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DE L'ÉGALITÉ FORMELLE À L'ÉGALITÉ RÉELLE

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Il existe plusieurs manières de penser les relations interethniques dans l'espace économique et politique de l'Union Européenne : soit avoir une vision sécuritaire d'une Europe recroquevillée sur elle-même, pusillanime face à la différence culturelle et aux revendications identitaires ; soit rechercher et favoriser la construction du lien social en privilégiant les logiques de médiations, d'intégration, de reconnaissance plutôt que des logiques de répression.

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Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2001
Nombre de lectures 33
EAN13 9782296178939
Langue Français
Poids de l'ouvrage 18 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

From equality formal to equality indeed
The question of ethnicity in european societiesSous la direction de
Manuel BOUCHER
De l'égalité formelle
à l'égalité réelle
La question de l' ethnicité
dans les sociétés européennes
Préface de Michel WIEVIORKA
L'Harmattan L'Harmattan Inc. L'Harmattan Hongrie L'Harmattan Italia
5-7, rue de l'École-Polytechnique 55, rue Saint-Jacques Hargita u. 3 Via Bava, 37
(Qc)75005 Paris Montréal CANADA 1026 Budapest 10214 Torino
FRANCE H2Y lK9 HONGRIE ITALlE(Ç)L'Harmattan, 2001
ISBN: 2-7475-0381-XRemerciements
Je tiens à remercier Michel Wieviorka, Abye Tassé et l'ensemble
des partenaires du programme Integra/projet Mitra mais également
tous les rédacteurs de cet ouvrage qui par leur participation
contribuent à alimenter la réflexion nécessaire sur les questions
d'intégration et de discriminations ethniques dans le champ de
l'intervention sociale en Europe. Il m'importe aussi de remercier tout
spécialement la Fondazione Silvano Andolfi pour nous avoir fourni
les textes de la conférence de Rome qu'ils ont si brillamment
coordonnée. Je remercie aussi Martine Boucher de la Direction
régionale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle
(DRTEFP) pour nous avoir conseillé tout au long du projet. En outre,
je tiens à saluer la mobilisation importante de l'ensemble de l'IDSI,
notamment Catherine Legrand et Cécile Bolloch qui par leur
perspicacité ont permis la publication de cet ouvrage, sans oublier la
participation de Christophe Dutheil qui a traduit en anglais ou en
français la plupart des résumés et celle de Patrice Rivier qui a réalisé
la couverture. Enfin, je remercie les membres du groupe Intégra au
sein de l'lOS et du comité de rédaction du journal Pluralis (journal
d'information et de lutte contre les discriminations et pour la
citoyenneté réelle), Christine Batime, Évelyne Dupont-Lourdel,
RoseMarie Keller, Yvonne Thomas, Clara Pitrou, Christelle
Zwaardemaker, les étudiants, l'ensemble des formateurs et des
responsables de l'lOS qui ont participé aux conférences ou accueilli
les séquences de formation et bien sûr les membres du groupe Integra
élargi (GIE), Mohamed Belqasmi, Néné Camara, Jocelyne
CoasneDufay, Anne-Sophie El Ktibi, Carole Erraidi, Souleymane Konaté,
Philippe Mahieu, Isabelle Sourdon, Brigitte Thomas qui, dans une
société multiculturelle, nous permettent d'améliorer la formation des
travailleurs sociaux en participant à l'organisation de la prise en
compte de la « différence culturelle» au sein d'un Institut du travail
social.Préface
Michel WIEVIORKA
En matière sociale, la distance ne se comble jamais facilement
entre l'analyse et l'action; souvent même, elle demeure
infranchissable.
Le savant et le politique, selon les catégories de Max Weber,
l'analyste et l'acteur relèvent de registres distincts, si différents que
leur mise en relation apparaît généralement contradictoire, voire
impossible, et à la limite de toute façon non désirable.
Mais même si pèsent sur la vie sociale toutes sortes de
déterminations qui lui sont externes, nos sociétés sont aussi ce que
leur travail sur elles-mêmes les fait être, le produit sans cesse
renouvelé de leurs débats, de leurs tensions, des rapports plus ou
moins conflictuels entre les acteurs qui s'y expriment. Et si les
sciences sociales y tiennent une place non négligeable, c'est pour
partie au moins parce qu'elles apportent les moyens de réfléchir à
l'auto-production de la société.
Mais peut-il y avoir réflexivité sans articulation de la sphère de
l'analyse et de celle de l'action? Une réponse positive à cette question
exige que soient évités ou contournés plusieurs écueils. J'en citerai
trois.
Le premier est celui de la pensée hypercritique, qui met la réflexion
au seul service de la dénonciation et de conduites de rupture,
combinant selon diverses modalités le soupçon généralisé et des
idéologies promptes à justifier la violence au détriment de la
démocratie et de l'association féconde de la critique sociale et
politique, et du changement négocié. Le second écueil est celui de
l'expertise, pratique qui écarte les sciences sociales de leur fonction
première de production de connaissances au profit d'un rôle deconseiller du prince, d'un pouvoir quelconque (ou de son opposition).
Le troisième écueil, enfin, est celui de l'anti-intellectualisme, qui
consiste à mettre en avant le pragmatisme et le bon sens des acteurs
pour tenir à distance les analystes et leur discours, tenu alors comme
jargonnant, trop abstrait, coupé de l'expérience concrète, du vécu et
du réel.
Lorsque les chercheurs en sciences sociales deviennent des
idéologues de la rupture; lorsqu'iis s'enferment d'eux-mêmes au sein
de leur discipline, se professionnalisant sans souci de participation à la
vie de la Cité, et se prévalant du refus obstiné de toute tentation
normative; ou bien encore lorsque, à l'opposé, ils se mettent au
service d'un parti, d'un syndicat, d'un mouvement, d'un pouvoir ou
d'un contre-pouvoir, ils apportent au problème du rapport entre
l'analyse et l'action des réponses qui ont chacune leur force et leurs
lettres de noblesse, leur efficacité parfois aussi. Mais ces réponses
risquent à bien des égards d'être au mieux inutiles, et au pire,
ravageuses du point de vue des acteurs qui, sur le terrain, sont
confrontés à des difficultés bien concrètes.
Précisément, les travailleurs sociaux, avant et plus que bien
d'autres, sont en première ligne face à ces difficultés. Les idéologies
de rupture, les pensées du soupçon sont pour eux source de paralysie:
à quoi bon agir et de toute façon, comment agir, si l'action est
inopérante ou n'est susceptible que de servir à renforcer la
domination, l'exclusion, l'aliénation de ceux dont on a la charge? Si
seules des changements politiques venus du dehors du champ du
travail social peuvent remédier à la situation? Que faire du savoir
sociologique, s'il est produit par des chercheurs en chambre,
s'intéressant à la sociologie et non à la société, et pour qui les seuls
débats qui comptent doivent demeurer internes à leur discipline? Et
comment se fier à des connaissances scientifiques, à un savoir supposé
objectif, lorsqu'on sait qu'ils sont au service d'un pouvoir cherchant à
étendre son influence?
Le grand mérite de l'ouvrage que nous propose Manuel Boucher
est d'apporter, à sa manière, des réponses à ces questions, évitant les
écueils que je viens d'évoquer, et en mettant en relation des
chercheurs et des acteurs, les uns et les autres relativement diversifiés.
Ni fusion de l'action et de l'analyse, ni dissociation trop grande, mais
effort pour les mettre au regard l'une de l'autre, les faire dialoguer au
fil d'échanges qui ont couru sur plusieurs années; le processu~ ayant
abouti à ce livre montre qu'il est possible et utiles d'arrimer les
sciences sociales et la pratique concrète du terrain dans les institutions
8et surtout dans le travail social. Depuis longtemps celui-ci est irrigué
par la sociologie ou la psychologie, et de nombreux travailleurs
sociaux ont reçu une formation en ce domaine. Depuis longtemps
aussi, en retour, le savoir pratique qu'il accumule alimente des
réflexions plus théoriques, en son sein, et contribue au développement
des sciences sociales. Mais le choc des changements immenses
auxquels il est confronté depuis une trentaine d'années l'a désarçonné,
et souvent mis en crise. Là ou régnait le plein emploi, il lui a fallu
faire face au chômage, à l'exclusion, à la précarité; là où les
institutions semblaient adaptées à leur mission, où l'État-providence
devait assurer la solidarité et l'égalité, il lui a fallu vivre dans une
situation de crise. Et enfin, et surtout, il lui a fallu de plus en plus
s'adapter à la poussée des particularismes culturels dans l'espace
public, aux demandes de reconnaissance qui l'accompagnent, en
même temps qu'aux transformations du racisme, qui est souvent une
perversion de l'ethnicisation de nos rapports sociaux.
Ces phénomènes, auxquels s'ajoutent le nationalisme et le
populisme, ne jouent pas panout de la même façon. Ils varient d'un
pays à l'autre, en fonction notamment de la culture politique et de
l'histoire nationale. Mais partout ils portent des défis que le travail
social, lui-même souvent affaibli par la crise de l'État-providence
apprend tant bien que mal à aborder. Comment concilier les valeurs
universelles de la raison et du droit et le respect des particularismes
culturels? Comment prendre en charge les drames liés à l'injustice
sociale, le combat pour faire reculer les discriminations, à l'échelle
des individus qui en pâtissent, et les manifestations personneJles ou
collectives liées à une identité culturelle particulière? Et comment
circuler entre tous ces problèmes avec un minimum de cohérence,
comment donner un sens relativement intégré à une pratique menacée
en permanence d'éclatement.
