//img.uscri.be/pth/074713b10ef8d3089cbd03c74fc1511dd183542d
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 3,49 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : MOBI - EPUB

sans DRM

Compendium réglementaire

De
193 pages

Nombre et emplacement des hôpitaux d’eaux thermales.

Le Ministre de la guerre règle le nombre et l’emplacement des hôpitaux spéciaux à entretenir près des sources d’eaux minérales. (Art. 960 du règlement du 1eravril 1831.)

Location de bains, lorsque les sources n’appartiennent pas à l’État.

Lorsque les sources d’eaux minérales n’appartiennent pas à l’État, on passe des marchés avec les propriétaires de ces eaux, soit pour la location d’un certain nombre de bains, soit pour l’admission d’un certain nombre d’hommes durant les saisons des bains, dans les établissements appartenant à ces propriétaires des sources.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


Voir plus Voir moins
Illustration

À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces fonds publiés au XIXe, les ebooks de Collection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.

Alphonse Dorat

Compendium réglementaire

PREMIÈRE PARTIE

EAUX THERMALES1

CHAPITRE I

HOPITAUX D’EAUX THERMALES

Nombre et emplacement des hôpitaux d’eaux thermales.

Le Ministre de la guerre règle le nombre et l’emplacement des hôpitaux spéciaux à entretenir près des sources d’eaux minérales. (Art. 960 du règlement du 1eravril 1831.)

Location de bains, lorsque les sources n’appartiennent pas à l’État.

Lorsque les sources d’eaux minérales n’appartiennent pas à l’État, on passe des marchés avec les propriétaires de ces eaux, soit pour la location d’un certain nombre de bains, soit pour l’admission d’un certain nombre d’hommes durant les saisons des bains, dans les établissements appartenant à ces propriétaires des sources.

Dans ce dernier cas, on fait, avec les propriétaires des sources, un abonnement à prix de journée, pour le logement, la nourriture et le traitement des malades. Ces abonnements sont passés d’après les ordres du Ministre, et sont soumis à son approbation. (961, R.)

Envoi des militaires dans les établissements formés à cet effet.

Les militaires qui sont dans le cas de faire usage des eaux minérales thermales, ne peuvent être dirigés que sur les établissements de ce genre spécialement organisés pour le service des troupes, ou que sur ceux dont l’administration ou les propriétaires ont traité avec le Ministre de la guerre pour l’admission d’un certain nombre de militaires. (962, R.)

Hôpitaux militaires d’eaux thermales où sont traités les officiers et soldats.

Les établissements d’eaux thermales au compte du département de la guerre, où sont traités les militaires, sont ceux désignés ci-après :

Hôpital militaire de Barèges (Hautes-Pyrénées),1.

Idem.              de Bourbonne-les-Bains (H-Marne),2.
Idem.              de Guagno (Corse),3.

Établissements civils d’eaux thermales où sont reçus les militaires.

Les établissements thermaux situés dans le département de l’Allier, étant en régie pour le compte de l’État, le ministère de l’agriculture et du commerce admet à participer, à titre gratuit, aux bains et douches, les officiers jusqu’au grade de capitaine inclusivement, ainsi que les sous-officiers et soldats en activité, qui sont reconnus avoir besoin de faire usage des eaux de Vichy et de Bourbon-l’Archambault.

Pour chacune des deux saisons, 30 officiers sont admis gratuitement à faire usage des eaux de Vichy, sauf à pourvoir à leur nourriture et à leur logement ; soixante places de sous-officiers et soldats sont réservées à l’hospice civil de Bourbon-l’Archambault. Les officiers qui sont désignés pour les eaux de Vichy, ne pouvant y être hospitalisés, des demandes de congés de convalescence de deux mois, avec solde entière, appuyées de certificats de visite et de contre-visite, doivent être adressées au Ministre de la guerre par les lieutenants-généraux commandant les divisions militaires (Bureau de l’arme) dans les délais fixés. (Note ministérielle du 8 mars 1843).

Ouverture et clôture des établissements d’eaux thermales.

