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Comment l'Asie centrale est face aux puissances

De
328 pages

Voici le portrait d’une région qui a fait l’objet de la rivalité des deux plus puissants empires au XIXe siècle : l’Empire britannique et l’Empire russe.

Aujourd’hui s’y déroule une âpre lutte entre les États-Unis d’Amérique et la Russie : un néo Grand Jeu.

Avec la venue de l’empire des Chinois qui remplace la stérile Guerre Froide par le commerce.

Sous les regards indécis de la République d’Inde et de l’Union Européenne.

Or l’enjeu est d’importance.

L’Asie centrale est à la jointure de mondes aisés et populeux tandis qu’elle dispose de ressources importantes pour une faible démographie.

Ne sera-t-elle qu’une zone de dépeçage comme le fut l’Afrique ou bien sera-t-elle une puissance régionale ?

Pour imaginer la suite, voyons son passé et son présent.


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C o u v e r t u r eC o p y r i g h t













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
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intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-334-12790-5

© Edilivre, 2016

Voici le portrait d’une région qui a fait l’objet de la rivalité des deux plus puissants
eEmpires au XIX siècle : l’Empire britannique et l’Empire russe.
Aujourd’hui s’y déroule une âpre lutte entre les Etats-Unis d’Amérique et la Russie :
un néo Grand Jeu.
Avec la venue de l’Empire des Chinois qui remplace la stérile Guerre Froide par le
commerce.
Sous les regards indécis de la République d’Inde et de l’Union Européenne.
Or l’enjeu est d’importance.
L’Asie Centrale est à la jointure de mondes aisés et populeux tandis qu’elle dispose
de ressources importantes pour une faible démographie.
Ne sera-t-elle qu’une zone de dépeçage comme le fut l’Afrique ou bien sera-t-elle une
puissance régionale ?
Pour imaginer la suite voyons son passé et son présent.
« Rien n’est jamais acquis. Rien n’est jamais perdu »P r o l o g u e
Déesse Mère et Qomolangma, Tien Shan et Monts dorés, Samarkand et Mer d’Aral, Attila et
Michel Strogoff, Route de la Soie et Marco Polo,… ou autres symboles. Qui n’a été un jour
ému ou fasciné par ces noms et qui n’a rêvé d’un long périple dans ces contrées mystérieuses.
L’Asie Centrale c’est aussi l’espace multiforme des contes et des légendes.
Le texte qui suit est un essai sur ce qui est ici nommé la TURCAUCASIE. Cette région
s’étend de la Turquie à l’Asie et couvre majoritairement l’Asie Centrale mais pas seulement.
Des liens sociaux, économiques, politiques, culturels, spirituels, de diverses tendances,
interfèrent dans toute la contrée. Monde turc, monde chinois, monde russe, monde indien,
monde arabe, monde iranien s’y entrechoquent.
Figure 1 – La Turcaucasie entre des Mondes
C’est un essai sur les bouleversements auxquels nous assistons et les déchirements que
des appétits locaux et mondiaux engendrent pour les peuples qui y vivent.
Du nomadisme à la sédentarité, et pour certains avec un retour au nomadisme, les peuples
et les sociétés de la TURCAUCASIE ont créé, durant des siècles, des empires qui ont tenu
une grande partie du monde alors connu : les Empires des Huns, des Mongols, des Turcs
ottomans.
A contrario ces peuples ont subi la mainmise de conquérants aux visées quelquefois
hégémoniques tant pour les aspects politiques que sociaux ou religieux : les Grecs et
Alexandre, les Chinois et les Han, les Arabes et Abbas, les Russes des Romanov, les
Britanniques de Victoria, s’y sont affrontés. Des chocs vus par certains comme civilisateurs.
L’analyse historique a ainsi opposé deux modèles de civilisations : la vision maritime, libérale,
et la vision continentale, autoritaire. Rappelons en les caractéristiques essentielles.
Par définition une civilisation maritime est “nomade” et ses seuls points d’ancrage sont les
finalités de ce pour quoi elle existe, essentiellement la survie, tandis que la civilisation
continentale est par essence sédentaire.
Une civilisation sédentaire entraîne inexorablement l’existence d’un État centralisé.
Pour faire fonctionner cet Etat il faut créer des taxes. S’ensuit une concentration de richesse
en un lieu tandis qu’une élite dirigeante gère l’ensemble des actions… et des finances. L’Etat
multiplie les fonctions et les corps de métiers indispensables à la quiétude des habitants
choses inconnues dans une société nomade. L’Etat devenu tuteur des sociétés sédentairespermet le développement des activités sans que les citoyens aient de réflexions autres que
leur quotidien. Il suffit de plus ou moins “cotiser” – taxes, impôts – pour disposer de ces
services et de la protection commune. Le mécontentement ne se manifeste souvent que par
1une fronde anti-impôt . Dans une société sédentaire l’Etat, ou son représentant (roi,
empereur), cherche toujours à asseoir son aura sur une religion et, lui et son élite, se
réservent le pouvoir des Armes. Ceci se traduit par le triptyque de nombre de civilisations :
clergé, élite militarisée,… et les autres qui sont les pourvoyeurs de richesses par le travail.
