Les mots-clés de la géographie
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Description

Géographie physique, géographie économique, géographie politique... La géographie a une mission fascinante : rendre compte de la vie à la surface du globe. En s'appuyant sur des "mots-clés", ce guide propose une synthèse documentée des différents domaines de la géographie. A chaque mot correspond un article, illustré de définitions, de schémas et d'exemples. Complet, accessible et vivant, il constitue une précieuse introduction à 'actualité française et internationale.



Ouvrage publié avec le concours du Centre national du livre.



 




  • Introduction


  • Se repérer en géographie physique


  • Se repérer en géographie économique et sociale


  • Se repérer en géopolitique


  • Index

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 07 juillet 2011
Nombre de lectures 221
EAN13 9782212236439

Informations légales : prix de location à la page 0,0052€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait



Ouvrage publié avec le concours du Centre national du livre.



 




  • Introduction


  • Se repérer en géographie physique


  • Se repérer en géographie économique et sociale


  • Se repérer en géopolitique


  • Index

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Résumé
Géographie physique, géographie économique,géographie politique… La géographie a unemission fascinante : rendre compte de la vie àla surface du globe. En s’appuyant sur des« mots-clés », ce guide propose une synthèsedocumentée des différents domaines de lagéographie. À chaque mot correspond unarticle, illustré de définitions, de schémas etd’exemples. Complet, accessible et vivant, ilconstitue une précieuse introduction à l’actualitéfrançaise et internationale.
Biographie auteur
Madeleine Michaux
Madeleine Michaux est professeur agrégé d’histoiregéographie.Elle a dirigé et écrit plusieurs ouvragesscolaires ou à destination de la jeunesse. Elle est aussil’auteur, dans la collection Eyrolles Pratique, d’une Histoire du Moyen Âge .

www.editions-eyrolles.com
Dans la collection Eyrolles Pratique :
■ Petite histoire de l’Inde , Alexandre Astier
■ Comprendre l’hindouisme , Alexandre Astier
■ Communiquer en arabe maghrébin , Yasmina Bassaïne et Dimitri Kijek
■ QCM de culture générale , Pierre Biélande
■ Le christianisme , Claude-Henry du Bord
■ La philosophie tout simplement , Claude-Henry du Bord
■ Comprendre la physique , Frédéric Borel
■ Marx et le marxisme , Jean-Yves Calvez
■ L’histoire de France tout simplement , Michelle Fayet
■ QCM Histoire de France , Nathan Grigorieff
■ Citations latines expliquées , Nathan Grigorieff
■ Philo de base , Vladimir Grigorieff
■ Religions du monde entier , Vladimir Grigorieff
■ Les philosophies orientales , Vladimir Grigorieff
■ Les mythologies tout simplement , Sabine Jourdain
■ Découvrir la psychanalyse , Edith Lecourt
■ Comprendre l’islam , Quentin Ludwig
■ Comprendre le judaïsme , Quentin Ludwig
■ Comprendre la kabbale , Quentin Ludwig
■ Le bouddhisme , Quentin Ludwig
■ Les religions , Quentin Ludwig
■ La littérature française tout simplement , Nicole Masson
■ Dictionnaire des symboles , Miguel Mennig
■ Histoire du Moyen Age , Madeleine Michaux
■ Histoire de la Renaissance , Marie-Anne Michaux
■ Citations philosophiques expliquées , Florence Perrin et Alexis Rosenbaum
■ L’Europe , Tania Régin
■ Histoire du XX e siècle , Dominique Sarciaux
■ QCM Histoire de l’art , David Thomisse
■ Comprendre le protestantisme , Geoffroy de Turckheim
■ Petite histoire de la Chine , Xavier Walter
Madeleine Michaux
Les mots-clés de la géographie
« En partenariat avec le CNL »
Éditions Eyrolles 61, Bd Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05 www.editions-eyrolles.com
Mise en pages : Istria
Illustrations : Asiatype
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du Droit de Copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2008 ISBN : 978-2-212-53993-6
Sommaire
Introduction
SE REPÉRER EN GÉOGRAPHIE PHYSIQUE
Catastrophes naturelles
Climat
Continent
Océans et mers
Relief
SE REPÉRER EN GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE
Démographie
Développement
Échanges
Production
SE REPÉRER EN GÉOPOLITIQUE
Environnement
Mondialisation
Risques
Urbanisation
Index
Introduction
Si l’on s’en tient à l’étymologie la géographie est « ce qu’on écrit ( graphie ) sur la Terre ( géo ) ». Définition vague qui engloberait aussi bien les descriptions géologiques précises que les récits de voyage ou les considérations philosophiques sur notre planète.
Le Petit Robert est plus précis : « Étude des phénomènes physiques, biologiques, humains, localisés à la surface du globe terrestre, et spécialement l’étude de leur répartition, des forces qui les gouvernent et de leurs relations réciproques. »
La géographie empiète sur les domaines d’autres sciences, « dures » comme la géologie ou la climatologie, ou « humaines » comme la sociologie, l’économie, la démographie ou l’histoire. Elle peut donc apparaître comme une sorte de fourre-tout parasitant d’autres sciences ou, au contraire, comme une science de synthèse capable d’organiser des connaissances multiples en fonction de ce qui fait sa spécificité : l’espace.
Pour les uns, tout ce qui s’inscrit dans un espace planétaire doit être objet d’étude géographique, depuis le déplacement des dunes du Sahara, jusqu’à l’extension des banlieues. Pour d’autres, la géographie ne doit s’intéresser qu’aux phénomènes spatiaux qui concernent, de près ou de loin, les populations : là où il n’y a personne pour observer ou subir ces phénomènes c’est aux autres sciences, comme la géologie ou la biologie, de s’impliquer.
On peut également considérer que la géographie a une vocation géopolitique, qu’elle a d’abord servi à faire la guerre, comme l’a écrit le géographe Yves Lacoste.
Les multiples aspects de la géographie ne rendent pas son étude facile. Instrumentalisée par des écoles de géographes antagonistes, mais aussi par les médias et les décideurs, la géographie doit d’abord s’appréhender à partir de son vocabulaire fondamental.
Nous vous proposons trois grandes entrées, qui vous permettront de vous repérer dans le vocabulaire de la géographie physique (première partie), dans celui de la géographie économique et humaine (deuxième partie), enfin dans les notions les plus actuelles, que la géographie se doit aussi d’aborder, comme les risques, ou l’immigration (troisième partie).
Vous ne trouverez ici qu’une première approche, volontairement très simplifiée, d’une science complexe, difficile, et en constante évolution. Elle vous aidera cependant à mieux comprendre le monde et à agir sur lui en toute connaissance de cause.
Se repérer en géographie physique

