Réussir ses études universitaires en France
102 pages
Français

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Réussir ses études universitaires en France

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Description

Ce livre explique d'abord comment venir étudier en France (choisir une formation, candidater, obtenir une bourse et un visa). Il explique ensuite comment prendre des notes, travailler une matière, faire des fiches de lecture, un exposé oral. Puis il présente l'organisation des examens, l'oral, la dissertation, le plagiat, et le système de notation français. Enfin, il donne des conseils pour se loger, s'assurer, mener une vie saine, s'organiser, gérer son temps et son stress.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 23 septembre 2020
Nombre de lectures 1
EAN13 9782336909349
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0024€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Couverture
4e de couverture
Copyright

« Éditions Campus ouvert »

Direction éditoriale : Vincent P LAUCHU , maître de conférences honoraire en économie (Université Grenoble-Alpes).
Coordination : Pierre C ROCE , ancien ingénieur d’études (Université Grenoble-Alpes).
Cette maison d’édition créée par l’Association pour la diffusion d’études et recherches (ADER) a pour principal objectif de rendre accessibles, à des prix raisonnables, des cours dispensés dans le champ des sciences sociales, et de diffuser des documents, études et recherches qui ne trouveraient pas leur place dans le secteur commercial classique. ADER : 10 rue champ Rochas – 38240 MEYLAN


Le « photocopillage » tue le livre
Le Code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L. 122-5, 2 e et 3 e a, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (art. L.122-4).
Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du code de la propriété intellectuelle.


Illustration de couverture : Myriam Plauchu


© 2020, troisième édition revue et augmentée, Campus Ouvert
http://editionscampusouvert.wordpress.com/
editions.campus-ouvert@orange.fr
EAN Epub : 978-23-36909-34-9

Distribution : Éditions L’Harmattan, 16 rue des Écoles – 75005 Paris
www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
Titre

Armand C HANEL & Vincent P LAUCHU






Réussir ses études universitaires en France
Guide pour le s é tudiants ét rangers


Troisième édition revue et augmentée








Éditions « Campus Ouvert » 2020
Introduction
Il y a environ 300 000 étudiants étrangers en France (dont près de 35 000 étudiants chinois), et il semble que le flux annuel soit plutôt en croissance constante.
Ce sont des étudiants motivés : – d’une part le français n’est pas une langue facile à apprendre avec son orthographe compliquée, – et d’autre part ils sont généralement très désireux de découvrir la vie en France, le mode de vie, la culture française, et ne viennent donc pas seulement pour acquérir une formation et un diplôme.
La réussite au diplôme reste néanmoins extrêmement importante. En effet l’investissement engagé est considérable. Tout d’abord dans le pays d’origine où il faut apprendre la langue française, et travailler dur pour être sélectionné pour venir en France. Ensuite en France où il faut d’abord approfondir la maîtrise de la langue (très souvent une année de cours de français). Il faut enfin réussir les années d’études universitaires elles-mêmes, affronter les difficultés de la vie loin de sa famille et de son pays, et financer le coût de toutes ces années passées en France.
L’investissement est donc très important à la fois pour les parents et pour les étudiants eux-mêmes. Bref, l’échec n’est pas envisageable, et quand – rarement heureusement – il y a échec, celui-ci est cuisant. Revenir dans son pays après plusieurs années en France sans ce fameux diplôme tant recherché : quelle déconvenue ! Quel échec ! Pire : quelle honte !
L’objectif de ce livre est précisément de vous aider à réussir vos études en France
Une analyse des difficultés rencontrées par les étudiants étrangers permet de dégager trois grandes sortes de difficultés :
– Les difficultés liées à une insuffisante maîtrise du français ;
– Les difficultés liées à la différence des méthodes de travail universitaire ;
– Les difficultés d’adaptation à la vie en France.
Les difficultés liées à la maîtrise du français ne sont pas abordées dans ce livre. Les étudiants ayant déjà un bon niveau de français liront avec profit : P ÉCHOUX M. et P LAUCHU V., Maîtriser les difficultés du français pour réussir ses études de droit, économie, gestion, Meylan, Éditions Campus Ouvert, 2016.
Le livre que vous avez entre les mains a justement pour objectif de répondre aux deux autres sortes de difficultés.

• Tout d’abord, pour cette nouvelle édition, nous avons ajouté un chapitre préliminaire sur « Comment venir étudier en France ? » : il présente les modalités de candidature dans une université française ou une grande école publique, les procédures administratives à respecter pour obtenir un visa et les frais d’inscription à acquitter.
• Nous présentons ensuite les principales méthodes du travail universitaire tel qu’il est organisé en France, et en particulier nous expliquons comment s’y prendre pour les principales activités que l’étudiant va devoir faire : prendre des notes, travailler une matière, faire des fiches de lectures, rédiger une note de synthèse, effectuer un commentaire de texte ou un commentaire de données chiffrées, présenter un exposé oral… Tous ces conseils de méthodologie du travail universitaire constituent la première partie
« Travailler efficacement » .
• Puis nous présentons les modalités d’examens les plus fréquemment utilisées en France : l’examen oral, la dissertation écrite. Nous expliquons les règles les plus fréquentes d’organisation des examens, et la délicate question du plagiat. Enfin nous expliquons le système de notation français. Toutes ces questions constituent la deuxième partie « Bien passer ses examens » .
• Enfin, l’étudiant peut être confronté à des difficultés liées à la vie en France : s’inscrire à l’université, ouvrir un compte bancaire, se loger, s’assumer, se soigner… De plus, réussir son année nécessite aussi de mener une vie saine, équilibrée, de savoir s’organiser, de savoir gérer son temps et gérer son stress. Toutes ces questions font l’objet de la troisième partie :
« Se mettre dans de bonnes conditions pour réussir » .
• Enfin, une nouvelle annexe permettra aux étudiants de mieux s’y retrouver dans les divers systèmes utilisés pour compter (Europe, USA, Chine, International).
Au total, l’étudiant trouvera dans ce livre un grand nombre de conseils lui permettant de réussir ses études en France. Ces conseils sont destinés à la fois à l’étudiant qui, dans son pays, se prépare à aller en France, et à l’étudiant qui vient d’arriver, qui s’installe et se heurte aux premières difficultés.
Puisse ce livre vous aider à réussir !

