Fictions et figures du monstre

-

Français
142 pages
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Description

Ce numéro consacré à la fiction et à la figure du monstre s'articule autour de trois axes. Le premier porte sur les questions de constructions de la réalité confrontée au fait divers, dans la presse nationale, spécialisée ou le roman policier. Les auteurs s'interrogent ensuite sur les conditions de construction narrative de la figure du monstre dans les récits de faits divers en général. Le troisième axe interroge les emprunts réciproques qui peuvent exister entre le fait divers et la fiction.

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Publié par
Date de parution 01 mai 2008
Nombre de lectures 612
EAN13 9782296653306
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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H o r s

F i c t i o n s

s é r i e

e t

f i g u r e sd u&m o n s t r e
Médias
Culture

L’Harmattan
5, 7 rue de l’Ecole-Polytechnique
75005 Paris FRANCE

L’Harmattan Hongrie
Könyvesbolt
Kossuth L. u. 14-16
1053 Budapest

Espace L’Harmattan Kinshasa
Fac. des Sc. Cociales, Pol. et
Adm. ; BP243, KIN XI
Université de Kinshasa - RDC

L’Harmattan Italia
Via Degli Astisti, 15
10124 Torino
ITALIE

L’Harmattan Burkina Faso
1200 logements villa 96
12B2260
Ouagadougou 12

&
Médias
Culture

ORGANISATION SCIENTIFIQUE DU COLLOQUE “Le fait divers dans tous ses états”
Isabelle Garcin-Marrou,IEP de Lyon
Catherine Dessinges,Université Jean-Moulin Lyon 3

COMITÉ SCIENTIF IQUE DU COLLOQUE
Anne-Claude Ambroise-Rendu,
Maître de Conférences à l’Université de Paris X Nanterre
Annik Dubied,
Professeure boursière FNS à l’Université de Neuchâtel
Jean-Pierre Esquenazi,
Professeur à l’Université Jean-Moulin Lyon 3
Isabelle Garcin-Marrou,
Professeur à l’IEP de Lyon
Bernard Lamizet,
Professeur à l’IEP de Lyon
Marc Lits,
Professeur à l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve
Jean-FrançoisTétu,
Professeur à l’Université Lyon 2
Martine Vila-Raimondi,
Maître de conférences à l’Université Jean-Moulin Lyon 3
ThierryWatine,
Professeur à l’Université Laval

SECRÉTARIAT DE RÉDACTION
Alexandre Coutant

INFOGRAPHISTE
Sophie Armatol

FONDATEUR
Jean-Pierre Esquenazi

DIRECTION DE PUBLICATION
DU NUMÉRO
Catherine Dessinges
Martine Vila-Raimondi

CORRESPONDANCE
Equipe Ersicom, Université Lyon3
thiebaut@univ-lyon3.fr

C o m i t és c i e n t i f i q u e

( Partie 1 )

F i c t i o n se tf i g u r e sd um o n s t r e

Fait divers et réalité

Éléments de sociologie du mal
Jean-Pierre Esquenazi. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

LeNouveau Détective: vers une sociologie de l’énonciation
Elisabeth Cossalter, Catherine Dessinges. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25

Le procès du monstre
Pierre Le Quéau. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35

( Partie 2 )L’impossible réalité et la figure du monstre

La construction de figures criminelles
e e
dans les faits divers du XIXet XXsiècles
Sylvie Châles-Courtine. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .49

L’affaire Dutroux : la création médiatique d’un monstre
Marc Lits. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .61

Fait divers global et redéfinition du mythe :
approche fait-diversière du 11 septembre 2001
Sarah Cordonnier, Alexandre Coutant, Toni Ramoneda. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .73

Qu’est-ce qu’un monstre ?
Bernard Lamizet. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .87

( Partie 3 )Fait divers et auteurs de fiction

Romans policiers et fait divers
Fabienne Soldini. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101

Le fait divers au coeur de la dialectique langienne
Anne Demoulin. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .113

Dompter le Minotaure : le fait divers comme labyrinthe cinématographique.
La trilogie exemplaire de Gus Van Sant
Christophe Beney. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .123

S o m m a i r e

F i c t i o n se tf i g u r e sd um o n s t r e

Les23et 24 mars 2006 setenait, à Lyon,un colloque consacré au “Faitdiversdans
(
tous sesétats”. Organisé parleséquipesderechercheMédias & Identités(Université Lyon
2) etERSICOM(Université Lyon3), dansle cadre de leurprochaineréunion au sein d’une
nouvelle équipe derechercheELICO, ce colloque permettaitd’entendre plusdevingt
chercheurs, françaisetétrangers, etdesjournalistes spécialisésdanslesfaitsdivers.
Lescontributionsà ce colloque paraissentdans troisnumérosderevue; un numéro
desCahiers du Journalismeetdeuxnuméros spéciauxdeMédias & Culture. Le présent
numérospécialrassemble lesanalysesde faitsdivers relevantde la fiction etdesfiguresdu
monstre;l’autre numérospécialregroupe lesarticlesconsacrésaufaitdiversdans ses récitset
dispositifs. LesarticlespubliésparlesCahiers du Journalismesontplusprécisémentcentrés
surl’analyse despratiquesjournalistiquesface auxfaitsdivers(les sommairesetdatesde
parution de cesnuméros spéciaux sontprésentsà la fin de cetouvrage).

Présentation
Ce numéro consacré à la fiction età la figure dumonstreréunitdixcontributionsd’auteurs,
dontlesanalyses s’articulentautourdetroisaxes:
- faitdiverset réalité
- l’impossibleréalité etla figure dumonstre
- faitdiversetauteursde fiction

1. Fait divers et réalité : symptôme ou miroir ?

Le premieraxe portesurlesquestionsde constructionsde laréalité confrontée aufait
divers, que cesoitdansla presse nationale,spécialisée ouleroman policier. Bienversus
Mal, bourreauversusvictime, ordreversusdésordre… Si le faitdiversmanifestetoujours
unerupture par rapportà la norme, norme que les sociétésédictentpour se définir, il est
toujoursdifficile desavoircommentle faitdiversarrive àrendre compte de cette oude ces
norme(s) etde leur transgression parcertainsindividus. Développant touràtour une
approchesociologique, explorantlescontoursdéfinitoiresduBien etduMal ainsi que les
représentationsque nousen proposentles récitsde presse oupoliciers, lespremiers
auteurs tententderépondre à la questionsuivante : le faitdiversest-il lesymptôme oule
miroirde notresociété?
Pourcommencer, Jean-Pierre Esquenazis’intéresse à l’énonciation des récitsde crime
danslesfaitsdiversetleroman policier. Développantlesfondementsd’unesociologie du
Mal, ilsoutientque les récitsde faitsdiversetles récitspoliciersexprimentdiversement,
c’est-à-dire incarnentetmanifestentpubliquement,unestructure fondamentale de notre

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&
Médias
Culture

société. A leurmanière, chacun de ces récitsauraitpour vocation d’interrogerlesensde
notresociété etne cesseraitde questionnernotre moralesociale.

Elisabeth CossalteretCatherine Dessingesproposent une approche complémentaire
danslaquelle cesontles récitsde la pressespécialisée quitendent, non pas tantà exprimer
unestructure de notresociété, qu’à offrirdesnormesetdes repèresqui permettentde la
décrire. S’appuyant surlesélémentsd’unesociologie de l’énonciation, la présentation insiste
surle caractèrestéréotypé que lerécitfaitendosserauxdifférentsprotagonistesdesfaits
divers. Ce faisant, ellesmontrentque la finalité duNouveau Détective, genre qui mêle
réalité etfiction,réside dans une définitionspécifique duBien etduMal, dontlesuccès
provientde ce qu’elle favorise l’émergence d’un monde commun.

Ce monde communreposesurdescroyancesetdesémotionspartagées. C’estlavoie
quetrace Pierre Le Quéaudans son article. Evaluantlarelation établie entre les récitsde
presse etlesfaitsdivers, il montre commentles récitsde procèsmettenten place des
tactiquesdiscursivesdanslesquelleslerecoursà l’image dumonstrevise à prolonger
l’émotion collective et tend à lareproduction de l’ordresocial.