Pendant longtemps l’étude d’une région, d’un paysage ou d’un continent commençait par une description des aspects physiques, relief et climat. Ces divisions étaient déjà considérées comme artificielles, mais nécessaires, à condition d’être suivies par une description des liens étroits entre relief, climat, place et rôle des hommes dans cet espace d’interaction. Si désormais les géographes préfè-rent mettre l’homme au centre de l’analyse géographique, ils n’en négligent pas pour autant les connaissances d’ordre physique indispensables à la description comme aux prises de décisions concernant tout espace de vie.
Catastrophes naturelles
Les catastrophes naturelles sont d’ordre géologique (volcanisme, séisme, tsunami) ou climatique (cyclones, tempêtes, inondations, sécheresse…) ; 100 000 personnes meurent chaque année, en moyenne, du fait de ces catastrophes. Au cours du XX e siècle, elles tuaient 650 000 personnes par an. Les progrès de la connaissance scientifique et de la prévention expliquent la réduction du nombre de morts, alors que la population planétaire est passée de 1 à 6 milliards. Cependant 75 % des victimes de catastrophes naturelles habitent dans les pays pauvres, 23 % dans les pays à revenus intermédiaires et seulement 2 % dans les pays riches. Les raisons de cet écart sont essentiellement économiques, les pays les plus pauvres n’ayant pas toujours les moyens nécessaires à la prévention, en général très coûteuse.
Cyclones et tempêtes
Les cyclones, qu’on appelle aussi suivant les régions typhons ou hurricanes, sont des tempêtes tropicales très violentes. Ils se forment au-delà de 5° de latitude de part et d’autre de l’équateur, au-dessus des eaux chaudes océaniques. Ils sont fréquents dans le golfe du Mexique et le long de la côte sud des États-Unis, au large du sud de la Californie, en Asie du Sud-Est (Japon, Philippines, sud de la Chine, golfe du Bengale) et dans l’océan Indien (Madagascar, La Réunion).
Chaque année, 120 dépressions tropicales se forment sur les océans à la fin de l’été et à l’automne, et sont susceptibles de se transformer en cyclones.
Les coûts matériels et humains des cyclones peuvent être considérables. En 1970, un cyclone a fait 300 000 victimes au Bangladesh, qui a ensuite perdu 140 000 de ses habitants lors du cyclone de 1991. Les États-Unis ont eu 1 200 morts lors d’un cyclone en 1999. Les dégâts ont alors été évalués à 700 millions de dollars. Mais bien pire fut le cyclone Katrina qui a ravagé le sud-est du pays à la fin du mois d’août 2005, faisant 1 500 victimes et provoquant 125 milliards de dollars de dégâts. Des centaines de milliers de personnes ont été déplacées, les industries pétrolières et chimiques, les ports, les réseaux routiers, électriques et de communication ont été détruits, des villes entières dévastées.