Bonnes études supérieures en France !

Armand Chanel et Vincent Plauchu,
Avril 2020
Comment utiliser ce livre
Ce livre peut être lu de trois manières
– Soit de bout en bout, en commençant par le début et en finissant par la fin. C’est le mode de lecture qui convient à l’étudiant étranger dans les mois qui précèdent son départ en France, ou pendant l’année de cours de français en France. En lisant tout le livre, il aura une vision panoramique de sa future année en France.
– Soit tel ou tel chapitre : par exemple l’étudiant étranger qui arrive en France lira (dans l’avion) la partie sur la vie en France, ou l’étudiant qui commence son année universitaire lira la partie sur les méthodes de travail universitaires. En lisant tout une partie, il aura la garantie de ne pas passer à côté d’un point essentiel.
– Soit au cours de ses études en France, en lisant tel ou tel passage au gré de ses besoins, en « picorant », c’est-à-dire en allant directement, à partir du sommaire, vers tel ou tel pont précis correspondant à une difficulté concrète et immédiate qui se présente à lui, dans le but de trouver une réponse précise rapidement.
Un énorme effort de concision a été nécessaire pour rédiger ce livre : en fait, sur la plupart des grands thèmes abordés, il existe ailleurs un livre entier qui lui est consacré.
Ainsi, par exemple, la méthodologie de la dissertation économique est développée dans plusieurs livres. On ne citera ici que : V ALLET Guillaume : Réussir la dissertation en Sciences économiques et en Sociologie , Éditions Ellipses, Paris, 2016, 264 p.
La conséquence de cette concision est que ce livre, sur plusieurs points, ne fournit qu’un début de réponse, et… une invitation à approfondir !
Précisons également que ce livre est rédigé dans une optique résolument pédagogique et pragmatique, et que nous avons évité tous les développements théoriques qui auraient pu être intéressants mais auraient alourdi inutilement le texte.

Possibilité d’interagir avec les auteurs
Vous pouvez contacter les auteurs, à l’adresse : armandchanel@orange.fr

Attention : nous ne pouvons pas apporter une « aide pour venir en France » à des milliers d’étudiants étrangers ! Cette adresse est réservée à des remarques critiques et des suggestions d’amélioration du livre.
Nous serions également heureux de savoir comment des enseignants de français dans des pays étrangers (Chine, Équateur, Russie, Vietnam, etc.) utilisent ce livre et nous sommes preneurs de toute suggestion pour le faire évoluer ou pour le compléter.
Bonne lecture !
Les auteurs
C HAPITRE PRÉLIMINAIRE Comment venir étudier en France ?
Nous vous aidons ici à préparer votre projet d’étude en France en vous donnant les informations sur :
• Quelles procédures pour partir ?
• Comment candidater ?
• Comment obtenir une bourse ?
• Comment obtenir un visa (s’il est nécessaire) ?
• Quels frais d’inscription prévoir ?
Selon votre nationalité, votre niveau d’études et le type d’établissement d’enseignement supérieur que vous souhaitez intégrer, il faut suivre la procédure adaptée à votre situation : nous conseillons de consulter le site de Campus France : < campusfrance.org >, notamment :
http://campusbourses.campusfrance.org/fr d’où nous extrayons pour vous ici les principales informations. Consultez aussi le site de Campus France de votre pays.
Enfin, pour des précisions supplémentaires, nous vous conseillons d’écrire par courriel au site de votre pays et/ou région. Par exemple pour la province de Liaoning en Chine : < info.shenyang@campusfrancechine.org >
I. COMMENT CHOISIR UN PROJET DE FORMATION ?
A. Vous cherchez une formation au niveau licence , n’hésitez pas à consulter le
Catalogue des licences : < http://cataloguelm.campusfrance.org/licence/#/catalog >
Pour financer vos études, pensez aux bourses possibles. En particulier, l’Union européenne distribue des bourses Erasmus : En effet, le programme Erasmus + permet aux étudiants inscrits dans un établissement européen de bénéficier d’une aide financière afin d’effectuer des études ou un stage de 3 à 12 mois dans un autre pays d’Europe :
< http://campusbourses.campusfrance.org/fria/bourse/#/catalog?lang=fr >

