Petites Chroniques #35 : Le Québec : Histoire d une contrée
109 pages
Français

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Description

LES PETITES CHRONIQUES : jour après jour, découvrez l'Histoire en anecdotes et dates clés !


Jour après jour, tel une éphéméride, Chronique vous fait revivre l'Histoire en la racontant au présent.



Petites Chroniques #35 : Le Québec : Histoire d'une contrée


Au XVIIe siècle, l'explorateur français Samuel Champlain fonde la ville de Québec. Au fil des siècles, cette province incarne la singularité dans ce pays si vaste qu'est le Canada. Cette chronique a donc pour but de vous faire découvrir l'histoire de cette région canadienne au destin si particulier !




Les Petites Chroniques, c'est aussi :


Petites Chroniques #1 : 24 h du Mans — 80 ans au compteur


Petites Chroniques #2 : Vacances d'été — Faits divers et people


Petites Chroniques #3 : Destins de Femmes — Marilyn Monroe, l'éternelle


Petites Chroniques #4 : La Seconde Guerre Mondiale — Juin 1944, le mois le plus long


Petites Chroniques #5 : L'Année 80


Petites Chroniques #6 : Les années folles — 1920 à 1924, Le renouveau culturel - Partie 1


Petites Chroniques #7 : Napoléon Bonaparte — Entre guerre et paix


Hors-série #1 : Napoléon Bonaparte — La chute de l'Aigle



et bien plus encore...

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Informations

Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9782366029857
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Anthony Ryan
Brûlesables
Une nouvelle dans l’univers de Dragon Blood
Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Maxime Le Dain
Bragelonne


 
Azur pour l’esprit. Sinople pour le corps. Gueules pour le feu. Sable pour l’emprise. Et Argent… Elle s’interrompit dans sa récitation, secouée d’un gloussement si strident et si incontrôlé qu’elle eut du mal à croire qu’il sortait de sa propre bouche. Argent pour la folie.
Le sable céda sous ses pas et elle bascula la tête la première dans la dune qu’elle s’efforçait de gravir, les lèvres irritées par la rouille qui lui envahissait la bouche. Elle s’étrangla, hoqueta et, affolée de sentir qu’elle n’avait même plus suffisamment de salive pour débarrasser son palais du relent métallique du désert, entreprit de se gratter fébrilement la langue du bout des doigts.
— Le désert des Cinabres, avait déclaré Wittler trois jours plus tôt, quand les premières dunes vermeilles s’étaient mises à poindre à l’horizon.
Il avait épaulé sa carabine et s’était accroupi pour ramasser une poignée du granulat rouge qui commençait à recouvrir le sol.
— Sauf que c’est pas un désert de sable, miss Ethy. Regardez-moi ça. (Il avait tendu vers elle sa paume couverte de grains.) De la rouille, avait-il précisé avant de laisser le vent emporter sa récolte. Voilà tout ce qui reste de ce qui se dressait ici, avant le Cratère.
Le Cratère… Elle ravala un sanglot et ferma les paupières, comme pour renvoyer ce souvenir au passé. Le passé… C’était hier, le passé, du temps où Wittler était encore prévenant. Grand et effrayant, certes, mais prévenant…
La balle vibra près de son oreille avec un bruissement doux avant de venir s’enterrer dans la dune, à trois centimètres à peine de son crâne. Elle poussa un cri rauque, se releva d’une ruade puis, chancelante, reprit son ascension maladroite de la butte en soulevant un nuage de poussière, espérant ainsi compliquer la visée de son poursuivant. Six secondes pour recharger une carabine. Je ne l’ai encore jamais vu manquer sa cible.
Le deuxième tir retentit au moment même où elle atteignait le sommet de la dune et la balle creva la manche de sa gabardine. Indemne malgré son bras engourdi par la secousse, elle bascula de l’autre côté en une folle culbute et heurta violemment le bas du versant, ses poumons vidés sous l’impact de sa chute. Elle se força toutefois à attendre que la poussière retombe avant de reprendre sa respiration.
Il devait être à longue portée , déduisit-elle une fois maîtrisé le chaos de ses pensées. Ce qui le place à un bon kilomètre et demi derrière moi, moins s’il est à court de Gueules. Gueules ou non, les deux tirs manqués lui révélaient une autre information tout aussi capitale, sinon plus : même à longue portée, jamais Wittler n’aurait pu rater sa cible deux fois de suite. Il est vraiment devenu aussi cinglé qu’un macaque sous Azur.
L’Azur… Elle s’assit péniblement, fouilla de ses mains tremblantes le coffret doublé de feutrine qui pendait à sa ceinture, puis exhala un soupir de soulagement explosif en trouvant ses fioles encore intactes. Elle les leva l’une après l’autre dans la lumière. Elle avait dépensé tout son Gueules au Cratère, quand le froid glacial de la nuit leur avait fait craindre de mourir gelés avant le point du jour. Le Sinople était encore aux deux tiers plein, mais mieux valait le conserver en cas d’extrême nécessité. Du Sable ne restait plus qu’une gouttelette noire au fond du récipient. Quant à l’Azur… Juste assez pour une dernière transe.
Elle se retint à grand-peine de l’engloutir sur-le-champ. Ce n’est pas encore l’heure , se retint-elle en répétant un mantra profondément inscrit dans les méandres de son esprit. Quand le soleil mordra l’horizon. Ni avant, ni après.
Elle réintégra les fioles dans le coffret et tâta son havresac, dont elle sentit le contenu rouler sous ses doigts. Elle n’avait pas besoin d’y chercher des fissures. Ils ne cassent jamais. Elle dénoua malgré tout les sangles du sac pour contempler l’objet pâle et oblong niché à l’intérieur, éprouvant de ses doigts sa surface dure qu’elle trouva glacée. Ils se révélaient toujours froids au toucher, en l’attente du feu qui les éveillerait.
Une fois le sac refermé, elle se redressa et balaya du regard les dunes alentour en quête du meilleur itinéraire. Il fallait en priorité qu’elle quitte ce désert et qu’elle regagne les Gastes où, au moins, elle pourrait bénéficier de couvert. Ici, chaque dune risquait de la faire repérer par Wittler, et elle doutait fort qu’il la manque trois fois d’affilée.
Elle saisit la gourde qu’elle portait en bandoulière, encore à moitié pleine grâce à la stricte discipline de la compagnie, et se nettoya la bouche avant de s’accorder une miraculeuse gorgée d’eau. « Ne buvez que quand vous en avez besoin » , leur avait rabâché Wittler chaque fois qu’ils remplissaient leurs récipients. « Jamais quand vous en avez envie. Ici, les petits plaisirs peuvent vous coûter la vie. » Puis il lui souriait, de son franc et chaleureux sourire, posait sa grande main sur son épaule et la couvait de ses yeux doux, si différents du regard hagard et terrorisé qui l’avait habité au Cratère. Et sa voix… sifflante, accusatrice, gorgée de griefs : « Tu sais comme moi ce que j’ai vu, Ethy…   »
Elle prit la direction du nord où s’étirait un chapelet de dunes basses, dans l’espoir que son poursuivant privilégie une position plus élevée, puis s’élança au pas de course en...

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