Un autre apport du livre dirigé par Manuel Boucher est d'aborder
ces questions trop souvent purement académiques de manière
concrète, et de nous aider à dépasser les débats, plus philosophiques
que sociologiques, qui ont trop longtemps enfermé la pensée au sein
d'oppositions trop simples, entre « liberals» et « communitarians »
dans le monde anglo-saxon, entre « républicains» et « démocrates»
en France: ces débats laissent la place ici à des réflexions dont le
point de départ est le plus souvent la complexité et la diversité du ré~l,
et qu'anime le souci de trouver des orientations solides, permettant de
tenir compte tout à la fois de la subjectivité individuelle des personnes
concernées, de leurs appartenances culturelles éventuellement
9multiples, et de leur situation sociale. Les travailleurs sociaux, mais
aussi les personnels d'institutions liées de près ou de loin à l'État
n'ont pas toujours à leur disposition les outils intellectuels permettant
de voir clair dans les enjeux de leur pratique: le livre dirigé par
Manuel Boucher témoigne à l'évidence non seulement d'une réelle
curiosité, d'un appétit intellectuel, mais aussi d'une capacité, chez
eux, de discuter les connaissances produites par les sciences sociales,
de se les approprier de façon critique, ainsi que de contribuer à leur
production.
Le savoir relatif aux questions de société, tout comme les
politiques supposées contribuer à les régler, sont généralement
produits et mis en œuvre dans le cadre de l'État-nation; d'ailleurs, la
notion même de société a longtemps été fortement associée à celles
d'État et de nation. L'intelligence du projet piloté par Manuel Boucher
est d'avoir été véritablement comparatiste, et en même temps
profondément européen. Son livre rend compte de spécificités et
d'expériences nationales, m;:tis il procède aussi d'un dialogue entre
Européens, d'un dialogue européen. Je trouve ainsi très positif que
trois langues aient eu droit de cité non seulement dans les travaux
préalables à l'ouvrage, mais dans la publication elle-même. A l'heure
où le multiculturalisme est si largement en débat, il est sain, me
semble-t-il, que les rencontres et les échanges internationaux ne soient
pas condamnés au monopole d'une langue, l'anglais, et des catégories
de pensée dominantes dans les sociétés d'où elle provient.
Les années 80 et 90 ont été, en France peut-être plus qu'ailleurs ~n
Europe, dominées par d'immenses inquiétudes sociales et culturelles,
dont le racisme et le nationaHsme ont été et sont encore des
expressions redoutables. Mais, sans verser dans un optimisme trop
béat, on peut penser que l'apogée de cette période où prévalait le
sentiment de menace sur l'être collectif, la peur de l'étranger, la
hantise de l'extérieur, est derrière nous. Nos sociétés ont appris à
penser leur hétérogénéité, leur diversité, elles sont sorties de l'âge
industriel classique, et ont entamé une mutation que désignent encore
maladroitement des expressions telles que « nouvelle économie» ou
«nouvelles technologies ». Cette mutation a été douloureuse, et le
travail social s'est souvent senti démuni et désorienté.
Il me semble que nous n'en sommes plus là, que nous somm~s
moins démunis, et capables de mieux nous orienter face à des défis
dont l'histoire a maintenant une certaine épaisseur. Le fait de réfléchir
à l'échelle européenne, comme c'est le cas avec ce livre, en mettant en
relation des analystes et des acteurs, et d'aborder avec un certain
10recul, et même souvent une certaine sérénité, une question comme
celle de l'ethnicité, jusque-là surtout débattue sur le mode de la
polémique inquiète ou virulente, apporte une indication importante: le
travail social, la recherche, le fonctionnement des institutions, après
une longue crise, ont entalné leur convalescence intellectuelle et
pratique. C'est aussi de cela que témoignent les textes suscités et
rassemblés par Manuel Boucher.
IlIntroduction
Manuel BOUCHER
Il existe plusieurs manières de penser les relations interethniques
liées à la dynamique migratoire contemporaine dans l'espace
économique et politique de l'Union européenne. La première est celle
reflétée par les mesures craintives et protectrices définies dans les
accords de Schengen et dans les traités de Maastricht et d'AmsterdamI
qui considèrent l'immigration comme un danger pour la cohésion
sociale des États souverains2 au sein de la Communauté européenne.
Entre européanisation et repli intérieur, les politiques migratoires, tant
à l'échelle communautaire qu'intergouvernementale restent défensives
et sécuritaires. En effet, depuis la fin de l'ère industrielle, les
travailleurs immigrés, à qui les industriels associés aux
gouvernements demandaient il y a encore seulement trente ans de
quitter en masse leur pays pour venir servir une société de production
industrielle, ne sont plus les bienvenus en Europe. La société
d'information européenne n'a, pour le moment, plus besoin d'importer
une main d'œuvre bon marché sans qualification particulière. Elle
sélectionne des candidats à l'immigration en fonction de critères
précis valorisant notamment des compétences en matière de
hautetechnologie. Ainsi, en passant d'une immigration de travail à une
immigration de peuplement, les populations migrantes sans
1. L'accord de Schengen est signé le 14juin] 985, le traité de Maastricht le
7 février 1992 et le traité d'Amsterdam le 2 octobre 1997.
Les politiques européennes en matière d'immigration sont solidement liées aux2.
logiques des États souverains qui composent l'Union européenne. Ces politiques
sont propres à l'histoire, à la géographie, à l'existence ou non d'un passé
colonial, à la conception du droit du sol ou du droit du sang dans l'accès à la
nationalité mais aussi à la perception du risque migratoire de l'opinion publique
des pays membres de l'Union.qualifications particulières sont généralement pensées par les
gouvernants comme un problème qu'il s'agit de gérer et de contenir.
Une partie des représentants des pouvoirs établis considèrent les
« étrangers» comme des personnes et des groupes potentiellement
subversifs, pouvant mettre en péril une certaine représentation de
l'ordre social. Les formes d'organisation sociale et familiale, encore
très empruntes de cultures holistes, les formes de religiosité anjmistes
ou islamiques, les coutumes, les rites n'appartenant pas à la culture
occidentale rationaliste, individualiste et majoritaire sont des pratiques
qu'il s'agit de circonscrire, de limiter, voire d'éradiquer. Dans un
environnement économique planétaire où se développe la
«netéconomie », face à la globalisation de l'économie et au libéralisme,
une partie importante des membres des nations européennes, pourtant
largement parti prenante de cette dynamique, a peur d'assister à la
disparition des protections sociales mises en place par les États
providences (R. Castel, 1995) et de voir se développer une
fragmentation culturelle en leur sein (M. Wieviorka, 1996). Des
responsables politiques déclarent même que l'Europe ne «peut
accueillir toute la misère du monde ». Contrairement à la période
coloniale, quand les nations européennes impérialistes venaient
exploiter les hommes et les matières premières des pays du sud et
« civiliser» au nom de l'universalisme des populations indigènes
considérées comme biologiquement et culturellement inférieures
(A. Arendt, 1982), une partie non négligeable des Européens,
dépassant la frange des électeurs des partis d'extrême droite,
considèrent que nous vivons maintenant un « colonialisme à l'envers»
puisque l'Europe serait investie par des «communautés ethniques»
mettant en péril une «culture européenne» occidentale et
judéochrétienne pourtant largement mythifiée.
En France, face à la présence de personnes étrangères ou de
descendants d'immigrants, de même qu'au XIXe siècle, lorsque la
bourgeoisie craignait le soulèvement de la classe ouvrière, les
fantasmes d'une sous-culture violente et incontrôlable en formation se
développent. Les « immigrés laborieux utiles» de l'ère producti viste
industrielle deviennent peu à peu des « immigrés dangereux inutiles»
n'ayant plus leur place dans une société française en crise d'identité.
Comme l'indique J.-M. Gaillard, « l'opinion oscille entre l'exigence
d'intégration absolue et la tentation du refoulement. «Aimez la
France ou quittez-là », affiche le Front national (J.-M. Gaillard, 1999)
et les étudiants de droite classique du syndicat UNI collent sur les
murs des facultés, « Être Français, ça se mérite ». Alors que les partis
14nationaux populistes et les réactions racistes et xénophobes se
multiplient, la question immigrée devient un enjeu politique majeur.
En fait, pour certains analystes, « les erreurs des hommes politiques»
ont leur part de responsabilité dans cette exaspération: au moment
même où ils annonçaient la fin de l'immigration, ils acceptaient les
regroupements familiaux et l'augmentation des entrées, résultat du
droit d'asile, tout en se sachant impuissants à juguler les arrivées
clandestines. Entre le discours (le nombre des immigrés stagne grâce à
1'« immigration zéro») et la réalité (le nombre des immigrés
augmente et les nationaux d'origine étrangère à l'altérité visible
aussi), le fossé est grand, et la question immigrée devient lancinante
(J.-M. Gaillard, 1999, p. 39).
Au milieu des années 80, P. Weil indique que la politique
d'immigration se stabilise autour de la «nouvelle synthèse
républicaine» (P. Weil, 1991), autrement dit, autour de la maîtrise des
flux migratoires, de la lutte contre l'immigration clandestine et de
l'intégration des immigrés régulièrement installés en France. Or,
même si le regroupement familial s'accompagne d'une volonté
politique d'intégration des populations d'origine étrangère, la France
qui, d'un point de vue démographique et culturel cette fois, devient
visiblement multiculturelle dans les principaux territoires urbains
historiquement industriels, ne parvient pourtant pas à intégrer
l'ensemble des populations issues de l'immigration. La ségrégation
spatiale au sein de grandes cités populaires, les discriminations face à
l'emploi pour les jeunes issus de l'immigration sont une réalité
générant de l'angoisse, de la peur et quelquefois de la haine de la part
de ces jeunes qui n'aspirent qu'à vivre comme tous les «Français
moyens »3. Quoi qu'il en soit et quelques soient les multiples facteurs
explicatifs, le phénomène migratoire reste un facteur inquiétant pour
une grande partie de l'opinion. Les étrangers, les immigrés et surtout
leurs enfants - la plupart du temps de nationalité française - sont
associés à la crise des banlieues, à la crise sociale et urbaine rongeant
la cohésion sociale. Dans ce climat, en désignant comme boucs
émissaires les étrangers et leurs enfants, les partis d' extrêlne-droite
comme le Front National (FN) ou le Mouvement National Républicain
(MNR) utilisent l'inquiétude de gens précarisés ou ayant peur de
sombrer dans l'exclusion. Peu à peu, le triptyque
immigrationchômage-insécurité n'est plus l'apanage des seules forces
d'extrême3. Cf. le rapport du Haut Conseil à l'intégration (rapport au Premier ministfP-),
Lutte contre les discriminations: faire respecter le principe d'égalité, Paris, La
documentation française, 1998.
