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Le Portefeuille d'un vieux rimeur - De 1826 à 1878

De
100 pages

1er COMMANDEMENT. — Un seul Dieu, etc.

N’adore qu’un seul Dieu, brise toute autre idole ;
Le culte souverain n’est dû qu’au Créateur :

Crois la seule parole
De ce législateur,
Traite toute autre école

D’erreur.

2e COMMANDEMENT. — Dieu en vain, etc.

Ne jure point par lui, c’est une erreur funeste
De le prendre à témoin, quand même on a raison,

D’une bouche modeste
Implore un Dieu si bon ;
Jamais en vain n’atteste

Son nom.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos de Collection XIX

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Joseph Dubois-Guédon

Le Portefeuille d'un vieux rimeur

De 1826 à 1878

A MES LECTEURS

Si j’offre quelques fruits, cueillis sur le Parnasse,
N’allez pas, s’il vous plaît, leur faire la grimace ;
Ces vers, bons ou mauvais, je les ai faits pour vous,
Et jamais passe-temps ne m’a paru plus doux.

LES DIX COMMANDEMENTS DE DIEU.1

1er COMMANDEMENT. — Un seul Dieu, etc.

 

N’adore qu’un seul Dieu, brise toute autre idole ;
Le culte souverain n’est dû qu’au Créateur :

Crois la seule parole
De ce législateur,
Traite toute autre école

D’erreur.

 

2e COMMANDEMENT. — Dieu en vain, etc.

 

Ne jure point par lui, c’est une erreur funeste
De le prendre à témoin, quand même on a raison,

D’une bouche modeste
Implore un Dieu si bon ;
Jamais en vain n’atteste

Son nom.

 

3e COMMANDEMENT. — Les Dimanches, etc.

 

Au jour de son repos, par sa loi souveraine,
Du soin de ses autels fais ton unique emploi ;

Des jours de la semaine
Oh ! quelle douce loi !
Il en prend un à peine

Pour soi.

 

4e COMMANDEMENT. — Tes père et mère, etc.

 

Honore tes parents, le sang même y convie ;
Mérite que ton Dieu te prête son secours ;

Que sa grâce infinie,
Qui veille sur tes jours,
Prolonge de ta vie

Le cours.

 

5e COMMANDEMENT. — Homicide point ne seras, etc.

 

L’enfer doit expier la rage qui t’agite,
Si tu verses le sang par un barbare effort ;

Le Ciel, qui s’en irrite,
Te garde un même sort,
Tout meurtrier mérite

La mort.

 

6e COMMANDEMENT. — Luxurieux point ne seras, etc.

 

Pour obéir à Dieu, renonce à la nature ;
Brûle d’un saint amour, tu ne peux faire mieux ;

Le feu de la luxure
N’entre jamais aux Cieux ;
Dieu ferme sur l’ordure

Ses yeux.

 

7e COMMANDEMENT. — Le bien d’autrui ne prendras, etc.

 

Jamais, à ton prochain, ne fais aucun dommage ;
Respecte cette loi, Dieu même en est l’appui ;

Son bien est son partage,
Le tien n’est pas à lui.
Ne prends point l’héritage

D’autrui.

 

8e COMMANDEMENT. — Faux témoignage ne diras, etc.

 

S’il faut, avec serment, porter un témoignage,
Dans tout ce que tu dis garde un juste milieu ;

Dépose sans nuage
Et songe, en premier lieu,
Que le parjure outrage

Ton Dieu.

 

9e COMMENDEMENT. — L’œuvre de chaire ne désireras, etc.

 

Ne convoite jamais la beauté d’une femme,
Si, par le Sacrement, elle n’est pas à toi ;

Dieu règle ainsi ta flamme,
C’est le suprême Roi ;
Grave bien dans ton âme

Sa loi.

 

10e COMMANDEMENT. — Bien d’autrui ne convoiteras, etc.

 

Les biens de ton prochain en secret ne désire ;
De ceux qui sont à toi sois content désormais ;

Ils doivent te suffire,
Possède-les en paix ;
Pour d’autres ne soupire

Jamais.

MONSIEUR BUZEVIN

De Blaise, un vieux garçon, qu’est-ce qu’on pourrait faire ?
Il est fort exigeant, comment le satisfaire ?
A force de chercher, j’ai trouvé cependant,
Et j’espère de moi qu’il sera très-content.

On se demande tour-à-tour :
Quel est donc ce vieux, gros bonhomme,
Qu’on voit à chaque carrefour
Epeler les affiches comme
S’il voulait se rendre acquéreur
Des maisons, des prés mis en vente ?
C’est un soi-disant professeur
Qui ne sait où planter sa tente.
Il espère, mais c’est en vain,
Trouver la fortune en sa route ;
Il est beoucoup trop buse et vain
Pour que le Ciel ses vœux écoute.
S’il était un peu moins hautain,
Il pourrait bien gagner sa vie ;
Je peux le faire sacristain
Ou bedeau, suivant son envie.
Blaise, ayant un de ces emplois,
Pourrait donc porter la soutane,
Qu’on lui refusait autrefois.
Il n’en serait pas moins un âne.