C’était un monstre météorologique !
Le 23 août 2005, Katrina naît au large des Bahamas : c’est un amas d’orages tropicaux de 400 km de large. Le 24 août, les vents dirigent Katrina vers la Floride. Le 25 août, le cyclone perd de sa vigueur, mais il repasse au-dessus du golfe du Mexique où les eaux de surface atteignent 28 ° C. Katrina devient alors un « monstre météorologique ». Le 28 août, le cyclone est classé en catégorie 5, la pression descend jusqu’à 905 hectopascals, les vents soufflent à plus de 270 km/h, et son diamètre dépasse 1 000 km. Les vagues atteignent 10 m, il tombe plus de 300 mm de pluie en 24 heures. Le 29 août, Katrina faiblit en passant sur le continent, ce n’est plus qu’une tempête tropicale.


Le mur de l’œil est un anneau de nuages et de vents tournants à grande vitesse. L’œil est une zone calme, de basse pression.
Coupe d’un cyclone

Les vagues scélérates
Difficiles à prévoir, bien que de mieux en mieux comprises, les vagues scélérates naissent de la conjonction de phénomènes complexes : tempêtes éloignées dont les vagues se croisent, hauts-fonds, vents violents, etc. Leur hauteur entre le creux et la crête peut atteindre plus de 30 m. Elles peuvent couler des navires. Elles sont relativement fréquentes au large du cap de Bonne-Espérance, en Afrique du Sud.
Si les régions tempérées ne connaissent pas les cyclones, les tempêtes peuvent y avoir des conséquences catastrophiques.
En décembre 1999, deux tempêtes ont parcouru la France, générées par deux dépressions : celle du 26 décembre atteignait 980 hectopascals (la pression moyenne est de 1 015 hectopascals), celle des 27 et 28 décembre descendait jusqu’à 965 hectopascals. Les vents soufflèrent entre 120 et 150 km/h dans la moitié sud de la France, à plus de 150 km/h sur la Bretagne et le Bassin parisien (172 km/h à Orly).
Soixante-neuf départements ont alors été déclarés en état de catastrophe naturelle, et 88 personnes sont mortes du fait de la tempête. En Charente-Maritime par exemple, il y a eu 15 morts, 60 blessés, 250 000 foyers privés d’électricité, 200 bateaux endommagés ou coulés, des forêts entières dévastées.
Si le coût humain et économique de telles tempêtes est très élevé, les conséquences sur la végétation sont loin d’être toujours négatives. On a constaté que le bois mort accumulé après la tempête avait permis le développement d’une biodiversité très utile. Les tempêtes n’ont donc pas que de mauvais effets.
Sécheresses et inondations
Sécheresses
Il ne faut pas confondre sécheresse et aridité. L’aridité caractérise des régions du monde dans lesquelles l’eau est rare. La végétation, la faune et les hommes se sont adaptés à ce type de milieu. La sécheresse survient lorsque, temporairement, la quantité d’eau reçue est très inférieure à la normale. Elle peut toucher des zones déjà semi-arides, qu’elle conduit à la désertification. Mais les sécheresses peuvent aussi atteindre les régions tempérées. Les climatologues parlent de déficit pluviométrique, les hydrologues constatent la baisse de niveau des nappes phréatiques, les agronomes mesurent le manque de réserves hydriques superficielles.

Nappes phréatiques : ce sont les eaux du sous-sol les plus proches de la surface du sol. Leur alimentation est étroitement soumise aux précipitations. Ce sont les nappes phréatiques qui affleurent dans les sources, ou les puits.
La France a connu, dans les trente dernières années, plusieurs types de sécheresses. Celle de 1976 a été très longue, de décembre 1975 à août 1976. Celles de 1985 et 1986, surtout sensibles dans la partie sud du pays, étaient des sécheresses de fin d’été. Celles de 1990 et 1993 étaient des sécheresses uniquement estivales, touchant de nombreuses régions. Celle de 2003 peut être considérée comme une sécheresse de printemps et d’été, elle a duré de mars à août. Dans ce dernier cas, le niveau des nappes phréatiques n’a pas été alarmant, mais l’agriculture a beaucoup souffert, et la canicule qui a terminé la période a eu des conséquences dramatiques.
Inondations
Les inondations peuvent résulter d’un raz-de-marée, d’une rupture de digue, de la crue d’une rivière, de la saturation des sols par des précipitations trop abondantes. Ainsi les inondations qui ont touché le département de la Somme au printemps 2001 étaient dues à des pluies exceptionnelles : les nappes phréatiques, saturées, se sont écoulées sur des zones étendues, et de nouvelles pluies, qui n’ont pu être absorbées, ont ruisselé, alimentant davantage encore l’inondation. Lors des grandes marées (22 avril 2001), la mer s’est élevée de 10 m au-dessus de son niveau habituel. Pour éviter qu’elle ne remonte dans le canal de la Somme et n’inonde encore plus les communes de la vallée, l’écluse a été fermée pendant quatre-vingt-dix minutes, ce qui a encore ralenti la décrue de la Somme.
Il y a des crues régulières et bienfaisantes, comme celles du Nil avant la construction du barrage d’Assouan. Mais beaucoup, relativement peu prévisibles et quelquefois brutales, ont des conséquences catastrophiques. Dans les régions tempérées, la plupart des fleuves et rivières ont une crue importante tous les dix ans, et une crue exceptionnelle tous les cent ans (les crues séculaires). Ce fut le cas à Paris en 1910, ou à Florence en 1966.

