moyenne au bâton en est excellente. Regardez les joueurs de baskets, de hockey, de soccer. Ils manquent le but la plupart du temps. Mais ils continuent.
Je vous invite à continuer avec moi.
 
 
1.5 Détermination
 
J’abonde la détermination
Détermination, nom féminin
1. Action de déterminer. Exemple   : Détermination d’ une heure de rendez-vous. Synonymes  : choix, décision.
2. Résolution, décision prise.
Synonymes  : intention, résolution, décision
3. Caractère d’ une personne déterminée, fermement décidée. Synonymes  : volonté, force, ténacité, fermeté 4 .
En ce moment, je suis plutôt d’accord avec le troisième sens donné dans le dictionnaire qui porte sur le caractère d’une personne. Je suis fermement déterminée à réussir la rédaction de mon blogue sur le sujet de l’abondance chaque jour pendant 90  jours. Au moment où j’écris ces lignes, j’en suis au 26 e   jour sur 90. Presque le tiers de la distance parcourue déjà. Certains jours, j’ai l’impression d’avoir commencé hier, mais aujourd’hui, on dirait que j’écris depuis le début des temps. Il me reste soixante-cinq   articles à faire d’ici la fin de mon défi. Parfois, j’ai l’impression de me répéter ou de m’ennuyer donc de vous ennuyer. En ce moment, c’est la fin de la journée, dernière des vacances avec mon fils, ma bru et ma fille et je suis fatiguée. Après une journée de marche, de vélo et de baignade, j’aurais bien besoin d’une sieste, mais je suis déterminée à écrire mon blogue chaque jour, je m’y mets donc maintenant.
Qu’est-ce qui cause ma détermination exactement   ? Je prends parfois des décisions que je ne tiens pas aussi rigoureusement. Comme manger des portions raisonnables. Je balaie du revers de la main certaines déterminations, en vacances, lors d’événements spéciaux ou bien simplement en période de stress et que je cherche du réconfort. Dans d’autres cas de déterminations, ou intentions, résolutions, décisions, je m’y engage complètement, rigoureusement. Qu’est-ce qui fait que pour certaines décisions je suis ferme et d’autres plus laxiste   ? Peut-être la petite voix intérieure   ?
Je crois que la réponse vient du pourquoi de la décision et des conséquences heureuses ou malheureuses de tenir ferme. Si je mange un peu plus un jour, il n’y a pas de grandes conséquences. Je suis confortablement dans la marge de mon poids santé, je ne cause pas trop de dommage, mis à part que je devrai peut-être vivre avec des vêtements un peu plus serrés à la fin des vacances. Si je ne rédige pas mes articles de blogue quotidiennement, je n’offre pas mon aide chaque jour. P uisque je suis en début d’une nouvelle carrière, je tiens mordicus à aider quelqu’un, ne serait-ce qu’une personne, ne serait-ce que moi, au moins une fois par jour. Question de mettre ma locomotive intérieure en branle. J’avais décidé, donc déterminé, que je mettrais la locomotive de ma nouvelle carrière en marche aussitôt le spectacle de fin d’année de mon cours de guitare derrière moi. Quelques jours plus tard avait lieu une journée «   Mastermind au féminin   » et je m’y suis inscrite pour débuter ma nouvelle vie professionnelle entourée de femmes entrepreneures, de coachs, de renfort et d’énergie.
J’ai suivi cette piste.
Mais le pourquoi d’une détermination va plus loin. Dans le premier sens donné, on parle de choix. Si je regarde mon passé, je peux voir que j’ai pris certaines décisions de façon émotionnelle, sur la peur ou des émotions fortes du genre vertigineuses, ou basées sur quelque drame que je vivais réellement ou dans mon imaginaire. Ces décisions ne sont généralement pas les meilleures et lorsque je le réalise, je change de cap.
Certaines de mes décisions sont basées sur mon mental. J’analyse une situation et je prends une décision. Ça peut être bon ou mauvais. Si je décide d’aller acheter un produit ou un service et que je compare les prix, c’est une bonne décision. Par contre, le mental peut parfois conduire à l’erreur.
