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Rien de ce qui est humain n'est honteux

De
260 pages
« Questionnaire de Proust : quel est le comble du malheur ?
- La solitude, répondait Yves Saint Laurent.
La solitude, c’est la souffrance partagée des enfants tristes, nés par accident. Nous passions notre temps à tenter d’intéresser nos mères, en vain. Seul mon oncle y est parvenu en devenant célèbre ; il habilla les femmes pour habiller sa mère. »
Chaque famille a ses drames et ses secrets. Dans celle d’Yves Saint Laurent, ce sont les femmes qui subissent et qui savent sans dire. Des mensonges devenus légendes, pour tenter de déguiser la honte sans jamais l’effacer.
C’est par la littérature que la narratrice conjurera le destin. Il faut revenir là où tout a commencé et traverser l’enfance, pour mettre à nu ces femmes que son oncle voulait tant rhabiller.
Depuis le sud misérable de l’Espagne du xixe siècle jusqu’au Paris des arts et de la couture, en passant par l’Algérie française, la narratrice raconte comment l’on s’extrait des mécaniques du drame. Un roman poignant des origines.
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Couverture : Antoine du Payrat Photographie : septembre 1990 © DR Les références des citations en exergue sont citées p. 258. ISBN : 978-2-213-70727-3 Dépôt légal : mars 2018 © Librairie Arthème Fayard, 2018.
DUMÊMEAUTEUR
Les Mutilés, Éditions des Équateurs, Paris, 2013.
À mes fils
« Tandis que je travaillais à mon arbre généalogique, j’ai compris l’étrange communauté de destin qui me rattache à mes ancêtres. J’ai très fortement le sentiment d’être sous l’influence de choses ou de problèmes qui furent laissés incomplets ou sans réponse par mes parents, mes grands-parents ou mes autres ancêtres. Il semble souvent qu’il y a dans une famille un karma impersonnel qui se transmet des parents aux enfants. J’ai toujours pensé que, moi aussi, j’avais à répondre à des questions que le destin avait déjà posées à mes ancêtres, mais auxquelles on n’avait encore trouvé aucune réponse, ou bien que je devais terminer ou tout simplement poursuivre des problèmes que les époques antérieures laissèrent en suspens. »
Carl Gustav JUNG,Ma vie. Souvenirs, rêves et pensées.