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La liberté et la loi

De
392 pages
Faut-il opposer la loi et les droits ? L'universalité de la loi possède-t-elle un sens pour la liberté démocratique ? À l'heure de la montée des particularismes, des communautarismes et des différentialismes, c'est la question majeure de nos sociétés dont ce livre retrace l'émergence, l'oubli et les altérations.
On assimile communément le libéralisme au triomphe de l'individu protégé par un certain nombre de droits, ou bien au triomphe du marché et de la société civile. D'où les figures du Contrat, du Juge et de la délibération sur la Justice popularisées par la philosophie américaine ou de langue anglaise, mais au prix d'un oubli des origines du libéralisme en philosophie : c'est la souveraineté de la loi et la fécondité de la loi pour la liberté humaine que les « classiques » ont mis au centre de leur pensée. Dans l'histoire américaine, puis européenne, la montée en puissance des droits de l'homme et du juge constitutionnel a également contribué à occulter la première philosophie du libéralisme. Tout comme a été obscurci, enfin, le grand partage entre libéralisme politique et libéralisme économique, entre la vision rationaliste de la loi et l'anthropologie empiriste des Écossais.
Enseignant la philosophie et l'histoire des idées politiques à Sciences Po et au Centre Raymond-Aron (EHESS), Lucien Jaume apporte ici le complément, dans le domaine de la philosophie, à sa radiographie de l'esprit libéral en France publiée chez Fayard en 1997 : L'Individu effacé ou le paradoxe du libéralisme fran-çais (prix Guizot, 1998, décerné par le Conseil général du Calvados, et Prix Philippe Habert de science politique, Sciences Po/Le Figaro, 1998).
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Faut-il opposer la loi et les droits ? L'universalité de la loi possède-t-elle un sens pour la liberté démocratique ? À l'heure de la montée des particularismes, des communautarismes et des différentialismes, c'est la question majeure de nos sociétés dont ce livre retrace l'émergence, l'oubli et les altérations.
On assimile communément le libéralisme au triomphe de l'individu protégé par un certain nombre de droits, ou bien au triomphe du marché et de la société civile. D'où les figures du Contrat, du Juge et de la délibération sur la Justice popularisées par la philosophie américaine ou de langue anglaise, mais au prix d'un oubli des origines du libéralisme en philosophie : c'est la souveraineté de la loi et la fécondité de la loi pour la liberté humaine que les « classiques » ont mis au centre de leur pensée. Dans l'histoire américaine, puis européenne, la montée en puissance des droits de l'homme et du juge constitutionnel a également contribué à occulter la première philosophie du libéralisme. Tout comme a été obscurci, enfin, le grand partage entre libéralisme politique et libéralisme économique, entre la vision rationaliste de la loi et l'anthropologie empiriste des Écossais.

Enseignant la philosophie et l'histoire des idées politiques à Sciences Po et au Centre Raymond-Aron (EHESS), Lucien Jaume apporte ici le complément, dans le domaine de la philosophie, à sa radiographie de l'esprit libéral en France publiée chez Fayard en 1997 : L'Individu effacé ou le paradoxe du libéralisme fran-çais (prix Guizot, 1998, décerné par le Conseil général du Calvados, et Prix Philippe Habert de science politique, Sciences Po/Le Figaro, 1998).