La démocratie « confisquée »

La démocratie « confisquée »

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Livres
108 pages

Description

Pierre Arrault nous présente ici un essai de réflexions et de propositions correctives sur notre démocratie totalement « confisquée » par la confusion des pouvoirs, les partis politiques, les syndicats ouvriers, patronaux et professionnels, et les différents organismes officiels non élus. La représentativité de ces structures ne correspond aucunement à leur poids en population de citoyens, mais elles élaborent les textes qui leur donnent le pouvoir et les avantages associés. D’où des propositions d'élections totalement à la proportionnelle et une mise en place de la VIème République après la démission du président actuel, finalement demandée par pétition.


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Date de parution 11 mars 2014
Nombre de lectures 6
EAN13 9782332697165
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Langue Français

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Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

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Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-69714-1

 

© Edilivre, 2014

 

 

En France, pensons-nous vivre en véritable Démocratie ?

NON !

ALORS, comme moi,

N’acceptons plus notre Démocratie « confisquée ! »

Récupérons notre Démocratie « confisquée ! »

Agissons pour retrouver notre Démocratie « confisquée ! »

Battons nous pour reconquérir notre Démocratie « confisquée ! »

Reprenons notre Démocratie « confisquée ! »

DONC

REVOLUTIONNONS

NOTRE DEMOCRATIE

« CONFISQUEE »

Chapitre 1
Préambule

Faut-il vraiment devenir « orchinoclaste » pour révolutionner notre système politique. Le français est réputé pour son savoir faire amoureux, il faudra donc lui casser ses attributs (masculins et féminins) pour qu’il se réveille en politique avant qu’il ne soit trop tard !

Il n’est certes pas facile de modifier, corriger, parfaire ou améliorer profondément un système politique en place depuis plus de cent ans sans être aussitôt taxé d’extrémiste ou de révolutionnaire.

En France, nous sommes théoriquement en Démocratie. C’est un régime politique réclamé à cor et à cris par des populations « opprimées ». Mais sait-on exactement ce qu’est une démocratie ? Une simple lecture du dictionnaire nous apprend qu’il existe plusieurs formes de démocraties.

Démocratie : – Régime politique dans lequel le peuple exerce sa souveraineté lui-même, sans l’intermédiaire d’un organe représentatif (démocratie directe) ou par représentants interposés (démocratie représentative) – Petit Larousse illustré 2012.

La France se trouve donc plutôt dans le deuxième cas avec sa cascade d’organismes dits représentatifs aux échelons locaux, départementaux, régionaux, nationaux, internationaux et encore d’autres professionnels, syndicaux, patronaux, etc… dont on parlera un peu plus loin. Plus on empile des structures représentatives, plus cela coûte au contribuable et plus on fait la chasse aux électeurs et plus le peuple se sent dépossédé de ses droits et pouvoirs démocratiques. Ses représentants à tout niveau lui mentent constamment (langue de bois ou promesses utopiques) sciemment et par omissions volontaires afin de se préserver le Pouvoir et ses nombreux avantages et privilèges.

Les textes qui suivent, en plusieurs chapitres plus ou moins interdépendants, même avec des redites indispensables, ne sont que des axes de réflexion : pour démontrer que nous ne sommes plus dans une véritable démocratie, que de nombreuses critiques peuvent être faites à l’égard de nos gouvernants et de nos élus, que des ébauches de solutions peuvent être envisagées : C’est une révolution pacifique de notre démocratie qu’il faudra faire un jour ou l’autre par référendum avant de devenir un pays sous-développé.

La voix du peuple est en effet complètement bafouée et confisquée au bénéfice d’individus et de groupes qui décident et se sont octroyés le monopole de la désignation de ceux qui seront les représentants du peuple et même vont jusqu’à aller à l’encontre de décisions populaires votées par référendum.

Exemple : à la suite du « non » français au référendum sur le traité constitutionnel en 2005, l’idée d’un traité simplifié est apparue comme la solution pour contourner le blocage institutionnel. Le vote référendaire démocratique a donc bel et bien été confisqué !

Autres exemples en matière de représentants du peuple. Ce sont les partis politiques qui imposent leurs candidats dans les circonscriptions et même les parachutent en dehors de leur fief habituel.

Dernier exemple, les primaires au sein d’un parti politique ; celui qui en sort victorieux représentera tout le parti et ses sympathisants, même s’il est totalement incompétent et impopulaire pour de nombreux partisans de son parti. C’est le cas de notre actuel président.

Si les électeurs ne veulent pas du candidat d’un autre courant que le leur, ils ne peuvent voter que pour celui désigné, même s’ils le trouvent incompétent. Ceci explique beaucoup l’abstentionnisme et le désamour français pour les politiciens. La démocratie souveraine est bien confisquée par les partis politiques.

Il nous semble que s’il y a des primaires, au moins trois ou cinq candidats devraient être désignés pour chaque parti, l’électeur ordinaire pourrait au moins choisir celui qui lui paraît le meilleur dans le parti de son choix, il éliminerait donc le nom des autres candidats sur son bulletin de vote. L’électeur aurait bien l’impression de choisir, et au dépouillement ce serait le candidat, parmi ceux des différents partis qui aura eu le plus de suffrage qui serait élu. Cette proposition qui s’applique aux présidentielles doit être adaptée aux autres élections, qu’il y ait ou pas des primaires.

Estimation des adhérents aux partis politiques (chiffres approximatifs et incontrôlables)

PS environ 200000

UMP 260000 fin 2012

MODEM 35000

EELV 16000

PC 130000 dont 70000 à jour de cotisation fin 2012

FN 45000 à jour

Autres partis 20000 ?