Un risque à prévoir
À Paris, si la crue de 1910 avait lieu maintenant, il y aurait 8 milliards d’euros de dégâts, 600 000 personnes seraient concernées, 130 000 entreprises touchées, 300 000 foyers menacés de coupures d’électricité, 100 000 foyers privés de téléphone, 15 hôpitaux menacés, 4 000 malades à déplacer.
Séismes et tsunamis

Séisme : c’est un tremblement de terre dont l’origine, le foyer, est plus ou moins profonde, de 100 à 700 km au-dessous de la surface terrestre. Le point de cette surface situé à la verticale du foyer est l’épicentre.
La tectonique des plaques, origine des séismes
La lithosphère, croûte terrestre rigide, est divisée en plaques, qui se déplacent sur une zone visqueuse plus profonde. Ces plaques peuvent être totalement océaniques, comme la plaque pacifique, totalement continentales, comme la plaque iranienne, ou mixtes, comme la plaque eurasiatique ou la plaque nord-américaine.
Les séismes ont lieu là où les plaques se rencontrent ou bien là où elles s’écartent. Les sismographes permettent de mesurer leur magnitude.


Les grandes plaques tectoniques

Deux échelles
La magnitude est mesurée selon l’échelle déterminée par Richter en 1935. C’est l’évaluation de l’énergie dissipée par un séisme. Cette échelle est ouverte, mais jusqu’à maintenant on n’a pas mesuré de séismes dépassant 8 à 10 degrés. Un séisme de magnitude 6 dissipe trois fois plus d’énergie qu’un séisme de magnitude 5. Et un séisme de magnitude 8 équivaut à 3 150 fois l’énergie de la magnitude 5.
L’échelle de Mercalli mesure les dégâts occasionnés par un séisme. Elle compte 12 degrés, de la quasi-absence de dégâts à la destruction totale des bâtiments et des infrastructures.
Les dégâts ne sont pas toujours proportionnels à la magnitude, mais plutôt au lieu du séisme. En plein désert, il n’y a pas de dégâts, au sens humain et économique, alors qu’ils peuvent être très importants si l’épicentre est proche de zones construites et habitées. Ainsi, le 4 novembre 1952, un séisme de magnitude 9 dans la presqu’île sibérienne du Kamtchatka n’a fait aucune victime. Le 28 mars 1964, un séisme de magnitude 9,2 en Alaska n’a fait « que » 125 victimes. Un tremblement de terre d’une magnitude beaucoup moins puissante, de 6 ou 7, a fait entre 250 000 et 700 000 morts selon les sources, au nord de la Chine en juillet 1976.
Pas moins de 90 % des foyers sismiques et des séismes les plus meurtriers correspondent à des zones où une plaque s’enfonce sous une autre plaque, comme le long de la côte ouest des deux Amériques, ou aux Philippines. Cette situation explique le tremblement de terre de Lisbonne, qui fit 60 000 morts le 1 er novembre 1755.
Jusqu’à maintenant, il est très difficile de prévoir un séisme, même précédé de signes avant-coureurs, comme l’élévation de la température de l’eau des fonds océaniques ou les réactions insolites de certains animaux.
Si l’on ne peut prévoir le jour et l’heure d’un séisme majeur, comme celui qui risque de toucher la Californie, on peut en partie en éviter les conséquences tragiques, en construisant des immeubles antisismiques, en éduquant les populations des zones à risques, en surveillant par satellite les éventuels tsunamis. Lors du tremblement de terre d’Alger le 21 mai 2003, des témoins ont raconté : « J’étais au balcon, je regardais vers le centre d’Alger lorsque j’ai vu comme un énorme nuage de poussière. J’ai été pris de vertige, puis l’immeuble a commencé à aller d’avant en arrière, comme une balançoire, puis tous mes meubles sont tombés, le lustre du salon est sorti par la fenêtre. »
L’activité sismique en France
L’Europe méditerranéenne et alpine et la France ne sont pas à l’abri des tremblements de terre, comme l’a montré celui de Lisbonne. Il y a eu des séismes de magnitude supérieure à 5,5 en Bretagne, dans le Massif central, les Pyrénées, l’Alsace, la Provence, tout au long de notre histoire. Récemment, le 9 juin 2001, la Vendée a ressenti un séisme de 5,1 et le quart nord-est du pays a subi une secousse de 5,4 le 22 février 2003. La France connaît en moyenne dix à vingt séismes supérieurs à 5 en un siècle et une vingtaine supérieurs à 3,5 chaque année.

