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La Cour à Compiègne - Confidences d'un valet de chambre

De
314 pages

Vous vous rappelez la joie de notre ami Caristides, le sculpteur, lorsqu’il y a douze jours son portier entra dans l’atelier et lui remit une grosse enveloppe avec large cachet de cire rouge et timbrée en bleu de ces mots : Maison de l’Empereur, service du grand Chambellan.

L’enveloppe contenait une belle carte glacée couleur rose, sur laquelle chacun de nous put lire à son tour : Par ordre de l’Empereur, le grand Chambellan a l’honneur de prévenir M.

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À propos de Collection XIX

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Paul Dhormoys

La Cour à Compiègne

Confidences d'un valet de chambre

PRÉFACE

Si l’auteur n’a pas signé ce volume, ce n’est pas qu’il en décline la responsabilité. Seulement, comme il a voulu dire la vérité, Et qu’ici la vérité ne saurait être qu’élogieuse, il a désiré que sa louange restât discrète et anonyme comme ce petit livre.

 

D.

LA COUR

A COMPIÈGNE
CONFIDENCES D’UN VALET DE CHAMBRE

I

Vous vous rappelez la joie de notre ami Caristides, le sculpteur, lorsqu’il y a douze jours son portier entra dans l’atelier et lui remit une grosse enveloppe avec large cachet de cire rouge et timbrée en bleu de ces mots : Maison de l’Empereur, service du grand Chambellan.

L’enveloppe contenait une belle carte glacée couleur rose, sur laquelle chacun de nous put lire à son tour : Par ordre de l’Empereur, le grand Chambellan a l’honneur de prévenir M. Caristides qu’il est invité à passer six jours au palais de Compiègne, du 14 au 21 novembre. Réponse, s’il vous plaît. — Signé : duc de Bassano.

Et ce fut une ronde folle et des applaudissements à n’en plus finir, car, nul mieux que Caristides, ne méritait une pareille distinction par son caractère et son talent. Malheureusement, cette joie fut de courte durée, et une réflexion de notre ami vint tout assombrir.

« Une pareille invitation est bien glorieuse pour moi, nous dit-il, mais je ne sais si je pourrai l’accepter. Cela doit entraîner à de grands frais. Il faut un costume de cour, et cela coûte bon ; sans compter tous les faux frais. »

Dans notre enthousiasme, nous avions complétement négligé ce côté de la question. Dans le pays de la sculpture, le statuaire n’est pas riche, chacun sait ça ; le marbre et le plâtre n’engraissent pas ceux qui en vivent. La fameuse Nisida, qui eut tant de succès au Salon dernier, et qui fit la réputation de Caristides, ne lui a pas rapporté grand chose une fois le marbre et le praticien payés. Il fallait donc aviser. Toutefois, il fut résolu, d’un commun accord, que Caristides ne pouvait refuser, que nous nous cotiserions s’il le fallait, et je montai à l’atelier de Gustave Boulanger, qui avait été invité l’année dernière, afin d’avoir des renseignements.

  •  — Ma foi, me répondit Boulanger aux premières questions que je lui adressai, il faut que vous soyez bien daims pour vous tourmenter ainsi pour rien. Caristides a un habit, un gilet noir et des cravates blanches. Qu’il se fasse faire une culotte de casimir noir boutonnant au-dessous du genoux et qui lui coûtera 25 à 30 francs ; qu’il achète une paire de bas de soie noire de 15 francs, et, avec ce costume, qu’on ne met d’ailleurs que le soir pour dîner, il sera aussi élégant que S.M. l’Empereur lui-même, sauf le grand cordon de la Légion d’honneur, bien entendu. S’il donne aux domestiques du palais quatre ou cinq louis pour tout le temps de son séjour, il sera regardé comme très-généreux, et s’il veut passer pour un grand seigneur, il n’a qu’à emmener avec lui un valet de chambre qui sera logé à côté de lui et nourri avec les autres domestiques du palais.

Vous jugez si je fus bien accueilli quand je rapportai ce discours à Caristides. Le passage relatif au valet de chambre surtout fit sensation. Ce fut à qui, parmi tous nos camarades, serait choisi. Il fallait, en effet, que la sculpture pût paraître avec toute la pompe désirable, et puis aucun de nous n’eût été fâché d’apercevoir, ne fût-ce que par le trou de la serrure, ces magnificences auxquelles nous serions peut-être conviés un jour, puisque ces invitations ne dédaignent pas de venir chercher tout ce qui porte un nom dans les arts et dans les sciences.

