La Nouvelle Revue Française N
196 pages
Français

La Nouvelle Revue Française N' 163 (Juillet 1966)

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Description

André Dhôtel, L'Horizon
Jean Starobinski, La Rochefoucauld et les morales substitutives
Jude Stéfan, Cyprčs
Jean Grenier, Le vin
Henri Thomas, La Vie éternelle (II)
William Butler Yeats, Souvenirs sur Wilde
Chroniques :
Roger Judrin, Retz ou L'il intérieur
Alain Bosquet, Ręverie sur le premier Ponge
Claude Michel Cluny, Éros et Virginie
Jean-Claude Schneider, Hommage ŕ Bobrowski
Jean Revol, Wassili Kandinsky
Notes : la poésie :
Pierre Chappuis, Počmes tunisiens, par Roland Brachetto (Mercure de France) - Ombres, par Jean-Paul Burgart (Mercure de France)
Notes : littérature et essais :
Roger Judrin, Mémoires pour Catherine II, de Diderot (Garnier)
Robert Abirached, Propos comme ça, par Jacques Chardonne (Grasset)
Jean Duvignaud, Brisées, par Michel Leiris (Mercure de France)
Louis Morin, La Face humaine, par Pierre Emmanuel (Le Seuil)
Alain Clerval, Les Événements de Palerme, par Dominique Fernandez (Grasset)
Notes : le roman :
Jacques Chessex, Le Déluge, par J. M. G. Le Clézio (Gallimard)
Guy Rohou, La Quarantaine, par Jean-Louis Curtis (Julliard)
Alain Clerval, La Robe, par Bruno Gay-Lussac (Gallimard)
Notes : lettres étrangčres :
Patrick de Rosbo, Toits pointus, par Dorothy Richardson (Mercure de France)
Roland Chollet, L'Oiseau bariolé, par Jerzy Kosinski (Flammarion)
Jean-Claude Schneider, Paysage en béton, par Jakov Lind (Gallimard)
Notes : les arts :
Jean Clair, Balthus ou Les métempsycoses
Jean-Jacques Lévęque, Jacques Doucet (Galerie Dina Vierny)
Présences :
Philippe Jaccottet, Peintures ŕ Cologne
Serge Poznanski, Veilles
Marcel Schneider, Semaine Sainte ŕ Cuenca
Michel Gresset, Un metteur en ordre : Robert Bresson
Çŕ et lŕ :
Pierre Bourgeade, Jean Paulhan et les philosophes
Denis Périer, Mésaventures d'un sculpteur
Anonymes, Revue - Mémento
Textes :
André Suarčs, Lettres ŕ son pčre

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juillet 1966
Nombre de lectures 32
EAN13 9782072383434
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 6 Mo

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LANOUVELLE REVUEFrançaise
L'HORIZON
Elleneputjamaiss'expliquersaconduite.Elle nese demandajamaiscommentelleauraitagi,sic'étaitàrefaire. Encoreautrechosequel'amour.Peut-êtrecelaneserait pasarrivédansunevilleoudansunecampagneleciel n'auraitpaseucetteétendue.Surtoutilyavaitundétail quiavaitpasséinaperçu.Queldétail?Jamaisellenele sauraitnipersonne.Voicil'histoire. JeanneGerpin,aprèsavoirachevésesétudesaucollège mixtedeChoisy,avaitsuiviàParisdescourspourun secrétariatcommercial,sansgrandsoucideparveniràune situation,safamilleétantassezbienpourvue. Quoiqu'elle revîntchezlessienspendantlesvacances,ellen'avait jamaiseul'occasionderencontrersesancienscamarades declasse,garçonsoufilles,quis'étaientdispersés.Ellene sesouciaitguèredesavoircequ'ilsétaientdevenus.Cefut seulementtroisouquatreannéesplustardqu'ellerevit deuxdesgarçons,HectorVagneetRenéChapet,auhasard d'unepromenade.Lepremier,ellel'aperçutdansundeces villagesduplateaudeBriequiontdesmaisonscossueset s'entourentderichesjardins,sansrienoffrirdesaisissant
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