Dans les sociétés sédentaires l’Etat devient le protecteur des sujets et des richesses. Les
sujets n’ont pas de soucis apparents même s’ils sont asservis car liés aux mécanismes qui
assurent le fonctionnement de leur “civilisation”. Il reste que, grâce à la science qui y progresse
et aussi par la sommation des moyens dont elles disposent en un lieu, elles acquièrent un
avantage manifeste quant aux techniques guerrières (artillerie, navires, armes sophistiquées)
mais également un haut niveau de connaissances en tous genres, toutes choses qui
échappent aux nomades sans que cela mesure leur intelligence. On verra ainsi ces “barbares”
nomades parfaitement se mouler dans le cadre de la civilisation qu’ils ont conquise.
Dans la société nomade moins de confort certes mais par contre une liberté conservée : le
seul lien est celui qui unit les individus du clan pour leur survie. Ici, il n’y a pas d’un côté les
guerriers et de l’autre les “sujets”. Dans le clan, tout le monde prend les armes – les femmes
aussi quelquefois. On constate d’ailleurs des identités d’action des nomades dans leurs
conquêtes et une diversité évidente de leurs comportements vis-à-vis de ces mêmes
conquêtes. L’usufruit étant acquis par des razzias les chefs n’ont de compte à rendre qu’à
leurs proches. Ce sont les bénéfices que l’on retire de ces conquêtes qui assurent la pérennité
de la société qui ne survit que rarement à son Chef. La civilisation nomade-maritime se
déplace et le Chef est éphémère. On y chercherait en vain un empereur ou un roi “durable”.
Ces nomades vivent mal la fin des conquêtes et les empires disparaissent du fait d’egos
incompatibles : quand le chef du moment passe, l’empire décline fatalement et rapidement.
Les civilisations sédentaires ne font pas mieux mais le processus est différent.
Cet essai se veut historique mais l’Histoire n’est rien sans la Géographie : géographie des
paysages certes et surtout géographie des hommes et de leurs croyances.
L’Histoire décrit le monde, les familles, les tribus, les clans, les sociétés comme les empires,
et au cœur de toute construction humaine visible, il y a l’individu.
L’esprit humain, dans sa complexité, y trouve son Eden.
La diversité des peuples de cette TURCAUCASIE engendre une théorie de langues, d’us,
de mœurs, d’arts.
2La formidable apparition de matières premières stratégiques – hydrocarbures, gaz,
minéraux rares – ainsi que la naissance, surprenante dans sa fulgurance, de nationalismes
“étatisés” en opposition avec les relations communautaires multiséculaires, y ont fait naître des
conflits réels ou potentiels. Conflits qui opposent les super puissances voulant assurer leur
hégémonie sur cette région ou conflits entre les nouveaux états du fait de l’appétit politique et
financier des responsables locaux.
A cette venue de richesses, jusqu’alors sinon ignorées du moins exploitées avec
modération, s’est ajoutée la faiblesse, toute relative certes, des tuteurs traditionnels dont au
premier chef la Russie, ainsi qu’une cristallisation des sentiments xénophobes et religieux
engendrant révoltes et massacres.
Par ailleurs les organisations criminelles ont trouvé là un terreau propice à agrandir leur
pouvoir de puissances illégales qui n’ont d’autre intérêt que dépecer les peuples.
De “grands voisins” se penchent maintenant sur le berceau de cette région.
Sauf que la violence des moyens mis en œuvre, la diversité des acteurs, l’impact
mondialiste, désormais usuels, ont décuplé les envies et les dangers. Là où se sont heurtées
deux à deux des forces externes – on pense ici au Grand Jeu entre la Russie et l’Angleterre au
eXIX siècle – l’arène de la TURCAUCASIE voit aujourd’hui se mesurer des “intérêts” auxcomposantes et aux idéologies bien plus diversifiés.
Karl Jaspers parle de périodes charnières dans l’histoire de l’Humanité.
Il y a manifestement des lieux charnières dans l’espace conquis par l’Humanité –
l’Oikouméné des Hellènes – et la TURCAUCASIE en est un. Or c’est un lieu charnière
terrestre par opposition à la Méditerranée, lieu maritime, et sa continuation par l’Atlantique. La
Turcaucasie est un lieu charnière où les échanges commerciaux ont vu se créer un fabuleux
symbole qu’est la Route de la Soie. Certes il y eut aussi une composante maritime à cette voie
commerciale qu’était la “Route de la Soie” mais indéniablement la majorité des échanges, en
particulier techniques et spirituels, a foisonné sur les voies terrestres.
Nous assistons à un renouveau de cette “Route de la Soie” sous des auspices teintés de
nationalisme, de fanatisme religieux, de banditisme.
