Choisir de ralentir

Choisir de ralentir

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Français
66 pages

Description

Dans sa quête du toujours plus, le monde moderne nous plonge dans la frénésie. Une course folle dont le pendant est un inéluctable épuisement : de la planète, de ses ressources naturelles, mais aussi des hommes. Face à ce constat, une parade : ralentir.
Présenté ici comme une réponse, ralentir est bien plus qu’un simple outil au service de notre bien être. C’est un art de vivre, qui nous invite à reprendre le pouvoir sur nos existences : une démarche consciente, qui se décide, se transmet et s’apprend.


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Date de parution 27 septembre 2017
Nombre de lectures 1
EAN13 9782330084752
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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]> as le temps”, “débordés”, “à la bourre”, “surbookés”... Croissance illimitée, “P surconsommation, hyperconnectivité, gains de performance et de productivité… Dans sa quête du toujours plus, le monde moderne nous plonge dans la frénésie d’avoir, de réussir. Une course folle dont le pendant est un inéluctable épuisement : de la planète, de ses ressources naturelles, mais aussi des hommes. Face à ce constat, une parade : ralentir. Présenté ici comme une réponse, un choix éclairé face à l’emballement du monde, ralentir est bien plus qu’un simple outil au service de notre bien-être. C’est un art de vivre, au sens propre, qui nous invite à reprendre le pouvoir sur nos existences : une démarche consciente, qui se décide, s’apprend et se transmet. Rescapée d’un burn-out, véritable effondrement physique et psychique, l’auteur nous accompagne dans la lecture de notre monde et la découverte, pas à pas, de cette nouvelle relation singulière qui pourrait nous unir à lui. Car si le monde ne cesse d’accélérer, le seul levier sur lequel nous avons le pouvoir d’agir, c’est nous-mêmes.
Après avoir été danseuse, journaliste, assistante de Pierre Rabhi et directrice de Terre & Humanisme,Nelly Pons se consacre aujourd’hui à l’écriture. Elle a notamment signé l’un des premiers titres de la collection “Je passe à l’acte”, Débuter son potager en permaculture(mars 2017).
Pome Bernos est auteur de bandes dessinées autodidacte, illustratrice et graphiste : Elle a notamment coécritLes winners, c’est juste des losers qui s’acharnentAurore Debierre (éditions Ratures, 2015) et avec Chroniques d’un pigeon parisien(Emmanuel Proust édition, 2004). Elle collabore régulièrement à la collection “Je passe à l’acte”.
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Nelly Pons Illustrations de Pome Bernos
CHOISIR DE RALENTIR
ACTES SUD|KAIZEN
]> Vous trouverez plus d’informations sur les notions marquées d’un astérisque dans la rubrique “Pour en savoir plus”. Série dirigée par Marie-Noëlle Himbert. Conception graphique : Anne-Laure Exbrayat, studio graphique d’Actes Sud. Citations : p. 12 (illustration), © Éditions du Seuil, 1996, “Points ocuments”, 2001 ; p. 46, © Éditions du Seuil, 1995, “Points ocuments”, 2016 ; p. 48, © Pierre Rabhi ; p. 54, © Éditions La écouverte, Paris, 2012, 2014. © Actes Sud | Kaizen, 2017 ISBN : 978-2-330-08475-2 www.actes-sud.fr
]> epuis quelques années, on sent un frémissement : plus personne ne nie qu’il va falloir D changer, beaucoup commencent à croire que cela est possible. Par une multitude de petites (r) évolutions dans notre quotidien, chacun de nous a le pouvoir de construire le monde de demain. Le succès du filmDemain, de Cyril Dion et Mélanie Laurent, et les initiatives citoyennes qu’il a suscitées confirment que nous sommes prêts à nous lancer. Oui, mais comment faire ? C’est pour répondre à cette demande croissante d’outils pratiques pour oser passer à l’acte qu’est née cette collection. Elle s’adresse à tous : convaincus, hésitants ou sceptiques. Elle aborde tous les domaines de nos vies quotidiennes : consommation, alimentation, logement, transport, loisirs, éducation, etc. Avec un objectif : accompagner ce désir de changement, l’étayer ainsi que le motiver et l’aider à aboutir. Forme d’expression pratique des valeurs défendues par la collection “Domaine du possible”, “Je passe à l’acte” en est le prolongement logique, aujourd’hui indispensable.
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]> ui aujourd’hui n’a pas l’impression de sans cesse courir après le temps ? de devoir aller Q toujours plus vite pour, au final, avoir la sensation désagréable de faire du sur-place ? Nos vies semblent s’intensifier au fur et à mesure que le temps passe. Notre soif de découverte est insatiable, nos exigences toujours plus aiguisées. Nous avons rallongé notre espérance de vie, obtenu les congés payés, la retraite et les semaines de travail de trente-cinq heures. Nous avons inventé quantité d’engins pour aller plus vite et alléger notre quotidien : voiture, micro-ondes, machine à laver, ordinateur, etc. Aujourd’hui, la porte ouverte sur la connaissance tient à un téléphone dans notre poche, disponible immédiatement, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Nous sommes en capacité d’envoyer un message à l’autre bout de la planète dans la seconde et de nous y rendre en moins de deux jours. Du temps, nous en avons gagné. Mais qu’en avons-nous fait ? e Ce monde est le fruit d’un rêve. D’une utopie portée par de nombreuses figures qui, dès le XIX siècle, pensaient que nous allions nous libérer. Et ce, grâce au progrès. Que notre génie allait bientôt nous affranchir du devoir de travailler : les machines le feraient pour nous. Ce rêve s’est en partie réalisé. Une révolution technologique sans précédent dans l’histoire de l’humanité a permis l’émergence de la culture des loisirs : sports, télévision, spectacles, vacances ou encore voyages sont devenus accessibles au plus grand nombre. Et pourtant… Plus nous gagnons du temps et moins nous avons la sensation d’en avoir. Un paradoxe s’est saisi de notre modernité : le progrès, celui-là même qui pouvait nous libérer, s’est aussi mis au service d’une accélération foudroyante, une quête du toujours-plus qui nous a plongés dans une spirale infernale que nous n’avons pas vue venir, et dont il est devenu urgent de sortir. Vite, Je n’ai pas le temps, Attends, Dépêche-toi, On est en retard…Mais où est donc passé ce temps que nous avons gagné ? Notre quotidien ressemble davantage à une course effrénée contre la montre qu’à un programme épanouissant : travail, transports, tâches ménagères, loisirs, relations sociales, éducation des enfants… Une dictature à laquelle, souvent, nous nous soumettons de bon cœur. Une vitesse grisante, qui nous porte, nous motive, nous enchante parfois. Et nous illusionne aussi. Une rapidité sans demi-mesure qui nous met au défi. Funambules, nous sommes devenus. Privés de cette ligne de vie qui nous protège des mauvaises chutes, nous jouons avec les limites de notre corporalité. Il ne reste plus qu’à savoir de quel côté nous allons tomber. Et quand.