(Source : fichier de séismicité historique Sirene)
Les séismes d’une magnitude supérieure à 5,5 en France depuis le XIV e siècle
Les séismes les plus meurtriers depuis 1975

Les tsunamis
Ce sont souvent les tsunamis qui font le plus grand nombre de victimes. Au large du Chili, en 1960, l’effondrement d’une portion de l’écorce terrestre de plusieurs centaines de kilomètres carrés, engendra des vagues énormes, qui atteignirent le Japon, 10 000 km plus loin, en moins de vingtdeux heures.
Le tsunami de l’Asie du Sud-Est, en 2004, était un mur d’eau de 5 à 10 m de haut, peu sensible en haute mer, mais catastrophique sur tous les rivages.

L’UNESCO informe, mais ne rassure pas !
« Les tsunamis se propagent en océan profond à la vitesse d’un avion de ligne. […] Quand ils atteignent les eaux moins profondes, ils ralentissent et grandissent énormément. […] Si vous êtes sur une plage et que le sol bouge si fort qu’il est difficile de rester debout, un tsunami a pu se former. Il peut être précédé d’un retrait de la mer mettant à découvert les poissons. […] On entend parfois un grondement comme un train. […] Éloignez-vous rapidement du rivage vers les hauteurs. […] Si vous êtes emporté cherchez quelque chose pour flotter. »
Le plus gigantesque des tsunamis connus est celui que provoqua l’explosion du volcan Krakatoa, en Indonésie, en 1883 : la vague atteignit 35 m de haut, ravagea Java et Sumatra, transporta un vaisseau de guerre hollandais à 3 km à l’intérieur des terres.
À 4 000 m de profondeur, la vitesse de la vague atteint plus de 700 km/h ; à 10 m, elle n’avance plus qu’à 35 km/h, mais avec une hauteur accrue.
Volcans
Les volcans correspondent à la remontée de magma, qui provient du manteau et migre vers la surface en traversant des roches plus denses que lui.

Le manteau : c’est une masse d’une épaisseur de 2 850 km, qui se trouve entre le noyau de la Terre et la croûte terrestre, beaucoup plus mince (10 à 40 km). Le manteau contient du magma, prêt à être expulsé, brutalement ou de façon plus régulière.
Le danger des volcans dépend de la plus ou moins grande brutalité de leurs éruptions, et de la qualité des produits expulsés.
Ainsi les volcans de type hawaïen, dont les laves fluides s’écoulent de façon continue et souvent rapide, sont moins dangereux que les volcans de type peléen – du nom de la montagne Pelée à la Martinique – dont les bouchons peuvent exploser en quelques secondes, arrachant une partie du cône volcanique et libérant des gaz, les nuées ardentes, qui détruisent toute vie sur leur passage.
Les catastrophes volcaniques du passé
En travaillant sur les glaces de l’Antarctique, des scientifiques ont pu retrouver les traces d’éruptions très anciennes, mais que les hommes ont pu connaître.
Le Toba
Il y a 74 000 ans, un immense volcan indonésien, le Toba, a projeté 2 800 km 3 de débris, ce qui a entraîné une baisse de la température mondiale de 5 à 6° C.
Le Santorin
Vers 1600 avant notre ère, le Santorin, un volcan de la mer Égée, a explosé, laissant cependant le temps aux populations de fuir. La température mondiale a alors baissé de 0,5° C. Une suite d’inondations et de sécheresses relatées par les annales chinoises peut être attribuée aux conséquences climatiques de l’éruption. Le Santorin est actif depuis 650 000 ans. Sa dernière éruption date de 1950, mais il produit toujours des fumerolles et des sources d’eaux chaudes.

