Petites Chroniques #10 : Les Années 90 — La décennie noire
106 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Petites Chroniques #10 : Les Années 90 — La décennie noire

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
106 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

LES PETITES CHRONIQUES : jour après jour, découvrez l'Histoire en anecdotes et dates clés !


Jour après jour, tel une éphéméride, Chronique vous fait revivre l'Histoire en la racontant au présent.



Petites Chroniques #10 : Les Années 90


Souvent considérées comme l'âge d'or de l'entertainment, mais les années 90 furent également le théâtre de bien des bouleversements.



Les Petites Chroniques, c'est aussi :

Petites Chroniques #1 : 24 h du Mans — 80 ans au compteur

Petites Chroniques #2 : Vacances d'été — Drame, People et Progrès

Petites Chroniques #3 : Destins de Femmes — Marilyn Monroe, l'éternelle

Petites Chroniques #4 : La Seconde Guerre Mondiale — Juin 1944, le mois le plus long

Petites Chroniques #5 : L'Année 80

Petites Chroniques #6 : Les années folles — 1920 à 1924, Le renouveau culturel - Partie 1


Petites Chroniques #7 : Napoléon Bonaparte — Entre guerre et paix


Hors-série #1 : Napoléon Bonaparte — La chute de l'Aigle



et bien plus encore...