B. Pour trouver une formation au niveau master , voir le Catalogue des masters de Campus France : < http://cataloguelm.campusfrance.org/master/#/catalog >
Pensez également aux Masters conjoints Erasmus Mundus .
Un master conjoint Erasmus Mundus (Erasmus Mundus Joint Master Degree : EMJMD) est une formation d’excellence à l’international, suivie dans au moins deux pays différents. Le diplôme est délivré conjointement par plusieurs établissements d’enseignement supérieur européens. L’Union européenne octroie des bourses aux meilleurs étudiants :
< https://ec.europa.eu/programmes/erasmusplus/opportunities/individuals/students/erasmus-mundus-joint-master-degrees_en
C. Vous voulez faire un doctorat , consultez le Portail « recherche » . Il recense les écoles doctorales rattachées aux universités et rassemble de nombreuses offres de doctorats, de stages de master et de post-doctorats :
< https://doctorat.campusfrance.org/phd/dschools/main >
D. Si vous souhaitez suivre une formation artistique ou en architecture, vous pouvez consulter le catalogue CampusArt . (plus de 500 formations en arts, mode, design, musique, 3D, architecture : voir le site :
< http://www.campusart.org/accueil/le-reseau-campusart/ >
E. Si vous voulez suivre un cursus en anglais, c’est aussi possible en France car il y a presque 1 500 formations dédiées spécialement aux étudiants internationaux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas intégrer un cursus en français. Voir : Catalogue Programs Taught in English :
< http://taughtie.campusfrance.org/tiesearch/#/catalog >
F. Vous voulez apprendre la langue française pendant quelques mois ou un an pour améliorer votre niveau :
< http://ecolesdété.campusfrance.org/#/apprendrelefrancais >
Exemple : le Centre universitaire d’étude du français (CUEF) de l’Université de Grenoble offre des cours intensifs payants de quelques semaines, quelques mois, ou un ou deux semestres :
< http://cuef.univ-grenoble-alpes.fr/cuef-centre-universitaire-d-etudes-francaises/accueil-190474.kjsp >
Dans l’objectif de suivre ensuite des études en France, certaines universités offrent des programmes préparatoires « passerelle », par exemple le Diplôme universitaire (DU) FLEPES de l’Université d’Artois : DU « Français Langue Etrangère pour la Préparation aux Études Supérieures » :
< http://lettres.univ-artois.fr/diplome-universitaire/francais-langue-etrangere-pour-la-preparation-aux-etudes-superieures >
G. Enfin, vous voulez simplement partir en séjour culturel et linguistique ou suivre un programme court, consultez le Catalogue des programmes courts et des écoles d’été : < http://ecolesdete.campusfrance.org/#/main > avec notamment le réseau des Alliances Françaises pour des cours de durée variable (une semaine à plusieurs mois), intensifs ou semi-intensifs, qui se combinent avec des sorties touristiques, culturelles et sportives. Par exemple l’A.F de Grenoble Alpes : < https://www.afgrenoble.org/fr/ >
II. COMMENT CANDIDATER A UNE FORMATION ?
Cela dépend de :
A. P OUR LES ÉTUDIANTS EUROPÉENS : Les étudiants « européens » sont les étudiants ayant la nationalité :
• d’un des pays de l’Union européenne,
• d’un des pays de l’Espace économique européen (UE + Norvège, Islande, Liechtenstein),
• de Suisse,
• de Monaco ou d’Andorre.
Vous suivrez les mêmes procédures que les étudiants français pour s’inscrire dans un établissement d’enseignement supérieur français.
1. C ANDIDATER EN 1 RE ANNÉE D ‘ UNE FORMATION DE NIVEAU LICENC E
Les étudiants européens souhaitant intégrer l’enseignement supérieur français dès la 1 re année d’une formation de niveau licence doivent candidater via la plateforme « Parcoursup » : < https://www.parcoursup.fr/ >
Cette démarche de candidature est obligatoire pour postuler à la plupart des formations proposées par les établissements d’enseignement supérieur, où presque 15 000 formations sont proposées en premier cycle, certaines sélectives (sur dossier ou concours) ou d’autres non sélectives, mais dans la limite des places disponibles (et donc, si il y a plus de candidats que de places, une commission retiendra les candidats jugés les mieux adaptés à la formation proposée).

Attention : il faut bien respecter le calendrier de la procédure « Parcour-sup », qui commence dès la fin de l’année civile qui précède (année n-1) celle de votre projet (année n) :
Par exemple : Calendrier pour intégrer l’enseignement supérieur en 2019-2020 :
– Découverte des formations : 20 décembre – 22 janvier 2019.
– Inscriptions et formulation des vœux : 22 janvier – 14 mars 2019 inclus.
– Confirmation des vœux : 15 mars – 3 avril 2019 inclus.
2. C ANDIDATER POUR DES COURS DE LICENCE , DE MASTER OU DE DOCTORAT
Il n’existe aucune procédure particulière pour s’inscrire en 2 e ou en 3 e année de licence, en master ou en doctorat. Obtenir un visa n’est pas non plus nécessaire. Il faut prendre directement contact avec le ou les établissements d’enseignement supérieur concernés pour faire une demande d’inscription. Consultez les catalogues Campus France pour obtenir les coordonnées des établissements qui vous intéressent.
NB : Pour augmenter vos chances d’être admis, il est conseillé de déposer des demandes auprès d’au moins trois établissements différents. Les réponses sont généralement envoyées aux postulants entre le 15 juin et le 15 septembre pour un début des cours en octobre de la même année
B. P OUR LES ÉTUDIANTS QUI RÉSIDENT DANS LES PAYS DE LA PROCÉDURE « É TUDES EN F RANCE » :
Il s’agit des 43 pays de la liste suivante : Algérie, Argentine, Bénin, Brésil, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Chili, Chine, Colombie, Comores, Congo Brazzaville, Corée du Sud, Côte d’Ivoire, Djibouti, Égypte, États-Unis, Gabon, Guinée, Haïti, Inde, Indonésie, Iran, Japon, Koweit, Liban, Madagascar, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie, Mexique, Nigéria, Pérou, République Démocratique du Congo, Russie, Sénégal, Singapour, Taiwan, Togo, Tunisie, Turquie et Vietnam.
Si vous êtes résident d’un de ces pays, vous devez faire une demande spécifique d’inscription dans un établissement d’enseignement supérieur.
Il existe un service en ligne unique pour toutes les démarches : la plateforme « Études en France » est entièrement dématérialisée et permet de gérer l’ensemble des démarches d’inscription dans un établissement d’enseignement supérieur jusqu’à la demande de visa. Il suffit de créer un dossier électronique personnel et de se laisser guider.
< https://pastel.diplomatie.gouv.fr/etudesenfrance/dyn/public/authentification/login.html >

Vous pourrez notamment y déposer vos demandes d’inscription, dialoguer avec l’espace Campus France de votre pays et communiquer avec les établissements dans lesquels vous souhaitez vous inscrire.
Une participation financière vous sera demandée pour bénéficier de ce service d’accompagnement.