Comme de suivre la masse. Étudier en informatique a été une décision mentale. À une époque, il y avait une forte demande pour des informaticiens, j’ai donc choisi d’étudier dans ce domaine. Je réussissais très bien, mais lorsque je suis arrivée sur le marché du travail j’ai totalement déchanté. Je détestais la routine de cette carrière et je n’ai pu me résigner à y rester malgré l’excellent employeur qui m’avait recrutée. Je pouvais faire le travail, mais je m’ennuyais ferme. Je suis alors partie pour démarrer ma première entreprise.
Cette anecdote pour vous dire qu’afin de durer dans le temps une détermination doit être basée sur une passion qui vient de l’intérieur. Certaines personnes peuvent passer leur vie dans un travail détesté, mais ce n’est pas mon cas. Il m’arrive de penser qu’ils ont de la chance, car ils ont une plus grande sécurité financière que moi, mais je ne peux me résoudre à perdre une minute de ma vie pour avoir ce genre de sécurité.
La passion qui m’habite fait que je garde mes yeux sur le cap, sur la ligne d’arrivée, et un jour à la fois je fais le travail nécessaire. Parfois la passion n’y est pas ou le prix à gagner semble si loin, si exigeant que je me décourage. C’est ce qui m’est arrivé à plusieurs reprises avec l’étude de la guitare. Le niveau auquel j’aspire semble à des années-lumière de moi. J’ai persisté, je me suis bien entourée et je me suis offert des pauses. J’ai un jour confié à un ami musicien très coté que je voudrais bien avoir de bons musiciens lors de mes spectacles, mais comment les attirer   ? Apprends à jouer un instrument, m’a-t-il dit. Lorsque tu parleras notre langue, on voudra collaborer avec toi. Je suis maintenant capable de dire à un guitariste dans quelle clé je vais jouer un morceau, dans quel temps, etc. La communication est maintenant facilitée. Toutefois, là où j’en suis dans ma vie, je sais que mon talent unique n’est pas de jouer de la guitare. Cet instrument est un outil comme un micro en est un, mais mon talent unique est de communiquer aux gens d’une façon qui les motive à dépasser leurs limites. Je suis toujours motivée donc déterminée quand on me demande de l’aide. Je suis constamment inspirée et pleine d’énergie.
Récemment, l’une de mes meilleures amies qui habite aux Pays-Bas avait un grand défi à relever pour lancer son entreprise et il ne lui restait que quatre jours. Lors de notre mise au point de la semaine, avec une autre amie d’Angleterre, elle nous a avoué avoir remis ce projet à plus tard plusieurs fois, car il lui faisait peur. Je lui ai proposé de travailler avec elle, via une conférence vidéo, et d’être présente pendant qu’elle ferait le travail. Étant à des fuseaux horaires différents, je me suis levée à 3 h du matin heure locale pour l’appeler et l’encourager. Notre compagne anglaise était aussi des nôtres. Elle a finalement réussi. Je suis déterminée à donner toute l’aide nécessaire aux autres qui le méritent. À ceux qui veulent se dépasser. À ceux qui veulent contribuer ou se sauver de quelque chose à l’intérieur qui les rend dépendants de quoi que ce soit.
Quand il s’agit d’aider les autres, je trouve la force de tenir bon. Quand il s’agit de ne pas les laisser tomber, comme dans mon cours de guitare, je tiens bon aussi. Chaque mercredi je suis allée à mon cours de guitare et, avec le groupe, j’ai appris une chanson par semaine. Puis je me suis inscrite au spectacle de fin d’année. Je l’ai fait pour moi et aussi pour ne pas abandonner les soixante-six autres étudiants. Avec détermination, je me suis exercée chaque jour entre deux et quatre  heures pendant presque trois mois. Jamais je n’ai autant pratiqué. La plupart des jours , cinq minutes avaient été un exploit.