Figure 2 – Les cheminements de la Route de la Soie
Le tableau que nous dressons peut être perçu ou sombre ou nourri d’optimisme. Il ne s’agit
nullement de dire qui est bien, ou moins bien, en termes de civilisation. Les sociétés, les
civilisations sont diverses et mouvantes car les Hommes aiment la diversité, la découverte, le
3changement, l’évolution, la conquête. L’ennui naquit de l’uniformité nous dit le poète : pas de
pensée unique pour l’Humanité, pas d’hyper-pensée non plus, semée ou imposée par une
hyperpuissance.
Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises civilisations. Elles sont !
La présentation qui suit se veut synthétique pour de futures études. On y trouve un large
panorama de cette TURCAUCASIE, région qui va de la Turquie à l’Asie en passant par le
Caucase.
Usuellement cette entité ethno-géo-historique est partagée entre l’Europe, le Moyen Orient,
l’Asie centrale, l’Asie.
Elle est ici montrée tout à la fois unitaire et multiforme.
1. Notons que lorsque Muhammad le Prophète – taxa – imposa les tribus arabes il dut faire
face à aux révoltes des bédouins nomades. Son successeur Abu Bakr réprima dans le sang
les rébellions dont le motif était justement de ne pas payer “l’impôt” obligatoire.
2. Au sens étymologique du mot : qui fait peur quant aux conséquences.
3. Antoine Houdar de la Motte – Fables nouvelles 1719 – Fable XV.eDès le XVI siècle la TURCAUCASIE
est envahie et bâillonnée
eLe “Grand Jeu” a commencé au XVI siècle et n’est toujours pas terminé.
L’affaire s’est faite en trois épisodes.
e eDu XVI au XIX siècle, la confrontation oppose l’Empire russe à l’Empire mongol puis à
l’Empire ottoman et les dynasties perses. Les autres nations qui y sont impliquées,
FranceAutriche-Prusse et Angleterre, n’y voient qu’un “jeu diplomatique” sans envisager de conquêtes
eterritoriales dans cette région. Tout change au XIX siècle.
eAu XIX siècle c’est une rivalité entre l’Empire britannique et l’Empire russe et cela à
l’instigation de fonctionnaires de la Compagnie des Indes ou de particuliers bien plus qu’une
volonté de la Couronne britannique qui d’ailleurs désapprouve certaines initiatives. La Russie
emporte la mise en s’imposant dans la plupart des Etats de la TURCAUCASIE puis en les
incorporant à son empire, en totalité ou en partie.
eCette rivalité se poursuit, via les Etats cette fois-ci, au XX siècle lors des guerres
mondiales car la possession des gisements pétrolifères aiguise les appétits. Les Etats Unis
d’Amérique épaulent l’Angleterre puis prennent sa place dans un Grand Jeu toujours actuel où
des Etats autrefois sous tutelle russe sont devenus indépendants.
Mais ce fut tout d’abord, pourrait-on dire, une affaire intérieure russe.
A la suite des invasions mongoles tout le territoire des principautés slaves a été vassalisé
avec des statuts divers : la ville Vladimir en Souzdal est détruite tandis que Novgorod a opté
pour une relation de collaboration pro-tatare en attendant des temps meilleurs. Mais Novgorod
eest conquise par la principauté de Moscou. Vers le milieu du XVI siècle la Moscovie est
devenue assez puissante pour secouer le joug mongol puis s’emparer des principautés de
Kazan, son ancien tuteur, et d’Astrakhan. Pour la première fois la “Rus” chrétienne intègre des
territoires où la population est à majorité musulmane.
erIl faut attendre la venue de Pierre 1 pour que la conquête de la TURCAUCASIE prenne
un tour plus stratégique.
Sans doute obsédé à refonder la voie de communication nord-sud des Varègues – les
Vikings – entre la mer Baltique et la mer Noire, Pierre n’a de cesse de combattre dans ce but :
guerre contre la Suède qui lui permet d’asseoir son débouché sur la Baltique avec création de
Sa capitale à Saint Petersburg et guerre contre l’Empire ottoman au sud pour trouver un
débouché sur la mer Noire. La Suède ne sera plus alors qu’une nation scandinave et l’Empire
ottoman prend conscience de la puissance russe.
La conquête de la Sibérie, avec la création d’une place forte à Tobolsk sur la fin du
eXVI siècle, met la Russie au contact de la Chine et ses voies de communication terrestres
longent l’immense steppe eurasiatique où transitent les denrées via la “Route de la Soie”.
