L'énergie pour le développement au Cameroun

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Français
174 pages
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Description

Le déficit énergétique constitue la cause majeure justifiant le sous-développement au Cameroun. C'est pourquoi, l'ambition de devenir un pays émergeant dans un délai relativement court passe nécessairement par le développement des ressources énergétiques très variées et répandues sur son territoire.

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Publié par
Date de parution 01 février 2011
Nombre de lectures 314
EAN13 9782296454002
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

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L’ÉNERGIE POUR LE D ÉVELOPPEMENT
AU CAMEROUN

Mesmer TCHINANG





L’ÉNERGIE POUR LE DÉVELOPPEMENT
AU CAMEROUN
























































© L’Harmattan, 2011
5-7, rue de l’Ecole polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-13734-9
EAN : 9782296137349

L’énergie pour le développement au Cameroun








Si le public Camerounais garde en mémoire les désagréments causés
par le délestage de l’énergie électrique, les difficultés d’accès à l’eau potable,
la hausse des produits pétroliers et du gaz domestique, la déforestation
avancée etc., il comprendra tout de suite le mobil profond de cette réflexion
dont le but est de poser un diagnostic sur les problèmes de l’énergie au
Cameroun.








L’énergie pour le développement au Cameroun

LISTE DES ACRONYMES


ACME : Agence Camerounaise pour la Maîtrise de l’Énergie.
AEPA : Approvisionnement en Eau Potable et d’Assainissement.
AER : Agence d’Électrification Rurale.
AES-Sonel : AES-Société Nationale d’Électricité du Cameroun.
AIE : Agence Internationale de l’Énergie.
ALUCAM : Aluminium du Cameroun
ANAFOR : Agence Nationale d’Appui au développement Forestier
ARSEL : Agence de Régulation du Secteur de l’Électricité.
B.T. : Basse Tension
CAMSUCO : Cameroon Sugar Company
CAMWATER : Cameroon Water Utilities Corporation.
CCDEE : Compagnie Centrale de Distribution d’Énergie Électrique.
C.D.E : Camerounaise des Eaux.
C.2.D : Contrat Désendettement Développement.
CENADEFOR : Centre National de Développement des Forêts.
CH4 : Méthane.
CO2 : Dioxyde de Carbone.
COV : Composé Organique Volatil.
CSPH : Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures
CTB : Coopération Technique Belge.
ème Enquête Camerounaise auprès des Ménages. ECAM II : 2
EDC: Électricité du Cameroun.
E.D.C. : Electricity Development Corporation.
EMEP : European Monitoring and Evaluation Program.
ENELCAM : Énergie Électrique du Cameroun.
END : Énergie Non Distribuée.
ENR : Énergie Nouvelle Renouvelable.
7 L’énergie pour le développement au Cameroun
FMI : Fond Monétaire International.
GES : Gaz à Effet de Serre.
Gpoba : Global Partnership on Output-Based Aid.
HT : Haute Tension.
IADM : Initiative d’Allègement de la Dette Multilatérale.
IBD : Banque Islamique de Développement.
J : Joule.
Kg/habt : Kilogramme par habitant.
Km2 : Kilomètre Carré.
KTep : Kilotonne équivalent pétrole.
KW: Kilowatt.
KWh: Kilowatt heure.
LRTAP : La Pollution Atmosphérique Transfrontière.
MINEF : Ministère de l’Environnement et des Forêts.
Mm3 : Million de mètre cube.
MT : Moyenne Tension
MW : Mégawatt.
NOX : Monoxyde d’Azote.
OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Économique.
OCEPE : Observatoire Camerounais pour l’Étude des Problèmes
Énergétiques.
OMS : Organisation Mondiale pour la Santé.
ONADEF : Office Nationale de Développement des Forêts
ONAREF : Office Nationale de Régénération
PIB : Produit Intérieur Brut.
PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement.
PPTE : Pays Pauvre Très Endetté
SCDP : Société Camerounaise de Dépôts Pétroliers
SNEC : Société Nationale des Eaux du Cameroun.
SNH : Société Nationale des Hydrocarbures.
SOCAPALM : Société Camerounaise des Palmerais
8 L’énergie pour le développement au Cameroun
SOCEA : Société Eaux et Assainissements.
SODECOTON : Société de Développement du Coton
SONARA : Société Nationale de Raffinage
SOSUCAM : Société Sucrière du Cameroun
SPEC : Service Provisoire des Eaux du Cameroun.
Stère : Mètre Cube de Bois.
Tep : Tonne équivalent pétrole.
TJ : Téra joule (1012J).
TM : Tonne métrique.
WB : World Bank

9 L’énergie pour le développement au Cameroun

REMERCIEMENTS


Cet ouvrage a été préparé et réalisé par Mesmer TCHINANG avec la
participation de :

- Dr Alexis KEMAJOU : Énergéticien, Enseignant à l’ENSET de Douala
(Cameroun)
- Dr Isaac TAMBA : Secrétaire Exécutif au Centre des Recherches pour le
Développement Durable en Afrique (CREDDA)
- Mr. Ako N. MENGOT : Expert Consultant Pétrolier, Cadre technique à
la SNH.

