Le Scandale des mariages forcés

Le Scandale des mariages forcés

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Livres
132 pages

Description

«Tu épouseras cet homme, ma fille !» Au nom de la tradition, pour l'honneur et l'intérêt du clan. Mariages forcés ou arrangés... vies ratées ! Plus d'une femme sur trois en ce monde n'a pas le droit de choisir elle-même son mari. Cette enquête s'ouvre avec les récits de vie et les témoignages poignants de Sali la Guinéenne, Aminata la Malienne et Malika l'Algérienne qui, toutes trois, vivent en France. Mariées sans leur accord, à un âge où elles découvrent à peine la vie, elles se sont retrouvées à partager le quotidien d'un homme inconnu, imposé par leur famille. Au fil de ces pages, de ces «morceaux de vies blessées», des questions surgissent : pourquoi a-t-on nié et passé sous silence ce phénomène qui existait déjà dans les années 1960 ? Parce qu'on était dans la culpabilisation de l'ex-colonisateur, répond une présidente d'ONG. Sans doute, mais alors comment expliquer que ces coutumes perdurent, alors qu'on les croyait vouées à disparaître au nom du progrès, du développement social, du métissage culturel et du féminisme ? Que faire ? Pénaliser ? Interdire ? Éduquer ? Dialoguer avec les familles concernées ? Ce livre tente de répondre à ces questions avec des juristes, des sociologues, des chercheurs, mais également avec des responsables et des militants de pays émergents qui, de l'intérieur, se battent avec courage contre ces pratiques coutumières. Fatou Diouf, d'origine sénégalaise, élevée en France, a été mariée de force à dix-huit ans. Aujourd'hui âgée de vingt-sept ans, elle dirige l'association Femmes solidaires du 91. Dans ce cadre, elle participe à des actions de sensibilisation dans les collèges et les lycées et, en livrant sa propre expérience, tente d'aider les autres femmes ou jeunes filles concernées à faire connaître elles aussi au grand jour ce qu'elles ont vécu, pour que ce type de pratique disparaisse. Charles-Arnaud Ghosn, journaliste reporter franco-libanais, vit entre Batroun (Nord Liban) et Paris. Spécialiste de la Méditerranée, il travaille pour des journaux et magazines français et arabes. Il a obtenu le prix Reporter d'espoir pour des reportages au Moyen-Orient et suit les dossiers exclusion et précarité pour un groupe de presse international.

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Date de parution 15 juin 2017
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EAN13 9782268095264
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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«Tu épouseras cet homme, ma fille !» Au nom de la tradition, pour l'honneur et l'intérêt du clan. Mariages forcés ou arrangés... vies ratées ! Plus d'une femme sur trois en ce monde n'a pas le droit de choisir elle-même son mari. Cette enquête s'ouvre avec les récits de vie et les témoignages poignants de Sali la Guinéenne, Aminata la Malienne et Malika l'Algérienne qui, toutes trois, vivent en France. Mariées sans leur accord, à un âge où elles découvrent à peine la vie, elles se sont retrouvées à partager le quotidien d'un homme inconnu, imposé par leur famille. Au fil de ces pages, de ces «morceaux de vies blessées», des questions surgissent : pourquoi a-t-on nié et passé sous silence ce phénomène qui existait déjà dans les années 1960 ? Parce qu'on était dans la culpabilisation de l'ex-colonisateur, répond une présidente d'ONG. Sans doute, mais alors comment expliquer que ces coutumes perdurent, alors qu'on les croyait vouées à disparaître au nom du progrès, du développement social, du métissage culturel et du féminisme ? Que faire ? Pénaliser ? Interdire ? Éduquer ? Dialoguer avec les familles concernées ? Ce livre tente de répondre à ces questions avec des juristes, des sociologues, des chercheurs, mais également avec des responsables et des militants de pays émergents qui, de l'intérieur, se battent avec courage contre ces pratiques coutumières. Fatou Diouf, d'origine sénégalaise, élevée en France, a été mariée de force à dix-huit ans. Aujourd'hui âgée de vingt-sept ans, elle dirige l'association Femmes solidaires du 91. Dans ce cadre, elle participe à des actions de sensibilisation dans les collèges et les lycées et, en livrant sa propre expérience, tente d'aider les autres femmes ou jeunes filles concernées à faire connaître elles aussi au grand jour ce qu'elles ont vécu, pour que ce type de pratique disparaisse. Charles-Arnaud Ghosn, journaliste reporter franco-libanais, vit entre Batroun (Nord Liban) et Paris. Spécialiste de la Méditerranée, il travaille pour des journaux et magazines français et arabes. Il a obtenu le prix Reporter d'espoir pour des reportages au Moyen-Orient et suit les dossiers exclusion et précarité pour un groupe de presse international.