Tristes réalités

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Français
105 pages
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Description

Tristes Réalités nous plonge au fond de la crise de 2012 de Mali, en dévoilant des éléments qui ne peuvent empêcher de nous choquer. Ce roman évoque, à cet égard, toute la quiétude, l’entente, la paix qui régnait dans nos communautés, malgré leur diversité culturelle avant la psychose de 2012.

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Date de parution 01 janvier 2018
Nombre de lectures 0
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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TRISTES REALITES
MOUSSA MAHAMADOU
TRISTES RÉALITÉS
INNOV EDITIONS Tous droits réservés Siège social: Route de Sotuba, près de l’Ex MINUSMA, Bamako,Mali E-mail : manuscritinnov@gmail.com Tel:(223) 76 04 87 63 / 98 94 14 14 ISBN: 978-99952-74-18-4 Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Mali 2018
A Tous ceux qui ont été de près ou de loin touchés par la guerre de 2012 du nord du Mali, Au père : Mahamadou MOUSSA Aux mères : Chatto Karmeyzé et Fanta MAIGA A l’oncle : Ibrahim H MAIGA inspecteur des douanes. A la tante : Mme MAIGA Amou HALIDOU Aux profs:Baba SALOUM et Madane TRAORE A l’adorable sœur : Oumou MAHAMADOU
Au frère : Youssouf MAHAMADOU Aux amis:Abdoulaye Ag, Bakary DEME, Au frère de plume : Idrissa SAOUNERA A l’animateur : Abdoul Malick Aloui MAIGA
Ceux dont Dieu ne veut pas en tendre les voix, il les a créés muets.
Je sais que d’autres diront que tout ceci n’est que le fruit de mon imagi nation ; en guise de réponse, je leur dirai, mon imagination n’a opéré que dans le but de rendre diges tibles, ces réalités si tristes.
Etre patriote, c’est non seulement remplir ses devoirs patriotiques, mais aussi sacrifier ses droits les plus cruciaux afin de servir l’intérêt commun.
Introduction Après une avalanche de tristes réalités, aussi âcres les unes que les autres, arriva un moment où je pensais avoir tout perdu. La vie était, pour moi, dénuée de toute importance. La marée des tourments qui me colonisait m’empêchait d’avoir le moindre espoir. Quand sou-dain, un espoir commençait à naitre par cette phrase. « Prépares-toi, demain tu iras à l’école. »  L’embarras avec les souffrances intérieures est qu’on ne peut les décamper, car elles nous suivent où que nous allions. Dans un nouveau monde, vêtu d’un nouvel espoir, un autre pro-blème venait faire obstacle:J’entendais des voix mouillées, voyais des visages attristés, recouverts de sang. Dans ma petite tête, se construisaient des petites phrases insen-sées, qui n’avaient ni tête ni queue, bâtissant une énorme gentilhom-mière sans toit ni soubassement.
 J’allais devenir fou, quand un jour par hasard, assis, stylo à la main et un livretdéposé devant moi, sur une table, une phrase est venue provoquer mes larmes, comme elles en avaient l’habitude, quand le prof se mettait à nous faire vent de sa misérable vie en ressuscitant ses souvenirs angoissants remplis de souffrance, comme si c’était lui seul qui se sentait misérable dans ce pays. Pas un jour, oui, pas un jour ces pensées sombres ne s’étaient dirigées vers nous, pauvres victimes de guerre.
 Alors, j’avais, sans y prendre garde, écrit cette phrase provo-catrice qui planait dans ma tête avec son cortège de douleur sur le
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livret, elle y était restée. Et moi, je sentais une émotion perdue il y avait des lustres, oui, je sentais la paix en moi. Voilà, que sans le vouloir je recommençais. J’écrivais encore et encore, pour moi-même. Je remplissais, à longueur des journées, tout ce qui me passait sous la main, de ces petits signes noirs. Plus j’écrivais, plus je devenais léger et me sentais libre. Depuis, je n’ai plus arrêté à aucun moment de m’écrire moi, pour moi-même et pour moi seul.  Des fois, je me posais cette question ; Et si un jour, je devais arrêter de mettre sur papier toutes ces phrases qui m’intoxiquent l’esprit en me privant de toute paix intérieure et m’empêchent de vivre comme avant. Et je me ripostais à chaque fois ainsi, ça sera le jour où je cesserai de penser. Et, cela n’arrivera que lorsque j’arrêterai de respirer.
Eh bien, en voilà une bonne chose, quelle concentration ! Toi, je pense, tu es celui qu’il me faut. Surtout ne parles pas, restes ainsi. D’ailleurs, je vais nous acheter de la viande grillée, ce ne sera pas long, c’est juste au bout de la rue. En attendant que j’arrive avec la viande, toi, poses le thé sur le feu. J’y cours en quatrième vitesse. Nous allons décoller pour de bon, tout de suite. J’espère que nous allons passer un agréable moment ensemble, cher lecteur.
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