15droite. Les discours sur 1'« invasion », la « préférence nationale », les
attitudes de rejet et d'inquiétude gagnent certains partis classiques, les
médias et toute une partie de la population qui considèrent les gens
majoritairement issus des pays du sud comme une menace pour l'unité
républicaine et l'identité nationale. En fait, depuis 1983 (le Front
National fait 16 % des voix à Dreux), la question de l'immigration
s'installe au centre du débat public. Les affrontements politiques se
cristallisent largement autour de l'immigration dans un contexte de
législations dressant des barrières contre l'immigration, de bavures
policières, de marches pour la dignité humaine et la reconnaissance du
droit à l'égalité des jeunes Français issus de la deuxième génération
(la marche des beurs4), de combats antiracistes (naissance de
SOSracisme en 1984 et de la Section Carrément Anti-Lepen peu de temps
après). Préférence nationale, identité nationale, droit du sol/droit du
sang, carte de séjour, code de la nationalité, clandestins, sans-papiers,
charters, seuil de tolérance, etc. sont des mots qui ponctuent les
débats, les prises de décision et les élections législatives et
présidentielles.
Dans ce climat, des analystes pensent que nous vivons la
« criminalisation de l'immigration ». En effet, cette criminalisation
des migrations, en France et en Europe, pourrait être considérée
comme l'un des faits sociaux les plus caractéristiques de la
redéfinition de l'ordre politique et social. La mise en place d'un ordre
économique, social et obnubilé par la volonté de garantir aux
citoyens des sociétés riches des privilèges et de leur assurer la
sécurité, « finit par se traduire par la perception de l'immigré étranger
comme un potentiel usurpateur, comme une menace pour la garantie
des privilèges. Cela contribue à alimenter le conflit entre exclus
autochtones et immigrés. » (S. Palidda, 1999, p. 47).
Or, c'est surtout cette «autre jeunesse» colorée des quartiers
populaires qui fait peur. Les médias et certains sociologues
développent des images fantasmées d'une jeunesse imprévisible,
déchaînée, violente, rejetant les valeurs républicaines d'une « France
universelle» et créant sa propre sous-culture (pour certains,
l'avènement de la culture hip-hop étant considérée comme
l'articulation de la revendication de comportements violents et d'une
culture postmoderne cosmopolite venue des ghettos
d'outre4. Beur signifie arabe en verlan. Ce mot désigne la deuxième génération, autrement
dit, les enfants des immigrants nord-africains nés en France. Il s'agit d'une
autodéfinition surtout utilisée au début des années 80 et aujourd'hui rejetée par les
nouvelles générations la considérant comme auto-discriminante.
16Atlantique). Citant la figure classique de l'étranger décrite par
G. Simmel (1984), qui n'est ni tout à fait dehors, ni totalement dedans
par rapport à la société d'accueil, D. Lapeyronnie rappelle que
l'immigré paraît toujours coupable d'appartenance et de trahison
puisqu'il «appartient à son groupe d'origine sans y appartenir et,
réciproquement, il appartient à la société d'accueil sans y
non plus. » (D. Lapeyronnie in Dewitte, 1999, p. 256). En ce sens,
pour les dominants de la société majoritaire, « l'immigré est toujours
un ferment de désordre. »
Au début des années 80, les premières émeutes urbaines éclatent
dans les grandes cités populaires en état de désœuvrement et les
violences urbaines perpétuées par les « zoulous» (autrement dit, les
jeunes citadins vivant dans les banlieues périphériques populaires)
sont fortement médiatisées et caractérisent l'éclatement de
l'Étatnation imaginé comme ordonné et structuré par une forte culture
homogène. Depuis, certains médias quotidiens, hebdomadaires ou
mensuels ne cessent de faire des amalgames concernant les jeunes des
quartiers populaires, pour la plupart descendants d'immigrants
nordafricains ou d'Afrique Noire qu'ils jugent responsables de la plupart
des actes de délinquance ou, en tous cas, d'être porteurs du sentiment
d'insécurité5 dans les zones urbaines.
En outre, les premières revendications identitaires de la part de
jeunes issus de l'immigration choquent « l'universalisme abstrait» de
la plupart des représentants institutionnels. La première affaire du
foulard islamique du 3 octobre 1989 renforce les tensions entre
différentes représentations de la laïcité et l'inquiétude vis-à-vis de
jeunes revendiquant leur différence au sein de l'espace public.
Désormais, jeunesse d'origine étrangère des banlieues, Islam et
délinquance sont des mots plus ou moins largement associés jusque
dans les procédures politiques initiées au sein de la politique de la
ville. La France aurait, en son sein, un ennemi en sommeil.
A chaque manifestation de violence dans les grands ensembles
urbains, la question de «I 'inassimilabilité» des jeunes issus de
l'immigration, surtout nord-africaine et d'Afrique noire est posée par
différents responsables politiques et par une partie de l'opinion
5. Par exemple., le journal Aujourd'hui en France du 17 février 1999 qui titrait sur
la publication de la liste des principales « zones de non-droit» en France (la
carte des cités interdites), ilJustrait ses cartes et ses schémas de dessins
représentant des petits personnages caricaturaux (cheveux crépus, casquettes à
l'envers, accessoires hip-hop...) censés représenter, de façon idéal-typique, les
délinquants.
17publique. La société française moderne serait impuissante à intégrer
des personnes, et plus spécifiquement des adolescents, d'origine
extraeuropéenne. Par conséquent, les jeunes issus de l'immigration
sombreraient plus facilement dans la délinquance que d'autres jeunes
« français de souche». Ainsi, des statistiques, utilisées par certains de
manière idéologique, indiquent un taux de délinquance largement
supérieur chez les jeunes ayant une origine immigrée. Ainsi,
M. Winock (1999, p. 60) cite l'ouvrage de C. Jelen (1999) indiquant
manifestement que l'ethnicisation des rapports sociaux en France
engendre inévitablement une augmentation du taux de délinquance.6.
Or, ce que nous venons d'exposer à propos de la peur des
conséquences de l'immigration en France ne concerne pas que ce pays
et se traduit également à l'échelle européenne. Partout en Europe, le
droit d'immigrer est en régression et la pression de l'opinion publique
- violences racistes en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Belgique
ou en Espagne, découragement en Europe du sud à l'égard des pays
voisins déstabilisés (ex-Yougoslavie, Albanie, Turquie) - amène une
considération de l'immigration en termes négatifs, accompagnant un
durcissement des attitudes politiques. En effet, la construction d'un
espace économique européen ouvert en son sein aux flux des marchés,
des capitaux, des informations et des hommes s'accompagne d'une
prise de conscience que nous vivons la fin de l'hégémonie des
Étatsnations européens mais aussi de la crainte d'une perte de contrôle des
flux des populations venues de pays étrangers extra-communautaires.
Dans ce contexte, les États-nations, affaiblis mais refusant de perdre
pour autant le «monopole de la violence physique légitime»
»7 et, face à la(M. Weber, 1963), érigent une « forteresse Europe
pression migratoire, s'organisent pour contrôler, sélectionner, refouler,
administrer, voire réprimer les populations migrantes qu'ils désirent
assujettir.
Cependant, cette vision sécuritaire d'une Europe recroquevillée sur
elle-même, pusillanime face à la «différence culturelle» et aux
6. Le maire d'Hardricourt (Yvelines) a été condamné, jeudi 15 avril 1999, à
20 000 francs d'amende par le tribunal correctionnel de Versailles pour
provocation à la haine raciale. En effet, dans le bulletin municipal, il avait
procédé à un amalgame entre les étrangers et la délinquance ou la criminalité.
Voir Le Monde du samedi 17 avril 1999, p. Il
7. Cette consolidation d'une Europe-forteresse entraîne des drames humains,
comme l'illustre la tragique affaire de Douvres où cinquante-huit Chinois qui
tentaient d'entrer illégalement en Grande-Bretagne seront retrouvés morts par
étouffement à l'arrière d'un camion. Cf. «Immigration: les fissures de
l'Europe-forteresse» in Le Mop.de du dimanche 25-lundi 36 juin 2000, p. 13.
18revendications identitaires des minorités culturelles ne représente
qu'un aspect de l'Europe politique en construction8. L'Europe n'est
pas un cadre homogène et totalisant mais un espace politique
démocratique et pluraliste qui se doit de ne pas penser la gestion des
rapports sociaux en son sein uniquement sous l'angle du contrôle
social. D'ailleurs, prenant conscience que l'arrêt des flux de
maind'œuvre, survenu en 1973 et 1974, n'a pas pour autant diminué la
mobilité des populations venues de pays étrangers à l'Union
européenne (regroupement familial, étudiants, exode des cerveaux,
travailleurs temporaires, demandeurs d'asile, clandestins...), la plupart
des responsables politiques européens considèrent que la constitution
d'une Europe multiculturelle et pluriethnique est une richesse qu'il
faut savoir valoriser. Néanmoins, il ne s'agit pas pour autant de nier la
pérennisation des idées reçues, des stéréotypes, des préjugés, des idées
racistes et des phénomènes discriminatoires qui empoisonnent la vie
d'une partie de la population vivant sur le sol européen.