auregarddestouristes,unvillagequepersonnenevient jamaisvisiter.HectorVagnes'ybaladaitavecuneguitare surl'épaule.Jeanneavaitarrêtésonvélomoteurpourse reposeretregarderlesalentours.Legarçonvintàelle sanshésiter «Moijedonnedesleçonsdeviolon,desleçonsdegui-tare,ettoi? MoijetravailleàParis>,répondit-elle. Desparolesbanales,aprèsquoiellerepartit.Ilavaitune façonbizarrederegarderpar-dessusl'épauledelajeune fille,commes'ilvoyaitquelquechoseauloin.Uneheure plustard,elles'arrêtaitenpleinecampagnedevantlagrille d'unparcs'élevaitunemaisonancienne.Apeines'était-elleapprochéedelagrillepourexaminercettebellemai-sonqu'ungarçon,venud'unealléetransversale,surgitde l'autrecôtédelagrille.Elles'écria «RenéChapetJenesavaispasquetuhabitaisici.Je m'étaisarrêtéepouradmirerlamaison». Ildit «Tupeuxentrer,Jeanne,celameferaplaisirdeparler avectoidestempsducollège». Ilouvritlagrilleetlaconduisitsurleperrondela maison.Illuiexpliquaquesesparentsétaientabsentscet après-midi-là,maisquelagouvernantepourraitleurservir lethé.Ilspassèrentunebonneheureàbavarder.René achevaitsesétudesdemédecine.Ilavaitbeaucoup voyagé. IlparladesEtats-UnisetdelaRussiecommes'ils'agis-saitdelaNormandieetdelaBretagne.Lajeunefille compritqu'ildevaitpeucomptersursafamille,carilavait denombreuxfrèresetsœursetque,poursesétudescomme poursesvoyages,illuifallaitrésoudrequelquesdifficultés. Asesyeux,letravailetlesdifficultésc'étaitunjeu. «Ilfauttâcherd'avoirunpeude chance,avait-ildéclaré enlaquittant.Sicelanet'ennuiepas,j'iraiteprendreà Choisyundecesjoursetnousferonsuntourenvoiture. Jeteprésenteraiàmafamille».
L'HORIZON
C'étaitlafindel'été.Diverses circonstancesempêchè-rentJeannederetrouverRenéChapet.Quant àHector Vagne,ellel'oubliatoutàfait. CefutpourtantHectorqu'ellerencontral'annéesuivante, commeellenes'yattendaitguère,dansunbourgéloigné cettefois,elles'étaitrenduepourvisiterunevieille tante. Unesoiréed'arrière-automne.Lesdernièresfeuillestom-baientdesplatanessurlaplacedeVauquoisbalayéeparun ventglacial.Onavaitélevéune longuetentepourunbal àl'angledelaplace.Jeanneallaitchercherunpainàla boulangerie.EnsortantdumagasinellebutasurHector. «Jesavaisquejeteretrouverais,ditHector.Depuis qu'ons'estvus,j'aiapprisàjouerdelatrompette.Jefais partiedel'orchestredubal.Tuviendraspeut-êtreaubal, maisjen'auraipasletempsdetefairedanser». Lehasardvoulutqu'uncousin,quihabitaitlepays,vînt dîneravecsasœurchezlatanteetemmenâtlesdeuxjeunes fillesaubal. Jeanneendansants'intéressaaujeudelatrompette.Il luisemblaquelesinterventionsdel'instrumenttenupar Hectoravaientquelquechosedebizarre.C'étaitentout casexceptionnelqu'onadmîtdescuivresdanscesorchestres champêtres.Lepublicneparaissaitpastellementsatisfait. Versonzeheuresilyeutunentracteaucoursduquel Hectoretlesmusiciensdiscutèrentavecanimation,après quoiHectorvintinviterJeannepourlapremièredanse quifutjouéeaprèsl'entracte. «Tuabandonnestonposte,ditJeanne. Ilsm'ontvidé,expliquaHector.Ilsnecomprennent rienàlamusique. Peut-êtrecen'estpasaupoint. Jejoueàmafaçon.C'estaussibiengénialaprès tout. » Elleleregarda,sedemandants'ilplaisantait.Ilparlait avecleplusgrandsérieux.Toutletempsqueduralebal,
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ilnedansaqu'avecJeanne,l'attendantavecpatiencelors-qu'elleaccueillaitd'autresdanseurs.Illuiditqu'ilallait hériterd'unoncleunemagnifiquedemeure,presqueun château,surlavalléeduMorin.Ill'entretintdestrans-formationsqu'ilferaitdansleparc. «Tuenseignestoujourslamusique?»luidemanda-t-elle. Ilréponditqu'ilavaitencored'autrescordesàsonarc etqu'ilétaitagentd'assurancesàVauquois.Ilavaittou-jourscettemaniederegarderauloin.Pourtantsouscette tenteonnepouvaitrienvoirdelointain.Toutdemême elleremarquaqueparlaportièredelatente,qu'onavait relevéepourdonnerdel'air,onvoyaitunelonguerue obscureavecdesarbresdiminuantdansle cielsousune flambéed'étoiles. «Qu'est-cequeturegardes?luidemanda-t-elleàun moment. Jerêvetoujoursdevoyages,ditHector. Tuas voyagé? Jamais.J'aiquandmêmel'intentiond'allerenArgen-tine.» Illuidéballatoutunplandecampagne. «Unsimplepointdedépart,l'Argentine.Jevoudrais gagnerl'extrêmesuddel'Amérique, làonnerencontre pasdetouristesnid'explorateurs». AlafindubalHectorditsimplement«Onsereverra», etdenouveaus'enalladiscuteraveclesmusicienssansplus sesoucierdeJeanne. Ilyavaitpeudechancesqu'ilsseretrouvent.Jeannene venaitpassouventàVauquois.Elleappritd'ailleurspar satantequ'uncertainM.Vagne,employéchezunassureur dubourg,nedonnait guèresatisfactionetn'avaitaucun salairefixe.