Les établissements d’eaux thermales mentionnés ci-dessus sont ouverts, savoir :

Illustration

Durée de chaque saison des eaux thermales.

La durée de chaque saison des eaux thermales, dans ces établissements, est de deux mois. (Instructions ministérielles, annuelles.)

Personnel attaché aux hôpitaux militaires d’eaux thermales.

Il est attaché à chacun des hôpitaux militaires d’eaux thermales, pendant la durée des deux saisons, savoir :

HOPITAL DE BOURBONNE,

1 médecin principal.
1 chirurgien-major.
1 — aide-major.
8 — sous-aides.
1 Pharmacien-major.
1 Officier d’administration comptable.
4 Adjudants d’administration en 1er ou en 2e.
8 Infirmiers-majors sergents ou caporaux.
42 Infirmiers soldats de 1re ou de 2e classe.

HOPITAL DE BARÈGES.

1 Médecin ordinaire.
1 Chirurgien-major.
4 — sous-aides.
1 Pharmacien aide-major.
1 Officier d’administration comptable.
3 Adjudants d’administration en 1er ou en 2e.
3 Infirmiers-majors sergents ou caporaux.
22 Infirmiers soldats de 1re ou de 2e classe.

HOPITAL DE GUAGNO.

1 Médecin ordinaire.
1 Chirurgien aide-major.
1 — sous-aide.
1 Adjudant d’administration en 1er ou en 2e.
2 Infirmiers-majors sergents ou caporaux.
8 Infirmiers soldats de 1re ou de 2e classe.

(Organisation annuelle).4.

Renseignements à adresser sur les infirmiers.

A la fin de la deuxième saison des eaux, chaque officier d’administration comptable des hôpitaux de Bourbonne, Barèges et Guagno doit établir, en double expédition, un état nominatif des infirmiers qui ont été détachés à ces établissements, avec des notes sur la manière dont chacun d’eux s’est acquitté de ses devoirs. Une de ces expéditions est adressée au ministre (bureau des hôpitaux), et l’autre est envoyée aux intendants militaires des divisions d’où les infirmiers ont été détachés. Cet état indique ceux de ces infirmiers qui paraissent devoir être renvoyés, l’année suivante, aux hôpitaux d’eaux thermales. (Inst. minist. ann.)

Indemnités extraordinaires5.

Il est accordé, à titre d’indemnité, une somme de 30 fr. par mois à chacun des chirurgiens sous-aides et des officiers d’administration détachés pour le service de l’hôpital militaire de Bourbonne, pendant la saison des eaux thermales.

Cette indemnité ne leur est allouée que pour la durée effective de leur présence à l’hôpital. (Décision du 2 août 1837).

Pendant la saison des eaux, à l’hôpital de Barèges, il est alloué une indemnité de 40 fr. par mois aux médecin, chirurgien et pharmacien en chef, et une indemnité mensuelle de 30 fr. aux chirurgiens sous-aides et adjudant d’administration en 1er ou en 2e

CHAPITRE II

NOMENCLATURE DES MALADIES DANS LESQUELLES L’USAGE DES EAUX THERMALES DE BARÈGES, BOURBONNE, GUAGNO, VICHY ET BOURBON-L’ARCHAM-BAULT PEUT ÊTRE NUISIBLE, SALUTAIRE OU NUL.

§ I. — Nomenclature des maladies dans lesquelles l’usage des eaux minérales de Barèges, de Bourbonne et de Guagno peut être nuisible, salutaire ou nul.1

Maladies dans lesquelles l’emploi des eaux peut être nuisible.

Les eaux thermo-minérales de Barèges et de Bourbonne, étant essentiellement excitantes, ne conviennent pas, en thèse générale, aux sujets doués d’un tempérament pléthorique et athlétique, ni aux individus très nerveux. Leur usage serait dangereux chez les personnes disposées aux congestions sanguines, aux hémorrhagies actives, ou atteintes de quelque maladie ayant un caractère franchement inflammatoire.