Les démarches à faire vont dépendre du type d’études demandées :
1. C ANDIDATER EN 1 RE ANNÉE D ‘ UNE FORMATION DE NIVEAU LICENCE (L1) :
LA PROCÉDURE DAP (D EMANDE D ‘ ADMISSION PRÉALABLE ).
Les modalités de demande d’inscription en 1 re année d’une formation de niveau licence varient en fonction de votre situation :
• Si vous préparez un baccalauréat français ou européen, vous devrez formuler vos vœux sur la Plateforme « Parcoursup » :
< https://www.parcoursup.fr/ > et suivre en parallèle la procédure « Études en France ».
Elle doit être effectuée entre le mois de novembre et le mois de janvier précédant l’année universitaire pour laquelle vous postulez.
NB : les inscriptions sur Parcoursup et DAP se font en décembre de l’année précédente à votre rentrée. Vous recevrez la réponse en mai pour la rentrée de septembre. Attention, pour CampusArt, les inscriptions commencent dès novembre.
2. C ANDIDATER EN 2 E ET 3 E ANNÉES DE LICENCE (L2 ET L3) OU EN MASTER
(M1 et M2) : procédure « Études en France » jusqu’à l’obtention d’un visa étudiant.
– Créez votre dossier électronique personnel et laissez-vous guider. Si besoin, contactez l’Espace Campus France de votre pays de résidence pour obtenir des renseignements supplémentaires.
3. C ANDIDATER EN DOCTORAT : CANDIDATURE DIRECTE
– Contactez directement les Écoles doctorales qui proposent les sujets de recherches qui vous intéressent.
< https://doctorat.campusfrance.org/phd/dschools/main >

C. S I VOUS N ’ ÊTES PAS ÉTUDIANTS EUROPÉENS , NI ÉTUDIANTS DES PAYS
« É TUDES EN F RANCE », visitez le site de Campus France de votre pays et contactez le service de l’ambassade par courriel.
III. COMMENT OBTENIR UNE BOURSE ?
Selon votre nationalité, votre niveau d’études et le type d’établissement d’enseignement supérieur que vous souhaitez intégrer, il faut suivre la procédure adaptée à votre situation : nous conseillons de consulter le site de Campus France : campus-france.org, notamment :
< https://www.campusfrance.org/fr > d’où nous extrayons pour vous ici les principales informations.
Par ailleurs, un quart des étudiants qui viennent en France disposent d’une bourse : en effet, les institutions publiques françaises et le programme Erasmus + offrent de nombreuses bourses aux étudiants étrangers pour les aider à financer leurs études en France et en Europe.
Consultez l’ Annuaire des programmes de bourse (près de 700) :
< http://campusbourses.campusfrance.org/fria/bourse/#/catalog >
Consultez aussi le site de Campus France de votre pays. Pour des précisions supplémentaires, nous vous conseillons d’écrire par courriel au site de votre pays et/ou région. Par exemple pour la province du Liaoning en Chine :
< info.shenyang@campusfrancechine.org >
IV. COMMENT OBTENIR UN VISA ET UNE CARTE DE SÉJOUR ?
Selon votre nationalité, votre situation et la durée de votre séjour, vous devez peut-être obtenir un visa pour suivre vos études ou faire des recherches en France ou pour y revenir après l’obtention de votre diplôme. Site officiel :
< https://france-visas.gouv.fr/ >
• Vous pourrez savoir si vous avez besoin d’un visa pour venir étudier en France en faisant une simulation grâce à l’assistant visa du site France Visas . En fonction de votre pays de résidence et votre projet, vous saurez en quelques minutes si vous avez besoin de faire une demande de visa :
< https://france-visas.gouv.fr/web/france-visas/ai-je-besoin-d-un-visa >
A. P OUR LES ÉTUDIANTS EUROPÉENS : l’entrée sur le territoire français est libre quelle que soit la durée de votre séjour ou de vos études.
En revanche, vous devez être couvert par une assurance maladie-maternité et disposer de ressources suffisantes pour subvenir à vos besoins et à ceux des membres de votre famille qui vous accompagnent éventuellement.

Les citoyens UE/EEE/Suisse peuvent travailler pendant leurs études en France sans carte de séjour dans la limite de 964 heures par an.
B. P OUR LES AUTRES ÉTUDIANTS , c’est-à-dire « extra-communautaires », plusieurs possibilités :
1. L E VISA LONG SÉJOUR VALANT TITRE DE SÉJOUR , MENTION « ÉTUDIANT » (VLS-TS « É TUDIANT ») :
C’est le plus adapté pour un projet de plusieurs années d’études en France, même s’il est délivré la première année pour une période de quatre mois à un an que vous pourrez prolonger en demandant en Préfecture son renouvellement pour plusieurs années.
– Si vous résidez dans l’un des 42 pays relevant de la procédure « Études en France » et que vous avez besoin d’un visa pour venir étudier en France, vous devez obligatoirement au préalable effectuer votre demande d’inscription dans l’enseignement supérieur via la plate-forme « Études en France ».
Votre demande de visa sera automatiquement transmise aux autorités consulaires françaises de votre pays de résidence via cette plateforme.
– Si vous ne résidez pas dans l’un de ces pays et que vous avez besoin d’un visa pour venir étudier en France, prenez contact auprès des autorités consulaires françaises de votre pays de résidence.
– Si vous souhaitez rester en France pour continuer vos études alors que votre visa VLS-TS va expirer, vous pouvez demander son renouvellement en adressant une demande en préfecture : vous ferez une demande de carte de séjour pluriannuelle. Tout se fait en France deux mois avant l’expiration de votre visa VLS-TS.
Le visa VLT-TS donne le droit de :
– Voyager librement dans tous les pays de l’espace Schengen.
– Travailler 964 heures par an, soit 20 heures par semaine, pour compléter ses ressources.
– Bénéficier de VISALE, la caution locative étudiante gratuite,
– Recevoir une allocation logement de la CAF,
– Prolonger son séjour au-delà de la durée de validité du titre de séjour délivré.
Attention : Dès votre arrivée en France, au plus tard dans les 3 mois, vous devez valider votre visa via internet en vous connectant à :
< https://administration-etrangers-en-france.interieur.gouv.fr >

