La Nouvelle Revue Française N

La Nouvelle Revue Française N' 186 (Juillet 1968)

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Livres
204 pages

Description

Georges Perros, L'esprit d'escalier
Étiemble, Jean Paulhan ou Le langagier contre le linguistique
André Pieyre de Mandiargues, J. P.
Jacques Bussy, Treizičme Pythique
Jean-Claude Renard, Le Rčgne et le Royaume
Jean-Claude Schneider, Murmure intari
Ko Kuang-chung, Le symbolisme des tz'u
Trois récits :
S. Corinna Bille, La Petite Fille et la Bęte
Jacques Chessex, Copains comme cochons
Genevičve Caban, Miss Diana Klee
Chroniques :
Yvon Belaval, Sur un programme de concert
Claude-Gilbert Dubois, Et Dieu créa le couple...
Robert Abirached, Le mois théâtral
Dominique Noguez, Le facteur Tati
Notes : la poésie :
Claude Michel Cluny, Poésie 1916-1924, de Pierre Albert-Birot (Gallimard)
Guy Rohou, Reste avec nous, par Jacques Chessex (Cahiers de la Renaissance vaudoise)
Pierre Chappuis, Décimale blanche, par Jean Daive (Mercure de France)
Notes : littérature générale et essais :
Guy Rohou, La Vie quotidienne, par Jean Grenier (Gallimard)
Henri Raynal, Pourquoi?, par Roger Laporte (Gallimard)
Marianne Bastid, La tragédie de la Révolution chinoise, par Harold Isaacs (Gallimard) - Les origines de la Révolution chinoise, par Lucien Bianco (Gallimard)
Notes : le roman :
Guy Rohou, La Rose de sable, par Henry de Montherlant (Gallimard)
Jacques-Pierre Amette, La Rose et le Reflet, par Daniel Boulanger (Robert Laffont)
Claude Michel Cluny, Les Vigiles des eaux, par François Nérault (Mercure de France)
Notes : lettres étrangčres :
Jacques-Pierre Amette, Walden ou La vie dans les bois, par Henry-David Thoreau (Gallimard)
Philippe Pons, Mensonge et sortilčge, par Elsa Morante (Gallimard)
Florence Delay, Gîtes, par Julio Cortázar (Gallimard)
Notes : les arts :
Dominique Noguez, Correspondance, de Francis Poulenc (Le Seuil)
Renée Boullier, L'Europe gothique XIIe-XIVe sičcles
Janine Béraud, Ségui (Galerie Jeanne Bucher)
Notes : les spectacles :
Jacques-Pierre Amette, Note sur la mort de Carl-Theodor Dreyer
Claude Michel Cluny, Les Biches, de Claude Chabrol
Bernard Savoy, Terre en transe, de Glauber Rocha - Le Dieu noir et le Dieu blond, de Glauber Rocha
Lu et vu :
Claude Michel Cluny, Terre brűlée, par Gabriel Deblander (Guy Chambelland)
Dominique Noguez, Reliefs, par Pierre Caminade (Seghers)
Bernard Savoy, Le Fou du jour, par Claude Faraggi (Grasset) - Jonathamour, par Michel Chaillou (Gallimard)
Guy Rohou, Histoire de Smagg, par Yves Buin (Grasset)
Jean-Claude Schneider, Un paysage uniforme, par Günter Herburger (Gallimard)
Jacques-Pierre Amette, Feuillets bleus, par Adolf Rudniki (Gallimard)
Dominique Noguez, Benjamin ou Les mémoires d'un puceau, par Michel Deville
Revue :
Marcel Arland, Sur Fénelon
Anonymes, Sur d'autres mystčres - Mémento
Textes :
Thomas Browne, Les Urnes funéraires

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 03 juillet 1968
Nombre de lectures 67
EAN13 9782072382017
