Le rôle des soins palliatifs
264 pages
Français

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Le rôle des soins palliatifs , livre ebook

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Description

A la préoccupation de traiter la maladie, la médecine se soucie aujourd'hui d'apporter des soins aux mourants, à partir d'unités spécialisées en Soins Palliatifs. L'intérêt scientifique pour les moyens de guérir s'est déplacé vers la recherche des voies les moins traumatisantes du mourir. Parmi elle, l'euthanasie et l'assistance au suicide se sont révélées les plus sujettes à réflexions et débats. Ainsi se posent les questions de la "méthodologie" du mourir et celle de l'organisme ou de la personne chargée d'exécuter cette décision.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 mars 2013
Nombre de lectures 60
EAN13 9782336660745
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Couverture
4e de couverture
Questions contemporaines
Collection dirigée par B. Péquignot, D. Rolland et Jean-Paul Chagnollaud

Chômage, exclusion, globalisation… Jamais les « questions contemporaines » n’ont été aussi nombreuses et aussi complexes à appréhender. Le pari de la collection « Questions contemporaines » est d’offrir un espace de réflexion et de débat à tous ceux, chercheurs, militants ou praticiens, qui osent penser autrement, exprimer des idées neuves et ouvrir de nouvelles pistes à la réflexion collective.

Dernières parutions

Sébastien de DIESBACH, La révolution impossible. Mes années avec Socialisme ou Barbarie, 2013.
Jacob ETIENNE, Protection rapprochée et sécurité entreprise. Des nouvelles normes à l’international , 2013.
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Andreea ZAMFIRA, Une sociologie électorale des communautés pluriethniques, 2012.
Eric LAFOND et Vincent BELEY, Emploi, ne pas renoncer , 2012.
Geneviève GUILPAIN, Les célibataires, des femmes singulières. Le célibat féminin en France (XVII e -XXI e siècle), 2012.
François DI SALVO, La Grèce à l’heure du décrochage européen , 2012.
Grégory CARTEAUX, Eva Joly et les affaires financières. Analyse du discours télévisuel , 2012.
Alain CHEVARIN, Fascinant/Fascisant. Une esthétique d’extrême droite , 2013.
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Gérard SAINSAULIEU, Les trottoirs de la liberté. Les rues, espace de la République , 2012.
Titre
Herbert Geschwind






