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Essai d'antiencyclique

De
52 pages

Dans un jardin sacré, mystérieux et sombre,
Près d’un arbre, agonise et pleure une grande ombre :
Homme au beau front divin, où se lit la douleur,
Homme aux traits fins et purs, où règne la pâleur ;
Il prie et joint ses mains, vers le Ciel il les lève,
Comme pour demander de suspendre le glaive ;
En proie à l’agonie, à l’effroyable mort,
Il voudrait écraser le serpent qui le mord ;
Des larmes de ses yeux coulent sur son visage,
Et de gouttes de sang sont l’horrible présage.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos deCollection XIX
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Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF,Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes class iques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse… Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces e fonds publiés au XIX , les ebooks deCollection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.
Albertus
Essai d'antiencyclique
AU pEUpLE
En France, il faut embrasser l’univers, Mettre une idée en un sublime vers, Former un tout d’élémens très-divers.
PRÉFACE
Trois choses constituent une nation : la religion, la guerre et le commerce. La religion qui est la base ; la guerre qui est la force et la puissance ; le commerce qui est le moteur et la machine. La religion attire, puis resserre les peuples ; elle les lie d’une manière indissoluble et en fait une même famille. Et voilà la nation fondée. La guerre étend le territoire ; elle donne aux homm es la forcé et l’énergie ; elle les empêche de s’étioler dans une existence molle et fé minine ; elle fait aimer le danger et fait braver la mort. Et voilà la nation grande et puissante. Le commerce est la conséquence de l’union des peuples ; c’est une grande machine fonctionnant sans cesse, faisant de l’or et donnant le bien-être. Et voilà la nation riche et heureuse. Sans le concours mutuel de cas trois principes, la nation tombe en décadence. Ici, la religion, qui est la principale chose, nous occupe seule. L’antiquité a eu ses idoles, ses dieux : elle a fin i par les renverser, par en rire. Le moyen âge fut fanatique, l’âge moderne est raisonnable. Il faut à notre temps une religion dépouillée de tout mystère, ayant des dogmes sains, une doctrine saine. Plus l’homme se civilise, plus il sent le besoin de s’élever vers Dieu. Il faut à l’être éclairé un frein puissant qui le retienne sur la pe nte des passions, où il se laisse glisser avec une rapidité d’autant plus effrayante qu’il ne veut voir que néant partout : dans la vie et après la mort. Mais, où trouvera-t-il ce frein ? Dans l’exemple d’ un petit nombre d’hommes puisant leur force dans l’humilité, dans le mépris des choses humaines, parce qu’ils se sentiraient au-dessus de ces hochets mondains, parce qu’ils ne tendraient que vers un but : le ciel. Ces poètes du cœur seraient vénérés parce qu’ils se raient l’élite de la nation, parce qu’ils ne devraient qu’à leur naturelle et sainte vocation le respect que leur témoignerait la foule. Prêchant et consolant, n’ayant pas à s’occuper des milliers de détails — que l’on ne prend plus au sérieux — compliquant les actes du christianisme, ils seraient peu nombreux et auraient un auditoire et un troupeau immenses. La hiérarchie n’existant pas parmi eux, le clergé ne serait plus un Etat pour le quel la nation est, pour ainsi dire, obligée de fournir un contingent annuel et souvent peu choisi. Ni l’habit ni le titre ne profaneraient le caractère de l’homme : la vie exemplaire, seule, distinguerait le prêtre. Leur chef, désigné par les nations catholiques, ser ait le plus éclairé, le plus saint d’entre eux ; il ferait instruire les adeptes sur les dogmes et les doctrines de la religion ; il leur donnerait pour mission le bonheur de leurs frè res, et le ciel pour récompense. Les inférieurs étant les conseillers du peuple, le chef serait le conseiller des empereurs et des rois.