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 6 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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LANOUVELLE REVUEFrançaise
L'ESPRIT
D'ESCALIER
Paulhanlechercheurd'or,Paulhanl'éminencegrise, Paulhanlechinois,Paulhanlecoupeurdecheveuxde chauve,Paulhanlecruel,Paulhanl'énigmatique,Paulhan lahuitièmemerveilledumonde,Paulhanlesubversif, Paulhanledanseurintellectuel.j'enpasse,j'enpasse. Cenesontpaslesrenseignementsquimanquent.Rienà dire.Qued'hommesenun!Asedemanders'ilexiste. Etvoilàqu'onsetrouvedevantunmonsieurquiahorreur deparlerdeluionlecomprendetquivousregarde commesivoussortiezd'unenferpourentrerdansun autre.Unhommededouane,enquelquesorte,quiarrê-teraitlegénie,oulemanquedegénie,dechacun.Qui demanderaitles«papiers»,pourauscultation.Un hommedefrontières,quivoudraitbiens'occuperdeson jardinpersonnel,maiscommentfaire,ilestsanscesse dérangé,sollicité.Ondiraqu'ilauraitpuchoisirunlieu moinsfréquenté.LeJardindesPlantes,parexemple,ilvasouventsedonnerdesraisonsdetrouverqueles fauvesetlesbatracienssontmoinsdangereux,moinsfous, queleshommesquitententdeleurressemblerquandils sefontlaguerre,maisnesaurontjamaisvivreenpaix, dansl'élément,oulacagequi,sommetoute,leurconvient. Touteidéedelibertéhorsdepropos.Laliberté,c'estle droit,sinonledevoir,desefairetuer,envued'unmonde
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
libre.Onn'apasfinid'ensouffrir.Nid'enparler.Surtout danslesjournaux.
Bon!Etsil'onavançait,timidement,carl'heureestà l'objectivitéàtouscrins;etsil'onadmettaitsanstrop reculer,qu'ilyadeshommes,aprèstout,aprèstous,et onenfréquentepasmal,brefqu'ilyadeshommes, allons-ygaiement,ehbien,plusintéressantsqued'autres? Hein?Plusinattendusenfin,différents.Plusproches d'uneidéequ'onsefaitdel'homme,etparmêmeplus inquiétants,moinsfacilesàréduire,àbroyerdansl'hor-riblemachineàsous-humainsquinoussertdedistraction quotidienne.C'estqu'onenfait,descadavres!Qu'onen tue,dessemblablesA lapelle.Etvas-yquejete.Mais ilestvraiqu'ilyacommeceladesêtresdefascination. Onn'ypeutrien.Onremarquelachosetrèsvite,àl'école communale.Etlalittératureestlamoindreoccasiond'en rencontrer.Jeconnaisdesouvriers,dessportifs,des pêcheurs,desclochardsfascinants.Dontl'amitiénousest précieuseetembarrassante.Difficileetinespérée.Alors, delesconnaîtreunpeuintimementdevientcrimequant àceuxquiselesveulentpoureuxseuls.Trèscurieux Lacompétitionqu'ilsdécrètentalentour.Ainsitousles amisdeJeanPaulhanvousdonnentdesesnouvelles,et venez-vousdelequittersanséprouverlebesoindelefaire savoir,quevousapprendrez,suruntonsansréplique souhaitée,commeilallaitilyahuitjours.Inutiled'insis-ter.Ceseraitprovoquerunecrisedejalousiesuraiguë.Des selsDesselsAinsivousdemande-t-on,l'airabsentmais l'oreilletendue,sivousavezjouéauxboulesdimanche matin.Ainsivousprie-t-ongentimentdenepasvenirtel jourdelasemaine,commevousenavezprisl'habitude. «Jean»seralà,etiln'estpasquestiondepartagerce privilège.Chassegardée.Chacunveutl'avoirpoursoi. Toussesamissontinquietsdeleursortquantàlui«Pas
L'ESPRITD'ESCALIER