Cette poussée des Russes les confronte, dans un premier temps, aux Bachkirs qui vivent au
sud des monts Oural. Cette conquête du territoire des Bachkirs dure deux siècles. Nijni
Novgorod et son kremlin fait figure de pointe orientale avancée de cette conquête.Figure 3 – Les conquêtes russes entre 1300 et 1796
La tactique russe y est la même que celle qu’ils mettront en œuvre dans le Caucase :
construction d’une ligne de fortins, s’inspirant par-là du limes romain, derrière laquelle des
colonies “russes” sont implantées. Ces colonies appelées à grossir, la plupart du temps par
une immigration forcée de cosaques, constituent une frontière sociale au-delà de laquelle se
trouvent les peuples à conquérir et que l’on espère attirer de la sorte. Comme il apparait que la
eBachkirie est rétive à toutes intégration, dès le début du XVIII siècle, une seconde ligne de
fortins vise à encercler cette région avec comme conséquence que les Russes se trouvent
4alors au contact des Kazakhs dont l’espace national va de la mer Caspienne au lac Baïkal.
Or, et toujours dans la vision des accès à la mer, une étude géographique un peu hâtive
des services tsaristes a pu faire croire que le cours de l’Amou Daria pouvait être dirigé vers la
mer Caspienne : il y a effectivement trace d’un ancien lit du fleuve qui le montre.
Cela aurait permis une liaison fluviale Volga-Caspienne-Amou Daria grâce à laquelle on
aurait relié la Russie au Pamir pour ensuite aboutir à l’Indus et à l’océan Indien. Ce fut un des
éléments qui fit qu’on s’intéressa à la grande steppe eurasiatique des Kazakhs.Figure 4 – Les khanats de l’Asie Centrale avant la conquête russe
Jusque Pierre le Grand les relations de la Moscovie avec les “états” de l’Asie centrale se
font sur un pied d’égalité mais tout va changer dès lors que Pierre va mener une politique
impérialiste envers ces peuples du sud.
Si la pénétration russe s’est faite sans trop de difficultés dans le désert turkmène et dans
les territoires ouzbèkes en accroissant le commerce avec les khanats ouzbeks – Khiva/Chiva,
Boukhara/Bokhara, Kokand – il n’en va pas de même avec les Kazakhs.
Ceux-ci tirent parti de leur immense territoire pour échapper à la mainmise des Russes.
Car contrairement à l’Etat russe, centralisé autoritaire et hiérarchisé, les Kazakhs ont tout
loisir à modifier leurs alliances vis-à-vis des tribus qui font “allégeance” aux Russes, cela aux
fins de conserver leur liberté. En fait le terme “allégeance” est celui qui est utilisé par les
Russes pour masquer la dissidence permanente à laquelle ils doivent faire face.
5Si le territoire est “conquis” sur la base de promesses, les poddanstvo , en réalité seuls
quelques points d’appui et les villes du territoire sont investis : le peuple kazakh ne sera jamais
asservi.
Figure 5 – La conquête russe en Asie Centrale
Pour conclure ces conquêtes il faut que les émirs des khanats ouzbeks soient soumis auTsar et deviennent ses vassaux. Ceci se fait en trois “guerres” successives : conquête du
Kokand et prise de Tachkent, prise de Boukhara, prise de Khiva, le tout en vingt ans
(18531873). Comme de bien entendu, et conformément aux habitudes politiques de la Russie, il y a
administration directe avec un gouvernement – et donc un tout-puissant Gouverneur – dans la
capitale de l’Etat.
Quoi qu’il en soit les Russes consolident leurs possessions par la construction de voies
ferrées qui relient ces villes et places fortes : ce réseau n’a pas changé de nos jours et pose
problème dès lors qu’il n’est plus adapté aux besoins des transports intra étatiques.
L’expansion russe dans l’Asie centrale a laissé indifférente la Chine qui est pourtant la
suzeraine du Turkestan oriental. Mais cette avance russe est observée par les responsables
anglais de l’Empire des Indes qui en informent sommairement Londres.
En fait ce sont à chaque fois les initiatives personnelles de quelques Administrateurs
résidant en Inde qui tentent de se rallier les émirats ouzbeks. Mais sans succès.
En définitive c’est l’Afghanistan qui sert de zone tampon entre les visées russes et les
inquiétudes anglaises : les Britanniques vont y perdre des milliers de soldats à tenter de
6conquérir l’Afghanistan .
e7Il y a deux guerres anglo-afghanes au XIX siècle lorsque le Royaume Uni tente de
conquérir le pays aux fins de contrer la pénétration russe en Asie Centrale. Puis il y aura une
8troisième guerre déclenchée cette fois par l’Afghanistan en 1919 .
e eVers le Caucase la conquête russe est extrêmement longue – du XVI au XIX siècle – et
cette fois la Russie s’oppose non seulement à l’Empire ottoman mais aussi à la Perse.
Ladite conquête du Caucase n’est d’ailleurs toujours pas acquise de nos jours même si les
frontières entre Iran, Russie et Turquie sont stabilisées.
Tous les Etats et Républiques du Caucase sont politiquement et socialement instables.
Originellement c’est pour se protéger des Ottomans que les peuples autochtones
demandent l’aide de la Russie qui commence sa pénétration sans entrer dans les zones
montagneuses.
Une ligne de fortifications est établie le long du fleuve Terek et des colonies de cosaques y
sont implantées.