Le rôle des soins palliatifs

Nouvelle édition
Copyright

© L’Harmattan, 2013
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

EAN Epub : 978-2-336-66074-5
Préface à la nouvelle édition
Cette édition avait été diffusée à la suite du développement d’une nouvelle conception de la médecine en France, appelée « soins palliatifs » et de la nécessité de la relier au confinement et à la solitude des personnes âgées dépourvues de toute aide et assistance à la veille de leur sortie de la vie. La véritable raison d’être des soins palliatifs était, depuis leur introduction dans le cadre des soins vers la fin des années 60, l’attention qui devait être apportée aux malades atteints d’une maladie grave et rapidement mortelle. Elle consistait à soigner plus qu’à guérir à un moment où l’heure n’était plus celle de l’attente et la perspective d’une guérison mais celle de mobiliser tous le moyens disponibles, pour que la fin de vie puisse être supportée dignement, sans excessive souffrance et, si possible, dans une ambiance apaisée. Depuis 2004, date de création et de publication de cet ouvrage, l’idée d’une autre manière de concevoir la médecine pour certaines catégories de malades a fait son chemin. Ce dernier est tracé chaque jour par les expériences des nombreuses personnes confrontées aux difficultés et au devoir d’assister leurs proches au cours de leurs derniers jours de vie lorsqu’elles rencontrent le mal-être, la souffrance, la dépression avec parfois une intensité telle que le désir de vivre s’émousse et qu’ils estiment que leur dignité décroit au point de préférer le suicide à la poursuite d’une existence devenue exempte d’attraits, de plaisir et de joie. Les conditions de vie des personnes âgées lors de la canicule de l’été 2003, la mortalité effroyable qui s’en est suivie, les abandons de ces êtres humains par leurs proches, leur famille, leur voisinage ont incité la société à se poser la question d’une responsabilité partagée souvent mal engagée, d’une culpabilité sur le point de faire effraction dans les consciences et de l’obligation des autorités, au nom de la solidarité de mettre sur pied les actions indispensables pour que cet situation ne se reproduise plus jamais. C’est une des raisons pour lesquelles de nombreux agents des systèmes de santé ont investi avec plus de conviction et d’intérêt les structurations et fonctionnements des rares unités de soins palliatifs répartis dans le pays pour en encourager la multiplication et en améliorer les procédures. Dans cette perspective, de nombreux soignants ont visité des centres de soins de ce type déjà en place à l’étranger dont ils se sont inspirés et d’où ils ont rapporté des modèles prêts à être imités. C’est dans ces conditions, que les politiques, à leur tour sensibilisés au problème du mourir se sont emparés de ce nouveau type d’idéologie médicale pour disposer dans la loi ce qui n’existait pas dans les faits. Ce fut la loi dite Leonetti qui permettait désormais à chaque citoyen de bénéficier de soins adaptés à la maladie grave rapidement terminale, à l’exclusion de mesures disproportionnées, de l’acharnement thérapeutique qui apportait un vain espoir mais privait de l’indispensable confort de vie et adoucissement de la mort. Comme cette dernière continuait à attirer un plus grand nombre de « candidats », saturés de douleurs et de dysfonctionnements, l’horizon d’une fin de vie à portée de la décision du malade se rapprochait grâce aux aides au suicide apportées de ci de là par des centres spécialisés offrant cette solution. On glissait ainsi progressivement de l’idée de confort de vie prolongée à celle de son raccourcissement. La mort prenait le pas sur la vie dans une société dont Dieu se retirait et qui devait trouver dans ses propres valeurs, les raisons, motifs, ressorts pour la poursuivre et les étincelles capables de la rallumer. Depuis la parution de la précédente édition de cet ouvrage, deux conceptions de ce que l’on appelle le « double effet » sont apparues. L’une a trait au vieillissement en raison de la tendance démographique marquée qui jette chaque année sur le marché des loisirs et de l’inactivité forcée de plus en plus d’être humains, cibles ou victimes du double mouvement par lequel la société exige un retrait de l’individu alors que ce dernier réduit son investissement au sein de celle-ci en profitant de la liberté de se soustraire qu’elle lui laisse. Le désengagement progressif des personnes âgées au fur et à mesure de l’entrée dans la vieillesse est déclenché aussi bien par la diminution de la vitalité que par la disparition de certaines opportunités d’engagement autrefois incitées par les petits-enfants, la perte de rôles sociaux, le repli sur ses propres bases physiologiques incitant à limiter les sorties et à rechercher plus ardemment la protection familiale, sinon sociale. Ce processus prend le nom de déprise quelle que soit la forme que prend ce phénomène social qui réclame ou impose le recours à des stratégies d’adaptation ou de réadaptation, de substitution, de délégation, voire d’abandon mais aussi, au mieux des mesures de prévention sanitaire, quitte à recourir au fameux principe de précaution si choyé par les uns, tellement critiqué par les autres. Réside-t-il au travail, dans la fidélisation conjuguée des anciens et des jeunes au risque mais aussi au bénéfice et à l’espoir que la relation entre les générations soit apte à créer une tension qui garantisse le dynamisme de nouvelles équipes présentes sur un terrain rénové du savoir-faire ?
Introduction
Il a fallu quelques jours de canicule pour que la société se rende compte de ce qu’elle recelait d’isolement, d’abandon et de silence. On prit ainsi conscience que des personnes âgées restaient cloîtrées chez elles, ne voyaient plus personne depuis longtemps, ne rencontraient qu’elles-mêmes. En temps normal, ce n’était qu’une solitude. Par temps de surchauffe climatique elle devenait fin de vie, abandon, non assistance de personnes en danger. Les médias insistaient sur leur isolement. Les caméras de télévision pénétraient chez elles à l’improviste, sans pudeur, et découvraient souvent des cadavres en voie de décomposition, recroquevillés sur eux-mêmes au fond de leur chambre. Leur corps vidé de son âme se donnait à voir dans son dépouillement, la misère de la fin de vie accélérée par une météorologie sortie de ses gonds. On ne reconnaissait plus la succession habituelle, anticipée, attendue des saisons et des températures. La confiance au cosmos était ébranlée, parfois perdue e

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