reçudelettresdeJ.P.depuisquinzejours.Etvous?»o Cen'estpastantàsasanté qu'ilsenontqu'àlaleur. Ilasesfidèles,épiscopalementparlant.Quisontallés jusqu'àluiempruntersamanièredejuger,d'écouter,de rirecepetitrirebrefcommed'unoiseaunocturneou d'unverrequisebrise,onnel'imaginepasriantaux éclatsàlemimer,parnostalgiedesasingulièreauto-rité.Etcommedetoutemanièreiln'estpastrèsbavard, toutsilence«entendu»devientor. Jenefaisnaturellementleprocèsdepersonne.Tout lemondeimitequelqu'un.(Ledrame,c'estquandons'imite soi-même.)Ilarrivequecequelqu'unsoitextraordinai-rementreconnaissable.Etsimplementcherchai-jeàdévoi-lerleseffetsd'uneprésenceobsédantealorsmêmequ'elle seveutlaplusdiscrète,lamoinsvisiblepossible.Effets quipeuventêtrebénéfiques,etcombiend'écrivainsne seraientpascequ'ilssont,auraientlaissétomber,sans cettepoigneaffectueuse,sansl'appuiattentifetgénéreux decethommedesilencequisembleensavoirpluslong qu'euxsureux-mêmes. Moi,jetrouvequ'àtants'occuperdesautres,ilarendu quasimentimpossibleàsescontemporainslavéritable,la bonnecuriositéquantàlui.Quantàsonoeuvre.Dontil estsirarementquestiondanslesentretiensdontilnourrit lenéantmondain.Etquelleénergie,quellefoi,neluia-t-il pasfallupournepasêtresubmergéparcesmessieurset damesqu'ilarendu intéressantsmalgréleurvoracité.Mais ilavaitprévulescandale.C'estqueliredesmanuscritsn'est pasunesinécure.(Sansparlerdelacorvéed'avoiràsubir laprésenceplusoumoinscatholiquedeleur responsable!) Maisayantchoisicepérilleuxmétier,ils'estinventé, forgé,unepolitiqued'accueiletdefréquentationadéquate. Politiqueobligatoirequandonsaitàquelgouffreinson-dabledesusceptibilitéss'exposelemalheureux,lepresti-gieuxlecteur!
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
«Ohc'esttrèsépatant» Lavoixestdouce,trèshautplacée,auxtonalités,modu-lationsméridionales,unriensuspectevenuedececorps massif,goethéenj'aibienconnuGoethes'envolant decevisageplutôtsévère,dececrâneàlafortenuque, raidecommedit-onlaJustice.Lamaincaresseun manuscrit,ouunlivrefraîchemnetparumétamorphoses!) commesiellelesacralisait,ledésignaitsilencieusement, pariaitsurluidanslessièclesdessiècles.Gestedupoignet, ducoude,brefdetouslesmembresrassembléspourun élogedéfinitif. Ilyadelajubilationdanscettevoix,danscecorps quipivotesurlui-mêmecommeunmobiledeCalder.Et sil'auteurdulivreoudumanuscritenquestionestpré-sent,ilauraàsouffrir,letempsd'unregardappuyé,qu'on leprennepourtoutàfaitextraordinaire.Qu'iln'aillesur-toutpasdire,s'oublierjusqu'àdirequ'iladmireShakes-peareouDieu!L'hommejubilantprendral'airstu-péfait,ahuri,d'unquin'enrevientpas.Admirer Shakespeare,quelledrôled'idée!Commesivous nelui étiezpasinfinimentsupérieur.Gareauxoutrances,cher monsieur.Gareauxgrandsgrosmots! (Etvouschercheriezenvaindanssonoeuvreousa conversation,lesmotssolitude,destin,angoisse,déses-poir,absurde.Inutilisables.Demêmelavitredesonlan-gageestimperceptiblementrayée,touteapprochedufeu centralétantcorrigéeparuneautre,unmottropchargé vitedélestéentreparenthèses.Oncernelabête.Onne latuepas.Onrectifieletiràmesurequ'ellenouséchappe, àquoibonramasseruncadavreVivel'appétitLadégus-tationtoujoursremise.Langagesilencieux,«voyeur», quis'excuse,sereprend,tentedesefaireoublierpour mieux«assister».)