Malgré la concurrence, il fut décidé, à l’unanimité, que ce serait moi qui remplirais ces importantes fonctions. On reconnut, en effet, que ma qualité d’écrivain me rendait le plus apte de tout le cénacle à ce poste de confiance, attendu que je pourrais mieux raconter et écrire aux autres les événements de ces cinq jours.

II

C’est ainsi que je me trouvai, le mardi 14 novembre, à deux heures et demie, dans la gare du Nord et que j’assistai à l’arrivée de tous les grands personnages qui se rendaient à Compiègne dans un train spécial mis à la disposition des invités.

Nous étions un peu honteux, Caristides et moi, d’arriver dans un simple fiacre en si noble compagnie. Mais en voyant M. Conti, le chef du cabinet de l’Empereur, descendre avec ses deux filles d’un semblable véhicule, nous comprîmes que cette voiture démocratique était très-bien portée. Les petits omnibus du chemin de fer, amenant toute une famille avec ses bagages, n’étaient pas rares non plus au milieu des ambassadeurs, des ministres et des. grands dignitaires.

Je vis arriver successivement M. Rouland, le gouverneur de la Banque ; S.E. le maréchal Vaillant, ministre de la Maison de l’Empereur ; S.E.M. Baroche, ministre de la justice ; S.E.M. le duc de Cambacérès, grand maître des cérémonies, et madame la duchesse de Cambacérès, le prince et la princesse Joachin Murat, M. le baron Haussmann, préfet de la Seine ; M. le baron de Laage, lieutenant des chasses à tire ; M. Ferdinand de Lesseps, M. et madame Charles de Lesseps, M. et madame Dubois de l’Etang, l’ambassadeur de Turquie et un grand nombre de Turcs, d’Egyptiens et d’Espagnols.

Voici d’ailleurs la liste exacte des invités que j’ai copiée à votre intention chez le chef des huissiers qui a pour moi quelque bienveillance :

Princesse Baciocchi et son chevalier d’honneur. ­Prince et Princesse Joachim Murat. — Princesse Lucien Murat et Princesse Anna. — Maréchal Vaillant. — Duc et Duchesse de Cambacérès. — Mademoiselle de Châteaubourg. — Amiral Rigault deGenouilly. — M. Leverrier. — M. Moreau, peintre. — Mademoiselle de Conegliano. — M. de Lesseps. — M. Mérimée. — M. Viollet-Leduc. — M. Hidalgo. — Comte et comtesse Clary. — Baron Clary. — M. Reynard. — Comtesse Stéphanie Tascher. — Comte Tascher (Robert). — M. Bultier. — M. Gautier. — M. Lenormant. — Vicomte Daru. — Général d’Autemarre d’Herville. — Général vicomte Dejean.

S. Exc. M. Baroche. — Comte et comtesse Randon. — Madame l’amirale Bruat. — Mademoiselle Bruat. — Baron Haussmann. — M. Rouland. — M. et Madame Boudet. — Duc de Mouchy. — Docteur Conneau et Madame Conneau. — M. Duvergier. — Comtesse de Montebello. — MM. de Montebello (Jean et Fernand). — M. de Morgan. — M. Imbert de Saint-Amand. — Baron de Viry Cohendier. — M. Dubois de l’Etang et Madame Dubois. — M. Mathieu. — M. et Madame Verléjeune. — Général Picard. — Général Matha. — Comtesse de Beaulaincourt. — Docteur Liebriech. — M. Hittorff. — Madame Dutour. — Mesdemoiselles Conti. — Madame Picard. — M. Ayliès. — Vicomte de Quélen. — M. Cetti.

Tout ce monde s’abordait, se donnait des poignées de main, causait et riait ; mais ce qu’il y avait de curieux, c’était de voir les bagages. Des malles grandes comme l’arche de Noé, des boîtes, des cartons de toutes sortes et de toutes formes !

  •  — Ce serait bien autre chose, me dit un employé du chemin de fer, si madame de Metternich ou madame de Pourtalès étaient de cette série. Il faut un fourgon rien que pour leurs caisses !

Malheureusement, madame de Metternich ne vient que la semaine prochaine,.et je serai privé du spectacle de ses caisses.

Si la toilette d’un homme n’est pas coûteuse pour aller à la Cour, il doit en être autrement de celle des femmes. « Je suis invitée à Compiègne, j’ai vendu un moulin, » s’écriait une dame devant moi, et elle devait dire vrai, car il lui restait encore bien de la farine sur la figure. Les maris doivent avoir de rudes assauts à soutenir dans ces occasions.

