122 pages
Français

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Description

Grèves à répétition dans les transports publics, arrêts de travail récurrents dans divers secteurs stratégiques, piquets de grève dans la grande distribution, destructions de bien privés, séquestrations de cadres ou d’employeurs...


Les syndicats belges sont aujourd’hui la cible de nombreuses critiques et suscitent des controverses passionnées. Pour les uns, ils représentent un contre-pouvoir plus que jamais nécessaire. Pour les autres, ils constituent avant tout un frein aux réformes dont a tant besoin notre pays pour relever les défis du XXe siècle.


Il semble bien que les syndicats ont acquis dans notre pays une puissance d’une telle ampleur que leur influence sur la vie économique, sociale et, bien entendu, politique, s’en retrouve décuplée. Au motif qu’ils seraient les seuls dépositaires légitimes des intérêts des travailleurs salariés, il semble devenu impossible de poser un regard critique sur leur fonctionnement interne, l’étendue de leur influence, la légitimité de leurs actions et la pertinence de leurs revendications.


Cet ouvrage entend donc lever le voile sur un sujet longtemps occulté au nom de la sacro-sainte paix sociale et du politiquement correct. Il dénonce toute une série d’abus qui n’enlèvent rien à la légitimité des syndicats à relayer les revendications de leur base, sans pour autant enrayer le fonctionnement des institutions démocratiques, dont la légitimité épouse l’ensemble de la collectivité, et non l’un ou l’autre intérêt particulier.

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Nombre de lectures 3
EAN13 9782507051501
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

La présentation de l'éditeur
Grèves à répétition dans les transports publics, arrêts de travail récurrents, piquets barrant l'accès aux travailleurs, destructions de biens privés, séquestrations de cadres ou d'employeurs...
En ces temps de crise, il est tentant de voir dans les syndicats des "valeurs refuges" de notre système social. Mais que sait-on vraiment d'eux ? A y regarder de plus près, ils ne constituent rien de moins que le lobby le plus puissant du pays. Un véritable "cinquième pouvoir" incrusté au sein de l'exécutif, du législatif et du judiciaire, doté en toute opacité de privilèges d'un autre âge et de moyens financiers considérables, fonctionnant de façon non démocratique, abusant du droit de grève, opposé à toute réforme et n'ayant de comptes à rendre à personne. En un mot : intouchables !
Ce livre est la première enquête exhaustive couvran t l'ensemble du pouvoir syndical : du fonctionnement interne aux placements lucratifs, du secteur privé à la fonction publique et à l'enseignement. Un ouvrage qui pose la question de l'étendue du pouvoir syndical et de ses dérives.
Alain DESTEXHE, médecin et diplômé de Sciences-Po, ex-secrétaire général de Médecins Sans Frontières, sénateur de 1995 à 2010, est député au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il est l'auteur de nombreux livres dontLe M ouvement flamand expliqué aux francophones et50 dates-clés sur l'histoire de la Belgiqueparus à la Renaissance du livre.
SYNDICATS
Alain Destexhe Syndicats
Renaissance du Livre
Avenue du Château Jaco, 1 – 1410 Waterloo
www.renaissancedulivre.be
couverture: emmanuel bonaffini
photographie de couverture : mario beauregard© fotolia.com
mise en pages: cw design
imprimerie: wilco (hollande)
isbn: 978-2-507-05013-9
dépôt légal: D/2013/12.763/16
Droits de traduction et de reproduction réservés pour tous pays. Toute reproduction, même partielle, de cet ouvrage est strictement interdite.
ALAIN DES T EXHE
Syndicats
Enquête sur le plus puissant lobby du pays
Préface de Vincent Van Quickenborne
« Dans le temps de la tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. »
GeorgeOrwell
« La FGTB ne se comporte pas en partenaire social : elle est toujours contre. »
Alexander De Croo, vice-Premier Ministre
« Ceux qui font grève jouent réellement avec leur emploi, et plus globalement avec tous les emplois sidérurgiques du bassin liégeois. »
Joao Felix Da Silva,
directeur général du pôle liégeois d’Arcelor Mittal, octobre 2011
À tous les employeurs, salariés, fonctionnaires, dé légués, mandataires publics et simples citoyens qui pensent encore que l’État doit être au service de tous et non soumis à un groupe d’intérêt particulier.
Préface
Alain Destexhe n’a jamais été un habitué de la langue de bois.C’est une caractéristique que nous avons en commun. Je pensequ’un autre trait que nous partageons est la sincér ité de notre engagement à vouloir moderniser notre pays. Une condition nécessaire à la pérennisation de notre système de sécurité sociale.
Le triomphe de la mondialisation a sonné le glas d’ une série d’avantages exorbitants que nous dénoncions, Alain Destexhe et moi-même, depuis plus ieurs années, notamment lorsque nous siégions ensemble au Sénat.
Ces changements nécessaires, nous les appelons enco re aujourd’hui de nos vœux. Mais nous devons constater que des forces en ralentissent la mise en œuvre.
En tant que ministre des Pensions, j’ai été amené à conduire une réforme fondamentale pour lavenirdesretraitesdenosconcitoyens.Àcetteoccasion,jaidûfairefaceàdespressions.
Le gouvernement fédéral a tenu bon. Parce qu’il sait qu’en cette période de crise économique et financière majeure pour la Belgique comme pour l’Eu rope entière, chaque retard accumulé dans les réformes compromet un peu plus les fondements même de notre système social.
Ce que j’ai également retenu de cet épisode, c’est la conception très particulière qu’ont les syndicats de la concertation sociale. Elle se résume, assez régulièrement, à une volonté d’imposer leurs vues par la force. Il n’est ainsi pas rare qu e l’arme de la grève, qui devrait en principe être utilisée avec parcimonie, soit utilisée lors de nég ociations pour augmenter la pression sur l’interlocuteur, qu’il s’agisse du gouvernement ou du patronat.
Les dernières négociations interprofessionnelles ont été l’occasion de constater que cette attitude n’avait pas disparu. L’incapacité des partenaires sociaux à dégager un consensus raisonnable qui permette de rencontrer les exigences de l’intérêt général a même amené le gouvernement fédéral à intervenir dans une série de dossiers. Il est probable qu’il soit d’ailleurs amené à réitérer ce type d’intervention voire, si nécessaire, à se substituer aux partenaires sociaux. Des interventions que les syndicats voient d’unmauvais œil. Et pour cause…
Il est naturel que les partenaires sociaux soient consultés à l’occasion des réformes sociales. Il n’en reste pas moins que le seul dépositaire de la légitimité populaire et, partant, le seul apte à définir et protéger l’intérêt général, demeure le législateur et le gouvernement responsable devant les élus de la Nation.
À cet égard, le sous-titre de l’ouvrage d’Alain Destexhe (Enquête sur le plus puissant lobby du pays) s’avère pertinent. Il retranscrit fidèlement ce à quoi les syndicats, souvent présentés par certains médias comme des « garde-fous » de toute dérive « néolibérale » (sic), n’ont jamais cessé d’être : des organisations défendant parfois de façon acharnée leur idéologie. Des organisations qui ont trop souvent démontré qu’elles pouvaient également aller à l’encontre du bon sens et de l’intérêt de l’ensemble des travailleurs du pays.
Par son analyse extrêmement étayée et les propositions pertinentes qu’il formule, Alain Destexhe exprimein finele souhait de voir les syndicats retourner à la position qu’ils n’auraient jamais dû quitter. Celle d’acteurs respectables et respectés mais ne compromettant pas les réformes nécessaires à l’action du gouvernement issu des urnes. Non les puissantes machines politiques et financières