NB : Si vous n’avez pas encore de carte de paiement pour payer en ligne la taxe de délivrance d’un titre de séjour, vous pouvez acheter un timbre électronique dans un bureau de tabac, sur une borne dédiée, et le payer en espèces .
2. L E VISA LONG SÉJOUR TEMPORAIRE MENTION « ÉTUDIANT », (VLS-T ÉTUDIANT )
Il permet de suivre des études en France pour une période de 4 à 12 mois. Attention, Comme le mot « temporaire » l’indique, celui-ci n’est pas renouvelable ! Il est donc plus adapté pour des projets d’études assez courts.
Il permet de :
● Séjourner en France de quatre mois à douze mois afin d’y suivre des études supérieures ;
● Voyager librement dans tous les pays de l’espace Schengen ;
● Bénéficier de la sécurité sociale, après l’inscription dans un établissement d’enseignement supérieur, pendant son séjour et de se faire rembourser une partie de ses frais de santé.
Les avantages du VLS-T : il ne se valide pas en préfecture à votre arrivée et vous n’avez aucune démarche à accomplir pendant toute la durée de validité de votre visa.
Ce que ne permet pas un VLS-T : à la différence d’un visa long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) mention étudiant, le VLS-T ne permet pas de :
● Travailler pendant ses études.
● Bénéficier de VISALE, la caution locative étudiante gratuite.
● Recevoir une Allocation logement de la CAF.
● Prolonger son séjour au-delà de la durée de validité du titre de séjour délivré.
3. V ISA T ALENT C HERCHEUR :
Lorsque vous aurez obtenu une réponse positive, déposez une demande de visa « passeport talent-chercheur » auprès du consulat ou de l’Ambassade de France de votre pays de résidence.
< https://www.campusfrance.org/fr/le-visa-long-sejour-passeport-talent-chercheur >.

4. L E VISA ÉTUDIANT COURT SÉJOUR
Pour les étudiants non « européens » : vous devez obtenir un visa étudiant pour suivre vos études en France, même si votre séjour est inférieur à 3 mois. Il existe deux types de visa court séjour :
– levisa< https://www.campusfrance.org/fr/le-visa-schengen-court-sejour >
– le visa « étudiant concours » qui est à demander si vous êtes convoqué par un établissement français pour passer un examen ou un entretien.
< https://www.campusfrance.org/fr/node/2212 >
5. L E VISA DE CIRCULATION OU VISA S CHENGE N
Pour les étudiants non « européens », vous pouvez faire une demande de visa de circulation à la fin de vos études. Réservé aux titulaires d’un diplôme de niveau master de l’enseignement supérieur français, il vous permet de revenir régulièrement en France si vous résidez dans un autre pays après vos études en France.
< https://www.campusfrance.org/fr/le-visa-de-circulation-ou-visa-schengen >
V. QUELS FRAIS D’INSCRIPTION PRÉVOIR ?
Attention : Nous exposons ici la législation actuelle, issue de la loi de 2018, mais qui est susceptible de changer.
Les frais de scolarité sont encore appelés officiellement « Droits d’inscription » ( Tuition fees en anglais). Il y a globalement dans le monde trois grands types de systèmes universitaires :
– Le système des universités payantes , où les étudiants paient leurs études plus ou moins « au prix coûtant » (c’est-à-dire qui couvrent les dépenses d’enseignement engagées pour eux), qu’ils soient ressortissants du pays (étudiants nationaux) ou étrangers (« étudiants internationaux ») : de fait, l’enseignement supérieur est considéré comme une « dépense d’investissement » que les individus espèrent rentabiliser plus tard par des carrières professionnelles plus gratifiantes et plus rémunératrices :
• Exemple des États-Unis (frais de scolarité d’environ 11 000 $ pour un an, en moyenne, même il y a des universités privées et/ou prestigieuses beaucoup plus chères, mais il y a en contrepartie des possibilités multiples d’obtenir des bourses, sur critères académiques ou sociaux…) ;
• Exemple du Royaume Uni (où le prix payé pour des études de premier cycle est d’environ 9 000 £, sauf pour les étudiants européens « Erasmus » qui bénéficient d’accord de réciprocité), (mais cela peut monter jusqu’à 28 000 € en master).
– Le système des universités gratuites ou quasi-gratuites , où l’essentiel des frais de scolarité est pris en charge par les pouvoirs publics (l’État ou les pouvoirs locaux, qui considèrent les dépenses d’enseignement supérieur comme un « bien public » profitable à tous et donc financé par tous) :
• Par exemple en Suède , où les frais d’inscription sont gratuits pour tous, nationaux ou étrangers (ce sont les contribuables suédois qui financent indifféremment les études de tous) ;
• Ou cas de la France avant la réforme pour l’année 2019/2020 : tous les étudiants, français ou étrangers, ne payaient que des frais de scolarité minimes, auquel il fallait ajouter une assurance sociale obligatoire (en tout, entre 300 et 500 € par an).
– Les systèmes mixtes, avec des « droits de scolarité différenciés » selon l’origine des étudiants, (nationaux ou étrangers).
Exemple de la Chine , où les étudiants internationaux paient entre 15 000 et 30 000 Yuans, soit entre 2 000 et 4 000 €, selon l’université et le niveau d’étude (licence, maîtrise, doctorat), hors étudiants boursiers ; c’est donc plus que les étudiants nationaux (8 000 à 10 000 Y, soit 1 000 à 1 300 € environ pour une année de licence) car les pouvoirs publics en paient une partie non négligeable, financée par les impôts du pays.
– Cas de la France depuis la réforme décidée en 2018 et validée en 2019 pour les établissements publics d’enseignement supérieurs, à savoir les universités publiques, les grandes écoles publiques d’ingénieurs, les écoles d’ingénieurs rattachées aux universités (comme les Écoles Nationales des Sciences Appliquées – ENSA – et les Instituts Polytechniques-INP –…) ou les Instituts de gestion (IAE : Institut d’Administration des Entreprises), etc. : l’arrêté du 19 avril 2019 fixe les nouveaux tarifs applicables pour la rentrée 2019/2020 (qui seront réévalués chaque année en fonction de l’évolution de l’Indice National des Prix).