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9782366029697
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Les Années 90
La pécennie noire
Épitions Chronique
L’OTAN : Amorce d’un monde nouveau
Née de la volonté des États-Unis d’intégrer les pays de l’Europe occidentale dans un puissant système défensif face à l’Union soviétique, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord a vu officiellement le jour à Washington le 4 avril 1949. Les premiers membres en étaient la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la France, l’Islande, l’Italie, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal et le Royaume-Uni, rejoints ultérieurement par la Grèce, la Turquie, l’Allemagne et l’Espagne. Seuls resteraient en dehors les États neutres (Autriche, Suède, Finlande, Suisse). L’Otan put être alors considérée comme un bras armé de la politique américaine et donc comme une entrave à l’indépendance de ses membres. Tel était bien le point de vue du général de Gaulle qui, en 1966, retira la France du commandement intégré de l’Otan, ce qui contraignit celle-ci à déplacer son siège de Paris à Bruxelles. La dissolution de l’Union soviétique en 1991, suivie de l’éclatement du bloc militaire qu’elle avait formé avec les pays communistes de l’Europe de l’Est, aurait pu sonner le glas d’une organisation qui n’avait apparemment plus de raison d’être. Or, c’est tout le contraire qui est arrivé. Plus que jamais, l’Otan devenait le principal vecteur d’une puissance américaine visant à l’universalité et à l’unipolarité. Cette orientation s’est traduite par l’élargissement à marche forcée de l’organisation et à l’intégration des anciens pays de l’Est : la Hongrie, la Pologne et la République tchèque en 1999, la Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie en 2004. La Russie, sous la conduite de Vladimir Poutine, n’est évidemment pas restée muette devant un élargissement qu’elle pouvait percevoir comme une menace à sa frontière. D’autant que l’Otan, « gelée » pendant la guerre froide, s’est au contraire montrée extrêmement active depuis la chute du communisme : les violents bombardements de la Serbie, en 1999, pour contraindre Belgrade à abandonner sa province du Kosovo, ont marqué la transition entre la vocation défensive originelle de l’Otan et une posture beaucoup plus offensive. En somme, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le monde a été le théâtre d’affrontements larvés ou indirects entre le bloc occidental et le bloc soviétique, séparés par un « rideau de fer » : une guerre froide, comme on l’a appelée. Mais ce conflit touche à sa fin, et la chute du mur de Berlin, en 1989, marque l’aube d’une ère nouvelle, celle de la mondialisation. Cette fois, le monde change !
Moscou a châtié Bakou
24 janvier 1990
Pour la première fois de son histoire, l’Armée roug e est intervenue sur le territoire de l’URSS : installés sur la place Lénine qui domine la mer Caspienne, les chars tirent au canon pour dégager le port de Bakou. Les pétroliers placés par les nationalistes afin de bloquer la rade ont levé l’ancre et Moscou a annoncé, laconiquement, la fin du blocus. Des commandos à moto s’en prennent aux patrouilles militaires, et des cocktails Molotov sont lancés des toits sur les blindés. Le comité de défense, organisation militaire du Front national de libération, a été dissous. Quarante-neuf personnes ont été arrêté es, et de nombreuses autres sont entrées dans la clandestinité. Des Azéris de Géorgie ont fait dérailler un train à destination d’Erevan. L’Azerbaïdjan s’installe dans la guerre. Onze mille soldats soviétiques dépêchés dans la République tentent depuis quatre jours de s’opposer à la résistance des nationalistes. Les Azéris parlent de cinq cents morts parmi les leurs lors de l’entrée de l’Armée rouge dans la ville. Moscou affirme de son côté que les premiers affrontements ont fait quarante morts parmi les Azéris et huit parmi les militaires. Gorb atchev a répondu par la force au défi des Azéris, en butte à la fois au pouvoir central et au x Arméniens auxquels ils reprochent de vouloir annexer le Haut-Karabakh. Le Nakhitchevan, territoire azéri autonome, s’engage dans un processus de sécession.
Il y a deux jours, les Azéris enterraient les leurs, tués par l’Armée rouge.
Février 1990
Irak – Bagdad ne veut plus payer ses dettes de guerre
Au début de la guerre contre l’Iran, l’Irak possédait 30 milliards de dollars de réserve. Huit ans et des dizaines de milliers de morts plus tard, l’endettement du pays s’élevait à quelque 100 milliards de dollars ! Construire la plus importante machine de guerre du Moyen-Orient, avec une multiplication par cinq du nombre de divisions entre 1980 et 1988, ne pouvait qu’asphyxier l’économie irakienne. Pour couvrir son effort de guerre, Saddam Hussein avait emprunté trente milliards de dollars au Koweït et à l’Arabie Saoudite. Dès le mois de février, il demande au roi Hussein de Jordanie d’intervenir pour que cette dette soit annulée. Plus, il demande que les deux pays lui donnent 30 autres milliards de dollars, sinon, il prendra des « mesures de représailles ». Un discours vindicatif qui ne fait qu’exaspérer le président égyptien, Hosni Moubarak. Celui-ci, à plusieurs reprises, prévient Saddam que ces exigences vont provoquer un drame. Mais le raïs irakien est dans sa propre logique. Il a toujours considéré qu’en luttant contre le régime islamiste de Téhéran il avait protégé tous ses frères arabes, en particulier les États du Golfe, de la menace perse. Il s’est endetté pour leur servir de digue, de bouclier. Rien de plus normal, donc, que les plus riches d’entre eux l’aident à rembourser ces dettes. Et les plus riches, ce sont les Émirats arabes unis, l’Arabie Saoudite… et le Koweït. Ce petit voisin où quelque 700 000 citoyens se partagent les fabuleux revenus de la manne pétrolière. Or, au lendemain de la guerre Iran-Irak, le Koweït a décidé d’augmenter sa production, sans tenir compte des quotas définis par l’Opep. Cette augmentation de la production aurait pour effet immédiat la baisse des cours. Pour Bagdad, cela signifie une baisse dramatique de ses revenus, qui dépendent à 90 % du pétrole. Le président irakien ressent la décision koweïtienne comme une provocation, d’autant que ce pétrole extrait en plus provient des gisements de Roumeilah, une zone frontalière revendiquée depuis longtemps par l’Irak.
26 février 990
L’État irakien réaffirme ses prétentions territoriales au Koweït
L’État irakien réaffirme ses prétentions territoriales au Koweït. L’Irak n’a jamais accepté les frontières fixées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Le conflit contre l’Iran devait redonner aux Irakiens la souveraineté totale sur le Chatt al-Arab, leur principal accès au Golfe. En 1990, Saddam Hussein aimerait disposer des deux îles koweïtiennes de Warba et Boubiyan. Situées en face du port irakien d’Oum Kasr, elles en contrôlent de fait l’accès. Le 26 février, le roi Hussein transmet à l’émir Jaber la proposition de Saddam Hussein de louer ces deux îles stratégiques. L’émir refuse. Une situation bloquée, car, de son côté, l’Irak refuse de reconnaître l’indépendance et les frontières de l’émirat. À Bagdad, on assure également que les champs de pétrole de Roumeilah doivent entièrement revenir à l’Irak. Situés pour la plus grande partie en territoire irakien, ils se prolongent au Koweït. Pour Saddam Hussein, chaque goutte de pétrole extraite à Roumeilah par les Koweïtiens est un vol inadmissible.
Liberia
er 1juin 1990
Liberia : les États-Unis envoient six navires de guerre pour évacuer leurs ressortissants.
7 juin 1990
Monrovia – Le Liberia dans le chaos
Laeur au ventre, des dizaines d’Américains s’efforcent d’obéir aux consignes de leur ambassade : « En raison du risque extrême, nous vous conseillons de quitter le Liberia tout de suite. » La capitale, Monrovia, est encerclée par les rebelles de Charles Taylor et le massacre est déjà commencé. Les Krahn, l’ethnie du président Samuel Doe, sont traqués partout et sommairement exécutés. La guerre raciale secoue cet État d’Afrique occidentale économiquement faible où vivent deux millions et demi d’habitants.
Les rebelles de Charles Taylor sont toujours aux portes de Monrovia.
Sierra Leone
Sierra Leone ...
11juin1990
  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents