L'intrigante façade de la bibliothèque Sainte Geneviève

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602 pages
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Description

La façade de la bibliothèque Sainte-Geneviève, place du Panthéon à Paris, propose sans doute la plus longue de toutes avec quelque 810 noms, mais aussi la plus intrigante, car aucune indication ne justifie la raison de leur réunion. Henri Labruste, l'architecte de la bibliothèque, a eu simplement l'idée d'afficher sur la façade de son monument « un catalogue monumental » des auteurs dont les livres constituent la richesse du fonds de la bibliothèque. L'évocation de la vie de ces écrivains dans ce livre offre un voyage original dans l'Histoire et l'évolution des idées sur quelque trente siècles.

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Date de parution 01 juillet 2016
Nombre de lectures 47
EAN13 9782140013980
Langue Français
Poids de l'ouvrage 10 Mo

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Gérard AIMÉ
L’INTRIGANTE FAÇADE DE LA BIBLIOTHÈQUE SAINTE GENEVIÈVE
L’intrigante façade
de la bibliothèque Sainte-Geneviève
Gérard AIMÉ
L’intrigante façade de la bibliothèque Sainte-Geneviève
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08894-5 EAN : 9782343088945
Tous mes remerciements vont à Philippe Bone, Maryse Guéry, Patrice et Joël Aoust, Lionel Pierroux, Philippe Vicente pour leur aide, à Igor Olafs pour la réalisation de la couverture et à Christine Walter-Boule pour sa relecture attentive et son immense patience.
enri Labrouste, architecte des Monuments historiques, se voit et ouHvrages hérités de la prestigieuse bibliothèque de l’abbaye Sainte-confier en 1839, sur sa propre proposition, l’étude de l’édification d’un nouveau bâtiment pour abriter les collections Geneviève, logée jusqu’alors au dernier étage de l’ancienne abbaye, devenue école centrale du Panthéon à la Révolution, puis l’actuel lycée Henri IV. Adopté en 1842, ce projet propose la réalisation, à l’emplacement de l’ancien collège de Montaigu sur la place du Panthéon, de la première bibliothèque publique autonome, non liée à un établissement religieux ou universitaire, uniquement consacrée à la conservation et à la consultation des ouvrages dont elle a hérité auxquels s’ajoute, depuis 1828, un exemplaire en dépôt légal de toutes les nouveautés en théologie, philosophie, droit, médecine et sciences publiées en France. Pour souligner, dans ces disciplines, la richesse du fonds de la nouvelle bibliothèque, pour animer également la façade un peu austère de ce bâtiment néoclassique, Labrouste a l’idée, en juillet 1848, de décorer la façade du premier étage, correspondant à l’intérieur aux rayonnages de la grande salle de lecture, avec une liste d’écrivains, de penseurs et de savants dont certaines œuvres sont disponibles sur ces rayonnages. La liste de ce «catalogue monumental», selon les propres termes de l’architecte, aurait été officiellement établie par Labrouste lui-même en moins d’un mois et, dès le 5 août, il aurait envoyé cette sélection de noms au ministre de l’instruction publique, qui l’approuve le 24 août. Le graveur se met au travail dès le 30 septembre. Ce calendrier semble bien court, et même peu vraisemblable, surtout au moment où la France connaît les troubles précédant la proclamation de la Seconde république, alors que le rez-de-chaussée de la bibliothèque est aménagé pour recevoir provisoirement une troupe de cavalerie à la suite des émeutes de juin qui allaient interrompre pendant quelques jours le chantier. Quoi qu’il en soit, le 30 septembre 1848, le graveur sur pierre Johann Deutsch, sous le contrôle d’un bibliothécaire, M. Pinçon, va inscrire dans la pierre le nom du premier « auteur » sélectionné par Labrouste, Moïse,
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