La troisième façon dont je détermine mes décisions provient de mes méditations, là où je suis très à l’écoute de la guidance offerte par mon intuition. L’an passé, j’ai demandé à l’une de mes guides spirituelles  : puis-je saboter ma destinée   ? Non, me dit-elle. Enfin, tu peux ne pas atteindre ton plein potentiel si tu écoutes ton mental. Tu dois écouter ton cœur, tes intuitions. Cela fait, tu ne peux pas bousiller ta destinée. L’Univers va t’apporter tout ce dont tu as besoin pour remplir le contrat que ton être supérieur t’envoie. Ainsi, lorsque je médite, je m’assure de bien capter les messages qui me sont destinés.
Je vois très bien que je suis déterminée quand 1. la décision vient de mon intérieur, de mon moi supérieur. 2. quand d’autres ont besoin d’aide. 3. quand je suis en partenariat.
Je vous invite à regarder ce qui cause votre succès lorsque vous êtes déterminé   ? Et ce qui cause vos échecs   ? En apprenant à se connaître de plus en plus profondément, on peut déterminer ce qui est bon ou non. C’est mon invitation. Déterminez quelle serait la prochaine action que vous pourriez prendre pour vous respecter un peu plus. Pour vous connaître davantage.
Pour vous aimer un peu plus profondément qu’avant. Je suis déterminée à ce que le vrai vous brille de tous ses feux.
 
 
1.6 Focus
 
J’abonde le focus.
Ce thème tombe à point, car j’ai prévu de planifier mes prochaines quatre semaines. J’avais grossièrement planifié mon été, mais le temps passant rapidement, mes projets semblent prendre plus de temps que prévu, une révision de mon emploi du temps s’impose. Je n’avais pas prévu les imprévus. Une toilette qui déborde, mon entrepreneur paysagiste qui a un bris d’équipement retardant la réalisation de mon jardin, ma fille en vacances, dont je veux pleinement profiter avant son retour au Japon ainsi que la visite de ma sœur habitant en Suisse. Bien entendu, mon père ne manquerait pour rien au monde leur venue. Bref, il y a de l’action cet été dans ma vie   ! Il me faut absolument focuser.
Donc, qu’est-ce que le focus   ?
Nom masculin : Photographie. Mise au point (autofocus). Au figuré. Gros plan (sur qqn, qqch.). Focus sur la formation 5 .
J’imagine que si j’abonde de focus, je fais des mises au point en abondance et je porte mon attention sur les détails. Lorsque je me promène avec ma caméra, je porte mon attention sur ce que je trouve beau. Souvent je vais «   zoommer   » sur l’intérieur d’une fleur, j’adore y regarder, je ne sais pas pourquoi. C’est comme l’intérieur des gens. Tout est délicat, orchestré de façon minutieuse, les couleurs sont magnifiques. Aujourd’hui je dois planifier mon temps, je pense que si j’abonde de focus, je devrais regarder quels sont mes projets qui semblent être dans un état flou, pas très clairs, et y faire des gros plans, donc les détailler. J’en ai plusieurs de front, je devrai porter mon attention sur certains d’entre eux sans quoi le stress se pointe, entachant ainsi ma joie de vivre.
En ce moment, je dois me concentrer sur le lancement de mon nouveau spectacle-atelier «   Quand je serai grand   », lancé sous peu, dans deux  mois. J’ai commencé le travail au niveau de mon diaphragme avec des exercices de respiration et de chant. Il y a des projets qui demandent un focus sur du long terme. Je ne peux pas chanter de façon professionnelle sans m’entraîner à l’avance. Et parfois, c’est possible d’improviser. Je réalise en ce moment que je devrai focaliser à aller chercher du renfort si je veux que ma vision de carrière d’aider les autres se réalise. Ce tournant de carrière est une manifestation en progrès d’une vision qui a commencé autour du printemps   2016. J’ai visualisé quatre années de transition et je suis en début d’année trois de cette transition. Le pire est passé. Le pire pour moi est d’être dans le flou. Ne pas savoir où diriger mon énergie, mon focus en fait. J’avais le radar large puis ça s’est rétréci petit à petit. Je vous ai déjà fait part de cette vision que j’ai eue :
Identifier un besoin et créer une solution dans un marché de niche (donc le focus est sur un besoin non desservi dans un marché spécifique). Ce marché a assez de fonds pour me rendre prospère en employant une équipe de professionnels. Me procurer les outils nécessaires pour que je puisse être et focuser sur ce que seulement moi je peux faire. Tout ce qui peut être fait par une personne plus compétente que moi, je ne le fais pas.