L’hiver peut être volcanique
Les éruptions volcaniques peuvent projeter des poussières et des gaz qui forment un écran réfléchissant la lumière du soleil et l’empêchant en partie d’atteindre la Terre, dont la température peut alors baisser de 0,1 à 0,7 ˚ C, et exceptionnellement davantage.
Le Vésuve
En août 79, l’éruption du Vésuve fit disparaître les deux villes romaines d’Herculanum et Pompéi. Et le volcan, qui atteignait alors 2 000 m, perdit dans l’explosion près de la moitié de sa hauteur.
Le Laki
En 1783 et 1784, le volcan Laki, en Islande, entra en éruption. Les perturbations météorologiques qui en résultèrent firent considérablement baisser les récoltes de céréales en France, comme dans le reste de l’Europe. Le prix du pain augmenta, ce qui contribua sans doute à la propagation des idées révolutionnaires chez les populations pauvres et sous-alimentées !

Le cri
Certains historiens de l’art pensent que le peintre Edvard Munch traduit, dans son tableau Le Cri , une des conséquences de l’éruption du Krakatau. Le 27 août 1883, ce volcan indonésien a explosé, détruisant les deux tiers de son île, avec un bruit perçu à plus de 5 000 km. Le tsunami engendré par l’explosion a tué au moins 40 000 personnes et pendant de nombreux mois les couchers de soleil furent, partout sur la Terre, particulièrement rouges, rougeoiement qui occupe tout le fond du tableau de Munch.
Les risques volcaniques dans le monde
Tous les continents présentent des risques volcaniques. On trouve des volcans actifs à l’est de l’Afrique et, au large, dans l’île de la Réunion (volcan de la Fournaise, de type hawaïen, à laves fluides, donc relativement peu dangereux). Tout autour du Pacifique, des volcans dominent les côtes des deux Amériques comme celles de l’Asie, c’est la ceinture de feu du Pacifique, qui va de l’Alaska à la Terre de Feu, et du Kamtchatka à la Nouvelle-Zélande. Ces volcans ne sont pas tous également dangereux. Les risques les plus grands ont pour origine les volcans explosifs. Parfois le danger est plus insidieux : les volcans de boue, par exemple, n’émettent pas que des boues froides, elles sont souvent mélangées à des gaz, qui peuvent s’enflammer spontanément, comme ce fut le cas en Azerbaïdjan en 2001.

Une partie de la ceinture de feu du Pacifique
En Indonésie, il y a 129 volcans actifs. Le plus puissant est le Merapi qui s’est réveillé, comme tous les dix ou quinze ans, en avril 2006. Ses nuées ardentes peuvent atteindre 600 ° C.
Il arrive souvent que les populations, même prévenues, refusent de s’éloigner pour des raisons économiques, ou culturelles : le Merapi, par exemple, est assimilé à une divinité imprévisible qui ne réagit pas toujours comme le prévoient les volcanologues.


Les principales régions volcaniques du monde
Le dégazage des lacs volcaniques est un danger plus insidieux encore que celui des volcans. Ces lacs occupent d’anciens cratères, le bouchon de magma de ces cratères libère du dioxyde de carbone qui peut remonter de façon plus ou moins brutale, et toujours imprévisible, à la surface du lac. En août 1986, le lac Nyos, au nord-ouest du Cameroun, a libéré pendant la nuit un gaz mortel qui a parcouru à 70 km/h les vallées voisines, tuant 1 800 agriculteurs et leur bétail. Depuis, on a installé un système d’évacuation en continu du gaz et inventorié tous les lacs « tueurs » potentiels, comme le lac Nyos ou le lac Kivu, en Afrique de l’Est.
Les risques volcaniques en Europe
On les trouve essentiellement en Italie, en Grèce et en Islande. En Italie méridionale, le Vésuve, l’Etna, le Stromboli et le Volcano sont des volcans actifs qui peuvent menacer un grand nombre d’habitants. Si le Stromboli associe coulées de lave, projections de pierres et de gaz et si le Volcano libère des laves pulvérisées en cendre ou en pierre ponce, l’Etna et surtout le Vésuve présentent des risques d’explosion.

Un historien courageux
En 79, l’historien romain Pline l’Ancien est mort pour avoir voulu sauver des habitants de Pompéi menacés par le Vésuve. C’est son neveu, prudemment resté à distance, qui a raconté sa mort par asphyxie sous des nuées ardentes.
L’Islande est née d’éruptions volcaniques successives et vit sous la menace de volcans très actifs. Les geysers, sources jaillissantes intermittentes, sont déjà un signe de volcanisme actif.
En Grèce, le Santorin n’est relativement endormi que depuis 1950. Il émet encore des sources chaudes et des fumerolles, et peut à tout moment se réveiller.
La France possède des volcans relativement récents, dans le Massif central (chaîne des Puys, volcans ardéchois) et au bord de la Méditerranée (Agde). Il est tout à fait possible que ces volcans se réveillent un jour…