Mozdok est fondée en 1763 et Vladikavkaz en 1784 pour surveiller la passe de Darial qui
donne accès au Caucase du sud : la très fameuse passe de Darial, de sinistre mémoire, qui a
vu débouler sur la plaine russe les armées mongoles quelques siècles plus tôt.
En 1783 la Géorgie orientale accepte le protectorat de la Russie et, en 1801, elle est
intégrée à l’Empire russe. L’ensemble de la Géorgie devient territoire russe en 1810.
eAu tout début du XIX siècle le Caucase est totalement partagé entre l’Empire ottoman et la
Perse, sachant que l’Empire ottoman dispose également des côtes orientales de la mer Noire.
erTout à sa politique d’accès aux mers la Russie se heurte, depuis Pierre 1 , à cet Empire
ottoman, qui lui bloque l’accès à la mer Noire, et aux droits de passage dans les détroits des
Dardanelles.
C’est donc, pour la Russie, un axe majeur de sa politique que de repousser l’Empire
ottoman en disposant de la mer Noire.
Ceci l’amène au piedmont du Grand Caucase où, dans un premier temps, elle est
confrontée aux peuples qui résident dans la partie occidentale.Figure 6 – La conquête russe dans le Caucase
C’est une suite d’escarmouches et de combats sporadiques contre les montagnards, en
majorité des Tcherkesses, qui pratiquent la razzia sur les quelques implantations russes
provisoires comme Poti sur le littoral de la Mer Noire.
Les Tcherkesses sont massivement déportés en 1864 à l’issue de la conquête du Caucase
occidental par la Russie.
Dans la même période, 1830-1860, dans le Caucase oriental, un Daghestanais nommé
Chamil réussit à prendre la tête d’une fédération de résistants à l’invasion russe.
Il n’est pas le premier mais son ami d’enfance Gazni a été tué à la bataille de Guimry en
1832. Chamil y a été gravement blessé et il est l’un des rares survivants. Il se met au service
de Gamzat-bek qui a repris le flambeau de la résistance. Or celui-ci est assassiné en 1834.
Chamil devient alors l’imam qui conduit la guerre contre la Russie pendant quelque vingt-cinq
ans. C’est une guerre féroce “sans prisonniers” durant laquelle Chamil impose une version de
la religion musulmane appelée le muridisme : il envoie un émissaire vers les Tcherkesses qui
eux aussi résistent et fait tuer les chefs Tcherkesses qui s’opposent au muridisme. Il se rend
aux Russes en 1859 puis passe les dix années suivantes en résidence surveillée confortable.
Son fils est littéralement “adopté” par le Csar et reçoit une éducation digne de celle qui est
offerte aux nobles russes.
Tous n’ont pas le même sort enviable.
Lors de la conquête de la Tchétchénie, 1818-1859, plus de 90 % de la population est
exterminé tandis que les rares survivants Tcherkesses sont totalement déportés et amenés à
s’installer en Turquie où ils sont plus nombreux aujourd’hui que dans la république Tcherkesse
de la Fédération de Russie.
La guerre entre la Perse et la Russie (1804-1813) voit cette dernière s’approprier unegrande partie des territoires perses du Caucase dont l’Azerbaïdjan. Une seconde guerre
terminée par le traité de Turkmanchai en 1828 fait perdre au Shah les khanats perses
d’Erevan et du Nakhitchevan.
Dans le même temps, la “ligne de fortins” progresse vers le sud et Grozny est créée en
1810 tandis que la conquête du Daghestan ne se termine qu’en 1859.
Tout le littoral nord-est de la Mer Noire est cédé par la Turquie lors du traité d’Andrinople en
1829 ce qui donne à la Russie les ports d’Anapa, de Soukhoumi, de Poti.
Durant la première guerre mondiale les principaux évènements se produisent dans la zone
du Caucase et opposent tout d’abord l’Empire ottoman et l’Empire russe avec les
conséquences que l’on sait pour le peuple arménien dont une majeure partie est massacrée
9tandis qu’une minorité trouve refuge dans la partie contrôlée par les Russes . Mais la
révolution bolchévique voit l’effondrement de l’armée russe et c’est alors que les Arméniens
créent une armée de volontaires épaulée en 1918 par un corps expéditionnaire “britannique”
progressant depuis la Mésopotamie. Il est à noter que, bien qu’alliées, les troupes ottomanes
et allemandes s’opposent à Batoumi pour le contrôle des champs pétrolifères.
Mais ça n’est pas tout.
A l’issue de la seconde guerre mondiale, Staline ordonne la déportation de plusieurs ethnies
soupçonnées d’avoir aidé à l’invasion allemande dans le Caucase.
Ainsi doivent quitter leur territoire les Tchétchènes et les Ingouches.
Assurément cette occupation de la TURCAUCASIE n’a favorisé ni son éveil à la Science ni
son évolution politique ou sociale – y compris pour ce qui est de la Turquie qui survécut à
l’Empire ottoman sous la férule de Mustapha Kemal puis sous la coupe des USA.