A. <stit>Pour les étudiants français et ceux dits « communautaires » ou « européens » :
C’est-à-dire ceux qui appartiennent à l’Union européenne, à l’Espace économique européen (UE + Norvège, Liechtenstein, Islande) – ou à la Confédération Suisse, les frais d’inscription restent minimes :
– 173 € pour le premier cycle (licence ou classes préparatoires aux Grandes Écoles),
– 243 € pour les masters (ou années d’ingénieur),
– 380 € pour les doctorats,
– 601 € pour les diplômes d’ingénieur.
NB : il y a des taux réduits (d’environ 1/3) pour les inscriptions multiples et des exemptions pour les étudiants boursiers (sur critères sociaux ou académiques).

B. <stit>Pour les étudiants « extra-communautaires » :
NB : ne sont ici concernés que les nouveaux inscrits à partir de l’année universitaire 2019/2020 dans les établissements publics du MESRI (Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la recherche et de l’Innovation) et non les étudiants déjà inscrits les années précédentes, qui continueront à payer les anciens tarifs, comme les étudiants nationaux, du fait du principe de non rétroactivité des lois).
– Les étudiants « extra communautaires » doivent payer des « droits différenciés » :
– 2 770 € pour une année de licence ou de cycle préparatoire intégré d’école d’ingénieur,
– 3 770 € pour une année de master ou une année d’ingénieur.
NB : ceux-ci ne représentent qu’une fraction du coût total des études (entre ¼ et 1 /3 du coût moyen de 10 000 € environ, le reste étant pris en charge par l’État français.
– Sont exemptés de ces « droits différenciés » les étudiants internationaux qui sont :
– Inscrits en doctorat, ou HDR ou 3 e cycle d’études médicales ;
– Assimilés aux étudiants nationaux, comme les étudiants communautaires (UE, EEE, CH) ou qui font l’objet de convention de réciprocité (ex. résidents du Québec) ;
– Inscrits dans des programmes d’échange internationaux ;
– Boursiers directement du Ministère (programme Eiffel pour les Masters ou Major pour les licences ou classes préparatoires) ou des ambassades françaises dans leur pays : se renseigner sur l’espace Campus France de votre pays, par exemple :
< http://chine.campusfrance.org/fr >, ou
< https://www.argentine.campusfrance.org/ > ou
< https://www.senegal.campusfrance.org/ >
– Qui sont inscrits dans des universités ayant opté pour l’indifférenciation des frais d’inscription dans le cadre de leur stratégie propre, ce qui leur est permis par les textes à hauteur de 10 % de leurs effectifs (ex. UGA, Université Grenoble Alpes) ;
– Porteurs d’une carte de résident de longue durée ou rattachés à un foyer fiscal depuis plus de 2 ans (exemple d’une étudiante étrangère mariée à un conjoint national) ;
– Reconnus comme réfugiés ou bénéficiaires de la protection subsidiaire, et les enfants des personnes ayant ces statuts.
NB : Ne sont donc pas non plus concernés ici les étudiants inscrits dans les établissements privés (cas de nombreuses Écoles Supérieures de Commerce ou de Management – Business School – dont les frais de scolarité sont beaucoup plus élevés, entre 10 000 et 15 000, selon le cycle : Licence ou Master).