En cours de route, j’ai eu plusieurs idées, mais celle qui me colle à la peau le plus et me permet d’être seulement moi, c’est de vivre dans la paix, la joie, l’abondance et la beauté et de montrer aux humains comment y arriver. «   Hélène vous guide   ». J’ai une tendance à m’isoler et être une one-woman-show. C’est ce que j’ai fait pendant plusieurs années. Si j’ai eu du succès, je me suis aussi donné tellement de difficultés. Le marché dans lequel j’ai évolué était pauvre en argent, riche en défis éducatifs, ce qui me remplit. Il faut toutefois dans une vie d’artiste, comme pour vous aussi, faire de l’argent. C’est un incontournable. J’ai vécu comme une gitane pendant toutes ces années me promenant d’une école à une autre et j’ai acquis une expérience incroyable à guider des foules de jeunes et aussi leurs enseignants. Mais je vieillis, il faut être réaliste, l’énergie de la jeunesse, c’est l’énergie de la jeunesse.
À 54  ans, l’énergie doit être transposée aux bons endroits, certaines tâches déléguées, ce qui requiert faire de l’argent pour payer son monde.
C’était très difficile pour moi de déléguer. Mon égo me disait que je le ferait mieux moi-même et c’était faux. La partie peureuse en moi ne veut pas avoir à négocier avec le monde, enfin, le moins possible. Si je la laissais mener, nous resterions au lit à regarder des vidéos et à manger sans voir jamais voir quiconque. La paix et aucun souci. J’y travaille, je rencontre du monde, je délègue. La semaine passée, j’ai mandaté deux  personnes. Une copine qui excelle dans les recherches a fouillé sur Internet pour trouver tout ce qui parlait de moi. Personnellement, je crois que j’y aurais passé la semaine et elle ne m’a coûté que 100 $. J’ai aussi délégué la transcription d’un manuscrit de 230  pages pour 400 $. Je n’ose même pas imaginer le temps que j’y aurais mis. Si j’avais eu à faire ces tâches, je n’aurais pas focalisé sur la rédaction de mon blogue.
J’en suis rendue à signer un contrat avec une photographe et organiser quatre rencontres avec des personnes qui vont me guider dans mon projet. Ils vont m’aider à focaliser aux bons endroits. Pour optimiser ces rencontres et le choix des gens qui vont m’accompagner, j’ai choisi de consulter avec une spécialiste en ressources humaines   ; elle saura me guider à choisir les bons intervenants, c’est sa spécialité. J’optimiserai ainsi mon temps donc mon focus. Une professionnelle marketing m’aidera à faire un plan adapté au marché québécois que je ne connais plus très bien. Ma troisième rencontre est avec un couple qui a présenté avec succès un événement dans le même théâtre où aura lieu mon lancement et finalement mon dernier rendez-vous est avec une artiste qui chante dans un groupe et qui me donnera des pistes sur ce qui fonctionne avec les adultes, mon expérience étant surtout au niveau des enfants. Je m’entoure donc de personnes qui m’aideront à faire des mises au point, voir les choses plus clairement et identifier quelles actions je dois prendre. Je passe d’une one-woman-show à être la vedette entourée d’une équipe. J’ai prévu que cette transition allait me prendre quatre ans et la moitié du chemin est accompli. D’ici deux ans, j’aurai une équipe solide, un produit ou service bien établi et je passerai à la prochaine vitesse. Là, je suis encore souvent au neutre, tout est flou, je dois reprendre mes repères et puis quand c’est clair, je peux passer à l’action dans un endroit précis.
