//img.uscri.be/pth/e995394a6e84f49fd2ec80df946092b18acc9726
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : MOBI - PDF - EPUB

sans DRM

Les Énergies du zodiaque

De
234 pages

Histoire, mythologie, astronomie, psychologie, la lecture de cet ouvrage transformera à coup sûr votre représentation de l’astrologie.

Les civilisations anciennes ont toujours étudié les différents mouvements des astres à défaut de la Terre qui en est la grande absente. Où se trouve réellement la Terre au moment de notre naissance ? Répondre à cette question nous projette au cœur même d’une dialectique ou d’un redoutable paradoxe.

Jung fut un obsédé des opposés. Son but? réconcilier l'homme avec la partie inconsciente de sa vie. Plus de fatalité mais un nouveau concept, celui d’un mouvement de l'énergie qui pourrait-être appelé "champs de forces". Cet ouvrage va apporter à l’astrologie la cohérence qui lui manquait sur le plan astronomique.


Voir plus Voir moins

Couverture

Cover

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-80751-9

 

© Edilivre, 2014

Dédicace

 

Pour Johan, Franck et Célia, la génération de la théorie des cordes.

L’astrologie se doit d’évoluer aussi. Avec tout mon amour.

Chapitre 1

Histoire – Symbolisme
Image 7
et philosophie du zodiaque

http://www.ezida.com

 

Que représente véritablement le zodiaque ? Qu’y a-t-il derrière le Cercle ? Que signifient les signes ? Quel est le sens de leurs enchaînements ? Autant d’interrogations que la profondeur du symbole ne peut manquer de susciter. Alors au milieu de toutes ces énigmes passionnantes, il m’est apparu indispensable d’étudier avant tout l’Histoire de ce symbole, les contextes historiques et philosophiques, son évolution, les grands événements, les grands hommes, qui nous éclairent assurément sur cette symbolique du zodiaque.

Que représente véritablement le symbole du zodiaque ? En réalité, le zodiaque est la représentation du mouvement des différentes étapes de l’énergie, c’est à dire la force vitale inhérente à la « Vie ».

Ce symbole date environ du 3éme siècle avant J.C. Il a été conceptualisé sur la base d’observations astronomiques, c’est à dire qu’il représente les mouvements apparents du Soleil vus de la Terre.

L’astrologie est une technique qui se base sur ce symbole, mais elle n’en est pas à l’origine. En effet, le symbole du zodiaque lui est largement antérieur. Avant l’astrologie, il y eut la Cosmologie, c’est-à-dire, la recherche du « Sens », plus précisément la recherche philosophique qui découlait des observations astronomiques. L’astronomie et la Cosmologie furent aimées et respectées, et ce sont elles qui donnèrent naissance au Zodiaque en tant que symbole représentatif d’une philosophie entre l’homme et le système solaire. Pour nos aînés, le Zodiaque était un symbole exprimant leur philosophie du monde.

I
Étymologie du mot zodiaque

1 – Étymologie Grecque

• ZODIAQUE = ZODIAKOS

« ZOE » qui veut dire « Vie »

« ZOON » qui veut dire « Mouvement »

Et, « DIAKOS » qui se traduit par « Roue »

Le rythme de l’énergie ou mouvement de la vie, se retrouve dans l’antique figure de l’Ouroboros « le serpent se mordant la queue.

rg_hi

figure de l’Ouroboros

La traduction du mot grec « Zodiakos » serait donc la « Roue de la Vie » où le cycle du mouvement de la Vie

2 – Étymologie Grecque – Latine

ZOÉ : qui veut dire « Vie »

ZOON : qui veut dire « Mouvement »

Et, DIES : qui se traduit par « Jour » en latin

Zodiaque = jour de la vie, où manifestation apparente (pour jour) de la vie. Cela représente aussi un mouvement déterminé de la vie, qui du point de vue humain peut signifier une vie. L’ancien jour était divisé en 12 heures, placées autour d’un cercle, comme les heures sur le cadran d’une horloge.

3 – Étymologie Sanscrite

ZODIAQUE = RASI CHAKRA

RASA : « Essence », « Sève »

CHAKRA : « Roue », « Disque »

Chakra est dérivé de :

– Shak : « être capable de », avoir le pouvoir d’agir.

– Kram : « se mouvoir », sortir de, « émaner de ».