CONCLUSION
– Pourquoi ces « droits différenciés » ?
Le Gouvernement français a lancé en 2019 une nouvelle loi pour sa stratégie
« Bienvenue en France » , qui visait trois grands objectifs :
– Améliorer l’accueil (système du « guichet unique ») pour accueillir plus d’étudiants (passer d’environ 300 000 étudiants étrangers à 500 000 dans quelques années) ;
– Plus de bourses accordées : triplement du nombre de bourses accordées (21 000 au lieu de 7 000) ;
– Mise en place d’un système de frais de scolarité différenciés pour financer ce plan (mais décision finale laissée en partie aux universités, dans la limite de 10 % de leurs effectifs).
NB : ces droits différenciés ne sont pas mis en vigueur dans beaucoup d’universités françaises. Aussi vous devez aller vérifier sur les sites des universités choisies pour confirmer.
P REMIÈRE P ARTIE Travailler efficacement : les méthodes de travail universitaire
1. TRAVAILLER UNE MATIÈRE
Il est difficile de donner des conseils généraux, car la manière de travailler une matière va dépendre :
– De la matière (mathématiques, droit, etc.) ;
– De l’étudiant (avez-vous plutôt une mémoire visuelle ou une mémoire auditive ?)
– De l’enseignant (son propos est-il clair et très structuré ou un peu « touffu » ?)
– Des méthodes pédagogiques (s’agit-il d’un cours magistral, de travaux dirigés, … ? Y a-t-il un cours polycopié ? Un manuel de référence ?).
Cependant, on peut donner quelques conseils généraux.
a) Arriver à l’heure (donc en fait, légèrement en avance, car il faut toujours prévoir d’éventuels contretemps, surtout lors des examens : autobus en retard, etc.) ;
b) Se mettre au premier rang (ou dans les premiers rangs) : on voit mieux, on entend mieux, on y est moins dérangé par des étudiants qui ne suivent pas ou font du bruit ;
c) Il faut comprendre le cours. Il ne sert pas à grand-chose de noter sans comprendre. Il faut donc suivre attentivement et ne pas hésiter à poser des questions si on est en petit groupe ;
d) Il faut apprendre déjà pendant le cours. La prise de note n’est pas un simple travail de copiste (de sténotypie) : il faut que ce soit un début de mémorisation ;
e) Il faut mettre ses notes au propre, les reprendre s’il faut, le soir même. Au moins relire ses notes le soir même ;
f) Il faut revoir les cours de la semaine pendant le week-end ;
g) Dans ces conditions, les révisions seront bien des révisions et pas des premières visions (découverte en fait d’un cours qu’on n’a jamais vraiment travaillé. Redisons-le : seul un travail régulier peut vous éviter de vous trouver avec un travail trop important à la veille des examens. Faites-vous un plan de travail et tenez-vous-y ;
h) Il faut lire en parallèle un (ou deux) manuels ou livres traitant des mêmes questions que le cours. Bien que cela soit lourd et parfois fastidieux, il est très important de voir une autre approche que celle du professeur. Cela va vous aider à mieux comprendre, à enrichir votre réflexion, à prendre du recul, à voir des points de vue différents, à vous forger votre propre point de vue. En plus, sur telle ou telle question, l’autre approche sera peut-être plus claire.
i) Il faut se préparer méthodiquement aux examens.
– Révisez en relisant vos notes de cours ou vos fiches de synthèse (c’est à ce moment-là que vous apprécierez d’en avoir fait !) Entraînez-vous sur des sujets tombés les années précédentes (que l’on trouve dans des recueils dénommés « Annales ») ;
– Imaginez quelques sujets qui pourraient être proposés ;
– Révisez à plusieurs en vous posant mutuellement des questions ;
– Passez les examens détendus.
Si vous avez régulièrement travaillé toute l’année, alors vos êtes prêt. Ne stressez pas. Vous pouvez garder vos habitudes le weekend précédent (aller au cinéma, …) Surtout ne veillez pas trop la veille au soir ! Une mauvaise nuit ou une nuit trop courte peut vous faire perdre le bénéfice du travail d’une année !
j) Il faut travailler régulièrement dans l’année. Un dicton français dit que « le temps perdu ne se rattrape plus ». Il est en effet impossible de rattraper, au moment des révisions, tout ce que l’on n’a pas fait tout au long de l’année. Un cours, cela s’apprend au fur et à mesure. Faites un plan de travail, obligez-vous à vous y conformer.
k) Si vous êtes en difficulté dans une matière, vous pouvez aussi demander conseil à l’enseignant. Normalement, tous les enseignants tiennent une permanence et le secrétariat doit pouvoir vous en indiquer le lieu et l’heure. N’hésitez pas à contacter l’enseignant si vous ne comprenez pas les annotations qu’il a mises sur votre copie.
Vous trouverez en annexe un exemple de syllabus très détaillé d’un cours.
2. LA PRISE DE NOTES PENDANT UN EXPOSÉ ORAL
C’est un exercice aussi difficile qu’important. Difficile, parce qu’on doit réaliser plusieurs tâches simultanément : écouter + comprendre + déterminer ce qui est important + écrire !
Exercice important pour tout étudiant en général, mais spécialement pour les étudiants chinois : en effet, ceux-ci demandent souvent les notes des étudiants français pour les aider à vérifier et compléter leurs propres notes de cours : or, s’ils veulent pouvoir les comprendre, il leur faut en particulier savoir « déchiffrer » les abréviations couramment utilisées en français par leurs camarades.
I. Les objectifs : pourquoi prendre des notes ?
On prend des notes lors d’un cours, d’une conférence ou d’un exposé oral d’un étudiant pour plusieurs raisons :
– pour pouvoir sur l’instant fixer l’attention et donc mieux comprendre les idées, et pouvoir aussi retrouver ces idées à la fin de l’exposé oral si on veut poser des questions ;
– pour pouvoir revenir sur le cours juste après « à chaud », afin de le mettre en forme définitive (= « le mettre au propre ») et de bien l’assimiler ;
– pour pouvoir réviser ce cours avant les examens et donc pouvoir se le remémorer même longtemps après (il faudra donc qu’il soit alors clairement relisible !) ;
– enfin, on peut avoir besoin de ces notes pour d’autres travaux (par exemple rédiger un mémoire) ou à d’autres moments (par exemple, en L3, on a besoin parfois de revenir sur des notions de base vues en L1 ou L2 ; ou en M2 on revient sur des notions de M1).
Pour quels résultats ? Vos notes doivent être utiles, utilisables et utilisées.
• Des notes utiles : tout prendre en notes ou non ?
Cela dépend d’abord de votre rapidité à écrire… comparativement au débit oral de l’enseignant, qui peut être plus ou moins rapide.
Cela dépend aussi de votre maîtrise du sujet : si c’est un cours fondamental que vous découvrez, vous avez intérêt à prendre le plus de notes possibles. Sinon, vous pouvez vous limiter aux idées qui vous paraissent les plus pertinentes (car les plus essentielles, ou les plus nouvelles, ou celles qui vous interrogent…).
NB : Attention si vous décidez d’enregistrer un cours (car c’est pratique), vous risquez cependant de n’avoir ni le temps ni l’énergie de le retranscrire plus tard.