Ainsi, il existe une seconde manière, moins sécuritaire, de penser
les relations inter-ethniques en Europe. Construire la cohésion sociale
au cœur de l'espace européen nécessite de favoriser la construction du
lien social par la promotion de formes d'intervention sociale
privilégiant des logiques de médiation, d'intégration, de
subjectivation, de reconnaissance plutôt que des logiques de
répression. L'Union européenne tient d'ailleurs à attester que le droit
de chacun à l'égalité devant la loi et à la protection contre les
discriminations est un droit Ïondamental, indispensable au bon
fonctionnement d'une société démocratique. Ainsi, en plus du
8. L'Europe politique en construction et en évolution constante oppose les
« minimalistes » aux « maximalistes ». Pour les premiers, l'Union européenne
n'est qu'un outil entre les mains des États, pour les seconds, l'Europe a une
identité politique particulière à construire pour avoir une véritable influence sur
la scène mondiale. Quoi qu'il en soit, comme l'indique J. Delors, ancien
président de la Commission européenne, c'est la méthode dite
«communautaire» qui pennet à l'Union d'affinner un projet économique et politIque. Ce
qui définit l'Union européenne démocratique, «c'est essentiellement le bon
fonctionnement du triangle institutionnel pensé par les pères de l'Europe: un
Parlement européen qui a le pouvoir de codécision législative et de contrôle de
la Commission, ainsi que la mission de faire connaître les réalisations
européennes; un Conseil des ministres qui décide seul, ou co-décide avec le
Parlement; une commission chargée de la préparation des décisions, du contrôle
des règles du jeu et qui a le monopole du droit d'initiative. Et, bien entendu, à
côté du triangle, une cour institutionnelle qui veille au respect de la légalité. »
(J. Delors, « Ma vision d'une Fédération des États-nations» in Le Monde des
Débats, juillet-août 2000, p. 6.)
19développement de différents programmes destinés à l'amélioration de
la compétitivité des entreprises européennes, la Communauté
européenne prend conscience que la cohésion sociale de l'Union ne
peut se réaliser si une partie des « citoyens européens» (C. Wihtol de
Wenden, 1997) n'accèdent pas à une véritable insertion sociale et
professionnelle. Depuis plusieurs années, celle-ci met en place des
dispositifs spécifiques proposant à différents acteurs sociaux, dans les
pays de l'Union, de s'associer au sein de projets communs pour
permettre à des catégories de personnes largement exclues du marché
de l'emploi d'y accéder (INTEGRA, EQUAL). Par l'accès à l'emploi,
il s'agit de répondre à deux impératifs, d'une part, améliorer la
compétitivité européenne au sein du marché économique mondial,
d'autre part, afficher la construction d'une Europe politique
respectueuse des droits de l'Homme et attentive à la construction du
lien social. Dans ses différentes publications, l'Union affirme que
celle-ci est fondée, non seulement sur des principes communs aux
États membres (liberté, démocratie, respect des droits de l'homme et
des libertés fondamentales, État de droit), mais aussi sur le respect des
droits fondamentaux, tels que garantis par la Convention européenne
de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en
tant que principes généraux du droit communautaire9. La présidente du
Parlement européen a d'ailleurs affirmé récemment «qu'après
l'Europe économique, avec l'Europe politique, il est temps enfin de
faire l'Europe des citoyens, c'est-à-dire, en fait, celle des
consciences »10.
Parmi les personnes et les groupes repérés comme particulièrement
visés par l'exclusion du marché du travail, la Commission européenne
repère les chômeurs de longue durée, les jeunes sans qualifications, les
femmes, les personnes handicapées, les toxicomanes, les détenus et
ex-détenus, les itinérants, les sans-domicile-fixe, les gens du voyage...
Par ailleurs, une attention particulière est consacrée aux actions
portant sur les besoins particuliers des immigrés, des réfugiées et de
toutes les autres populations qui sont les plus vulnérables aux
discriminations ethniques, au riiclsme et à la xénophobie. A travers
plusieurs types de dispositifs impliquant, au niveau local et
transnational (principe de subsidiarité), des acteurs prêts à s'engager
9. Pour avoir des informations sur les dispositions européennes de lutte contre les
discriminations, le racisme, la xénophobie, il est intéressant de consulter le site
internet de la Commission européenne (www.europa.eu.int).
10. N. Fontaine, présidente du Parlement européen, «Après l'Europe économique,
l'Europe des consciences» in Le Monde du mardi 4 juillet 2000, p. 16.
20pour défendre les droits sociaux et culturels des personnes, l'Europe
est décidée à favoriser la lutte contre les discriminations dans
l'accession à l'emploi ainsi que dans l'ensemble des autres activités de
la vie sociale. En effet, la Communauté part du principe que la
discrimination s'étend au-delà du marché de l'emploi et appelle une
approche intégrée et coordonnée des actions, visant à contribuer à la
lutte contre les discriminations. L'article 13 du traité instituant la
Communauté européenne, tel que modifié par le traité d'Amsterdam
indique que « sans préjudice des autres dispositions du présent traité ~t
dans les limites des compétences que celui-ci confère à la
Communauté, le Conseil, statuant à l'unanimité sur propositions de la
Commission et après consultation du Parlement européen, peut
prendre des mesures nécessaires en vue de combattre toute
discrimination fondée sur le sexe, la race ou l'origine ethnique, la
religion ou les convictions, un handicap, l'âge ou l'orientation
sexuelle.»
Une directive de l'Union indique qu'il s'agit de promouvoir
l'égalité de traitement en matière d'emploi sans distinction de « race»
ou d'origine ethnique. De plus, le Conseil de l'Europe établit un
programme d'action communautaire de lutte contre la discrimination
directe et indirecte (2001-2006).
L'ouvrage que nous introduisons ici se situe dans cette dynamique
de lutte contre les discriminations, de combat pour les droits de
l'Homme, les droits culturels et pour la promotion de la
reconnaissance identitaire (C. Taylor, 1997), indispensable au
développement d'une politique du Sujet (A. Touraine, 1997) dans une
Europe plurielle. En effet, ce livre est le fruit de travaux de réflexion
de la part de praticiens et de chercheurs européens impliqués dans le
champ de l'intervention sociale et motivés par l'envie d'éradiquer les
discriminations ethniques et de faire respecter les droits des mi:lorités
en faisant évoluer les pratiques des intervenants sociaux.
Ce livre révèle une partie des réflexions et des débats quelquefois
vifs entre plusieurs partenaires européens impliqués dans le champ de
l'intervention sociale, de la formation et de la recherche (Italie,
Grande-Bretagne, Grèce, Finlande, Suède, France), mobilisés au sein
d'un projet commun destiné à améliorer «l'intégration» des
populations migrantes, réfugiées ou issues de l'immigration et à lutter
contre les discriminations ethniques. Durant trois années, dans le
cadre programme européen PIC-Emploi INTEGRA, au sein du projet
Mitra nous avons échangé sur les spécificités des uns et des autres,
nous avons opéré quelques « opérations mentales de base» comme
21énumérer, décrire, définir, distinguer, comparer, hiérarchiser nos
pratiques et réflexions respectives, afin de sortir de nos
« ethnocentrismes» et développer nos capacités d'action au regard
d'une diversité d'approches et de modes d'intervention. Même si nous
ne pouvons retracer ici tous les échanges formels et informels qui se
sont déroulés durant l'ensemble du projet, il nous a paru indispensable
de publier les travaux du groupe recherche et quelques réflexions de
plusieurs chercheurs et intervenants sociaux ayant participé à deux
conférences organisées dans le cadre du projet, afin de faire profiter
un plus grand nombre de la richesse des débats produits.
Cet ouvrage est constitué de trois parties, la première (<<Réflexions
sur l'intégration en Europe») pose le cadre de réflexion et d'action de
1'« intégration» des étrangers, immigrés, des réfugiés et des
descendants de migrants dans chacun des pays partenaires du projet.
La seconde partie (<<Managementof diversity») regroupe des articles
de différents chercheurs ayant participé à la conférence organisée à
Rome au milieu du projet et principalement axée sur la nécessité de
construire une «éducation interculturelle» afin de bien vivre
ensemble dans une société multiculturelle respectueuse de l'identité
des personnes et des minorités. Enfin, la troisième et dernière partie
(<<De l'égalité formelle à l'égalité réelle. La question du travail dans
les société européennes») est constituée de textes de chercheurs et de
praticiens européens ayant participé à la conférence finale clôturant le
projet, organisée en France à Rouen. Cette partie est essentiellement
orientée vers la nécessité d'organiser d'un point de vue institutionnel,
juridique et pratique la lutte contre les discriminations ethniques au
sein de l'Union européenne.
Cet ouvrage collectif exprime une diversité de points de vue sur la
question de l'ethnicité en Europe et il n'a pas prétention à traiter de
manière exhaustive un vaste sujet aux thématiques multiples.
Cependant, il a au moins le mérite d'affirmer que la prise en compte
de la «différence culturelle» dans une société européenne
démocratique ne peut plus être traitée à la légère, mais est bien au
centre des enjeux culturels, sociaux et politiques actuels.
Par ailleurs, par l'intermédiaire de ce livre, nous voulons affirmer
qu'en tant qu'acteurs du lien social, les travailleurs sociaux sont au
premier chef concernés par ces questions et doivent se saisir de
cellesci et proposer des modes d'intervention originaux favorisant
l'éradication des discriminations ethniques et le respect de la
subjectivité des personnes dans tous les domaines de la vie social~.