Soit seulement de l’ordre de 700.000 adhérents environ aux partis politiques sur plus de 44000000, (44 millions) d’électeurs français recensés par lNSEE, soit 1,59 %. N’est-il pas scandaleux d’être gouverné par un président qui n’a eu que 28 % des votes exprimés au premier tour et qui s’appuie essentiellement sur un parti qui ne représente que 0,45 % des électeurs. Il faut remarquer que s’il était de droite ce serait à peu près pareil !

Il en va de même pour le dialogue social, celui-ci est confisqué par environ 8 % des salariés adhérents aux cinq syndicats ouvriers principaux du secteur privé, dits représentatifs (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC.)

Les dernières élections professionnelles qui déterminent normalement la représentativité syndicale ont été obtenues avec environ 4,6 % des salariés du secteur privé !

Dans la fonction publique il y aurait environ 15 % d’adhérents aux différents syndicats, soit au moins trois fois plus que dans le secteur privé..

L’Etat, émanation directe de nos représentants, reconnaît de par la loi la représentativité des syndicats aux résultats des élections professionnelles. Celles-ci montrent un taux d’absentéisme énorme des salariés. Alors les syndicats, comme les partis politiques sont-ils vraiment représentatifs au sens démocratique ?

Il semble bien que non, la démocratie sociale et politique est donc totalement confisquée par ceux-là même qui prétendent représenter le peuple. Il faut remarquer l’incohérence de nos gouvernants actuels qui se confortent auprès de l’opinion publique en prenant des décisions après consultations des partenaires sociaux !

Alors à quoi sert le CESE, Conseil Economique, Social et Environnemental où se trouvent déjà 306 représentants des partenaires sociaux, salariés, employeurs, professions agricoles et artisanales, personnalités diverses désignées par le gouvernement,… ?

On a pu constater l’inutilité de cet organisme notamment lors de la pétition contre le mariage pour tous début 2013. malgré une saisine régulière de cet organisme (+ de 700000 pétitions), l’intervention du premier ministre pour bloquer cette procédure et la soumission du président du CESE au politique plutôt qu’au peuple dont il aurait du transmettre la demande et traiter le problème. Mais devant la précipitation voulue du gouvernement pour faire passer cette loi au plus tôt, le président du CESE n’a pas eu le courage de faire front, des fois qu’il perdait sa place ?

Il est vrai que la rémunération de tous ces membres et des 162 contractuels fonctionnaires est à la charge des contribuables. Un simple petit budget de plus de 37 millions d’euros. Cherchez les économies à faire pour réduire les dépenses de l’Etat !

Pour les consultations gouvernementales supplémentaires, voulues par notre chef d’Etat, il s’y ajoute sans aucun doute des rémunérations et des indemnités ! Quelle gabegie !

Il faut révolutionner tout ce système faussement représentatif !

 

Chapitre 2
De la représentativité

La représentativité est le caractère de ce qui permet à un groupe de s’exprimer et d’agir au nom et pour le bien de ceux qui lui ont confié le mandat correspondant.

En politique ou dans les organisations, la représentativité est le caractère reconnu à une personne, à un parti, à un syndicat, ou à un groupe organisé de représenter ses mandants. Elle donne la possibilité de parler ou d’agir en leur nom pour défendre leurs intérêts et leurs aspirations.

La représentativité, définie par plusieurs textes officiels, est ainsi un modèle d’exclusions de nombreux droits pour tous ceux qui ne font pas partie du groupe dit représentatif. Or, en France, tant sur le plan des partis politiques que des syndicats, les groupes bénéficiant d’une représentativité sont très minoritaires en nombre d’agents actifs, mais ce sont de fieffés activistes doublés de fieffés menteurs !

La représentation est le pouvoir exercé par les élus au nom des électeurs, qu’ils aient ou non voté pour eux.

Au final on constate qu’il existe bel et bien plusieurs groupes politiques (Partis) ou sociaux (Syndicats ouvriers et patronaux, associations diverses) qui se partagent la population d’électeurs et prétendent représenter une partie du peuple. Ce ne sont, au fond, que des castes sectaires (ostracisme envers les partis prétendus extrêmes) qui ignorent le peuple lorsqu’il faut agir, mais agissent pour se faire octroyer toutes sortes de revenus sur le dos des contribuables et ratisser large au moment des élections.

Ce n’est pas cela la démocratie, d’autant que les règles applicables au moment des votes sont variables avec le temps et les gouvernements. Nous verrons plus loin ce que devraient être vraiment les conditions du vote (référendaire, proportionnel, majoritaire à plusieurs tours avec quorum et quotas de votes exprimés, blancs ou nuls)

Chapitre 3
Des 3 pouvoirs
et de la confusion des pouvoirs

Depuis le XVIIIe siècle et les travaux de Montesquieu, il est admis trois types de pouvoirs indépendants les uns des autres, permettant de diriger une nation, un peuple ou une démocratie :

Les pouvoirs : Exécutif – Législatif – Judiciaire.

En France, démocratie oblige, le pouvoir Exécutif, au niveau national, est assuré par le Président élu et son Gouvernement qu’il désigne et dont il nomme les ministres, le plus souvent membres du Parlement donc du pouvoir législatif, première confusion des pouvoirs..

Le pouvoir Législatif est assuré par le Parlement élu : Chambre des Députés (Assemblée Nationale) et Chambre...