Aujourd’hui rien n’est réglé : nationalismes pointilleux, despotisme et autocraties, idéologies
et dogmatismes partisans hérités de la période soviétique, ressentiment, paupérisation, baisse
de la démographie, dépeçage économique, corruption, gangstérisme et criminalité, tel semble
être le lot de ces Etats.
4. Espace national ne signifie pas un quelconque Etat Kazakh mais reflète l’unité ethnique des
tribus qui résident dans cette contrée. Cet espace est nommé le pays de la horde des Kirghiz
et des Kazakhs. Toutes ces tribus se livrent entre elles à de joyeuses razzias.
5. Là encore les Russes s’inspirent des Romains et le poddanstvo est à rapprocher du foedus
qui donnait un statut amical aux peuples que l’on tolérait, faute de les évincer.
6. Les activités souterraines ou glorieuses de ces Anglais, aventuriers et aventureux, sont
narrées en des romans de Rudyard Kipling : Kim ainsi que L’homme qui voulait être Roi.
7. Lors de la première guerre, 1839-1842, l’évacuation de Kabul et la retraite qui suit vers la
passe de Khyber est “immortalisée” par le massacre de 16 500 Britanniques. Les Afghans
“autorisent” un seul survivant – le docteur Brydon – aux fins qu’il informe les autorités de ce
désastre. La seconde guerre entre 1878 et 1880 voit les Britanniques militairement vainqueurs
mais ils renoncent à stationner dans le pays : un échec politique.
8. Sans ignorer l’actuelle invasion internationale de l’Afghanistan à laquelle participe le
Royaume Uni et qui se révèle, une fois encore, un fiasco.
9. Les Ottomans vont massacrer ces “réfugiés” lorsque les troupes russes ne les protègeront
plus durant de la révolution bolchévique jusqu’à ce que les Alliés occidentaux décident de
soutenir les Armées Blanches qui s’opposent à l’Armée Rouge de Trotsky.L’aventure humaine
ne commence pas avec l’écriture
Dès lors que les êtres humains se sont groupés en tribus ou sociétés, ils engendrent des
récits et des cultes visant à organiser leur vie. Cultes de la nature, migrations calendaires,
nomination de dieux fantastiques comme avatars des phénomènes réels, culte des morts et de
l’au-delà, récits apocryphes plus ou moins exacts voire datés, l’humanité a, en tous lieux,
gardé une trace orale de ces us et histoires.
Le rêve mêlé au spirituel a toujours été un fondement qui compense la méconnaissance et
qui apporte l’espoir aux hommes souvent isolés dans des contrées ingrates et hostiles.
Des berbères de l’Afrique du nord aux Malgaches, des Guarani aux Inuits, des Basques
aux Chinois, des Hindous aux Aborigènes, des Lapons aux Ibères, des Peuls aux Yamana,
tous les peuples ont créé et laissé des contes qui constituent leur histoire non écrite.
En TURCAUCASIE comme en Afrique ou dans les plaines américaines, les “griots” sont les
garants des préceptes de la civilisation.
Nombre de nos légendes voire de nos peurs se retrouvent dans des mythes nés en
TURCAUCASIE.
Elle apparait comme un creuset dès lors que nos connaissances s’améliorent même si
l’origine de certains peuples et leur langage se sont peu à peu perdus et attendent ou bien
d’être découverts ou bien d’être décodés.
Il est néanmoins indubitable que les peuples d’origine orientale ont des “histoires orales”
bien plus complexes et bien plus détaillées que nos textes bibliques ou nos fables, copies ou
plagiats des textes de l’Orient. Ils donnent souvent à l’humanité une existence très ancienne.
Des dizaines de milliers d’années voire des millions sont des nombres que l’on retrouve
10dans les textes babyloniens ou chinois, chiffres plus fiables que les deux mille ans de la
Bible. Le “déluge” sumérien de la légende de Gilgamesh est estimé à cinq mille ans avant le
présent. Le texte en écriture cunéiforme nous parle d’Utanapishtim qui recueille toutes les
espèces animales sur un navire avant d’accoster sur une montagne. Noé n’en est qu’un
avatar.
Mais bien avant ces sociétés évoluées les contes et légendes ont circulé au sein des
groupes nomades donnant une Histoire faite de mystères et de merveilleux aux souches
réelles. A cet effet, l’idée qui prévaut que l’Histoire commence avec l’écriture ne fait plus
l’unanimité bien que cela semble intellectuellement confortable et commode.
C’est assurément une attitude méprisante envers les peuples qui n’ont que le langage pour
exprimer leur culture y compris dans le monde contemporain, attitude née durant les siècles de
domination des sociétés « civilisatrices » sur les autres ethnies
10. L’historien babylonien Berose, qui enseigne en 280 avant J.-C., dit qu’après une période
d’anarchie de 1 680 000 années apparurent les premiers groupes sociaux lesquels se
transformèrent lentement pendant 432 000 ans avant le déluge sumérien qui marque le début
de l’ère dite historique.La Turcaucasie vue comme des tout
La géographie physique
Ensemble de montagnes et de déserts qui abritent des oasis, des lacs et quelques contrées
agricoles, telle peut être décrite la TURCAUCASIE.