Chakra en sanscrit est employé aussi pour désigner le centre du monde. L’origine étymologique de Rasi – Chakra permet d’interpréter la figure du zodiaque comme le symbole de l’essence universelle en mouvement. Les trois sens étymologiques nous renvoient bien à une unicité, à un principe, à une Loi. Mais quel principe ? Quelle Loi ?

Le zodiaque serait donc pour les anciens un mandala, un « Cercle », ou une « Sphère », un « Symbole ». De par sa forme, certains auteurs pensent que le zodiaque pourrait exprimer les principaux états de l’énergie qui se répètent indéfiniment, représentant ainsi, ce qui est sans commencement, ni fin.

II
Classification

Nous avons donc 12 signes et 4 éléments, “Feu, Terre, Air, Eau” que nous allons diviser en trois cadrans, chaque nouveau cadran commençant toujours par un signe de Feu.

1erCadran : Bélier – Taureau – Gémeaux – Cancer

2èmeCadran : Lion – Vierge – Balance – Scorpion

3èmeCadran : Sagittaire – Capricorne – Verseau – Poisson

images1

III
Genèse du symbole zodiacal
dans l’histoire

1 – La Mésopotamie, berceau de l’astrologie

images2 Les Sumériens et la Mésopotamie

L’astrologie est née au 3ème millénaire avant J.C., à Sumer, ancien royaume de la Mésopotamie (région appartenant aujourd’hui à l’Irak).

CHRONOLOGIE DE LA PREHISTOIRE ET DE L'HISTOIRE SUMERIENNE

Obeid 1

(Eridu)

Obeid 2

(Hajji Mohammed)

Obeid 3 + 4

(Obeid récent)

Uruk

JemdetNasr

5000-4800

4800-4500

4500-4000

4000-3200

3200-2900

Avant Jésus Christ

Naissance de l’astrologie

PREHISTOIRE

L’histoire des Sumériens est indissociable de l’entité géographique que l’on connaît sous le nom de : « Mésopotamie ». Cette région, qui s’étendait du Golfe Persique au sud, à la mer Méditerranée au nord, est généralement divisée en trois parties : Mésopotamie septentrionale ou Haute Mésopotamie (= nord), Mésopotamie centrale (= le centre), Mésopotamie méridionale ou Basse Mésopotamie (= sud). Cette division géographique a son importance, dans la mesure où elle facilite l’identification des diverses civilisations qui se trouvaient en Mésopotamie. Il est important d’avoir une idée relativement précise de l’histoire de cette civilisation si l’on tient compte du fait qu’Abraham est précisément originaire du pays des Sumériens (Ur). Il a donc connu cette civilisation. N’oublions pas que la datation la plus courante pour Abraham est 1900av JC. Cette date correspond certes au déclin de ce peuple, mais, il n’en reste pas moins que son histoire et sa culture ont sans doute marqué le jeune Abraham. La preuve en est que les exégètes s’accordent généralement à dire que les onze premiers chapitres de la Genèse véhiculent les légendes et les histoires de cette civilisation. La Mésopotamie septentrionale ne présente guère d’intérêt pour notre sujet. Elle aura surtout un rôle à jouer avec l’arrivée en scène des Assyriens, bien plus tard. Mais les deux autres parties de la Mésopotamie ont joué très tôt un rôle essentiel dans l’histoire de la région. La Mésopotamie est un terme qui vient du grec et qui signifie : « entre les fleuves ». Ces fleuves sont le Tigre et l’Euphrate. Actuellement, la plus grande partie de la Mésopotamie se trouve en République d’Irak. Elle semble être l’un des plus vieux de ces berceaux. Des signes montrent une civilisation urbaine qui remonterait aussi loin que 4000 ans avant notre ère.