Ce n’est cependant pas l’Impératrice qui donne l’exemple du luxe, car, à notre arrivée au Palais, je l’ai aperçue, et elle était vêtue d’une petite robe de laine grise que dédaignerait la femme d’un chef de bureau. Le soir, à dîner, elle portait une robe bleue également bien simple. Les dames d’honneur l’imitent dans sa simplicité, et je suis certain que ce n’est pas un fameux moyen de faire sa cour que de déployer ces toilettes à grand tapage que j’ai vu défiler le long des corridors du Palais au moment du dîner. Il est vrai que, quand on n’est pas jolie, il faut bien cacher sa laideur sous quelque chose, et que tout le monde ne peut pas se permettre impunément la simplicité de l’Impératrice ou de mademoiselle Bouvet.

Quoiqu’il en soit, à trois heures moins un quart, tous les bagages étant casés, on ouvrit la porte de la salle d’attente, et les invités, se groupant à leur gré, prirent place dans le train. Caristides monta orgueilleusement avec des ministres et des sénateurs, tandis que je m’installais modestement avec des messieurs, qu’à leur cravate blanche et à leurs mains sans gants, je supposais mes nouveaux collègues ; un instant, toutefois, je crus m’être trompé et m’être fourvoyé en trop haute compagnie ; un piqueur, à la livrée impériale, paraissait à la portière et s’adressait à un de mes compagnons en lui disant :

  •  — Monsieur Baroche, on vous demande.

J’ignorais alors que les domestiques entre eux, et pour se reconnaître, s’appellent du nom de leur maître. Je le compris bientôt en voyant mon voisin descendre précipitamment et dire quelques mots, chapeau bas, à un grand monsieur blond, dans lequel je reconnus le personnage que Caristides m’avait désigné comme le ministre de la justice, lors de notre arrivée à la gare.

Deux minutes plus tard, nous étions en route et nous roulions dans les plus belles et les plus neuves voitures de la Compagnie du Nord vers la résidence impériale, où le train nous déposa à quatre heures cinq minutes. Six grands chars-à-bancs, attelés à quatre chevaux et conduits par des postillons poudrés et à la livrée de l’Empereur, attendaient dans la cour de la gare avec une douzaine d’omnibus et de fourgons pour les gens de service et les bagages.

Caristides monta fièrement dans le troisième char-à-bancs en me criant d’un ton superbe d’avoir soin des malles. Et comme je m’adressais à un des piqueurs pour savoir où je pourrais retrouver nos valises :

  •  — Votre nom est-il dessus ? me demanda-t-il.
  •  — Sans doute, répondis-je.
  •  — Eh bien, ne vous en occupez pas, me dit-il, on va vous les apporter dans votre appartement au Palais.

Et le digne piqueur me prenant pour un grand personnage, et non pour un valet de chambre, me poussa vers le dernier char-à-bancs et m’y fit monter presque de force. Cet homme doit avoir du tact.

III

Je traversai la ville comme un autre invité au milieu des curieux qui faisaient la haie et se pressaient aux fenêtres. Hélas ! pensai-je en route, si j’étais seulement de l’Académie, si le Théâtre-Français n’avait pas systématiquement refusé toutes mes pièces pour jouer celles de Musset, d’Augier et de Ponsard, moi aussi je pourrais être invité, comme Caristides et me trouver légitimement dans cette voiture au lieu d’y figurer en contrebande comme un geai paré des plumes du paon, et seulement parce qu’un piqueur, homme de goût, d’ailleurs, n’a pas pu penser, en me voyant, que j’étais un simple valet de chambre.

Cependant, nous étions arrivés au Palais, et les voitures, en décrivant une courbe majestueuse, s’étaient arrêtées au perron d’honneur. Les valets de pied abaissaient les marchepieds ; on gravissait le grand escalier, on arrivait dans la magnifique salle des gardes, où les cent-gardes, en grand uniforme, se tenaient auprès des portes, semblables à des statues vivantes, tandis que chaque invité, guidé par un huissier ou un valet de pied, gagnait son appartement.

J’avais rejoint Caristides, qui, conduit par un valet de pied en grand costume, suivait un long corridor, où un épais tapis de moquette verte étouffait le bruit des pas. Il monta un escalier, prit un second corridor et s’arrêta devant une porte, où, dans un petit cadre, se trouvait écrit le nom de Caristides. Il ouvrit, et nous nous trouvâmes dans une antichambre avec porte à droite et au fond.

La porte du fond était pour Caristides, celle de droite pour moi. Je dédaignai d’y entrer, et suivis mon maître.