À toutes ces personnes très chères, je leur adresse solennellement mes
remerciements pour leurs apports inconditionnels.

Je tiens à exprimer mes sentiments de gratitude et de reconnaissance à
papa TCHAKOUA TAGNI Thomas Désiré pour ses conseils et son soutien.

De même, je réitère ici l’expression du grand respect et la profonde
gratitude que le dois à mon épouse et à mon fils, à ma famille et à mes amis
pour leur assistance précieuse.

C’est avec fierté que je dédie cet ouvrage à mon très cher grand frère :
monsieur SIMOU KAMSU Patrick.

Enfin, je glorifie le Seigneur DIEU Tout-puissant pour avoir rendu
possible cette œuvre.

11 L’énergie pour le développement au Cameroun

AVANT PROPOS


De 1987 à 2007, le Cameroun a connu une profonde crise économique
ayant secoué tous les appareils de l’État, avec des implications, des
incidences, et des stigmatisations sur tous les secteurs de la vie nationale.
Cet événement a plongé ce pays dans une pauvreté au point ou l’État,
étant fragilisé, n’a pu faire face à certaines de ses obligations vis-à-vis de son
peuple ; c’est alors qu’on doit noter l’apparition des phénomènes de
déperdition comme, le détournement des fonds publics, la corruption,
l’incivisme fiscal, l’enrichissement illicite, les déviances, l’inflation, etc.
Entre temps, l’avènement et l’implantation d’une politique de démocratie
se sont déroulés en laissant plusieurs séquelles, fragilisant davantage cet
environnement. Pour sortir de cette situation, l’État se verra obligé de passer
par des programmes d’ajustement structurel, et le point d’achèvement de
l’initiative de pays pauvres très endettés (PPTE) ; l’obligeant de ce fait à être
entièrement dépendant des organismes internationaux et des bailleurs de
fonds.
Toutefois, ce processus de redressement des dettes qui s’est achevé en
2009, permettra au pays d’être indépendant tout en constituant ainsi un
nouveau souffle pour la relance de son économie.
Seulement, au nombre élevé des déchéances qui se sont implantées dans
cette société, comment procéder pour permettre le développement harmonieux
du Cameroun ? Cela signifie, la redéfinition des orientations en tenant compte
de la dégradation du système et du renversement de l’échelle des valeurs.
L’énergie étant au centre de tout développement, le potentiel énergétique
qu’offre le Cameroun de nos jours laisse penser qu’avec une vision
économique axée sur l’énergie, il est possible à court et à moyen termes
d’atteindre un niveau de développement acceptable ; néanmoins pour y
arriver, il faudra vaincre les objecteurs à l’éclosion économique de ce pays.
13 L’énergie pour le développement au Cameroun

INTRODUCTION


èmeLe problème fondamental de développement en ce début du 21 siècle
dans le monde est la question énergétique, c’est pourquoi, celui qui détiendra
ou aura la maîtrise de l’énergie au troisième millénaire possèdera l’une des
manettes du monde.
Depuis 2004, le monde entier a atteint son pic pétrolier ; le déficit
énergétique s’est observé dans presque tous les pays de la planète suite à une
demande qui se veut toujours forte avec l’avènement des nations dites
émergentes que sont l’Inde, la Chine, et bien d’autres.
Le système énergétique mondial se trouve à la croisée des chemins. De nos
jours, les tendances de l’offre et la consommation d’énergie ne sont pas
compatibles avec l’environnement d’une part, et l’économie d’autre part. Un
changement d’orientation des politiques devient nécessaire, car la prospérité
future de l’humanité dépend de la vigueur avec laquelle les défis énergétiques
essentiels sont gérés de nos jours : il s’agit de garantir des approvisionnements
énergétiques fiables à des prix raisonnables, et améliorer les technologies de
transformation des ressources énergétiques afin qu’elles deviennent moins
polluantes en carbone, et autres gaz à effet de serre. Nous nous trouvons bel et
bien au siècle de la révolution énergétique.
Cette situation n’a pas épargné les pays Africains, et notamment le
Cameroun ; ce qui a eu comme implication directe la hausse du coût de la vie.
Pourtant, les ressources naturelles, énergétiques dont dispose le Cameroun
sont très variées et nombreuses ; c’est un État comparable à une Afrique en
miniature de part sa situation géographique, ses diversités culturelles, et ses
potentialités économiques.