La Flèche, 20 Mai 1877.

SUR MON NOM

En vérité, je vous le dis :
Mon nom, tout seul, en vaut bien quatre ;
Ni plus ni moins, sans rien rabattre,
N’y trouve-t-on pas duo-bis ?

La Flèche, 26 Avril 1877.

PENSÉE SÉRIEUSE

Trop promptement je marche vers la tombe
Où roi, sujet, sage, fou, chacun tombe.
Si je pouvais reculer ce moment,
Je le ferais. On me croit aisément.

La Flèche, 20 Avril 1877.

MADRIGAL

A ma jeune cousine, Mademoiselle Jeanne V...

 

Illustration eunesse, grâces et beauté,
Illustrationsprit, chez vous tout marche ensemble ;
Illustrationvous le Ciel, en vérité,
Illustration’a rien refusé, ce me semble ;
Illustration’avez-vous pas tout ce qu’on aime ?
Illustrationt comme on voudrait pour soi-même.

La Flèche, 17 Septembre 1876.

*
**

A mon ami, Monsieur Lefaucheux

Anniversaire de sa 82e année

 

Je fus bercé, dans mon enfance,
Par des récits tout étonnants,
Dont la fontaine de Jouvence
Etait un des plus émouvants.
Mais, plus tard, je fus incrédule,
Niant son efficacité,
Craignant surtout le ridicule
Qui, souvent, suit la vérité.
Cette fontaine c’est la source
Où l’on se désaltère tous
Quand, meurtris, brisés par la course,
On parvient jusqu’au rendez-vous.
Vous l’avez trouvé de bonne heure
Ce bien que nous cherchons encor,
Plaçant dans une autre demeure,
Des trésors le plus grand trésor.
D’ailleurs, vous connaissez, sans doute
(Puisque vous ne vieillissez pas).
De Jouvence l’heureuse route ;
Veuillez y conduire nos pas.
Nous y boirons l’eau merveilleuse
Et nous rajeunirons aussi.
Corps sains, dans âme vigoureuse,
A tous les maux jetant défi.

La Flèche, 31 Août 1876.

*
**

Chant pour la Salle d’Asile de La Flèche

1er COUPLET.

 

Si petite est notre taille,
Il ne faut pas qu’on en raille ;
N’ dit-on pas le plus souvent :
Petit’ boîte bon onguent ?

 

Refrain.

 

Ayons de la patience,
Puisque notre tour viendra ;
Notre cœur joyeux s’élance
Vers cet heureux moment-là.
Tra, la, la, la, la, la, la ;
Tra, la, la, la, la, la, la ;
Oui, ce beau jour paraîtra,
Et nous dirons : le voilà.

 

2e COUPLET.

 

D’un gland, gros comme noisette,
Un chêne vient et projette
Ses rameaux forts et puissants,
Illustration

 

3e COUPLET.

 

Petit’ graine que l’eau mouille,
Gonfle, grossit, un’ citrouille
Paraît, énorme, à nos yeux
Illustration

 

4e COUPLET.

 

Tout grandit et tout progresse,
Car l’immuable sagesse
Voulut qu’il en fût ainsi ;
Illustration

 

5e COUPLET.

Un tout petit garçon, seul.

 

Pour, moi j’attends et j’espère
Ce que m’a promis mon père ;
Hier, i’ m’ disait encor :
Illustration

La Flèche, 5 Avril 1876.1

*
**

Chant pour la Salle d’Asile de La Flèche

Chœur.

 

Quand nous serons grands, si la France
Avait besoin de notre bras,
Sans hésiter et d’un bon pas
Nous marcherons pleins de vaillance.

 

1er COUPLET.

 

La France est notre mère,
Nous sommes ses enfants ;
Puisqu’en nous elle espère
Le jour de nos vingt ans,
S’il faut pour sa défense
Affronter le trépas,
Qu’elle ait donc confiance, Illustration

 

2e COUPLET.

 

N’oublions pas les larmes
Tombant de tous les yeux,
Lorsque le sort des armes
Nous fut si désastreux.
De Dieu, puis de Marie,
Invoquant le secours,
Pour la chère Patrie
Illustration.

 

3e COUPLET.

 

Les devoirs sont faciles
Pour qui sait obéir ;
Soyons d’abord dociles
Quand viendra l’avenir,
Ayant cette habitude,
Nous serons des soldats
Solides d’attitude
Illustration

 

4e COUPLET.

Les petites filles seules.

 

Nous serons cantinières,
Prévoyant vos besoins,
S’il le faut, infirmières,
Vous donnant tous nos soins.
Nous aurons des dictames
Pour tous les maux du corps,
Nous prierons pour les âmes
Illustration

 

5e COUPLET.

Tous ensemble.

 

De notre France aimée
Renaîtront les grands jours,
Si la foi ranimée
Met en Dieu son recours.
Prions ! prions sans cesse,
Implorons le Seigneur !
Son immense tendresse
Illustration