Elles sont particulièrement nuisibles :

  • 1° Dans les maladies qui ont leur siège dans l’encéphale ou dans la moëlle épinière ; dans les inflammations aiguës et chroniques de ces organes ; dans les affections qui suivent immédiatement ou qui accompagnent l’apoplexie ; dans les paralysies liées à un travail organique de l’encéphale ou de la moëlle épinière qui n’est pas encore, ou qui n’est que récemment arrêté ; dans le vertige, les étourdissements, l’épilepsie ;
  • 2° Dans les otites chroniques et les otorrhées anciennes, qui sont souvent produites par une altération du rocher, et qui disposent à de fâcheuses affections du cerveau ;
  • 5° Dans l’hypertrophie du cœur et des gros vaisseaux, les palpitations de cœur, l’asthme nerveux, les bronchites et les catarrhes pulmonaires idiopathiques, les inflammations chroniques des poumons, l’hémoptysie, la phthisie pulmonaire, les affections de poitrine par suite de plaies qui ont pénétré dans cette cavité ;
  • 4° Dans la plupart des phlegmasies de l’estomac et des intestins ;
  • 5° Dans les fractures dont la consolidation ne remonte pas au moins à 18 mois de durée.

Maladies dans lesquelles l’usage des eaux peut être salutaire.

Les eaux de Barèges et de Bourbonne peuvent être avantageusement administrées :

  • 1° Dans la gastralgie, dans quelques gastrites ou gastro-entérites chroniques qui ont résisté à tous les autres moyens de traitement ; dans ce dernier cas, c’est surtout à l’extérieur qu’il convient de les employer ;
  • 2° Dans les diarrhées atoniques ;
  • 5° Dans l’hépatite et la splénite chroniques ;
  • 4° Dans l’engorgement des viscères abdominaux lorsqu’il n’y a aucune trace d’inflammation ;
  • 5° Dans certaines hydropisies, lorsqu’il n’existe aucune inflammation, et surtout dans celles qui succèdent aux fièvres intermittentes ;
  • 6° Dans les affections rhumatismales chroniques ;
  • 7° Dans le lombago et la sciatique ;
  • 8° Dans les douleurs et la faiblesse musculaire qui surviennent après des coups, des blessures, ou qui succèdent à de longues maladies ;
  • 9° Dans quelques paralysies partielles, et surtout dans celles qui ont été produites par une cause traumatique ou des maladies longues ;
  • 10° Dans les rigidités, les contractions permanentes des muscles et des tendons par suite de plaies ou de contusions ;
  • 11° Dans les engorgements lymphatiques et les tumeurs blanches des articulations ;
  • 12° Dans la faiblesse on le relâchement articulaire consécutifs à une entorse ou foulure ;
  • 15° Dans les luxations anciennes ou qui se répètent fréquemment par suite de faiblesse et de relâchement des ligaments ;
  • 14° Dans les ankyloses incomplètes ;
  • 15° Dans les plaies fistuleuses produites par une cause traumatique ;
  • 16° Dans les anciennes plaies avec fracture et qui sont supposées renfermer des esquilles ;
  • 17° Dans les ulcères atoniques ;
  • 18° Dans les périostoses et dans quelques douleurs ostéocopes ;
  • 19° Dans les maladies de la peau anciennes et invétérées, surtout dans les affections dartreuses et dans toutes les maladies qu’après un examen approfondi des circonstances commémoratives, on croira pouvoir attribuer à la suppression ou à la concomittance d’une ancienne affection cutanée ou rhumatismale ; c’est surtout dans les cas de cette nature qu’on obtient des succès remarquables dans l’usage des eaux de Barèges sagement administrées, dans des bronchites, des gastro-entérites, des cystites chroniques, dans des catarrhes pulmonaires et vésicaux ; mais l’appréciation de ces indications demande aussi une grande sagacité de la part des praticiens, surtout pour distinguer ces maladies de celles qui se rattachent à une diathèse syphilitique, car, dans celle-ci, l’usage des eaux minérales peut être très nuisible.

Maladies dans lesquelles l’emploi des eaux est sans effet.