C’est en fait un pattern que je décris, qui m’habite de plus en plus. Lorsque j’étais jeune, je vivais dans la lune. Je n’étais pas présente. Mais plus je vieillis, plus j’ai besoin d’être bien ancrée les deux pieds sur la terre. Alors je dois focaliser le plus souvent possible. Aussitôt que ça devient flou, je dois focaliser de nouveau, puis aller au fond des choses. Ne pas rester en surface. Mettre le focus sur mon intérieur pour voir ce qui s’y passe. Souvent, je réalise que quelque chose ne va pas en moi par mon comportement à l’extérieur. Je serai irritée, fatiguée ou encore la peur me prend, ou bien je veux dépenser sans compter ou manger n’importe quoi pour me soulager. Quand ces symptômes apparaissent, je sais que quelque chose en dedans ne va pas. Ce matin, enfin tout ce weekend, je ressentais un besoin d’adresser une situation qui me dérange. J’ai fait mes respirations comme à l’habitude, puis je suis allée courir, marcher et après mon déjeuner, j’ai rangé mon îlot dans la cuisine. J’ai fait de la place. Quand ma maison n’est pas rangée, c’est en général la représentation de mon désordre intérieur. Puis je me confie à mon journal jusqu’à ce que tout se calme, que la mise au point s’ajuste éclairant ainsi mes choix. J’ai d’ailleurs vu un slogan amusant, dans un séminaire portant sur les finances, et qui décrit bien la situation.
« What happens in vagueness stays in vagueness. »
Ce qui se traduit par : ce qui se passe dans l’imprécision reste dans l’imprécision.
Alors je vous invite aujourd’hui à faire une liste de tout ce qui est imprécis, flou, brumeux, mal ou peu planifié, sens dessus dessous ou mélangé dans votre esprit. Puis encerclez les plus gros morceaux de la liste et planifiez d’y mettre du temps pour remettre de l’ordre. Un autre slogan que j’ai souvent en tête et qui m’a été donné dans mon groupe de soutien pour la nourriture est   : fail to plan, plan to fail , échouter à planifier c’est planifier d’échouer. Il faut un plan clair, précis, sur lequel il est possible de focaliser. On peut toujours changer le plan au besoin et rester flexible, mais sans plans, sans boussole, on finit par se perdre.
 
 
1.7 Souplesse
 
J’abonde la souplesse
Souple : adjectif
1. Que l’on peut plier et replier facilement, sans casser ni détériorer. Un cuir souple. Synonyme : flexible
2. Abstrait : capable de s’adapter adroitement aux exigences d’une situation. Un caractère souple 6 .
Je me souviens que ma mère disait souvent de moi : Hélène, tout lui glisse dessus comme l’eau sur le dos d’un canard. En fait, c’était partiellement vrai. Je ne sais pas à quel âge j’ai compris qu’il valait mieux ne pas confronter mes parents. Mon frère le faisait et il y avait des conséquences désastreuses. J’acquiesçais à tout et derrière le dos de ma mère je faisais ce que je voulais sans confronter ses consignes. La règle que j’ai apprise dans mon enfance était que je pouvais faire tout ce que je voulais si je ne me faisais pas prendre. Je suis devenue une experte en dissimulation, en faire semblant. Aussi, pour être aimée et acceptée, j’ai cru qu’il fallait ne pas froisser personne. Je suis devenue une grande contorsionniste. Je me transformais en la personne que je croyais qu’on allait aimer. Je n’avais pas d’opinion, j’écoutais celles des autres et les répétais. J’en changeais autant que j’en entendais de différentes. Lorsque j’ai commencé mon réveil spirituel, j’ignorais complètement qui j’étais. J’étais tellement souple que je m’étais transformée au gré des événements et en route je me suis complètement perdue. Lorsque j’ai commencé ma thérapie à 34   ans, la psychologue m’a dit : Tu ignores complètement qui tu es. On va faire un travail qui va te permettre de découvrir ton identité et l’assumer, et ce, pendant les cinq ou six  prochaines années.
