Eloge du dégout
136 pages
Français

Eloge du dégout

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Description

Les présentateurs-vedettes-de-la-télé ont remplacé Albert Camus et François Mauriac. Être intelligent ne sert plus à rien." Nous sommes formatés enfants pour devenir des consommateurs sans personnalité. Il faut du temps pour faire la différence entre les vrais artistes et les faux. Tous les grands créateurs sont de mauvais élèves parce qu'ils ne copient personne. Enfant, je gobais tout. Adolescent, j'ai commencé à comprendre que Georges Brassens avait plus de talent que les yéyés. Dans les années Beatles, j'ai cru au mouvement hippie. Hélas, l'assassinat de l'actrice Sharon Tate m'a remis les deux pieds au sol : je ne pourrais m'en sortir que seul. J'ai donc arpenté les musées, dévoré des livres, vu des dizaines de films pour me fabriquer ma propre société artistique : Vermeer, Baudelaire, Jules Renard, Kurosawa, Miles Davis, Raymond Devos, mais aussi Anquetil, Bourvil, Maradona... Il faut se forger soi-même son propre gout qui impose le dégout des politiciens - des carriéristes sans dimension spirituelle -, des abonnés aux émissions télévisées, de tout ce qui nous éloigne de l'essentiel. Écrivain, chroniqueur littéraire et blogueur, Bernard Morlino aime Molière, Anna Magnani, Hendrix, Brassens, Garrincha... et déteste les imposteurs.".

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Date de parution 14 juin 2012
Nombre de lectures 1
EAN13 9782268000510
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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élo ge du dégoût
BE R N A R D MO R L I N O
élo ge du dégoût
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Du même auteur
Récits Philippe Soupault, qui êtes-vous ?, La Manufacture, 1987. Emmanuel Berl, les Tribulations d’un paciIste,La Manufacture, 1990. LInterview,lesconfessionsdungéant, La Manufacture, 1992. Manchester Memories, Castor Astral, 2000. Louis Nucéra, achevé d’imprimer, Castor Astral, 2001. Berl, Morand et moi, Castor Astral, 2002. Champion de sa rue, Castor Astral, 2004. Envoyé spécial de personne, Castor Astral, 2006. Anthologies Essais, recueil d’articles d’Emmanuel Berl, Julliard, 1985 ; Bernard de Fallois, 2007. Un spectateur engagé, critiques télé d’Emmanuel Berl, François Bourin, 1993. Brassens, délit d’amitié, textes de Louis Nucéra, LArchipel,2001. Ils ont éclairé mon chemin, critiques littéraires de Louis Nucéra, Écriture, 2010. Albums Le Racing Club de Paris, un siècle de football parisien, La Manufacture, 1986. Un siècle d’olympisme, La Manufacture, 1988. Football nostalgie, préface de Dominique Rocheteau, Hors collection, 2006 et 2012. JO nostalgie, préface de Christine Caron, Hors collection, 2008. Portraits légendaires du football, préface d’Éric Cantona, Tana, 2008 et 2011.
www.blogmorlino.com
élo ge du dégoût
BE R N A R D MO R L I N O
Collection « Éloge de » dirigée par François Cérésa
Tous droits de traduction, d’adaptation et de reproduction réservés pour tous pays.
© Éditions du Rocher, 2012ISBN : 9782268074153 ISBN pdf : 978-2-268-00050-3
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Tout vice a sa vertu.
Notamment celle de susciter des commen-taires. En fait, tout est dans tout. Le revers de la médaille, le défaut de la cuirasse, l’envers du décor : voilà ce qui compose – ou décom-pose – admirablement l’âme humaine. Ces défauts, cela va de soi, sont des péchés. Capitaux ou capiteux, ils contreviennent aussi bien aux lois religieuses et à l’éthique philosophique qu’aux volontés divines. Mais ils sont l’apanage de l’homme.
Cette collection ne se propose évidemment pas de plébisciter la vulgarité, l’imposture, le nihilisme, la trahison, la sauvagerie, la tricherie, la luxure, l’arrogance, la duplicité, le snobisme, la perversité, la lâcheté, l’inIdé-lité, l’indiscrétion, l’indifférence ou tout autre travers que l’on trouve en si grande abon-dance dans le panier de la ménagère, lequel est aussi le cœur des hommes. Elle se propose tout simplement de savoir tirer le meilleur du pire ou, mathématiquement, le plus du
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moins. Sous le voile transparent de l’ironie, c’est chose faite. Avec « Éloge », une certaine morale y trouve son compte. On peut même dire qu’elle est bien servie. Et cela grâce à l’humour, au talent et au style d’écrivains qui, par l’alchimie du paradoxe, ont su dénicher la qualité d’un défaut, le défaut d’une qualité, ou encore le défaut d’un défaut, ce dont nul ne pourra se plaindre.
François Cérésa
À Peter Handke.