  • 1° Squirrhosités des viscères ;
  • 2° Affections cancéreuses ;
  • 3° Paralysies invétérées ;
  • 4° Rhumatismes goutteux avec nodus des articulations ;
  • 5° Névralgies faciales et temporales ;
  • 6° Coxite chronique avec altération des tissus ;
  • 7° Dépôts par congestion :
  • 8° Tumeurs blanches avec plaies, carie et atrophie des membres ;
  • 9° Ankiloses complètes ;
  • 10° Maladies des articulations provenant de grandes pertes de substance musculaire, tendineuse ou osseuse ;
  • 11° Rétractions anciennes des membres ;
  • 12° Cicatrices adhérentes et anciennes.

Ainsi que l’indique l’instruction du 28 mars 1821, qui doit servir de règle aux officiers de santé, ainsi que le prescrit l’article 965 du règlement du 1er avril 1831, c’est aux officiers de santé qu’il appartient de décider, entre les eaux minérales-thermales de Barèges et de Bourbonne, quelles sont celles qui conviennent le mieux à chaque malade, d’après la nature de la maladie ou des infirmités, et sans avoir égard à la distance à parcourir pour arriver à l’un ou à l’autre de ces deux hôpitaux.

Le conseil de santé rappelle, toutefois, à cet égard, que l’efficacité des eaux de Barèges est incontestablement plus prononcée que celle des eaux de Bourbonne dans les affections cutanées et rhumatismales.

L’analyse des eaux minérales-thermales naturelles de St-Antoine de Guagno, ayant démontré qu’elles avaient une analogie presque complète avec celles de Barèges, le Ministre, dans la vue d’abréger la distance que les militaires ont à parcourir pour se rendre aux eaux des Pyrénées, a arrêté que les malades des 3e, 5e, 6e, 7e et 18e divisions militaires, qui seraient atteints de maladies nécessitant impérieusement l’usage des eaux de Barèges, seront, à l’avenir, dirigés sur Guagno, qui reçoit déjà les malades de l’Algérie et ceux de la 8e division.

Les officiers de santé, tant des corps que des hôpitaux militaires et civils, ne perdront pas de vue qu’ils ne doivent envoyer aux eaux naturelles, que les militaires qui justifieront, au moyen des certificats délivrés par les officiers de santé en chef d’un hôpital, qu’ils ont préalablement épuisé tous les autres moyens de traitement appropriés à leur état. Ils se conformeront à ce qui est prescrit, à cet égard, par le chapitre 2 du titre 8 du règlement du 1er avril 1831, et par l’instruction précitée du 28 mars 1821.

MM. les lieutenants-généraux et maréchaux de camp, commandant les divisions et subdivisions militaires, les intendants et sous-intendants militaires, les colonels et autres chefs de corps veilleront, en ee qui les concerne, à ce que les prescriptions ci-dessus soient ponctuellement observées, (Note minist. du 5 février 1841).

§ II. — Nomenclature des maladies dans lesquelles l’usage des eaux thermales du département de l’Allier peut être salutaire ou nuisible2

Eaux de Bourbon-l’Archambault.

L’eau thermale de Bourbon-l’Archambault a une action stimulante assez prononcée ; elle accélère la circulation, rend plus actives les sécrétions des reins et de la peau, tend à produire plutôt la constipation que la diarrhée. Elle est efficace dans toutes les maladies qui dépendent de la faiblesse ou du relâchement des tissus, et dans celles où il faut ramener le sentiment et le mouvement. Elle convient particulièment dans les paralysies qui résultent de maladies longues et graves, lorsqu’il ne reste plus de point d’irritation que son emploi pourrait exaspérer elle est pareillement utile dans les paralysies qui suivent l’apoplexie, lorsque le cerveau n’est le siège d’aucun travail inflammatoire ; elle est surtout employée avec succès contre les rhumatismes articulaires et souvent contre les rhumatismes musculaires chroniques, contre les coxalgies, les engorgements chroniques des artiticulations, les fausses ankiloses, les affections scrofuleuses, les engorgements des viscères abdominaux qui sont la suite de fièvres intermittentes : on obtient aussi de bons résultats de l’emploi de cette eau thermale dans le traitement des dartres et des maladies qui sont liées à ce genre d’affection ; cependant, sous ce rapport, elle est inférieure aux eaux de Barèges. Enfin, elle jouit, comme celle-ci, d’une grande efficacité contre les ulcères fistuleux et les rétractions musculaires résultant de plaies d’armes blanches ou d’armes à feu, ainsi que contre les rétractions musculaires produites par d’autres accidents.