L'ESPRITD'ESCALIER
Etvoilàquetoutàcoupleventtourne.Brèveimpres-sionqu'ilyadelafuriedansl'air.Quel'hommecaressant lelivres'adresseàundemeuré,àuntypequ'ilvafalloir unpeudresser,histoiredel'empêcherd'êtredangereux pourluietpourlesautres.Ilarrivequ'undompteurne puisseplussepasserdesesfauves.Surtouts'ilenchange souvent.Lamêmeracemaispaslesmêmes.(Ceserait uncasdesuicide.)D'oùl'extravagantdéfilé.Aprèstout, pensel'hommesollicité,silestigresfatiguésparle voyagesontlà,c'estqu'ilssesontlaissésprendre. Pis,sontvenustoutseuls.Ilsieddoncdedéchirer,de retirer,doucement,lentement,lesmauvaisesraisonsqui lesontfaitvenirdanslacage.Paulhanlesdénude.Jusqu'à leurfaireparfoisregretterd'avoirquittélajungle,au moinssauvage,deleursolitudeambitieuse.Pouruneautre, plusoumoinsdérisoire.
Là-dessus,onpeutrêverd'unJeanPaulhanéditeuraux moyenslimités,fixédansjenesaisquelleprovince,et publiantdestextesparfaitsdontlessienssousle plusstrictanonymat.Ceseraitpetitesociétésecrète, collectivitéchoisie,inaliénable,dontilseraitl'invariant. Uneespècederépubliquedeslettres,seserrerles coudes,fairecorps.Ilnegoûteguèrel'évasion,nilesui-cide.Puisquoiencore?Ilyvoitd'aborduneforfanterie, unemanièredevouloirsefaireremarquer,d'enquiquiner ceuxquirestentettiennentlecoup,malgréleurenviede mettrelaclésouslaporte.Uncabotinage.Çalevexe. Aucunsensdel'histoire,maisdeladurée.Ilnousattend auvirage.Riend'immédiatnelerequiert.Illuifautdes preuves.Aussibienquantàluiquequantauxautres.Et ilsaitdirequ'ils'esttrompé. Siquelquechoselecaractérise,c'estbienlapassionde l'incognito,delaclandestinité.Passionquivatrèsloin
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puisqu'elleexigedesonhommequ'ilseretiredelui-même, nelaissantqu'unetracesurlesable.Afinsd'efficacité. Pourbien«vivrel'autre,ils'absente,ilsevide,se prêteauventquipasse.Unpeu,justement,commeles élémentslibresdeCalder.D'oùladifficultédel'aimer, ouplutôtdeleluifairesavoir(maisiln'estpasleseul!). Ilagitentoutcommes'iln'étaitpaslà,commes'iltrouvait désagréable,voireunpeusot,depensercequ'onpense, d'êtretropintelligentcommes'ilnesuffisaitpasde l'être!Iln'ajamaisl'airdepartagersonavis.Toujours entransit.Cequin'empêchepas,aucontraire,etc'est miracle,l'autorité,letranchédanslevif,lesensaigude laresponsabilité,laplusimplacabledureté,lesgoûtsles moinsvagues.Jelecroisprofondémentamoureuxdu génie.Pasprécisémentdeceluiquisemanifestegrâce malgré?lalittérature,maisd'unautre,plusspon-tané,pluscontemporaindesonhomme;génieàutiliser, àmettreauservice.Paslegéniedugénie.Ungéniesel etpoivre,amusant,inattendu,gravedansleprincipe, joyeuxdansl'accomplissement.N'a-t-ilpashorreurde l'ennui?Jemerappelleunjour,où,arrivantchezlui, jeletrouvaitoutgai,l'oeilécarquilléd'enfance.Dubuffet venaitdelequitter,quil'avaitdépaysé,diverti,avaitlaissé jenesaisquelairdebonnefoliedanscettepièced'éternel étudiant,partagéeenairesbiendistinctes.Etlevoilà quinousmontredestableaux,desobjets,deséditions rares,s'attendantàcequ'onensoit,commelui,enchantés. Puisc'estaussimanièred'éloignerlaconversation,quiest sabêtenoire.Ilencouragelesautresàparler,entretient leursproposdehochementsdetête,lamainprèsde l'oreille(pourlaprotéger?).Maisnetientpasdutoutau faceàface.Pourtant,biensûr,ilesttentantdeleprovo-quer.Maisc'estgénéralementpeineperdue.Nonqu'il changedeconversation.C'estlaconversationelle-même qu'ilretourne,qu'ilremetauxcalendesplusquegrecques, sousprétextequ'ilavuhieràlaFoireduTrôneunpetit
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singequifaisaitduyoga.Onsedemandealorss'ilnese moquepasdequelqu'un.Non.C'estpourempêcherune prisedesérieuxdéplacée.Demêmenel'ai-jejamaisvu niimaginétriste,ouplaintif.Maisiln'estpascontre ledésarroid'autrui.