«Qu'est-cequ'ilfabriquevraiment ?»se demandait-elle.Desgensluidirentquesonanciencamarade goût. n'avaitpasencoretrouvéunmétieràson EllelerevitnéanmoinspendantlesvacancesdeNoëlà
L'HORIZON
Choisy.Ilneigeait.Ilconduisaitunevieillevoiture.Il avaitfaitvingtfoisletourdeChoisyavantdes'arrêter àlasortiedelamesse.IlaperçutJeanneetl'appeladeloin sansbougerdesonsiège.Ellevintàlui. «Voilà,dit-il,jet'emmènecetaprès-midi.Nousirons voirlamaisondemononcle». Ellenesutpasrefuser.Ilvintlaprendrechezsesparents, c'est-à-direqu'ils'arrêtadevantlamaison,àsonheure, etsemitàklaxonnersansarrêt.Ellesehâtadele rejoindre,malgrélesobservationsdesafamille,comme siellecraignaitunscandale. Ildémarraenvitesse,aussitôtqu'ellefutassiseauprès delui. «Tunecroispasquelesroutessontmauvaisessous cetteneige? Jesaisconduirepartouslestemps.Cinqcentimètres deneige,c'estuneplaisanterie». Ilspassèrentparleplateau. «Jecroyaisqu'onallaitverslavalléeduMorin,dit-elle. J'aimeleplateau.Ilfautbienfaireunpetittour ensemble». Hectorparlaitpeu.Ilregardaitsansdoutesonchemin, commefontlesconducteurs,maisilsemblaitàJeanneque sonregardétaitlégèrementdéviéetsurveillaitlesalentours delarouteverslagauche.Onvoyaitlà-baslesimmenses champssouslaneigeavecauloinquelquessapinsblancs etnoirsaufondd'uneéclaircie.Maisoneutbientôtune petiteaversedeneige. «Naturellementlesessuie-glacesnefonctionnentpas», ditHector. Ilsemitàtrafiquerdanslaboîteàgantspourchercher lapetitemanivelledesecours.Acemomentl'autofitune embardéeets'enallaseplantersurlapentedutalus. JeannetombasurHector. «Aucunmal,dit-il.J'espèrequetun'asaucunmal. Jemedemandecommentonvasesortirdelà,dit-elle.
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Onnes'ensortirapas»,déclaraHector. Ilssedégagèrentcommeilspurentdelabagnole,qui évidemmentnepouvaitêtreremisesurlaroutequ'avecle secoursd'undépanneur. «Ilnenousrestequ'àreveniràpiedàChoisy,dit Hector.Neufkilomètresàpeine.» Iltrouvaitcelatoutnaturel.Jeannenesongeapasà protestersurlemoment.D'ailleursellen'étaitpasvraiment surprisedel'aventure. Unepetiteroutedéserteparcetempsd'hiver.Hector expliquaqu'ilreconduiraitJeannejusqu'àlamaison,après quoiiliraitalerterungaragiste. «Nepourrait-onluitéléphonerencheminàcegara-giste?demandaJeanne. Pasdevillageauxenvirons»,ditHector. Laconversationsemaintintsurlesconsidérationspra-tiques.Sansdouteladirectiondelavoiture étaitfaussée, maisHectortrouvaitquec'étaitunefameusevoiture.Des rafalesdeneigeleréduisirentausilence,etpuisJeanne, excédée,sepritàluifairedevifsreproches.Avait-ilbesoin del'emmenerdanscetteinvraisemblablepromenadesurle plateau?Savait-ilseulementconduire?Vraimentonn'avait pasidée.Ilsebornaàrépéter«leplateau,leplateau.», sansteniraucuncomptede cette fâcherie,commesic'était painbénit.Uneéclairciesoudainedécouvritencorel'horizon blanc.Ilyavaitunchâteau,là-basverslagauche.Ils traversèrentunpetitbois.Al'oréedubois,Hectors'arrêta toi.Ilprit etluidit«Jevoudraismemarieravecla auxépaulesetluidonnaunbaisersirapidequ'elleneput songeràlerefuser.Aussitôtilssereprirentàmarcher,et ilparlad'autrechose. QuandilsarrivèrentàChoisy,devantlamaisonde Jeanne,ilsebornaàluiserrerlamainetilluiditencore qu'ilssereverraientbientôt «Ilfautquetuvoieslamaisondemononcle.Une magnifiquemaison».
