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Le phénix

De
400 pages
Alors que Bernard Tapie était en prison, pour avoir truqué un match de l’Olympique de Marseille et surtout pour s’être moqué pendant des années des lois et des magistrats, son fils Laurent, réunissant quelques journalistes, leur avait raconté une histoire à dormir debout : ce n’est pas Tapie qui avait escroqué le Crédit Lyonnais, au début des années 1990, comme tout le monde le disait alors, mais le contraire. Encore une entourloupe de l’homme d’affaires déchu ? Et pourtant, Laurent Tapie avait raison. Le 7 juillet 2008, au terme d’un véritable Everest judiciaire, un tribunal arbitral a condamné sans appel le CDR à verser 285 millions d’euros – auxquels s’ajouteront les intérêts – aux liquidateurs des sociétés de Bernard Tapie, au titre du manque à gagner et du préjudice moral. Non seulement la banque, alors publique, a capté une plus value de près de 2 milliards de francs sur la vente d’Adidas qui aurait dû revenir à celui qui était alors ministre de Pierre Bérégovoy, mais elle l’a en outre mis délibérément en situation de banqueroute, l’empêchant de briguer la mairie de Marseille. Confirmant plusieurs jugements antérieurs, cette sentence a fait scandale tant aux yeux du grand public, choqué par le montant des sommes, qu’à ceux d’un certain establishment, hostile à tout ce que représente Tapie. Certains ont dénoncé le rôle supposé de Nicolas Sarkozy. Ces nouveaux événements obligent à revisiter entièrement la carrière du Flambeur – titre de notre livre paru en octobre 1994 et vendu à plus de 100.000 exemplaires. A 65 ans, celui-ci va renaître de ses cendres, tel un Phénix. Porté au nues avant d’être jeté aux chiens, Tapie s’identifie volontiers au comte de Monte-Cristo. Redevenu riche et puissant, va-t-il se venger, comme Edmond Dantès, de tous ceux qui l’ont fait tomber ? Reviendra-t-il en politique ?
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Alors que Bernard Tapie était en prison, pour avoir truqué un match de l’Olympique de Marseille et surtout pour s’être moqué pendant des années des lois et des magistrats, son fils Laurent, réunissant quelques journalistes, leur avait raconté une histoire à dormir debout : ce n’est pas Tapie qui avait escroqué le Crédit Lyonnais, au début des années 1990, comme tout le monde le disait alors, mais le contraire. Encore une entourloupe de l’homme d’affaires déchu ? Et pourtant, Laurent Tapie avait raison. Le 7 juillet 2008, au terme d’un véritable Everest judiciaire, un tribunal arbitral a condamné sans appel le CDR à verser 285 millions d’euros – auxquels s’ajouteront les intérêts – aux liquidateurs des sociétés de Bernard Tapie, au titre du manque à gagner et du préjudice moral. Non seulement la banque, alors publique, a capté une plus value de près de 2 milliards de francs sur la vente d’Adidas qui aurait dû revenir à celui qui était alors ministre de Pierre Bérégovoy, mais elle l’a en outre mis délibérément en situation de banqueroute, l’empêchant de briguer la mairie de Marseille. Confirmant plusieurs jugements antérieurs, cette sentence a fait scandale tant aux yeux du grand public, choqué par le montant des sommes, qu’à ceux d’un certain establishment, hostile à tout ce que représente Tapie. Certains ont dénoncé le rôle supposé de Nicolas Sarkozy. Ces nouveaux événements obligent à revisiter entièrement la carrière du Flambeur – titre de notre livre paru en octobre 1994 et vendu à plus de 100.000 exemplaires. A 65 ans, celui-ci va renaître de ses cendres, tel un Phénix. Porté au nues avant d’être jeté aux chiens, Tapie s’identifie volontiers au comte de Monte-Cristo. Redevenu riche et puissant, va-t-il se venger, comme Edmond Dantès, de tous ceux qui l’ont fait tomber ? Reviendra-t-il en politique ?