Le premier peuple de cette région était connu sous le nom des Ubaidiens. Nous ne connaissons à peu près rien d’eux, sauf qu’à une époque très ancienne, un autre peuple s’est installé dans la région et les membres des deux peuples ont commencé à se marier entre eux. Il s’agissait des Sumériens. La Mésopotamie centrale est le lieu où s’est développée la civilisation dite « Akkadienne ». Ce peuple dont la capitale était Akkad habitait probablement à la frontière entre la Mésopotamie centrale et la Mésopotamie méridionale. C’est cette partie méridionale qui fut colonisée par les sumériens, et qui donna lui d’ailleurs son nom. En effet, en histoire ancienne, on appelle également la Basse Mésopotamie : « le pays de Sumer ». Les Sumériens furent dominants. Ainsi, ils eurent un développement plus rapide que celui des Akkadiens de Mésopotamie centrale, et leur langue finit par remplacer celle des Ubaidiens en Mésopotamie méridionale. Leur langue ne peut s’apparenter à aucune autre langue connue. On ne peut la comprendre et la traduire qu’en ayant recours à des traductions intermédiaires en d’autres langues connues, un peu à la manière de l’égyptien. Ainsi, c’est par des traductions akkadiennes faites en Babylonie ancienne par quelques érudits qu’il devint possible aux étudiants modernes de traduire le sumérien. Il était en effet beaucoup plus aisé de comprendre l’akkadien, dans la mesure où cette langue était sémitique, et s’apparentait donc à l’hébreu et à l’arabe. Les Sumériens inventèrent la plus vieille forme d’écriture connue, les cunéiformes, qui sont produits en pressant des coins dans de l’argile molle. C’est sans doute pour leurs mythes de la création du monde que les sumériens sont les plus connus. On leur doit par exemple le mythe de Gilgamesh, roi sumérien de la Cité-Etat d’Uruk, héros, de plusieurs récits épiques rédigés en sumérien sur des tablettes d’argile vers la fin du IIIe millénaire. Le grand apport culturel de ce peuple sur le plan des mythes fondateurs est sans aucun doute la notion de déluge universel. Toutes ces histoires, comme il a été dit plus haut, ont été reprises dans la Bible tout en étant adaptées au monothéisme.

Voici un schéma chronologique reflétant les 4 périodes de la langue sumérienne :

images3

Au temps de l’Epopée de Gilgamesh et de la fondation de la ville d’Ourouk, les prêtres – astronomes ont construit d’immenses tours appelées « Ziggourats. Les ziggourats sont une caractéristique de l’architecture mésopotamienne. Elles portent le nom de “Maison du Fondement, du Ciel et de la Terre”, ou, L’Étemenanki, “temple, maison, demeure, maisonnée ». En général, chaque ville a une ziggourat, mais il y a des exceptions. Par exemple à Uruk, il y a deux ziggourats, l’une dédiée à la déesse Ishtar et l’autre au dieu Anu. Les observations célestes qui se faisaient de leur sommet permettaient de faire des prévisions pour les événements collectifs. L’astrologie est connue pour avoir pris naissance là-bas, mais l’astrologie, sous une forme ou une autre, est presque universelle, nous la retrouvons chez les peuples anciens et son origine n’est pas cantonnée à un moment ou à un endroit précis. Presque tous les anciens peuples possédaient une méthode pour observer les cieux à des fins divinatoires. Au début, l’astrologie de la Mésopotamie ressemblait beaucoup à celle des autres cultures, soit une simple observation des cieux pour y déceler des signes qui pourraient affecter le royaume. Ces signes étaient souvent des phénomènes météorologiques mêlés à de réels phénomènes astronomiques.

Image 41

La plus célèbre des ziggourats est celle de Babylone, son souvenir a traversé le temps, dans la bible elle est nommée Tour de Babel.

Image 52

Le panthéon sumérien était très hiérarchisé. La structure du panthéon peut aisément se comparer à une structure pyramidale :

✓ A la base, juste au-dessus des hommes, se trouvent les Igigi. Ce sont des dieux prolétaires au service des 50 grands dieux.

✓ Puis, nous avons 50 grands dieux que l’on regroupe souvent sous l’appellation collective d’Annunnaki (= fils de An).

✓ Ensuite viennent les 7 dieux ‘qui décrètent le destin’. Ces 7 dieux se subdivisent eux-mêmes en sous – catégories :

o Les 4 dieux créateurs : An qui règne sur les cieux, (Anu, Antu), Enlil qui dirige l’air ou l’atmosphère, (Ellil) Enki maître des eaux, (Ea, Nudimmud), Ninhursag déesse de la Terre. (Ninmah, Nintu, Mammi) plus tard, elle sera parfois identifiée à (Ki – la Terre).

• Puis, les trois divinités astrales : Nanna dieu de la Lune, (Sin, Yerah), Utu Dieu du Soleil (Shamash), Inanna déesse de Vénus. (Ishtar),

Au sommet se détachent la Divine Triade : An, Enlil et Enki.