La géographie physique de cette contrée façonne les modes de vie tant dans les plaines
désertiques que dans les montagnes boisées. Des peuples et des ethnies diverses vont ainsi y
pratiquer des urbanismes identiques.
C’est ainsi que ces montagnes sont parmi les plus hautes montagnes au monde mais
également les plus difficiles d’accès, comme le Caucase et le Karakoram, n’offrant que peu de
possibilités de passage et, quand ils existent, de disponibilité et de fiabilité limitées.
A l’exception du Karakoram, ces montagnes sont habitées et certaines ont toujours abrité
des peuples voulant trouver là un refuge envers les envahisseurs, dans le Caucase ou le
Zagros, mais aussi un pôle à partir duquel la razzia et le brigandage pouvait être aisément
opéré.
Dès la plus haute antiquité les peuples du Zagros ont toujours été un danger pour les
civilisations mésopotamiennes à tel point que Babylone est conquise par eux. L’Elam a
toujours menacé les riches marchands du Croissant fertile.
Quant aux peuples du Caucase leur réputation en termes de rapines n’était plus à faire
ejusqu’au XX siècle.
Ne les voyons pas comme des voleurs mais seulement des peuples dépourvus de
ressources pour lesquels la venue, la croissance ou le passage d’autres peuples disposant de
richesses implique la donation ou la prise d’un butin.
Tous les peuples nomades ont ainsi pratiqué : les Normands, les Francs et les autres. Leur
sédentarisation les a ensuite rendus producteurs et commerçants.Une certaine continuité des montagnes
Une suite de massifs montagneux
De la Méditerranée à la Chine ou de l’Océan Indien à la Mongolie, la TURCAUCASIE est
une succession de chaînes de montagnes qui ont façonné les sociétés comme les peuples qui
y ont résidé et qui y résident.
Au nord de ces montagnes s’étend l’immense steppe eurasiatique qui va de l’Atlantique au
Pacifique, seulement coupée par les monts Oural.
Figure 7 – Les montagnes de la Turcaucasie
Chaîne pontique au sud de la mer Noire, Taurus et anti Taurus sur la Méditerranée, Elbourz
au sud de la Caspienne et qui suit la chaîne pontique, Zagros après le Taurus entre Caspienne
et Océan Indien, Caucase entre mer Noire et Caspienne puis les “Himalayas” et les massifs
associés avec la résurgence du Pamir, sorte de tête d’où partent Indu Kusch, Karakoram,
Kunlun et le grand arc himalayen proprement dit.
Plus au Nord-Est, excroissances des Tien Shan et de l’Altaï qui sont près d’aborder l’océan
Pacifique.
La création de ces multiples chaînes de montagne résulte de la tectonique des plaques et
plus particulièrement du mouvement continu vers le nord de la plaque indienne – qui continue
à s’enfoncer dans la plaque eurasienne – et du pivotement de la plaque arabique qui vient
buter dans la plaque anatolienne.Figure 8 – Les poussées tectoniques qui affectent la Turcaucasie
Ainsi les Himalayas, le Karakoram, le Pamir et l’Indu Kusch sont-ils majoritairement
concernés par le premier mouvement tandis que les Taurus, Chaîne Pontique, Zagros, Elbourz
et Caucase sont-ils concernés par le second effet.
Le pivotement de la plaque arabique est la principale cause des tremblements de terre
affectant la Turquie et le sud Caucase (Arménie – Géorgie).
Une immense plaine. qui contourne la mer d’Aral. – le pays des Turkmènes. et des
Kirghiz. – s’étend sur toute la Sibérie occidentale et s’avance, en se rétrécissant le long de
l’océan Glacial, dans la Sibérie orientale : elle constitue, avec les deltas et les régions
maritimes des bassins des fleuves, les seules parties basses du relief asiatique.
Le reste entier du continent est occupé par des systèmes montagneux : chaînes, massifs et
surtout des plateaux.
Le nœud du système orographique de l’Asie est la masse compacte que forme le plateau
du Tibet et ses contreforts : le Kunlun au Nord, le Karakoram à l’Ouest, l’Himalaya au Sud.
De là vont naître les grands fleuves de l’Inde, de la Chine, de la Russie, mais aussi les
fleuves de l’Asie Centrale – Amou Daria, Syr Daria, Ili – dont les débits sont bien moindres.