22Bibliographie
Arendt, H., Les origines du totalitarisme. L'impérialisme, Paris,
Fayard, 1982.
Castel, R., Les métamorphoses de la question sociale, Paris,
Fayard, 1995.
Gaillard, J.-M.., « L'irrésistible appel de l'Europe» in L'Histoire,
n° 229, février 1999.
Gastaut, Y., « Des trente glorieuses à la crise des banlieues» in
L'Histoire, n° 229, février 1999.
Hommes & Migrations., Vers une politique migratoire
européenne, n° 1216, novembre-décembre 1998.
Jelen, C., La Guerre des rues, Paris, Plon, 1999.
Lapeyronnie, D., « De l'altérité à la différence. L'identité, facteur
d'intégration ou de repli?» in P. Dewitte (dir.), Immigration et
intégration, l'état des savoirs, Paris, La Découverte, 1999.
Palidda, S., «La criminalisation des migrants» in Actes de la
Recherche en Sciences Sociales, n° 129, septembre 1999.
Simmel, G., «Digressions sur l'étranger» in Grafmeyer, Y.,
Joseph, I., L'Ecole de Chicago. Naissance de l'écologie urbaine,
Paris, Aubier, 1984.
Taylor, C., Multiculturalisme. Différence et démocratie, Paris,
Flammarion, 1997.
Weber, M., Le savant et le politique, Paris, Plon, colI. 10/18, 1963.
Weil, P., La France et ses étrangers, Paris, Calman-Lévy, 1991.
Wieviorka, M., (sous la dir.), Racisme et xénophobie en ElA,rope:
une comparaison internationale, Paris, La Découverte, 1994.
Wieviorka, M., (sous la dir.), Une société fragmentée? Le
multiculturalisme en débat, Paris, La Découverte, 1996.
Winock, M., «L'intégration fonctionne-t-elle encore?» in
L'Histoire, n° 229, février 1999.
Wihtol de Wenden, C., La citoyenneté européenne, Paris, Presses
de Sciences Politiques, 1997.
Wihtol de Wenden, C., L'immigration en Europe, Paris, La
documentation Française, 1999.
23Contexte
Le programme INTEGRA
Le projet MITRAPIC Emploi Integra
PIC Emploi est une initiative de l'Union européenne financée
principalement par le Fonds Social Européen qui s'adressent à des
catégories de personnes confrontées à des difficultés particulières sur
le marché de l'emploi. Il existe quatre volets d'Emploi qui s'adresse à
un groupe cible différent: NOW s'adresse aux femmes,
YOUTHSTART aux jeunes sans qualifications, HORIZON aux
personnes porteuses d'un handicap et INTEGRA aux personnes
exclues du marché du travail ou menacées de l'être.
Les mesures d'Emploi contribuent d'une manière différente à
atteindre les objectifs de l'Initiative: les systèmes de formation,
d'orientation et de conseil, l'offre de formation et de placement, l'aide
à la création d'emploi et les activités d'information, de diffusion et de
sensibilisation.
L'initiative Emploi INTEGRA vise à promouvoir des mesures
destinées à améliorer l'accès au marché du travail et l'employabilité
des groupes qui en sont exclus. On compte parmi les bénéficiaires
potentiels les chômeurs de longue durée, les parents célibataires sans
emploi, les sans-domicile-fixe, les itinérants, les gitans et les gens du
voyage, les détenus et les ex-détenus, les toxicomanes, etc. Une
attention toute particulière sera consacrée aux actions portant sur les
besoins spécifiques des immigrés, des réfugiés et des autres groupes
tout aussi vulnérables, qui sont susceptibles de se heurter à une plus
grande discrimination sur le marché du travail du fait de la montée des
tensions sociales, du racisme, de la xénophobie et de l'antisémitisme.
D'une manière générale, l'initiative INTEGRA s'efforce de :
soutenir des stratégies locales centrées sur les personnes et visant
à lutter contre la discrimination dans la formation et l'emploi,
discrimination qui provient de la montée des tensions sociales, du
racisme, de la xénophobie et de l'antisémitisme,mettre en place des démarches au niveau du quartier,
particulièrement dans les zones urbaines défavorisées, articulées à
des initiatives de création d'emplois afin d'exploiter de nouvelles
sources d'emploi potentielles,
favoriser la responsabilité des groupes cibles.
28MITRA - Migrations
transnationales
Le contexte
Les différentes populations issues de l'immigration rencontrent
quotidiennement des problèmes de plus en plus aigus d'intégration
dans la société française. L'action sociale est un des instruments
privilégiés d'intégration des émigrés dans les communautés
nationales. Les travailleurs sociaux sont un des maillons de cette
intégration. Pourtant à l'heure actuelle, leur formation n'englobe pas
de manière explicite la problématique de l'intégration des émigrés.
Néanmoins, au vu de l'ampleur des problèmes posés, une formation
plus approfondie, aussi bien du point de vue des connaissances des
problèmes liés à l'immigration que sur les méthodes d'intervention
auprès des publics migrants, semble à l'heure actuelle une nécessité
pour réussir l'intégration d'une partie importante des personnes issues
de l'immigration. En effet, faute d'être formés de manière cohérente
sur les problématiques d'insertion des populations migrantes, les
réponses apportées par l'action sociale en vue d'intégrer les
populations émigrées ne peuvent être menées de manière satisfaisante.
Les objectifs
1. Former des travailleurs sociaux capables de prendre en compte la
problématique spécifique des populations migrantes et desréfugiés politiques en vue de les accompagner dans leurs
démarches d'intégration.
2. Construire des méthodes d'intervention auprès des populations
émigrées permettant d'accroître l'efficacité des travailleurs
sociaux dans leurs fonctions quotidiennes.
3. Créer un centre de ressources sur l'intégration des populations
migrantes, permettant aux acteurs de mieux appréhender les
problèmes d'intégration et de capitaliser les expériences réussies.
4. Mettre en place un module de formation transnationale sur
l'intégration des populations migrantes, permettant l'échange
d'expériences des différentes institutions dans les différents pays
de la Communauté.
Les réalisations
1. Formalisation, conception et adaptation d'un module de formation
divisé en quatre séquences pour chacune des filières de fonnation
en travail social (Educateurs Spécialisés, Assistants de Service
Social, Animateurs, Moniteurs Éducateurs...). Chacune de ces
filières dispose d'un livret pédagogique. Ces séquences ont
bénéficié à de nombreux étudiants de l'I.D.S.
2. Mise à disposition de ressources. Réalisation et animation des
ressources d'auto-formation. Réalisation d'un site Internet.
3. Organisation d'une conférence européenne « De l'égalité formelle
à l'égalité réelle» en janvier 2000.
4. Réalisation d'un manuel sur la problématique de l'intégration,
liant théorie et pratique à partir de questionnements d'acteurs et
destiné aux intervenants sociaux. Diffusion tous les deux mois
d'un bulletin d'informations (<< Pluralis - Journal d'information et
de lutte contre les discriminations et pour la citoyenneté réelle»)
construit avec les acteurs locaux de l'intégration. L'ensemble de
ces outils contribue à notre démarche de structuration d'un réseau
de personnes ressources et de structures au niveau régional.
5. Publication d'un ouvrage Les théories de l'intégration: entre
universalisme et différencialisme de Manuel Boucher.
6. Mise en place de trois modules de formation transnationaux (en
Suède en mars 1998, en Italie en novembre 1998, en
GrandeBretagne en octobre 1999).
307. Conception et réalisation de quatre programmes de formation
préparatoire à l'accès aux formations initiales du travail social
pour des personnes issues de l'immigration, ainsi que pour des
personnes en « difficulté sociale ». Ces formations d'une durée de
300 heures chacune ont bénéficié à 80 stagiaires.
8. Conception et réalisation d'une formation continue expérimentale
pour des éducateurs et/ou animateurs déjà en poste: «Jeunesse,
pratiques culturelles émergentes et lutte contre les
discriminations» (septembre 2000 à janvier 2001).
Le travail transnational
Au sein du projet MITRA, nous avons constitué trois groupes de
travail avec les partenaires:
Le comité de pilotage chargé de définir les objectifs, les stratégies
et les axes de travail au début du projet; de mettre en place les
séminaires transnationaux, la conférence européenne et de vérifier
que le projet suivait bien ses objectifs initiaux,
Le groupe « recherche» composé de chercheurs de chaque pays
avait pour objectifs de découvrir et d'échanger des expériences,
des pratiques, des perspectives différentes sur la problématique de
l'intégration des migrants et des réfugiés, en utilisant des analyses
comparatives, pour construire des réponses innovantes,
Le groupe «formation» avait pour objectif de développer un
module de formation et des outils d'information utilisant
l'ensemble des techniques de communication pour les acteurs
sociaux sur la problématique d'intégration des migrants et
réfugiés (réalisation d'un film vidéo).
31Les partenaires européens
et leurs projets
FINLANDE: MIGRANT SERVICES OF LÂNSI UUSIMAA
Nils Grabbegatan 8
10300 Karis - Finland
Tél. : 00 358 19 278 00 - Fax: 00 358 19 233 773
Mail: Inigral1t.servicesÛykarjaa.inet.fi
Legal status/Statut législatif
- Public authority
-Autorité publique.
Foundation date/Date de création
1990.
Obj ectives/ Objectifs
- To receive refugees and migrants to the region and to support
them to integrate in the society.
- Accueillir des réfugiés et migrants dans la région et les aider à
s'intégrer dans la société.
Activity /Activité
- Social and economic integration for migrants and Finns.
- Intégration sociale et économique des et Finlandais.Financing funds/Sources de financement
- Municipality and State.
- Municipalité et État.
Partners/ Partenaires
- Local labour offices and social offices.