L'HORIZON
Jeannesepromitd'évitertoutenouvellerencontre.Mais deuxsemainesplustard,unsamediaprès-midi,elleretrou-vaitHectoràlagaredel'Est.Hectorprenaitlemême trainqu'ellepourChoisy.Elleneputfaireautrementque d'acceptersacompagnie.Cependantilluiparlaàpeine durantletrajet,s'étantcontentédeluioffrirlesmagazines qu'ilavait,lui-mêmesoucieuxseulementderegarderle paysage. CommeilsallaientarriverengaredeChoisy,ildéclara «JetravaillemaintenantàHaucourt,àquinzekilo-mètresd'ici,pasloindel'endroithabitemononcle.Je vaisprendreuntaxi.Viensavecmoipourvoirlamaison. Jeteramèneraiaussitôt,bienentendu. Mesparentsm'attendent.Etpuisc'estunefoliece taxi. Jesuisriche,ditHector.Aujourd'hui,biensûr. Demainceserauneautrequestion,maistoutirabien.J'ai unmétierenor. » Ilsbavardaientainsiensortantdelagare.Hectors'arrêta devantuntaxi.Ilregardaitencoreletrainquipoursuivait sonvoyagesurlavoierectiligne,aufonddelavallée. Jeanne,malgréelle,suivaitsonregard.Larumeurdutrain seperdaitdansunesorted'infini. «Dommagequ'iln'aillepas àHaucourt»,ditHector. Ilouvritlaportièredutaxi.Elleétaitdéterminéeàne pasl'accompagneretlui ditencoreunefoisqu'ellerentrait chezelle.Ilrefermalaportière.Lui,iliraitaussibienà piedàHaucourt,s'ilétaitseul,déclara-t-il.Ellefutsurprise parlafaçondontilacceptaitsonrefusetcompritquel'em-menerdanscetaxic'étaitpourluicommeunrêvefutile qu'ilnecomptaitpasdutoutréaliser.Elleditsanssonger toi. «Allons,jemonteavec» Ilneparutniétonnénienchanté. «Biensûr,tumontesavecmoi. Jepaielamoitié,exigea-t-elle. Riendutout»,dit-ilenclaquantlaportière.
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE Letaxidémarra.Sousunsoleiltrèspurcommençaità s'éleverunedeceslégèresbrumeshivernales,quifont paraîtrefleuriesetvivanteslesplantesdesséchéesdestalus. «Jemedemandedequoituvis,dit-elle. Laméthode,laméthode,répondaitHector. Quelleméthode? Toujoursdansl'assurance,tusais.Maisjeplaceaussi dessortesd'actions.Pourpersuaderlesgensilfautune méthode,etjel'aitrouvéepasplustardqu'avant-hier». Ilparlaensuitedespaysqu'ontraversait.Laroutecou-paitdepetitesvallées,puisonremontaitsurdeszones unies,brillaientdestoitsàl'horizon.Ilsarrivèrent devantlamaisondel'oncle,aufondd'unboisdepeupliers. «Onn'entrepaschezlui,ditHector.D'ailleursilest sourdetàmoitiéaveugle.Maisregarde». Ilyavaitunegrilletouterouillée.Dansunjardinà l'abandons'élevaitunemaisonassezgrandedontlesgout-tièrespendaient.Unpandutoitétaitcrevé.Lafaçade étaitrongéeparl'humidité. «Tunetrouvespasquec'estunesuperbemaison? Derrièreilyaunétang.Biensûr,ilfaudraitrafistolerun peupar-cipar-là». Jeannenesavaitquedire.Hector,c'étaitsimplementune espècederatéquipassaitsavieàsefairedesillusions.Elle devaitdécidémentévitertoutrapportaveclui.Ceserait unemauvaiseactiondelaissercroirequ'ellepouvaitavoir pourluiunjourlamoindreamitié. «MaintenantpassonsparHaucourt.Jetemontreraimon établissement.C'estàdeuxpa . s> Letaxirepritlaroute.Enquelquesminutesonfutà Haucourt,unvillageavecuneplaceimmensedontonne comprenaitpasl'utilité.Hectorfitarrêterlavoitureau milieudelaplace.Aussitôtqu'ilsfurentdescendus,detous lescoinssurgirentunedemi-douzainedegossesquise précipitèrentau-devantd'eux. «Onabalayétamaison,ditund'eux.