Le Cameroun est situé dans le Golf de Guinée qui possède des énormes
richesses pétrolières et minières ; les réserves pétrolières de cette partie de
notre planète sont estimées à près de 24 milliards de barils environs, et près de
24 minerais sont présents dans son sous sol.
Ses potentialités tant forestières qu’hydrographiques sont parmi les
premières du globe, c’est donc un privilège pour le Cameroun que
d’appartenir à cette partie du monde. Alors, comment comprendre qu’avec un
etel atout, ce pays en vienne à connaître en ce début du 21 siècle un déficit
énergétique ?

Son impact dans les ménages, les entreprises, et surtout l’économie voire
le développement n’est plus à démontrer. Le cas spécifique du Cameroun,
faisant suite à une longue crise économique, et possédant néanmoins un
15 L’énergie pour le développement au Cameroun
potentiel énergétique énorme, mérite d’être traité particulièrement en intégrant
tous les aspects sociaux, culturels, et économiques qui lui sont propres.
L’approche gouvernementale observée au premier semestre de l’année
2008 pour la lutte contre la surenchère de la vie, nous semble insuffisante ;
néanmoins, elle nous fait constater que des efforts doivent être entrepris dans
la bonne direction pour permettre un développement de ce secteur et partant
du Cameroun.
Toutefois, il faudra dans un environnement régional et international
produire plus d’énergie pour arriver à vaincre et maîtriser le déficit constaté,
afin de permettre un développement réel du Cameroun.
De manière générale, voilà le mobile profond qui nous amène à traiter les
thèmes comme :

- le diagnostic du problème énergétique au Cameroun
- Les potentialités du secteur énergétique, et l’impact
environnemental et social.
- Les enjeux et défis de la mise sur pied d’une politique véritable du
secteur énergétique.
- L’apport du secteur énergétique sur l’économie
- Les incidences des grands projets et innovations apportées au
secteur énergétique.
- la corrélation entre énergie et développement au Cameroun.
16 L’énergie pour le développement au Cameroun

Chapitre 1

DIAGNOSTIC DES PROBLÈMES DU SECTEUR
ÉNERGÉTIQUE AU CAMEROUN


L’énergie est considérée quantitativement et qualitativement par rapport
aux paramètres du milieu ambiant dans lequel se produit la transformation.
C’est l’essence même d’un système capable de produire un travail : l’énergie
est ce sans quoi aucune production n’est possible.
Le terme énergie, lorsqu’il est utilisé dans « L’Énergie Pour Le
Développement Au Cameroun » se réfère à l’électricité, l’eau, le gaz, le
pétrole, le bois, le solaire, l’éolienne, l’uranium, les mines, la chaleur, le froid,
etc.

I – 1 : Présentation du Cameroun

L’ancien Cameroun Français et une partie du Cameroun Britannique ont
erfusionné le 1 octobre 1961 pour donner le Cameroun de nos jours. La
stabilité et la paix dont a bénéficié cet État, lui ont permis de développer
l’agriculture, les routes, les voies ferrées, les industries dont celles du secteur
énergétique à l’instar de l’électricité, de l’eau, du pétrole, du gaz, etc.

I – 1 – 1 : Géographie

Le Cameroun est situé en Afrique centrale, sa superficie totale est de
475 650 Km2 répartie de la manière suivante : 9 600 Km2 d’eaux et 466 050
Km2 des terres ; le périmètre de sa frontière terrestre totale est de 4 610 Km.
Les pays frontaliers sont : la République Centrafricaine 797 Km ; le Tchad
1 094 Km ; la République du Congo 523 Km ; la Guinée Équatoriale 189
Km ; le Gabon 298 Km et le Nigeria 1 709 Km, dont 400Km avec le Golfe de
guinée.

Son climat varie d’une région à une autre, c’est ainsi qu’on observe le
climat tropical le long des côtes et le climat semi-aride et chaud dans la partie
septentrionale. Les surfaces terriennes sont variées, avec des plaines côtières
au sud-ouest, les plateaux découpés au centre, les montagnes à l’ouest, et les
plaines au nord. Ses ressources naturelles très diversifiées, regorgent de
pétrole, de bauxite, de minerais de fer, de bois, d’uranium, d’énergie
hydroélectrique, etc.

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