- Services de l'emploi et services sociaux locaux.
Activity branch/Branche d'activité
- The field covers everything from health care, handing economics,
schooling, up to give help to find a job.
- Le champ recouvre tout depuis les services médicaux,
économiques, scolaires jusqu'à l'aide à l'emploi.
Geographical level of intervention/Niveau géographique
d'intervention
- South West of Finland : 5 municipalities.
- 5 municipalités dans les sud-ouest de la Finlande.
Actors/Acteurs
- 7 workers and about 10 volunteers
- 7permanents et 10 bénévoles.
Target group/Public
Migrants and refugees as well as unemployed Finns.
Migrants, réfugiés et demandeurs d'emploi finlandais.
34« PROJECT 2000 »
NetStep started on the 1.10.1997 as a project supported by the
European Union and its purpose is to facilitate the integration of the
immigrants in the Finnish society. The target group is, except and refugees, also Finnish long-term unemployed, young
people and multi-cultural working persons. The Migrant Services of
Liinsi-Uusimaa is responsible for NetStep. Other participants are the
towns of Karjaa, Tammisaari (Ekenas), Hanko and Lohja and the
municipalities of Pohja, Inkoo and Kirkkonummi. The office of
NetStep is situated in Karjaa. Local activities are to be found at the
places named above. These different municipalities and some others
joined to initiate and set up the « PROJECT 2000 ».
Background
At the Migrant Services of Lansi-Uusimaa, the integration of the
immigrant in the new society is described as a process in three phases.
In the first phase, we try to create the conditions needed for a safe
adaptation to the new society. That is to get a dwelling place and to
get integrated in the social system with health service, schools, care of
the children, etc... The integration in the society is also supported by
education, special courses and language teaching.
In the second phase, we try to make clear the needs and the wishes
of the immigrants with what they are able to work and what they want
to learn. The aim is to help the immigrants to solve their problems
themselves and to realize their wishes. In this phase, a new kind of
education is arranged, for example untraditional courses for women
and young people and for unemployed persons too. The content and
the form of these courses are depending on the knowledge and the
wishes of the participants. The purpose is to help the participants in
finding a meaningful occupation.
In the third phase, we know the possibilities and try to realize
them, at least for some of the people we work with. Both immigrants
and Finns, connected by the same idea, plan, knowledge and aim, are
working together in these projects. NetStep is activated in this third
phase.
35The idea of NetStep is to bring together people who have similar
wishes, dreams and aims, and direction concerning field of work - and
then together try to make these directions come true - and to
« secure» them.
The work of NetStep is supporting the groups partly through
facilitators, partly by arranging special courses and education. NetStep
also helps with facilities and other working conditions.
NetStep has altogether been running some ten projects. The
participants in these projects are usually not being paid; they are to be
seen as students and are receiving economic aid by KELA (the
Unemployment Fund). Later on, as the projects have become more
settled, it is supposed that the projects will be financially independent,
and some of the participants can even get a living out them - and
others can also be employed.
Some projects
Cairo Inn
Traditionally the restaurant and hotel-branch has occupied
immigrants all over the world and so in Finland too. The immigrants
have created new restaurants and so they have made our culture richer.
Cairo Inn is a project where the aim has been to collect such interests,
equal among migrants as well as Finns, to create a new hotel and
restaurant where the participants in the project can try out their skills
and real interests - and which also in a long run could even generate
working places.
Multipurpose Centre in Lohja
In the multipurpose centre in Lohja, the purpose has been from the
very beginning to strengthen the activity of the organisations and to
add mutual co-operation. The aim of the activity has been to prevent
displacement by combining action to a whole, that has advanced the
employment of the immigrants, the unemployed and especially the
long-term unemployed people, as well as their maintenance and their
contacts to working life. These activity models will create the
preconditions for participation and activate organisations and
authorities to such action that prevents displacement.
36STEP - the Immigrant Newspaper
One of the problems of integration is the immigrants' lack of
information about Finland and various things associated with our
society. Employment, livelihood, health care, education, legislation,
public services, behavioural norms, etc. may differ drastically froln
the ones in the immigrant's home country. Receiving information may
also be hindered by the fact that many immigrants mainly follow the
goings-on and development of their native country. In order to further
the integration, it is important that all immigrants are offered
up-todate and versatile information about Finland. A newspaper aimed at
immigrants, STEP, has been set up specifically to take care ofthis.
Interscan
It was very soon after NetStep had started that there was a chance
to rent half of a former car shop and service hall, total area of which is
IOOOm2.As we know that there is a great interest in cars especially
among the young immigrants, we decided to build a project of which
main idea would be offering job opportunities concerning cars. As
there were suitable rooms for all kinds of hobbies in the rented halls,
we decided to build a multicultural workshop in the offered halls. For
some time there acted a theatre, a dance group and an orchestra. These
finished their activities in the beginning of 1999 and action
concentrated mainly around cars and small machines.
A sheep project
A sheep project started in autumn 1999. There was a plan of a
sheep farm, i.e. a plan to raise sheep on an island owned by the city of
Tammisaari, and also to form a circle for butchering and selling sheep.
The basic idea arose from the fact that many Kurds have as young
boys taken care of sheep
- they have the knowledge. Also among the
Somali-immigrants living in Lohja, there was an interest in this
thought, especially in developing the sale as in creating the sale
organisation among other Muslims.
Transnational Partners
Except for the national projects, NetStep has got many partners all
around Europe, two larger networks and also some bilateral partners.
37The purpose of the different transnational partnerships is both to
create some new common and useful products and results, as well as
in a deeper way to get to know the work with migrants in the different
countries, learn something new, that can be useful in the national
work, and give that can be useful for the other partners.
MITRA
MITRA is our main transnational partnership between institutions
in France, Greece, Italy, Sweden and Finland, with the French partner
as coordinator. The aim of Mitra is, among other things, to develop
new working models to be used by people working multi-culturally.
The political history of the refugees and the current political customs
are being studied and compared, as well as visions of the future are
being sketched. Regarding the facts from different point of views, new
models and a new practice in the work with refugees are being
outlined. The results of the work are formed into a book as well as a
video. The work with MITRA will continue until the beginning of
year 2000.
IN-NET
In-NET is a network with partners from Greece, England,
Denmark, France and Finland, with Greece and England who has done
most of the coordinating work. Within In-Net, we are together looking
for and creating test methods concerning linguistic skills, to really
manage in the new host society, as well as get to know and compare
different methods to activate migrants to find their place in the new
home. Also the work of In-Net will last until the first half of year
2000.
With the British partner a new project of transnational co-operation
is being developed, called « NEW DEAL ». There, the aim is to get a
very broad delegation from Finland to visit the facilities of the British
3rdpartner in London and to acquaint itself with the work of this sector
organisation - and how the contacts with the national « New Deal»
labour policy is functioning. A British delegation will be invited to
Finland, for a similar visit at the labour - and migrant policies in both
the countries, to get unemployed people back to work-life again.
38Bilateral cooperation
Karlskrona and Olofttrom in Sweden
The bilateral work between the Migrant Organisations in
Karlskrona and Olofstrom is based on personal exchange and the
experience one gets by making acquaintance with the working
methods of others.
Utrecht in Holland
The bilateral collaboration consists of visits and exchange of
experiences. A discussion is kept up about methods, problems,
setbacks and success in the work. Also here, contacts are kept up for
possibilities to continue the co-operation in some form.
39FRANCE: INSTITUT DU DEVELOPPEMENT SOCIAL
BP 112 - Route de Duclair
76380 Canteleu - France
Tél. : 00 33 2 32 83 25 81 - Fax: 00 33 2 32 83 25 79
Mail: ids(fiJids.fr
Legal status/Statut législatif
- Non profit making and non-governmental organisation (under the
« 1901 Law»)
- Association Loi J90 J, sans but lucratif.
Foundation date/Date de création
1975.
Objectives/Objectifs
- Vocational training
- Formation pro.fessionnelle ;
- Information;
- Research
- Recherche.
Activities, competence/Activités, compétences
-Studies and researches in social sciences
- Études et recherche en sciences sociales;
- Expertise in social information and in documentary information
system
- Expertise en information sociale et système d'information
documentaire ,.
- Basic, permanent and higher training in social, educative,
medical-educative, « animation» training
- Formation initiale, continue et supérieure des professions
sociales, éducatives et médico-sociales et de l'animation ,.
- Diagnosis, consultancy
- Diagnostic, conseil,.
41- Training engineering
-Ingénierie de laformation;
- Communication and information technology
- Technologies de la communication et de l'information;
- Experimental projects
- Projets expérimentaux ;
- International projects management
-Gestion de projets internationaux ;
- « Animation» of professional organisms
-Animation du milieu professionnel;
- Seminars, conferences. ..
- Organisation de séminaires, de journées d'études...
Financing funds/Sources de financement
- Ministry of Health and Social Affairs's subsidies
-Subventions du Ministère des Affaires Sanitaires et Sociales;
-Regional Council
- Conseil Régional de Haute-Normandie;
- European Social Fund
- Fonds Social Européen;
- Ministry of Foreign Affairs' s subsidies
- Subvention du Ministère des Affaires Etrangères.
Partners/Partenaires
- State services, local, regional and national authorities
-Les services de l'État, les collectivités territoriales;
- Regional partners (public and private institutions, different
organisations working in the same field)
- Réseau d'une soixantaine de partenaires régionaux (institutions
publiques et privées, organismes qui concourent aux mêmes missions
que les nôtres...) ;
- National group of regional schools of social work
- Groupement National des Instituts Régionaux du Travail Social.
Geographical level of intervention/Niveau géographique
d'intervention
- Haute-Normandie region, mainly
- Région essentiellement;
-National andlet international.