De cet énorme amoncellement de hautes terres se détachent vers le Sud-Est les plateaux
étroits qui séparent, jusqu’au golfe. du Bengale et la mer de Chine, les fleuves indochinois :
– à l’Est, le plateau du Yunnan et les hauteurs chinoises du Pe-Chan et du Ngan-Chan,
– au Nord-Est, celles de l’In-Chan et la chaîne des Kinglian,
– au Nord-Ouest, au-delà du plateau de Pamir, la série des systèmes fort élevés, le plus
souvent à chaînes parallèles, l’Alaï, le Tian-Chan, l’Altaï, les Saïansk, qui se recourbent en
demi-cercle vers le Nord-Est et se continuent par les hauteurs sibériennes des Yablonovoï,
des Stanovoï et du Kamtchatka,
– à l’Ouest, au-delà de l’Hindou-Kouch, le plateau de l’Iran, le massif arménien, le Taurus et
le plateau d’Anatolie,
– au Sud-Ouest, enfin, les monts Soliman.
La chaîne Pontique
La Chaîne Pontique – ou les chaînes pontiques – est un massif montagneux situé dans le
nord de la Turquie. dont l’extrémité orientale atteint le sud-ouest de la Géorgie.
Ce massif tire son nom de l’ancien état de la région, le Pont. – qui fut une royauté turbulente
dans l’antiquité – souvent combattant les Grecs et les Romains.La chaîne s’étale approximativement d’ouest en est, non loin de la côte méridionale de la
mer Noire.
Son sommet le plus élevé est le Kaçkar Dagi. qui s’élève à 3 942 m (12,926 ft).
La faille nord-anatolienne. et la faille anatolienne du Nord-Est. courent le long de la chaîne.
Figure 9 – La chaîne pontique en Turquie
Les montagnes sont principalement couvertes de forêts denses, composées
majoritairement de conifères. et formant une écorégion. spécifique.
L’étroite plaine côtière entre la chaîne et la mer, autrefois le cœur du royaume du Pont,
abrite une forêt tempérée humide.
Le plateau anatolien, au sud de la chaîne, connaît un climat continental. bien plus sec.
Les Taurus
Les monts Taurus ou simplement les Taurus, culminant dans les massifs de l’ Aladağlar. et
des Bolkar Dağları, sont au sud-est de l’ Anatolie.
La chaîne s’étend en courbe du lac Eğirdir. à l’ouest aux sources de l’Euphrate à l’est.
Elle fait 600 km de longueur et culmine à 3 756 m (12,323 ft) au mont Demirkazik. De
nombreux sommets y ont entre 3000 et 3700 m d’altitude.
Figure 10 – Les Taurus en Turquie
Il s’agit d’une chaîne calcaire, qui s’est érodée pour former des paysages karstiques. avecdes chutes d’eau, des rivières souterraines et les plus grandes grottes. d’Asie en Cappadoce
célèbre pour ses habitations troglodytes et ses cheminées de fée. Le Tigre. prend sa source
dans les Monts Taurus. L’anti Taurus constitue le prolongement oriental des Monts Taurus. de
Cilicie. Dans la province d’Adana, un district et sa principale ville principale portent le nom
d’Aladag. La ville est située à moins de 40 km au sud-est du Demirkazık.
Taurus et chaîne Pontique se rejoignent en Anatolie orientale dans le « nœud arménien »,
où le cône volcanique de l’Ararat, 5 166 m (16,874 ft), constitue le point culminant de la
Turquie. Le “petit Ararat” à proximité ne s’élève qu’à 3 896 m (12,782 ft).
La chaîne des Taurus est prolongée au sud par la chaîne des Nur Dag lari en direction des
montagnes de Syrie et du Liban.
Les monts Alborz
Les monts Alborz, aussi écrits Elbourz ou Elburz, sont une chaîne de montagnes au nord
de l’Iran.
Elle s’étend des frontières de l’Arménie. au nord-ouest, à la mer Caspienne. au sud, jusqu’à
l’est aux frontières du Turkménistan. et de l’Afghanistan.
Figure 11 – L’Alborz-Elbourz en Iran
C’est au sud de la chaîne que se situe le plus haut sommet d’Iran – le mont Demāvend. (5
671 m) – qui surplombe la ville de Téhéran, capitale du pays. La ville est à une altitude
moyenne de 1 300 mètres ce qui en fait, avec Quito en Equateur et Nairobi au Kenya, l’une
des capitales les plus hautes au monde : le centre-ville est à 1 200 mètres.
La chaîne de l’Alborz forme une barrière entre le sud de la Caspienne et le plateau de
Qazvin-Téhéran.
Elle contribue avec le Zagros dans le sud à l’assèchement des déserts centraux de l’Iran.
Les monts du Zagros
Les monts du Zagros constituent la plus grande chaîne d’ Irak. et la deuxième plus grande
chaîne d’Iran.
Elle a une longueur totale de 1 500 km depuis l’ouest de l’Iran – plus particulièrement la
province du Kordestan. – aux frontières de l’Irak jusqu’au golfe Persique. La chaîne se termine
au détroit d’Ormuz.
Les monts Zagros s’élèvent en plis serrés, jusqu’à plus de 3 000 m d’altitude. Les points
culminants sont le Zard. (4 221 m) et le Qash. Mastan (4 359 m) dans le massif Dena qui a
une longueur de 80 km et une largeur de 15 km aux...