Je dois avouer que bien que j’ai découvert que j’étais une artiste destinée à être sur scène et une fille douée pour écrire assez rapidement, ayant d’ailleurs fait ce métier durant les dix-huit  dernières années, je n’avais découvert qu’une petite partie de mon identité. Aujourd’hui à 54   ans, il me semble que pour la première fois je suis en train de vraiment entrer de plain-pied dans mon identité de femme mature plus solide, laissant derrière elle la jeune femme en quête. J’ai quelque chose à dire et je suis en train de construire un tremplin pour aller l’exprimer à tous ceux qui voudront bien m’entendre.
Je pense que la souplesse de mon enfance, que ma mère observait, était en fait de la résilience. On dit souvent que les enfants sont résilients. La résilience en psychologie veut dire la capacité à surmonter les chocs traumatiques. Je suis en train d’écrire l’histoire de ma vie et, croyez-moi, il y en a eu des chocs traumatiques. L’un d’eux, assez important d’ailleurs, fut le meurtre de mon grand-père lorsque j’avais peut-être 8 ou 9   ans par un ancien amoureux d’une de mes tantes. Aucune thérapie ne nous a été offerte suite à ce drame. Nous avons tous dû partir en plein milieu de la nuit pour nous rendre chez mon autre tante et des policiers gardaient la maison en attendant que le meurtrier soit arrêté. Je me souviens avoir été présente dans un état second. Déjà à ce jeune âge, j’avais quitté la réalité trop brutale pour ma sensibilité. En fait, je m’étais dissociée de la réalité qui m’affectait trop. Lorsque ma mère pensait que les situations glissaient sur moi, c’était en effet le cas, mais sur une carapace sous laquelle j’étais cachée. Je me suis retrouvée peu à peu grâce à la thérapie, mon programme spirituel et des efforts personnels constants dans les dix-neuf  dernières années, et dernièrement, je sens de plus en plus dans mon identité.
Discuter de souplesse est un défi, car, avec mon expérience présente, je ne me vois pas comme une personne particulièrement souple puisqu’au final, je parle de résilience. Je suis souple jusqu’à ce que mes frontières soient dépassées ou mes principes bafoués. Je pense que je peux l’être si la situation n’affecte pas la qualité de ma vie. Dans le cas contraire, je prends des actions et dis ma vérité.
Par contre, la définition dit : capacité de s’adapter adroitement aux exigences d’une situation. Pour moi, cela veut dire partager mon point de vue sans blesser les autres et accepter que les autres ne soient pas nécessairement d’accord avec moi pour que je les aime quand même.
Hier, j’ai demandé conseil sur comment agir avec une personne qui voulait mon aide pour la guider (bénévolement) dans le programme spirituel que je pratique, mais qui se montrait souvent impatiente ou agressive si je ne pouvais lui donner le temps qu’elle désirait. Je lui ai partagé mes sentiments à quelques reprises et ses réactions continuaient à me déranger. Je lui ai alors expliqué ce que je pouvais lui offrir dans une lettre validée par mes conseillères spirituelles. Cette personne n’a pas compris ma lettre, m’a blâmée une autre fois, n’a pas accepté mes termes et a mis fin à la relation. J’ai fait ma part sans dépasser mes frontières.