42Actors/ Acteurs
- Staff (1 00 people): researchers, teachers, trainers, computer
scientists, engineers in information system, consultants, experts...
- Personnel salarié (IOO personnes) : chercheurs, enseignants,
.formateurs, informaticiens, ingénieurs en système d'information,
consultants, techniciens ...
Targetgroup/Pubüc
- Students, trainees.
,.- Personnes en' cours de.formation, étudiants ...
- Social workers
- Travailleurs sociaux;
- Administrations;
- Partners network: professionals in social policy/
- Réseaux des partenaires: professionnels de l'action sociale;
- Transnational partners
- Partenaires transnationaux.
43« MITRA» (<<Migrations transnationales»)
Contexte
Les différents publics issus de l'immigration rencontrent
quotidiennement des problèmes de plus en plus aigus d'intégration
dans la société française. Les travailleurs sociaux sont un des maillons
de cette intégration. Pourtant à I'heure actuelle, leur formation
n'englobe pas de manière explicite cette problématique. Certes, de
manière transversale, les travailleurs sociaux reçoivent une formation
sur les problématiques d'insertion des publics en difficulté.
Néanmoins, au vu de l'ampleur des problèmes posés, une formation
plus approfondie, aussi bien du point de vue des connaissances des
problèmes liés à l'immigration que sur les méthodes d'intervention
auprès des publics issus de l'immigration, semble à l'heure actuelle
une nécessité pour réussir une partie de l'intégration de ces publics.
Objectifs
1) Former les travailleurs sociaux capables de prendre en conlpte la
problématique spécifique des publics issus de l'immigration en
vue de les accompagner dans leur démarche d'intégration.
2) a) Repérer et formaliser des méthodes et outils d'intervention
auprès de ces publics permettant d'accroître l'efficacité des
travailleurs sociaux dans leurs fonctions quotidiennes.
b) Repérer, construire et mettre à disposition des ressources pour
accompagner la formation des travailleurs sociaux.
3) Mettre en place et animer un observatoire permettant de mieux
appréhender les problèmes liés à l'intégration ainsi que de
capitaliser et mutualiser expériences, pratiques et modes
d'intervention adéquats.
444) Participer au partenariat transnational dans l'optique de l'échange
d'expériences de différentes institutions dans les différents pays
de la communauté européenne.
Résultats attendus
1) Les travaille~rs sociaux auront une compétence supplémentaire en
vue de répondre de manière cohérente aux problèmes
d'intégration des publics issus de l'immigration.
2) Les travailleurs sociaux disposeront d'outils pour accompagner
leur formation.
3) L'ensemble des acteurs seront mieux informés sur les modes
d'intégration des dites populations, sur les différents dispositifs
facilitant leur intégration.
4) Les travailleurs sociaux seront à même de s'enrichir des
expériences des autres pays de la communauté en matière de
méthodes d'intervention et des dispositifs d'intégration mis en
place.
Réalisations
En réponse à l'objectif 1
. Mise en place d'une formation préqualifiante afin d'aider les
personnes issues de l'immigration à préparer les examens,
sélections et concours d'entrée dans les écoles du travail social.
. Conception et mise en œuvre d'un module de formation composé
de quatre séquences de formation, intégré aux formations initiales
du travail social (assistant de service social, éducateur spécialisé,
moniteur éducateur, éducateur technique spécialisé, animateur.. .).
45En réponse à ['objectif 2
. Réalisation d'un guide des acteurs de l'immigration et de
l'intégration permettant de formaliser leurs méthodes
d'intervention auprès des personnes issues de l'immigration. Ce
guide sera prochainement intégré à notre site Internet.
. Repérage, construction et mise à disposition de ressources
(ouvrages, revues, outils pédagogiques, expositions, vidéos, sites
Internet... spécialisés) utilisées dans le cadre du module de
formation conçu en réponse à l'objectif 1.
En réponse à ['objectif 3
. Réalisation d'un rapport dressant un état des lieux des concepts,
théories et débats en cours sur les thèmes de l'immigration et de
l'intégration.
. Réalisation d'un deuxième rapport analysant les pratiques et
modes d'intervention des acteurs de l'immigration et de
l'intégration. La rencontre avec ces acteurs nous a également
permis de constituer et d'animer un réseau (<<Groupe Integra
Elargi») dont l'objectif est la conception du module de formation
conçu en réponse à l'objectif 1.
En réponse à ['objectif 4
. Conception et mise en œuvre d'un module de formation
transnational permettant chaque année à un groupe d'étudiants
(assistants de service social et éducateurs spécialisés) de partir à
l'étranger afin de confronter leurs réflexions et pratiques avec
celles d'autres pays partenaires du projet Integra.
. Mise en place de deux groupes de travail transnationaux ayant
pour objectif:
Premier groupe: de réaliser un rapport dressant un état des
lieux des savoirs, pratiques et problèmes dans chaque pays,
Deuxième groupe: de r~aiiser une vidéo présentant différents
groupes de personnes issues de l'immigration et les actions
menées pour les aider à s'intégrer dans le cadre de l'accueil,
l'éducation, l'insertion professionnelle.
46FRANCE: AFPA - NORD - PAS-DE-CALAIS
(Association Nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes)
169 rue Gustave Delory
59174 La Sentinelle - France
Tél: 00 33 3 27 20 27 30 - Fax: 00 33 3 27 36 04 09
Legal status/Status législatif
- Non profit making and non-governmental organisation (under the
« 1901 Law»), depending upon the Ministry of Employment and
Solidarity
-Association Loi 1901, sous la tutelle du Ministère de l'Emploi et
de la Solidarité.
Foundation date/Date de création
1949.
Objectives/Objectifs
- Information, careers advising, training, assistance in employment.
seeking, mainly for unemployed people
- Information, orientation professionnelle, formation, aide à la
recherche d'emploi, en priorité pour les demandeurs d'emploi;
- Vocational training for employees
- Formation professionnelle continue des salariés d'entreprises.
Activity/Activité
- Information on careers and trainings
- sur les métiers et les formations;
- Personal and professional project elaboration
-Élaboration de projet personnel et professionnel;
- 500 qualifying trainings in 300 careers and 30 professional areas
- 500 formations qualifiantes dans 300 métiers et 30 domaines
professionnels;
-Distance learning
- Formations ouvertes et à distance;
- Refresher and advanced courses in general and vocational
subjects
47- Remise à niveau et perfectionnement dans les matières générales
ou professionnelles;
- Diagnosis, engineering
- Prestations de conseil et d'ingéniérie.
Financing funds/Sources de financement
- State, enterprises, territorial authorities, European funding
- État, entreprises, collectivités territoriales, ressources
européennes.
Partners IPartenaires
- Regional authority
- La Région;
- Vocational integration organisms; different professional
governmental institutions
- Les orçanismes d'insertion (Mission Locale, PLIE, PAID) ; les
Instituts (Etat déconcentré et régional, ANPE, Mission Locale,
entreprises) ,.
- The Departmental Service of employment and vocational
training; the national organisation for the professional integration of
handicapped people
- La Direction Départementale du Travail, de l'Emploi et de la
Formation Professionnelle,. l'Association Nationale de Gestion du
Fonds pour l'Insertion Professionnelle des Handicapés;
-Vocational training centres and integration enterprises
- Les organismes deformation et entreprises d'insertion.
Activity branch/Branche d'activité
-Training in professions of the first, second and third sector
- Formation dans l'agriculture et matières annexes, le bâtiment et
les travaux publics, la métallurgie et transformation des métaux, la
mécanique, l'électricité, le textile, la physique, la chimie-biochimie, le
tertiaire, l'alimentation et autres services;
- Transversal training
- Formation transversale: orientation, préformation,
préorientation;
- Training in distance learning
- Formation en enseignement à distance.
48Geographical level of intervention/Niveau géographique
d'intervention
- Regional and/et national.
Actors /Acteurs
- 12 000 employees at national level: teachers, trainers,
management - accomodation staff. ..
- 12 000 salariés au niveau national: formateurs, personnel
d'encadrement, personnel d'appui, de gestion, de restauration et
d'hébergement.
Targetgroup/Pubüc
- Unemployed people, employees, handicapped people
- Demandeurs d'emploi, salariés d'entreprises, public en contrat
d'alternance, travailleurs handicapés.
49« SA VI » INTEGRA
Contexte du projet
Dans le cadre du programme d'initiative communautaire EMPLOI
est mis en place à l'A.F.P.A. La Sentinelle un projet ayant pour titre
« Accompagnement pour l'emploi» suite à une problématique de
terrain « l'insertion des publics en difficulté».
Au second trimestre 1998, l'A.F.P.A. de Valenciennes met en
place une action de formation visant l'insertion sociale et
professionnelle de 30 personnes, jeunes et adultes, chômeurs longue
durée, bénéficiant du R.M.I. (revenu minimum d'insertion), pré8entant
des difficultés à s'insérer dans la vie professionnelle, malgré un projet
professionnel défini.
Les causes de ces difficultés sont alors analysées:
1. Isolement de la personne
2. Difficultés à se projeter
3. Manque de confiance en soi, de repères
4. Méconnaissance de l'environnement professionnel et économique.
L'analyse du contexte de la population dans le bassin
Valenciennois a fait qu'il nous est apparu judicieux d'entrer dans un
partenariat avec l'Institut de Développement Social de Rouen qui est
un organisme coordinateur d'une plate-forme sur l'intégration des
publics migrants et leurs difficultés à s'intégrer dans le monde du
travail.
Généralités sur le projet
Nom du projet: SA VI INTEGRA - Intégration des publics
migrants de seconde et troisième génération dans le monde du
travail.
Organisation du projet: l'A.F.P.A. La Sentinelle - Valenciennes.
Public cible: chômeurs immigrés jeunes et adultes.