Doncsurpris,intrigué,maisexigeantdel'être.Illit bienparcequ'illitférocement,jalousement.(Demême Vilaravalantuntextedontilestmalade;lebroutant,et donnantàsadictiontouslessignesd'unevoracitéqui catapultelesdifférentsmouvementsdanslabouilloirede sacolèrerentrée.JouantPirandello,onnesauraitdouter auec'estàPirandellolui-mêmequ'ilena.Qu'ilaurait vouluêtrePirandello.Etqu'ilsevengeàsamanière. C'estparfait.CunyenfaitautantavecClaudel.)Ilrentre têtelapremièredanslebeurrelangagierdecetauteur quiluipermetd'êtreunpeuplusqu'unacteur,maisle prenddumêmecoupdanslepiredespiègesDonJuan n'estpasloin.Maislui,c'estàDieuqu'ilena. EtilyadudonjuanismeenJeanPaulhan.Passionné devirginité,maisplantantsavictime,etcetamourdont iln'aquefaire.(Qued'Elvires,mâlesetfemelles,iltraîne aprèsluiLeCommandeurdanslapoche.)Silavictime résisteintelligemment,ilvaluifairepasseruntemps d'épreuves,pourvoircruellementsiellepeutse passerdeluiaprèsl'avoirconnu.Etlaséductionsetrans-formeenpaternalisme.Ledonjuanismeentimidité.Mais mieuxvautnepastrops'yfier.Aussibiensonamitié n'apasdecontinuité.Ilestfidèle,étonnamment,onpeut souventpenserêtremortenluietvoilàqu'unelettre arrive,toutefraîche,toutesoleilleuse,danslaquelleil vousreprochedenepasdonnerdevosnouvelles.Oui,oui. Sonhumeurestfluctuante,avecun«nemetouchezpas» permanent.Sa coquetterieestuncompteàrebours,et quis'ylaisseprendreestmenacé,cariln'estpasdéfendu
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del'aimer.Simplementrisque-t-ondes'apercevoirqu'après toutilnedemandeauxautresquedel'aideràêtremeil-leur,àprogresserdanssessouterrains,às'accomplir. Maissansaucuneillusion.Voilàcequitrompe.S'intéres-santcommeilsaitlefaireauxautres,àcesautresquine pensent,nevivent,nerespirentquepourêtresacralisés danslasemainedeleurexistencecommeildoitles trouvermodestes!ilnetientpasdutoutàêtreleur victime.Professoral,etc'estpeudire,carsonenseigne-menttournehautet loin,sonmutismeinterroge.Son didactismesingulierdemanderéponse.Ilsongesérieuse-mentàunetribuamoureuse,etsavoixsidouceperce parfois,etquandillefaut,l'écransordidedufanatisme meurtrier.Saloi,elle-mêmefanatique,c'estlavérité.Qui n'ajamaislepremiermot,niledernier.Maisfonctionne commelecœur,pompelibératrice.Disonspourfinir,il seraittemps,qu'ilal'espritd'escalier.Etquecetescalier estceluidel'esprit. GEORGESPERROS