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Couronne poétique de la Lorraine - Recueil de morceaux écrits en vers sur des sujets lorrains

De
386 pages

En 1850, le Congrès scientifique de France s’était donné rendez-vous à Nancy, pour sa réunion annuelle ().

Pendant le cours de cette session (qui, pour le Congrès, était la dix-huitième dans la série), l’Académie de Stanislas avait, de son côté, à tenir aussi sa séance solennelle accoutumée. Elle invita donc le Congrès à y assister. Et celui-ci, gracieusement, y vint en effet, à rangs nombreux, en qualité de principal auditeur ().

Or il se trouvait, par hasard, que pour elle, en qualité d’Institut de l’ancienne nation lorraine, le millésime du moment, — savoir, 1850, — marquait un anniversaire séculaire.

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Auguste-Prosper-François Guerrier de Dumast
Couronne poétique de la Lorraine
Recueil de morceaux écrits en vers sur des sujets lorrains
COMMENT ET POURQUOI CE LIVRE ?
I
Au sein d’un public spécial, composé de zélateurs d e l’Histoire et de l’Art, il avait parfois été question de réunir en un volume, — sort e de mémorial substantiel, non sans utilité peut-être, — toute la partie de nos po ésies qui roulait sur des sujets lorrains. — On y voyait l’avantage de former un ens emble de notions bonnes à répandre, — vraies et sérieuses malgré leur forme a rtistique. Or, le projet a longtemps dormi. Peu s’en faut même qu’il n’en soit resté là. Rien d’étonnant, toutefois, à ce que soit venue mai ntenant l’idée de le ressusciter. — MAINTENANT, disons-nous, c’est-à-dir e à la suite des faits diplomatiques énormes qui se sont récemment accompl is, et sous l’influence de la mâle tristesse qu’ils ont inspirée. Car des événements d’un pareil ordre dissipent pour un temps le règne des idées mesquines et routinières, élèvent le niveau de la p ensée, et en élargissent le cadre. — Ils enseignent tout à coup à juger, par la valeur de ce que l’on conserve, du prix de ce qu’on a perdu. Ils ont forcément, par exemple, ramené l’œil des Français vers l’image, si noblement belle, de la Lorraine d’autrefois ; — vers l’import ance, naguère trop oubliée, de cette digne petite nation ; — vers le souvenir du rang eu ropéen dont elle avait joui, et des honneurs dont fut investie, dans les siècles. passé s, sa modeste, mais glorieuse capitale.
II
Seulement, dans la formation projetée de ce recueil de vers, — recueil supposé monumental, — quel mode d’arrangement adopter ? L’ordre des dates ? Nul doute que ce ne soit la méthode de classement l a plus simple, celle qui se présente d’abord à l’esprit. — Aussi est-ce bien le système auquel, en gros, nous avons donné la préférence, et qu’on verra ici préva loir. Mais PRÉVALOIR, disons-nous. RÉGNER EXCLUSIVEMENT, non pas. Car si nous avions voulu le suivre d’une manière tr op rigide, nous n’eussions point assez tenu compte des exigences d’esprit de nos lec teurs ; — gênés qu’auraient quelquefois été ceux-ci, par notre asservissement a bsolu à la règle chronologique. On sent, par exemple, que tels morceaux demandaient (et cela presque impérieusement) à précéder tels autres, beaucoup mo ins importants. II y avait lieu, aussi, de mettre en rapport de voisinage, malgré qu elque espacement d’époque, certaines pièces foncièrement analogues entre elles . — En somme, donc, la loi à laquelle il nous a paru devoir obéir avant tout, ç’ a été la loi des CONVENANCES NATURELLES.
III
Voilà de quelle façon la collection se trouve comme ncer par deux pièces majeures, présentées là sans intermédiaires : lesCent Ans de l’Académie de Stanislas, et l’Inauguration de la Salle des Cerfs. Eh ! sans doute, à la rigueur, parmi les conception s poétiques du neo-lotharingisme,
elles ne sont pas les deux premières en date. Mais regardez... Outre que ces deux morceaux (dont la corrélation saute aux yeux) sont, l’un et l’autre, du nombre des œuvres déjà anciennes dans leur genre, — ils porten t en eux quelque chose d’initial, d’inaugural pour ainsi dire. Et ce caractère, impos sible à méconnaître, leur assigne pour position, quasi-obligatoire, celle de cariatid es du portail de l’édifice ; — celle de ces imposants pylônes que l’Égypte plaçait, apariés , devant l’entrée de ses édifices sacrés. — Ne voit-on pas, en effet, ces deux pièces se correspondre ? L’une (1850) nous montre la pensée du Musée lorrain comme conçue , et l’autre (1862) comme déjà réalisée.
IV
Pourquoi faut-il qu’hélas, une troisième phase, — c ’est à savoir la ruine subite, imprévue, déplorable, d’une création noble et touch ante, — dont on avait joui trop peu de temps, — soit venue rendre nécessaire, de notre part, l’érection d’un troisième bloc granitique ! — sorte deMemnon,fois ! — colosse encore, mais colosse cette plaintif ! — Comment nous sommes-nous vu forcé d’aj outer ainsi, en façon de triste et solennelle clôture, ce dernier dithyrambe... à la s érie depoésies lorrainesque les deux premiers avaient ouverte ! PR. DUMAST.