Attention, le terme triade est ici trompeur, au sens où il pourrait nous faire croire que le pouvoir suprême était divisé à part égale entre ces trois divinités, ce qui n’était pas le cas, An étant le dieu le plus puissant des trois. Au-dessus de cette triade, venait la déesse Mère Nammu (Namma). Elle était considérée comme la déesse de la Mère Primordiale, la Mère qui engendra Enki et An, et par là, le Ciel et la Terre. Bien qu’étant au-dessus de la Triade en termes d’origine (elle engendre), elle ne joua jamais un rôle aussi important que ses fils dans l’histoire des dieux du pays de Sumer. On peut remarquer deux choses après cette description du panthéon sumérien : Ces dieux sont effectivement des représentations des forces de la nature (l’eau, l’air, la Terre, la Lune, le Soleil, etc…). En fait, ils ne transcendent pas la nature, ils la représentent comme nos signes astrologiques, ils représentent les forces de la nature et son évolution.

images4 Les Sumériens et le Polythéisme

Une des premières caractéristiques interpellante dans la religion sumérienne, c’est son polythéisme évident. En cela, elle contraste très nettement avec la religion biblique. Cette antinomie est d’ailleurs une constante entre ces 2 religions. En effet, même s’il est vrai que les récits bibliques des 11 premiers chapitres de la Genèse portent l’empreinte manifeste des légendes sumériennes (déluge, Babel, Adam tiré de la Terre), l’originalité de la Bible ne peut cependant pas être niée, dans la mesure où ces récits sumériens ont été constamment repensés et adaptés à la conception monothéiste par les auteurs bibliques. Ainsi donc, les sumériens adoraient des centaines de dieux et de déesses. Ces dieux jouaient un rôle crucial dans la vie des habitants de Sumer. Au IVème millénaire av. J.-C. les Sumériens, au Sud, établissent des sites importants comme Uruk, Nippur et Ur. Au début du IIIème millénaire av. J.-C, l’écriture cunéiforme s’est généralisée dans la Basse Mésopotamie, et a permis de déduire grâce à l’étude de leurs textes ou de leurs stèles, que ces habitants de Mésopotamie n’hésitaient pas à se tourner vers leurs dieux pour obtenir assistance et protection. Ces dieux n’occupaient pas une place prépondérante dans la vie individuelle, mais ils étaient plutôt principalement au cœur de la vie de la cité. Le dieu Nanna était, par exemple, le dieu de la Lune protecteur de la grande ville sumérienne d’Our. Le schéma ci-dessous résume le panthéon sumérien en partant du plus important au moins important :

images5

La Mésopotamie, (pour mémoire l’Irak et une partie de la Syrie actuelle), était une région de vallées et de plaines encadrée au Nord par les montagnes d’Arménie, à l’Est par le massif du Zagros et à l’Ouest par le désert d’Arabie et la steppe de Syrie. Elle était arrosée par les 885 km du Tigre et les 1300 km de l’Euphrate, et les Peuples de la Mésopotamie (Babyloniens, Chaldéens et Assyriens – 400 avant JC), vivant sur leurs rives, semblent avoir succombé à la contemplation des astres. En effet, peuple d’agriculteurs, ils devaient faire attention au cycle des saisons, à l’alternance du jour et de la nuit et aux crues de l’Euphrate, dont dépendait la fertilité des sols.

Image 7

Carte : Louisg. net

C’est en observant les astres qu’ils pouvaient maîtriser la nature. A l’époque sumérienne l’astrologie était avant tout collective, c’est à dire qu’elle ne concernait que le peuple, elle permettait de prévoir le moment opportun pour les moissons, les guerres, les réconciliations, mais en aucun cas elle ne permettait de connaître la destinée d’une personne. Ce n’était pas des prévisions, mais des prédispositions qui permettaient de se mettre à l’unisson avec le Tout. Ainsi, les sumériens créèrent une astrologie intuitive, en rapport avec les mythes. Ils vont dégager une échelle de correspondance entre les événements Terrestres et les phénomènes célestes. Mais il faut bien comprendre qu’ils ne cherchaient pas à démontrer que les astres étaient faiseurs d’événements, ils recherchaient l’harmonie entre le « haut » et le « bas » et ils découvrirent ainsi, que chaque parcelle de l’univers est à l’unisson avec le Tout. Les prêtres qui étaient astrologues et astronomes observaient le ciel à l’aide d’un cadran solaire et d’une clepsydre. Ils calculèrent leurs distances par rapport à la Terre, leurs signes respectifs, leurs trajectoires, puis ils les gravèrent sur leurs tablettes d’argile. Pour eux, l’astronomie était associée à l’astrologie. Ils étaient chargés d’interpréter le message des astres, pour aider leur roi à prendre des décisions. Dans leurs premiers textes, ils ont tout simplement enregistré les planètes comme étant à tant de degrés d’une étoile. Il s’agit là d’une observation sidérale factuelle, mais il ne s’agit pas encore d’un zodiaque Un zodiaque nécessite un cadre de référence, un point sur le cercle à partir duquel les mesures sont prises. Ceci nous amène à aborder la base de numérotation établie par les sumériens.