Comme les eaux de Bourbonne, elle serait nuisible chez les sujets doués d’un tempérament sanguin ou nerveux, disposés aux inflammations, aux hémorrhagies actives, atteints d’affection du cœur ou des gros vaisseaux, ainsi que dans les suites de fractures qui n’auraient pas encore 18 mois de consolidation.

Les eaux froides de Bourbon-l’Archambault sont particulièrement prescrites en lotions ou en douches, dans quelques ophthalmies chroniques ou dans la paralysie incomplète des nerfs optiques.

Eaux de Vichy.

Les eaux de Vichy sont salutaires dans les affections suivantes : maladies chroniques des organes digestifs et des viscères abdominaux, particulièrement les aigreurs d’estomac, les dyspepsies, les engorgements du foie et de la rate, les obstructions, etc., pourvu que ces affections ne soient point compliquées d’irritation. Elles conviennent parfaitement, sous ce rapport, dans les affections opiniâtres qui sont la suite de fièvres intermittentes gravés, et qui sont accompagnées de pâleur de la face, de bouffissure, d’empâtement des viscères abdominaux, etc. Elles conviennent encore d’une manière particulière dans les engorgements du foie, dans les coliques hépatiques occasionnées par des calculs, dans la gravelle rouge et contre les calculs urinaux d’acide urique ou de phosphate ammoniaco-magnésien. Il n’est pas démontré qu’elles puissent aussi dissoudre les calculs d’oxalate de chaux, bien qu’on l’ait prétendu. Enfin, on a préconisé leur efficacité contre la goutte, en s’appuyant sur leur action chimique, en raison des rapports qui existent entre cette maladie et la gravelle d’acide urique ; mais l’expérience n’a point encore prononcé à cet égard.

Les eaux de Vichy sont nuisibles chez les personnes douées d’un tempérament sec, nerveux, irritable ; chez celles dont la poitrine est délicate ; dans les maladies du cœur, dans les catarrhes pulmonaires accompagnés d’éréthisme, dans l’hémoptysie, dans la constipation habituelle, bien qu’administrées à très haute dose, elles produisent la diarrhée. On doit les interdire aux malades qui ont des plaies ; car celles-ci, sous leur influence, deviendraient douloureuses et saignantes.

Enfin, les eaux de Vichy sont en général sans effet dans les maladies de la peau, à moins que ces affections ne dépendent d’une altération des systèmes digestif et hépatique. (Note minist. du 8 mars 1841).

CHAPITRE III

ENVOI AUX EAUX THERMALES

Autorisation nécessaire pour l’envoi aux eaux thermales.

Tous les militaires en activité de service, depuis le soldat jusqu’au capitaine inclusivement, peuvent être envoyés aux eaux, lorsqu’ils sont dans le cas d’en faire usage, sans autorisation préalable du Ministre de la guerre.

Cette autorisation est nécessaire pour tous les officiers d’un grade supérieur, à partir du grade de chef de bataillon ou d’escadron, ainsi que pour les capitaines ou autres officiers, commandant soit des compagnies formant des corps entiers, soit des portions de corps isolées.

L’autorisation du Ministre de la guerre est également nécessaire pour l’envoi aux hôpitaux d’eaux minérales des militaires qui ne sont pas en activité de service, mais qui, jouissant d’une solde ou d’un traitement quelconque, peuvent supporter la retenue de l’hôpital, en se conformant à ce qui est prescrit aux articles 639 et 644 du présent règlement. (963, R.)

Désignation et état des militaires des corps de troupes à envoyer aux eaux thermales.