50Domaine d'intervention du projet professionnel: tout domaine.
Durée du projet: du 05.10.1998 au 05.03.1999
Type du projet: projet Européen n° 98104
Objectifs du projet
Faire prendre conscience du projet professionnel fiable et aider les
bénéficiaires à dégager leurs compétences professionnelles,
Renforcer la mobilisation du bénéficiaire dans un espace de
relations humaines avec un dialogue, une aide transversale, un
accompagnement et des conseils,
Travailler sur la personne et sa présentation (le savoir être),
Structurer une démarche d'accompagnement vers l'emploi en
s'appuyant sur un lieu ressource identifié,
Favoriser la mise en place des relations avec les structures
existantes dans l'environnement économique du Valenciennois et
aider à mobiliser les acteurs existants, utiliser le réseau local,
Donner à ce public la possibilité de découvrir et d'utiliser les
outils nécessaires à une bonne démarche structurée vers l'insertion
professionnelle (informatique, documentation, presse, télévision,
minitel, fax, courrier...),
Permettre de faire des démarches coûteuses pour ce public sans
ressource car n'entrant pas dans une catégorie pour bénéficier
d'aide particulière (hormis les 250 F accordés par les services
sociaux des mairies),
Articuler la démarche d'accompagnement vers l'emploi,
Permettre à une quinzaine d'immigrés chômeurs de rentrer dans
l'entreprise et se faire connaître, de vérifier ses compétences, de
valider le projet et d'accéder à un emploi par le biais des
différents contrats existants après en avoir pris connaissance.
Évaluation et suivi
Toutes les semaines:
Etablir un relevé des démarches des stagiaires et y apporter des
remédiations éventuelles,
51Vérifier et analyser le déroulement d'un entretien d'embauche,
Sonder les réponses à des enquêtes et mettre en place une stratégie
pour contacter l'entreprise favorablement,
Etudier les réponses par courrier des employeurs contactés
spontanément et analyser les stratégies à mettre en place afin
d'obtenir des rendez-vous et entretiens,
Vérifier les contacts et faire prendre conscience de la relance soit
téléphonique, soit par courrier.
Etablir un tableau des personnes intégrées dans ce projet et
notifier les résultats obtenus (entrées en formation ou emploi).
Concept nouveau appliqué à ce projet
Permettre à des demandeurs d'emploi de rentrer en entreprise sous
couvert d'un organisme, d'y effectuer des stages, d'y vérifier des
compétences, de les développer et de négocier des contrats de travail
normaux et aidés en les faisant connaître aux entreprises.
Autres objectifs
Développer un nouvel esprit d'entreprise, donner un nouveau
regard aux entreprises vis à vis de ces publics et établir un réseau
d'entreprises prêtes à accueillir ces publics en stage et sous contrat
d'alternance.
52GREECE: NATIONAL YOUTH FOUNDATION
190, Ymittou street
11631 Athens - Grèce
Tél: 0030 1 7564410 - Fax: 0030 1 7564 306
Mail: kentrica@ein.gr
Legal status/Statut législatif
- Non-profit making organisation of the public sector
- Organisation de droit privé sans but lucratif, appartenant au
secteur public.
Foundation date/Date de création
1995.
Objectives/Objectifs
- Promotion and support of educative, social and cultural activities
for young Greek people and socially disadvantaged and ex~luded
groups (refugees...)
- Promotion et soutien d'activités éducatives, sociales et culturelles
pour les jeunes grecs et pour des groupes sociaux touchés par
l'exclusion sociale (réfugiés...)
Activity/Activité
- Different activities within the National Employment and
Education Policy in order to facilitate integration
- Activités diverses dans le cadre de la Politique Nationale
d'Emploi et celle de l'Education dans le but de faciliter l'intégration
du public-cible.
Financing funds/Sources de financement
- Public and European funding
- Financement public et de l'Union Européenne.
Partners/Partenaires
- Different for each project and activity
- Différents pour chaque projet et activité.
53Activity branch/Branche d'activité
- Vocational training, tourism, culture, sport, mass-media,
environment
- Formation, tourisme, culture, sport, mass-médias,
environnement.
Geographical level of intervention/Niveau géographique
d'intervention
National, regional and/et local (siège à Athènes, deux branches
régionales ).
Actors/Acteurs
- Social workers
- Travailleurs sociaux;
- Teachers, trainers
- Formateurs;
- Researchers (Staff: permanent: 16 persons - for the project: 6
persons)
- Chercheurs (Personnel permanent: 16 personnes - Personnel
pour le projet: 6 personnes).
Target group/Public
- Young people, mainly jobseekers
- Jeunes, surtout demandeurs d'emploi;
- Population from geographically isolated regions
- Populations de régions géographiquement isolées;
- Socially excluded populations (refugees, gypsies and travellers,
ex-prisoners, drug addicts...)
- Populations touchées par l'exclusion sociale (réfugiés, gens du
voyage, ex-prisonniers, toxicomanes ...).
54KEK - EIN
Ce projet prévoit la création d'une infrastructure d'aide à
l'intégration des réfugiés et demandeurs d'asile résidant en Grèce.
En effet, à l'exception du Centre d'accueil des réfugiés de Lavrion
(300 personnes) et de l'aide du Haut Commissariat aux Réfugiés
(ONU), il n'existe aucune structure d'insertion (support social,
logement, placement professionnel, etc) pour l'intégration de ces
populations.
Cette situation conduit à la concentràtion des réfugiés à Athènes et
à leur marginalisation en raison des problèmes spécifiques aux
grandes villes (chômage, individualisme, etc).
C'est la raison pour laquelle le projet proposé peut être considéré
comme novateur et pilote étant donné que ce type d'action sera mis en
œuvre pour la première fois en Grèce. Ces actions sont
interdépendantes et s'appuient sur la liaison entre les conditions
d'intégration et les besoins du marché grec d'emploi.
Plus précisément, le projet prévoit:
1) La mise en œuvre d'un système d'orientation des réfugiés vers des
localités où il existe une demande d'emploi. A cet effet, les
opérations suivantes sont prévues:
a) La mise en place d'un service d'offres et de demandes d'emploi,
destiné aux réfugiés et demandeurs d'asile. Ce service fonctionne
grâce à la création d'une base de données concernant le profil du
groupe cible et les professions pour lesquelles il existe une
demande d'emploi.
b) La création d'un « réseau humain» dans dix départements du pays
qui a pour mission:
de répertorier des emplois pour les réfugiés dans ces dix
départements
de recueillir des informations concernant les possibilités d'accueil
(logement, attitude de la population locale, etc)
d'assister les réfugiés pendant la période d'installation et
d'intégration.
2) La création d'une infrastructure d'orientation et d'intégration des
réfugiés à travers:
55a) La création de trois petits centres d'accueil provisoires dans la
commune d'Athènes qui pourront loger dix à quinze personnes
par maison. Les réfugiés s'y installeront pour une période
d'apprentissage de l'autonomie pendant laquelle ils se prépareront
à déménager dans une autre localité avec de l'offre d'emploi.
b) La création de trois garderies, centres de récréation pour enfants,
autogérées par les femmes réfugiées. Une de ces garderies sera
créée dans un des centres d'accueil d'Athènes et sera ouverte à
des enfants de nationalité autre que celle des réfugiés et
demandeurs d'asile.
c) La mise en place d'un service d'information qui offrira aux
réfugiés et demandeurs d'asile:
des guides et manuels pratiques adaptés à leurs besoins (adresses
utiles, plans, cartes, procédures à suivre avec les autorités, etc)
un support psychologique et social
d) L'information et la sensibilisation de l'opinion publique et
notamment des voisins des quartiers où habiteront les réfugiés et
demandeurs d'asile (sensibilisation « porte à porte »).
56ITALIE: FONDAZIONE SILVANO ANDOLFI
Via Fogliano, 18A
00199 Rome - Italie
Tél: 00 39 06 854 7995 - Fax: 00 39 06 854 7995
Mail: fondando@tin.it
Legal status/Statut législatif
- No profit Foundation
- Organisme à but non lucratif.
Foundation date/Date de création
1989.
Objectives/Objectifs
- Immigrant integration and introduction to work
- Intégration et accès à l'emploi des immigrants.
Activity/Activité
- Vocational training courses for cultural mediators; psychological
consultancy services to immigrated families; study and research in the
field of immigration
- Formation de médiateurs culturels,. services de
aide/soutien/consultation psychologique pour les familles immigrées ,.
étude et recherche dans le champ de l'immigration.
Financing funds/Sources de financement
- Private
- Privés ,.
- European Social Fund for Bridge Project
- Fonds Social Européen (pour le projet Bridge).
Partners/Partenaires
- La Sapienza University (Rome) ;
- Accademia di Psicoterapia della Famiglia (Rome) ;
- Brazilian Community in Italy (Rome) ;
-Candelaria Association of Argentinian Women (Rome) ;
57- S.M.O.G.F. Montesano (Rome).
Activity branch/Branche d'activité
- Study and research
-Étude et recherche ,.
- Vocational training courses for cultural mediators in school,
health and justice sectors
- Formation professionnelle de médiateurs dans les secteurs de
l'éducation, la santé et la justice.
Geographical level of intervention/Niveau géographique
d'intervention
National.
Actors/Acteurs
- Psychologists, psychiatrists, sociologists, cultural mediators
- Psychologues, psychiatres, sociologues, médiateurs culturels.
- Remunerated: variable number of professional service contracts
depending on each specific project ; Volunteers: about 20
- Salariés: nombre variable de professionnels selon les projets
spécifiques,. bénévoles: une vingtaine environ.
Targetgroup/Pubüc
- Families, immigrated families, immigrants
-Familles, familles immigrées, immigrants.
58

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