images6 La numérotation sexagésimale

Selon Georges IFRAH (Histoire universelle des chiffres), « les Sumériens avaient opté pour la base 60, groupant ainsi les êtres et les choses par soixantaines et puissances de soixante ». Cette base 60, que les Sumériens furent les seuls à inventer de par le monde, cohabitait chez les chaldéos – assyriens avec une numérotation décimale d’origine Akkadienne. Les Chaldéens divisèrent ainsi l’heure en soixante minutes et la minute en soixante secondes. Puis, Ils divisèrent le jour en 12 heures « doubles » appelées kaspu mais aussi en « soixantièmes ». Ces bases 60 et 12 sont encore très usitées de nos jours (division du cercle, de l’heure, des cadrans des montres. C’est grâce aux chaldéens que nous achetons nos œufs, nos escargots ou nos huîtres par douzaine). Les Chaldéens, enfin, dressèrent une carte du Zodiaque divisée en douze signes. Le parcours circulaire du Soleil en 365 jours fut divisé en 360 degrés, la Division de cette roue en XII sections donne nos 12 signes astrologiques et nos 12 Mois. La division de chaque section en 30° donne les 30 Jours, (le Soleil avançant de 1° par jour environ).

rg_hi

Ce découpage donna le symbole circulaire que nous connaissons, ce fut le premier zodiaque solaire. Nous devons ce symbole aux Chaldéens. Le début du mois (et donc la longueur du mois précédent : 29 ou 30 jours) était empirique et était étroitement lié à la Lune. Un nouveau mois commençait quand le croissant de la Lune nouvelle était observé. Dès le 29ème jour du mois, on regardait le ciel dès le coucher du Soleil. Si le croissant était visible, un nouveau mois commençait. Sinon, on recommençait l’observation le lendemain. Si le ciel était couvert ces deux jours, le Grand Prêtre proclamait le mois nouveau au trentième jour de l’ancien mois. On doit donc aux Chaldéos – Assyriens la semaine de sept jours. Son origine serait due aux quatre phases de sept jours de la Lune. Chaque jour de la semaine a été désigné par le nom d’une divinité « planétaire » en commençant d’abord par les deux astres les plus importants aux yeux des Chaldéos – Assyriens. Mais la semaine de 7 jours n’est pas la seule période issue des observations Chaldéennes. Ils se sont révélés être également à l’origine de la reconnaissance d’une bien plus longue période, appelée le Saros.

images7 Découverte du Saros

Le Saros est une période de 6585,32 jours qui correspond au retour des éclipses de Lune et de Soleil et qui compte 223 lunaisons. Cette découverte, attribuée aux Chaldéens, ne semble pas étonnante étant donné l’intérêt qu’ils portaient aux observations célestes. Les Babyloniens avaient constaté que, sur fond d’étoiles fixes, des astres se déplaçaient. Ils en comptèrent 7 et, dès le XXème siècle avant notre ère, leur donnèrent le nom d’une divinité sans pour autant que l’astre soit identifié à la divinité. Au Vème siècle, les Grecs remplacèrent les noms des dieux sémitiques par ceux de leurs propres dieux en essayant de conserver l’équivalence d’attribution. Puis, au Ier siècle avant notre ère, les Romains firent de même. Et nous en arrivons au tableau suivant, dans lequel nous découvrons enfin ces 7 astres et leurs noms successifs :