• Des notes utilisables… même longtemps après
Vous devez pouvoir vous relire sans difficulté, même longtemps après. Vous pouvez vous appuyer sur des codes standards, mais n’hésitez pas à adopter vos propres codes, qui vous conviennent mieux. Mais en tout état de cause, ils doivent être formatés une fois pour toutes : vous devez choisir une mise en page, des abréviations, des codes couleurs identiques pour toutes vos notes, ce qui facilitera vos révisions.
• Des notes utilisées… et réutilisées
Vos notes sont un des supports de votre apprentissage, complémentairement à d’autres : il est fortement conseillé de les compléter/comparer à d’autres sources (manuels, articles spécialisés) : ce que vous avez peut être mal compris dans votre cours pourra parfois s’éclairer avec une autre formulation d’une autre source… et réciproquement : vous pourrez revenir à vos notes de cours quand vous comprenez mal certaines idées d’un manuel ou d’un article !
II. Les techniques concrètes de la prise de notes
• Noter le plan
Lors d’un cours, d’une présentation, d’une intervention, … très souvent l’intervenant annonce son plan en introduction. Notez ce plan ! Et numérotez dès ce moment ses grandes parties (I, II, III,…) : l’exposé oral sera plus clair pour vous, et vous pourrez plus tard noter seulement les numéros choisis sans avoir à noter à nouveau les titres : vous n’aurez plus qu’à les insérer à la fin du cours ou lors de la relecture de vos notes.
• Noter au moins l’essentiel
Noter les mots-clés, les définitions, les phrases-clés (repérez la phrase-clé qui résume une pensée : l’intervenant insiste souvent sur l’essentiel, soit explicitement, soit implicitement par l’intonation, la gestuelle…) et les relations logiques (Repérez certains mots qui marquent les relations logiques entre les idées ou les étapes : premièrement, deuxièmement ; d’abord, ensuite, enfin ; passons à…)
NB : Si vous ne comprenez pas une expression, ou la suite logique des idées, n’hésitez pas à demander des éclaircissements à l’enseignant, soit pendant le cours (si le groupe d’étudiants n’est pas très nombreux) ou à la fin. Dites vous que lorsqu’une une idée n’a pas été comprise par vous-même, il y en certainement d’autres étudiants qui n’ont pas non plus compris…

• Choisir la bonne mise en page des notes
Certes, prendre des notes directement sur son ordinateur portable permet de les avoir sous forme numérisées, mais prendre des notes « à la main » est plus flexible : il est plus facile de barrer, de surligner, d’utiliser des abréviations, d’organiser une mise en page hiérarchisée (avec des retraits successifs en cascade, selon les numéros : I, II, III puis 1, 2, 3 ou A, B, C puis a, b, c, …)
• Pensez à bien indexer vos notes
(Inscrire le nom du cours et celui de l’enseignant, la date du cours, le numéro des pages) et écrire de préférence seulement au verso (cela facilite la recherche « en arrière » des informations, surtout pendant le cours, sans avoir à retourner les pages…)
• Prévoir une marge importante , à droite ou à gauche, afin de pouvoir ajouter des informations complémentaires à l’exposé oral suivi : renvois à d’autres informations (références d’un auteur ou livre ; définitions ; statistiques…) ; questions à poser devant des idées qui vous interrogent (il sera alors facile à la fin de retrouver le ou les paragraphes qui posaient problème).
III. Utiliser des abréviations et des signes pratiques
Pour gagner du temps dans votre prise de notes, vous devez utiliser ou mettre au point un système d’abréviations. Voici quelques règles communément utilisées.
• Utiliser la transcription phonétique
« C’est » peut alors s’écrire simplement « c » (prononcez « cé »), tout comme en anglais « See You » peut s’écrire « CU » ou « Business to Business » peut s’écrire « B2B ».
• Utiliser la transcription numérique
En effet, en français, les premiers nombres un, deux, trois, s’écrivent plus simplement sous forme de chiffres 1, 2, 3. Donc, « Un exemple » pourra s’écrire « 1 ex. »
• Supprimer les mots inutiles
Les articles, certains adjectifs, certains verbes.
Ex : « Le sport est bon pour la santé » devient : « sport bon pr santé ».
• Utiliser des flèches et symboles mathématiques
Ex : « Le sport est bon pour la santé » devient « sport = santé ».

• Abréger la fin des mots
Le suffixe « –tion » très fréquent en français peut être remplacé par « ° » : ex. mondialisation = mondialisa° ; pollution = pollu° ; les suffixes « –ement, – ment, –ent » peuvent être remplacés par « t » minuscule exposant : ex. fréquemment = fréquen t ; comportement = comport t ; le suffixe « –que » peut être remplacé par q : Ex. automatique = automatiq ; magique = magiq…
Attention !
– Écrivez complètement les mots techniques que vous utilisez pour la première fois.
– Lorsque vous décidez d’une abréviation nouvelle, notez-la en marge de votre feuille.
– Utilisez toujours les mêmes abréviations, respectez votre propre code !
• Pour vous aider, voici trois tableaux : les d’abréviations les plus courantes dans le langage commun ; les symboles les plus fréquents ; les abréviations les plus usitées dans le domaine de l’économie-gestion :
I - Abréviations courantes
Signification
Signification dans votre langue
bcp
beaucoup

c^
comme

càd
c’est-à-dire

changt
changement

cpdt
cependant

ds
dans

ê
être

ex.
exemple

g al
général

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