Les hommes responsables de catastrophes
Le 29 mai 2006, alors que la compagnie pétrolière Lapindo effectuait un sondage à l’est de l’île de Java en Indonésie, la boue a jailli. Le volume de boue craché par le sol n’a cessé d’augmenter, il a atteint 200 000 m 3 par jour fin novembre 2006. Cinq villages ont été engloutis, 15 000 personnes déplacées, et la boue avance toujours.
Les immenses phénomènes volcaniques des précédentes ères géologiques sont à l’origine de gigantesques plateaux de lave, en Sibérie, au Groenland, aux Indes, au Brésil, etc. Une seule des coulées formant ces plateaux a dû libérer de 1 à 200 gigatonnes de dioxyde de soufre. À titre de comparaison, l’industrie humaine rejette actuellement 120 mégatonnes (0,120 gigatonne) de dioxyde de soufre par an. Il faudrait 800 ans à ce rythme pour émettre l’équivalent d’une de ces énormes coulées.
Climat
Plus qu’aux formes du relief et aux paysages, nous sommes sensibles aux climats, qui conditionnent en grande partie nos modes de vie et nos économies. Cependant les mécanismes climatiques sont encore imparfaitement connus. Il faut souvent se contenter de subir leurs contraintes, ou de profiter des atouts, parfois incertains, des phénomènes climatiques que l’on sait observer et décrire.
Il ne faut pas confondre géographie et climatologie. La géographie s’intéresse à la description des climats, mais surtout à leurs conséquences sur les sociétés humaines, et laisse aux climatologues l’étude scientifique des phénomènes.
Caractéristiques climatiques

Climat : ensemble des caractéristiques de l’atmosphère relevées en un lieu donné, et pour une longue période.
Temps : état du ciel et niveau des températures en un lieu donné, à un moment donné.
Pour définir un climat, il faut bien connaître les précipitations, les températures, les vents, l’ensoleillement, la régularité ou l’irrégularité de ces phénomènes.
Les précipitations
Les précipitations se produisent sous forme de pluie, neige, grêle, givre, brumes et brouillards. Leur répartition dans l’année détermine l’existence, ou non, d’une saison sèche. La quantité de précipitations, mesurée en millimètres, est donnée pour une année moyenne et peut varier de quelques millimètres à plusieurs mètres suivant les lieux.


Les précipitations moyennes annuelles dans le monde
Les températures
Les températures sont la plupart du temps données par moyennes mensuelles, ce qui permet de repérer saisons froides, chaudes, intermédiaires ou de constater une constance des températures tout au long de l’année, comme c’est le cas par exemple en région équatoriale. Ces moyennes ne sont pas suffisantes pour se faire une idée d’un climat. L’amplitude thermique (c’est-à-dire la différence entre deux températures) entre deux mois peut s’accompagner d’amplitudes thermiques diurnes (différences de température entre le jour et la nuit) qui ont des conséquences importantes sur la végétation.
Le soleil
L’ensoleillement, c’est-à-dire le nombre d’heures de soleil par jour, mois ou année n’est pas automatiquement lié à la quantité de précipitations : Nice et Brest reçoivent à peu près la même quantité de pluie, mais Nice a plus d’heures de soleil que Brest.
Le vent
Les vents, qui soufflent des hautes pressions vers les basses pressions, peuvent être réguliers et généraux, comme les alizés des régions tropicales ou les vents d’ouest des latitudes moyennes. Mais ils sont aussi locaux, s’ajoutant aux caractéristiques climatiques d’une région, comme le mistral de la vallée du Rhône. Ils modifient la perception des températures, peuvent avoir des effets desséchants sur la végétation et deviennent destructeurs s’ils soufflent en tempête.

Brrr !
Aux îles Kerguelen, la température est modérée, (de 7° C en été à 2° C en hiver), les averses de pluie et de neige sont fréquentes. Mais le maître absolu des lieux est le vent, violent, qui règne 350 jours par an.
Grandes zones climatiques
Plus on s’éloigne de l’équateur et plus les températures moyennes sont basses, plus les écarts de durée entre le jour et la nuit augmentent jusqu’aux régions polaires qui connaissent les très longues nuits d’hiver, et les très longs jours d’été.
La présence ou l’éloignement de la mer jouent aussi un grand rôle : les océans se refroidissent et se réchauffent moins vite que le continent ; les régions côtières ont des températures moins contrastées tout le long de l’année, en particulier si elles sont baignées par des courants chauds. À l’inverse, loin des côtes, les écarts de températures sont plus grands, les précipitations souvent plus rares.
Zone équatoriale
Près de l’équateur, il fait chaud toute l’année, entre 26 et 28° C, sans qu’on puisse distinguer de saisons. Les pluies sont très abondantes, jusqu’à 10 m par an au pied des montagnes côtières, comme en Asie du Sud-Est, plus souvent entre 2 et 3 m. La pluie tombe en général en fin de journée, sous forme d’orages ou de pluies violentes.