Le valet de pied demanda si nous n’avions besoin de rien, et comme en le reconduisant je lui dis que le voyage nous avait creusé l’estomac, il m’assura qu’on allait nous monter du thé.

Nous étions dans une grande pièce tendue. en perse grise à fleurs. Les rideaux du lit et. de la fenêtre étaient de la même étoffe, ainsi que les siéges et le canapé. Le lit, grand comme celui de Louis XIV à Versailles. était en acajou, comme tous les meubles. A côté, se trouvait un cabinet de toilette avec d’immenses cuvettes et tous leurs accessoires en porcelaine de Sèvres, blanc et or, marqués d’un N majuscule surmonté de la couronne impériale. Un épais tapis couvrait le plancher ; sur une grande table, un encrier, un buvard, des plumes, du papier à lettres, de la cire à cacheter, et, dans une immense cheminée, un feu à rôtir un bœuf.

J’avais ouvert la fenêtre qui donne sur le parc et domine toute la forêt. Je regardais ces magnifiques couleurs dont l’automne couvre les hautes futaies, lorsque Caristides, qui me paraît très-disposé à prendre au sérieux ses fonctions de maître, me demanda ce que j’avais fait des malles, et je crois, Dieu me pardonne, qu’il allait me faire des reproches pour les avoir abandonnées, lorsqu’heureusement on frappa à la porte. C’étaient deux hommes de peine qui apportaient notre bagage, tandis qu’un valet entrait portant un grand plateau d’argent sur lequel je vis avec un certain plaisir du thé, des sandwichs, du vin de Bordeaux, des carafons de liqueurs. Je m’élançai vers Caristides au moment où il allait renvoyer le plateau. Grâce à mon regard exaspéré, il ne renvoya que le domestigue qui se retira, non sans avoir remis deux ou trois grosses bûches au feu. A la manière dont ces gaillards-là ménagent le bois, je comprends, comme on me l’a dit depuis, qu’on en brûle pour plus de 1500 francs par jour.

  •  — Tu n’as pas honte, me dit Caristides dès que nous fûmes seuls et me voyant dévorer un sandwich. Tu vas me faire passer pour un goinfre ! Manger comme cela, à peine arrivé.
  •  — Parbleu ! tu en parles à ton aise, lui répondis-je. Tu sais comment tu vas dîner, toi. Tandis que moi, sais-je seulement si j’aurai de quoi me nourrir, pendant que tu te donneras des indigestions de faisans truffés et de mets rares.

Un galant homme ne rougit jamais de reconnaître ses torts, et j’avoue que j’avais péché par méfiance dans cette occasion. Le dîner des domestiques vaut mieux que le fameux dîner de la société des gens de lettres à 20 francs par tête sans le vin. J’ai mangé ce matin entre autres choses d’un certain haricot de mouton, si bon que, comme dit Jonathas, le peintre, on mangerait son père à cette sauce-là. — Je vous en rapporterai un peu la semaine prochaine.

Caristides était si pressé d’entrer dans sa culotte courte et dans ses bas de soie, qu’il me laissa à peine le temps d’avaler une tartine et une tasse de thé.

Dès six heures, il pouvait s’admirer des pieds à la tête dans une grande glace et le fait est qu’il n’avait pas trop mauvaise tournure. Il se sentait bien un peu froid aux mollets, malgré les bas de tricot de laine blanche qu’il avait mis sous ceux de soie. Il craignait bien un peu que sa culotte ne serrât pas assez le genou et laissât tomber les fâmeux bas sur ses talons. Mais après une demi-heure de promenade, après s’être assis, baissé, accroupi même sans accident, il se sentit un peu moins inquiet et il était tout à fait sûr de ses jambes, quand un sénateur, avec lequel cet intriguant avait déjà fait connaissance, vint le prendre pour le conduire au salon.

Dès ce moment je lui laisse la parole et, dans les lettres qui vont suivre, je ne serai guères que le secrétaire qui écrira ou rédigera les impressions de cet auguste sculpteur.

IV

Le matin qui précède l’arrivée d’une des séries, le maréchal des logis de service remet au chef des huissiers un état indicatif de tous tous les invités, avec le numéro de l’appartement. qui leur est réservé. Celui-ci fait alors dresser autant de bulletins qu’il y a d’invités. Sur chacun d’eux se trouve le nom d’un des arrivants et le numéro de l’appartement qui lui est destiné. Ces bulletins sont distribués entre les huissiers et les valets de pied qui doivent se trouver réunis dans le vestibule au moment de l’arrivée.