Je pense qu’aujourd’hui la limite de ma souplesse est le respect, l’intégrité et l’honnêteté et comme je vise à créer la joie, la paix, l’abondance et la beauté, ce qui crée le contraire m’interpelle. Je suis souple jusqu’à ce que ces frontières soient traversées d’une façon qui affecte ma vie. Lorsque des gens traversent ces limites dans leur propre vie, par exemple, si quelqu’un triche sur ses impôts, ça lui appartient. Puisque c’est leur karma qu’ils affectent. J’essaie de me mêler de mes affaires. C’est très difficile en ces temps de réseaux sociaux. Chaque jour sur mon fil d’actualité Facebook, aux nouvelles, je vois des situations choquantes qui vont contre mes opinions et principes. Comment abonder de souplesse lorsque certaines personnes causent des souffrances à d’autres   ? C’est parfois très difficile de choisir la bonne attitude. À quel moment être souple ou rigide   ? Je suis très inflexible avec moi, très exigeante, et je m’exerce à me relaxer, car la rigueur n’est pas nécessairement efficace. Je préfère la discipline, originaire du mot disciple, et les disciples pratiquent par amour. Si je ne suis pas disciplinée dans un domaine, je dois me questionner. Est-ce une peur qui limite mes actions ou je n’y suis simplement pas passionnée   ? La rigueur m’empêche d’être flexible quand il faut changer les plans. Comment quelque chose de rigide pourrait-il être flexible   ?
Je pense qu’il faut accepter ce que nous sommes et avons tous un chemin de vie que quiconque ne peut changer sauf nous-mêmes. Abonder de souplesse voudrait dire qu’importe la situation dans laquelle une personne est ou a créée elle est au bon endroit pour son cheminement. Mais que faire des victimes   ? Il faut les aimer. Il faut aimer les méchants comme les bons. Il ne faut pas juger. C’est très difficile. Être souple veut aussi dire que lorsque je me trompe, que je ne peux pas plaire à tout le monde, je m’accepte complètement. De cette façon, j’accepterai aussi les autres entièrement.
La personne qui a tué mon grand-père n’était pas en bonne santé spirituelle. Les gens qui causent des guerres ne le sont pas non plus. Ils sont en guerre à l’intérieur d’eux-mêmes. M’adapter adroitement aux exigences d’une situation n’est pas toujours facile. Il y a des choses que je ne peux pas changer, ni expliquer ou contrôler. Selon moi, la meilleure façon d’être souple est de croire que le Pouvoir Créateur de l’Univers s’occupe de tout, et moi je suis responsable de ma vie et que je dois laisser couler tout ce dont je ne suis pas responsable.
Vivre et laisser vivre, je crois, serait la bonne définition de souplesse.
 
 
1.8 Compassion
 
J’abonde de compassion.
Comment puis-je cultiver l’abondance de compassion aujourd’hui   ?
C’est quoi la compassion exactement   ? Les dictionnaires que je compulse en ligne la définissent comme étant pitié, empathie, sensibilité et sympathie.
La compassion n’inclut pas la responsabilité, non. Donc, comment faire une ligne, d’où commence et où s’arrête la compassion   ? À la responsabilité. Si la personne est responsable de ses malheurs, je ne peux compatir mais je peux être empathique. Je peux observer, comprendre et voir que j’ai aussi fait cela dans le passé ou je pourrais le faire dans le futur. Je dois donc être vigilante. Si la personne est inconsciente de sa responsabilité, je ne peux compatir. D’un autre côté, pour citer l’exemple de l’une de mes amies les plus proches qui enterre sa mère aujourd’hui, j’éprouve beaucoup de compassion pour elle. Elle n’est pas responsable de son malheur et je la soutiens de toutes mes forces, me rends disponible pour l’écouter et la garde dans mon cœur chaque jour.
La compassion demande donc du discernement, car sinon, je vais encourager l’inaction. C’est le principe du concept «   tough love   ». Par exemple, il y a les quêteux dans la rue. Je ne peux savoir s’ils sont responsables, car je ne les connais pas personnellement. Alors ma façon de compatir est de leur offrir un fruit, un muffin plutôt que de l’argent, et de donner l’argent à des organismes comme Centraide qui sont équipés et informés pour aider ces gens bien mieux que moi. Par contre, je fais un effort pour regarder les sans-abris dans les yeux. Pour voir que je n’ai pas honte d’eux, d’être vue

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