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À travers vingt-cinq années de bibliophilie lyonnaise

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24 pages

MESSIEURS,

PAR le monument iconographique et généalogique (l’Armorial) que vous avez élevé à la mémoire des bibliophiles lyonnais, nos prédécesseurs, on a vu que de tout temps le culte des livres a été en honneur dans la cité lyonnaise.

Pour né rappeler que les plus célèbres parmi les adeptes de ce culte paisible, on trouve dès le seizième siècle, Grolier, Etienne Charpin, Benoît Court, Louise Labé, dont le cabinet, au rapport de du Verdier, « estoit copieusement garni de bons livres, latins et vulgaires, italiens et espagnols ».

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces fonds publiés au XIXe, les ebooks de Collection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.

Léon Galle

À travers vingt-cinq années de bibliophilie lyonnaise

La Société des Bibliophiles lyonnais a célébré le vingt-cinquième anniversaire de sa fondation dans une réunion tenue, le 21 avril 1910, chez M. Léon Galle, président.

A l’issue de cette séance, un banquet intime a réuni les membres présents : Messieurs le marquis d’Albon, Baudrier, Berthin, Beyssac, de Boissieu, Brosset-Heckel, Cambefort, de Clavière, Flachaire de Roustan, Galle, de Juigné, Poidebard, Rosset, de Terrebasse.

S’étaient fait excuser : Messieurs Breghot du Lut, marquis de Chaponay, de Longevialle, Morel de Voleine, Perret, de Saint-Victor.

MESSIEURS,

 

 

PAR le monument iconographique et généalogique (l’Armorial) que vous avez élevé à la mémoire des bibliophiles lyonnais, nos prédécesseurs, on a vu que de tout temps le culte des livres a été en honneur dans la cité lyonnaise.

Pour né rappeler que les plus célèbres parmi les adeptes de ce culte paisible, on trouve dès le seizième siècle, Grolier, Etienne Charpin, Benoît Court, Louise Labé, dont le cabinet, au rapport de du Verdier, « estoit copieusement garni de bons livres, latins et vulgaires, italiens et espagnols ». Au dix-septième, ce sont : Camille de Neufville, dont la Bibliothèque de Lyon possède encore de beaux in-folios de maroquin incarnat, à ses armes, Claude de Bellièvre, Horace Cardon, de Pures, le médecin Henri Gras ; au dix-huitième siècle, Pianelli de la Valette, Claret de la Tourrette, Souchay, de Ponsaimpierre, Peysson de Bacot, le cardinal de Tencin, l’archevêque de Châteauneuf de Rochebonne.

La pleïade est plus brillante encore au dix-neuvième siècle avec Coulon, Coste, Cailhava, Yéméniz, de Chaponay, La Roche la Carelle, Desq, Baudrier. On peut citer encore Joseph Renard, bien qu’il ne fut pas un puriste. La vente de ses livres rares et curieux qui eut lieu à Paris, en mars 1881, fut un désastre ; quelques volumes maquillés portèrent préjudice aux autres et disqualifièrent l’ensemble de la collection. M. Renard, qui s’était bercé du fol espoir de voir se renouveler en sa faveur les prix sensationnels de la vente Yéméniz, fut si fâcheusement impressionné de cette déconvenue qu’il en mourut l’année suivante. Il possédait, outre ses livres de curiosité, une importante et fort intéressante collection lyonnaise qui fut dispersée à Lyon, en mars-avril 1884. C’est une des dernières ventes locales où les enchères ont été vraiment animées et fructueuses.