2. L’impossible réalité et la figure du monstre

Dansle deuxième axe, lesauteurs s’interrogent surlesconditionsde construction
narrative de la figure dumonstre dansles récitsde faitsdiversen général, dansles récits
desgrandesaffairesen particulier. A quelle(s) condition(s) le méchant, le bourreauoule
pédophile,setransforme-il en monstre?De quelle(s) manière(s) les récitsmédiatiques s’y
prennent-ilspourle décrire?Commentjonglent-ilsavec la langue, lesexpressions, les
référencesculturellespour yparvenir ?Privilégiantdesapprocheshistoriques, discursives,
philosophiquesoumythologiques selon lescas, lesauteurs se prêtentà desanalyses
théoriquesetméthodologiques trèsoriginales.
Sylvie Châles-Courtine etMarc Lits s’intéressentà la manière dontles récitsde presse
construisentdesfigurescriminelles. Privilégiant une approche historique, la première insiste
surla placestratégique occupée parle corpsdansla criminalisation desmœursetdes
e e
conduitesdansles récitsde faitsdiversauxXIX etXXsiècles. Ceseraitparle corpsque
viendraient se loger tousles stéréotypesquitransformentl’homme ordinaire criminel en
abominable monstre. Dansl’affaire Dutrouxque décritMarc Lits, la figure dumonstre prend
corps, quantà elle, àtraverscertains surnomsd’abord, puisdansla création d’un prototype
dumonstre contemporain. Cette création estpermise lorsque lesfiguresimaginaireset
traditionnellesduMal ne peuventdécrire l’innommable.

E d i t o r i a l

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F i c t i o n se tf i g u r e sd um o n s t r e

C’est une approchesimilaire que défendentSarah Cordonnier, Alexandre Coûtantet
Toni Ramoneda. Cesderniers s’intéressentà larelation entre letraitementmédiatique d’un
faitdivershorsnorme etlesfigures symboliquesduBien etduMal. Ilsdécriventainsi, à
partirdes récits relatifsau11septembre2001, le processusd’émergence de nouvelles
figuresdiscursivesquiviennentinvestiretbousculernos universculturelsderéférence.

Dans une présentationtrès théorique qui mêle éclairage étymologique etdimension
esthétique, Bernard Lamizetexplore lesdifférentesfonctionsassuméesparla figure du
monstre dansl’imaginaire individuel etcollectif. Sontexte, qui auraitpu veniren préambule,
conclutde manièresynthétiquesurles rôlesetlesfonctionsjouésparlesfiguresduMal
dansnotresociété.

3. Fait divers et auteurs de fictions : une posture engagée

Letroisième etdernieraxe interroge lesemprunts réciproquesqui peuventexister
entre le faitdiversetla fiction, leursaffinitésentermesde mise enrécit, de figure, detrame,
destructure de leurslogiquesde lecture etc. Dominique Kalifa dansL’encre et le sangavait
déjà montré l’origine commune etla proximité de cesdeuxgenres, le premierjournalistique,
lesecond littéraire. Leurparenté apparaîtici en pleine lumière. De manièrespécifique, les
auteursposentla question de la posturesocio-discursive à laquelle lesauteursoules
réalisateursde fiction doivent(oune peuventpas)sesoumettre lorsqu’ilsmêlent réalité et
fiction. Laréponseréside finalementdansl’intention même de la production fictionnelle.

Questionnantl’interpénétration desfigures réellesetfictionnellesduBien etduMal
dansl’œuvre littéraire, Fabienne Soldini montre commentlethrillerquis’appuiesurdesfaits
diversnonrésolusproposeune continuité narrative du réel parla fiction. Danscette optique,
l’auteurdu roman policierendosseunesérie derôlesqui le conduisentà conjuguerposture
esthétique etposture de dénonciation. Lorsqu’ilsmettentenscène desfaitsdivers, auteurs
et réalisateurs sontdonc incitésà agir surlaréalité dufait.

C’estce que démontre Anne Demoulin dansl’étude qu’elle livre de l’œuvre de FritzLang.
Ce derniernese contente pas seulementde porterà l’écrantel ou tel faitdivers, ilutilise le fait
diverspourmettre lasociété etlesindividus–spectateursface à leursproprescontradictions.

Pour sa part, Christophe Beney,tente d’évaluer, à partirde l’analyse d’unetrilogie
cinématographique de GusVan Sant, la pertinence ducinéma commesupportde
traitementdufaitdivers. Etudiantle“labyrinthe mental”desœuvresetde leurscréateurs,
Christophe Beneydémontre que ceslabyrinthesformelsetmentaux signifientl’impossibilité
de donnerdu sensaufaitdivers.