Les grands milieux naturels
C’est le domaine naturel de la forêt dense, toujours verte, superposant jusqu’à plus de 30 m de haut plusieurs étages de végétation, reliés par des enchevêtrements de lianes.

Un terme à éviter
Il vaut mieux ne pas parler de forêt vierge à propos de la forêt équatoriale, parcourue depuis toujours par des groupes humains qui y ont vécu de chasse et de cueillette : Amérindiens, Pygmées, etc. Si elle est « ombrophile » (qui aime la pluie), elle n’est certainement pas vierge !
Les sommets de cette forêt sont longtemps restés mystérieux, jusqu’à ce que le « radeau des cimes » du scientifique Francis Hallé s’y pose, et découvre qu’une multitude de formes de vie s’y développe.

Canopée : surface formée par la cime des arbres d’une forêt. Cette surface, ondulée et dense dans la forêt équatoriale, a permis d’y poser le « radeau des cimes ».
Zones tropicales
Sous les tropiques, une saison plus ou moins sèche apparaît. En Birmanie, en bord de mer, la saison sèche dure de décembre à avril et les 885 mm de pluies annuelles tombent de mai à novembre. Dans l’ex-Zaïre, à 1 200 m d’altitude, Lubumbashi connaît aussi une saison sèche, de mai à octobre, et il tombe 1 300 mm de pluie sur le reste de l’année. Le paysage naturel est le plus souvent la savane.

Les savanes : couvertes d’herbes parfois très hautes, elles peuvent être buissonnantes quand la saison sèche est longue, arborées quand on y trouve quelques arbres et même boisées quand on s’approche de la zone équatoriale.


De la savane boisée à la steppe
Moussons
Le climat de mousson est un aspect particulier du climat tropical, qui touche l’Inde, la péninsule indochinoise, le sud de la Chine : la pluie arrive en mai, juin ou juillet et dure jusqu’en octobre. Trois ou quatre mois concentrent de 75 à 90 % des précipitations annuelles. Mais la mousson peut être en retard, faible, entrecoupée de périodes sèches, et compromettre ainsi les récoltes.
Déserts
Les déserts sont des régions où les précipitations sont faibles.

Il y a désert et désert
Il y a des déserts froids, ceux des régions polaires et continentales (désert de Gobi en Asie), et des déserts chauds. Ces derniers occupent des superficies plus importantes, en Amérique (plateaux des Rocheuses, Mexique), en Asie, de la Méditerranée à l’Afghanistan, en Australie et en Afrique (Sahara au nord, Kalahari en Afrique du Sud).
Outre la rareté des précipitations, plusieurs années sans pluie peuvent se succéder, les déserts tropicaux connaissent des températures très élevées (moyenne au-dessus de 24° C, mois le plus chaud dépassant 30° C) et des vents parfois très violents comme l’harmattan au Sahara ou le khamsin (le « vent de 5 jours ») au Moyen-Orient. Enfin les écarts de températures entre le jour et la nuit peuvent être considérables.
Dans de tels climats l’eau est presque absente, elle ne se concentre dans les oueds qu’en cas de fortes pluies, phénomène dangereux parce que rare. En dehors des oasis, les plantes ont toujours un cycle de vie réduit et ne retrouvent vie que lorsqu’il pleut. De grands fleuves nés sous des climats plus humides peuvent, en les traversant, apporter la vie dans les déserts, comme le Nil en Égypte, ou le Niger en Afrique subsaharienne.


Un paysage sous climat désertique chaud
Les latitudes moyennes
Aux latitudes moyennes, c’est-à-dire à égale distance de l’équateur et du pôle, on trouve les climats tempérés. Ils ne présentent que des contrastes modérés de température et de pluie, mais se caractérisent par un grand nombre de nuances.
Les climats océanique, continental et méditerranéen
Le premier est doux l’été et frais en hiver, avec très peu de jours de gel, les pluies, un peu plus abondantes en hiver, sont régulières. Cependant plus on s’éloigne de la mer, plus ce climat devient continental. Les hivers sont plus froids, les étés plus chauds, les pluies plus violentes avec des orages l’été, et de la neige en hiver.
Dans les régions les plus méridionales, le climat méditerranéen, avec ses sécheresses d’été, rappelle les zones arides des tropiques.
Les climats français présentent de multiples nuances : hyperocéanique en Bretagne, océanique plus froid au nord, ou plus chaud dans le Bassin aquitain, semi-continental dans les bassins intérieurs, Limagne, Alsace, vall&#

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