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Fait divers
et réalité :
symptôme
ou miroir ?

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F i c t i o n se tf i g u r e sd um o n s t r e

JEAN-PIERRE ESQUENAZI
,
PROFESSEUR DES UNIVERSITES,
EQUIPE LYONNAISE EN INFORMATION
ET COMMUNICATION
UNIVERSITE JEAN MOULIN LYON 3

(ÉLÉMENTS DE
SOCIOLOGIE DU MAL

L’auteurconstate la proximité entre
deuxgenres scripturauxquisontle
faitdiversetleroman policier: l’un
etl’autre décriventle franchissement
d’une limite morale oulégale et,
implicitement, contribuentà définir
lesfrontièresadmisesduBien etdu
Mal. Iltrace ensuite leslinéaments
d’une histoiresociologique des
représentationsde cesnormesqui
séparentle permisetl’interdit.
Celle-cis’appliqueraità comprendre
comment représentationset
réalités se croisentpourdéfinirnos
comportementsetnos valeurs.

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Médias
Culture
(
Ce texte est untrèscourtessai de prospectivethéorique. Il esquisseune
réflexionsurce que pourraitêtreune étude des représentationsdumal que nous
proposentfaitsdiversou récitspoliciers. Sesdimensions réduiteslaissenten chemin
plusieursquestionsessentielles. Onvoudra bien le lire, en cesens, avec indulgence.

Le faitdiverscomme lerécitpolicierexpose à la foislesnormesque les sociétés
édictentpour se définiretlatransgression de cesnormesparcertainsindividus.
Objets symboliquesdontla naissance, le développement sontattestésdansle même
e
temps, celui duXIXsiècle naissant, ils sontparentsproches. Lesanalystesemploient
d’ailleurslesmêmesmotspourlesdéfinir. Quand Patrick Evrard écritdansLire le
roman policierque“l’élément thématique le plusimportantdu roman policierestle
crime, c’est-à-direuneviolation grave de la loi”(Evrard, 1986), ne pourrait-on pas
justement remplacer “roman policier”par “faitdivers” ?Etquand Marine M’sili écrivant
Le Fait divers en Républiqueprétend que le“goûtdupublic pourlerécitde crime
[…] estattesté depuisfortlongtemps”(M’sili,2000, p.7), parle-t-elle dufaitdiversou
du récitpolicier ?Quand elle ajoute que“la mortapparaîtcomme leressortdesfaits
relatés”(Ibid, p.77), on peutpenserqu’elle parle aussi bien de l’un que de l’autre. La
familiarité dufaitdiversetdu récitpolicierest visible de bien desfaçons. Ainsi les
journalistesde faitsdiversdeviennent souventauteursderomanspoliciers ;nombre de
faitsdivers sontadaptéspourdevenir récitspoliciersaupointque dansde nombreux
cas,seul le contexte énonciatif nouspermetde faire la différence entreuntexte
relevantde l’un oude l’autre genre. On ne peutmême pasprétendre que l’un parle
de laréalité etl’autre pas: on offenseraitgrandementDashiellHammett, Chester
Himes, DidierDaeninx, Jean-Claude Izzo oumême Conan Doyle, comme l’un deses
biographesl’a prouvé (Booth, 1997), ense contentantde ce jugement rapide.
Jesoutiendrai que faitsdiverset récitspoliciersexprimentdiversement unestructure
fondamentale de notresociété. Ilsl’expriment, c’est-à-dire qu’ilsl’incarnentetla
manifestentpubliquement, en en donnantdesimages souventproblématiques,
toujours significatives. Je commencerai par réfléchir surleurproximité àtraversla
lecture de NorbertÉlias. J’examinerai ensuite leur structuresymbolique commune
avantde montrercommentlescontextesénonciatifsmédiatique etfictionnel
transformentleurs rapportsà laréalité.

1. Les normes, la société et l’individu

Le commun dufaitdiversetdu récitpolicierestincontestable :tousdeuxont
pourobjetlesnormes socialesetleurdétournementouleurcorruption. Cesdeux

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