Français

Babylonien

Grec

Romain

Lune

Sin

Séléné

Luna

Mercure

Nabou

Hermes

Mercurius

Vénus

Ishtar

Aphrodite

Venus

Soleil

Shamash

Helios

Sol

Mars

Nergal

Arès

Mars

Jupiter

Mardouk

Zeus

Jupiter

Saturne

Nin Urta

Kronos

Saturnus

Par le biais de toutes ces études du ciel, va naître la semaine astrologique. Cette dernière a évolué au travers d’influences multiples : orientales, babyloniennes, égyptiennes et hébraïques. Elle commence à se répandre à Rome dès Auguste, et s’impose au IIème siècle. L’ordre des planètes correspondant aux 7 jours de la semaine en fonction de leur distance estimée par rapport à la Terre, considérée comme étant au centre de l’univers. Donc, tout tourne autour d’elle, d’où l’attribut de « planète » donné au Soleil. Deux écoles s’opposaient : celle d’un ordre « égyptien » auxquels adhéraient des personnages comme Platon, Aristote, Eratosthène, et celle de l’ordre « chaldéen » auquel étaient attachés les noms de Pythagore, Archimède, Hipparque, Ptolémée. L’ordre chaldéen finit par l’emporter et l’ordre décroissant des planètes fut : Saturne, Jupiter, Mars, Soleil, Vénus, Mercure, Lune.

images8 L’astrologie, un mode de Pensée

L’astrologie était avant tout un mode de pensée qui accompagnait la vie de nos ancêtres. Selon leurs conceptions le ciel et la Terre étaient indissociables, « En comprenant la Terre, l’homme peut comprendre le ciel et en observant le ciel, l’homme découvre la Terre ». Cette vision unitaire de la nature ne donnait pas à l’époque une image déterministe de l’astrologie telle que nous pouvons la concevoir actuellement. Ainsi les sumériens observaient ils les expressions de la nature sous toutes ces formes pour comprendre leur présence en ce monde. Pour eux chaque parcelle de l’Univers est à l’unisson avec le « Tout ». Cette vision unitaire du monde était solidaire de l’univers et de l’homme. Nous retrouvons un symbole à peu près identique dans divers pays. Celui-ci est toujours représenté par une roue ou un cercle divisé en 12 parties égales. En étudiant ces symboles et hiéroglyphes, il y apparaît une signification ancestrale qui pourrait bien être la synthèse des lois universelles que les Anciens auraient élaborées. Il y a déjà 5000 ans, l’homme présentait la Loi Eternelle, cette loi qui semble régir le désordre apparent, et que les hommes ont essayé de représenter au travers du symbole du zodiaque. Nous allons tenter de l’approcher dans notre étude.

2 – La culture gréco-orientale hellénistique

Image 83

A partir du début du second millénaire av. J.-C. (1500 à 800 av J.-C.), les premiers Grecs, essentiellement des indo-européens, s’installent en Grèce continentale, où ils ont constitué avec les habitants des îles, une civilisation florissante. Tirynthe, Pylos et surtout Mycènes, associées à la royauté mythique d’Agamemnon, sont fondées. La civilisation mycénienne est guerrière, paysanne et commerçante. Hautement organisée, très hiérarchisée, elle possède une bureaucratie dont les « archives » sont en partie conservées. Dès la fin du IXème siècle av. J.-C., une intensification du commerce vers le Proche-Orient, puis vers l’Italie, conduit à l’installation de comptoirs commerciaux. Du 8èmeau 6èmesiècle avant J.-C., de nombreux Grecs quittent leur cité-mère et vont fonder des colonies sur le pourtour méditerranéen : dans le nord de la mer Egée, sur les bords de la mer Noire, en Sicile, en Italie du sud, ou sur les côtes des actuelles Espagne et France (Marseille, Nice, Antibes, etc).

images9 Les grandes figures de la Grèce antique

Thalès de Millet (640 – 548 av J.C.)

Géomètre, astronome et cosmologue, Thalès de Millet fut probablement le plus ancien savant Grec. Il semble avoir été le 1er philosophe qui ait tenté de dégager une théorie cosmologique des systèmes religieux Babyloniens et Egyptiens. Thalès fut le premier à donner une explication rationnelle de l’ensemble du Cosmos (Cosmogonie), en affirmant avec précision l’unité du monde. Il ouvrit à la connaissance, le principe scientifique de la nature physique, tandis que jusque-là les Chaldéens expliquaient l’ordre du monde sous forme principalement mythique, représenté par la Déesse Nammu dans la Cosmogonie Chaldéenne.

Pythagore (569 – 490 av J.C.)

Avant d’aborder les grands préceptes fondamentaux pythagoriciens, il est intéressant d’avoir un bref résumé de ce que fut sa vie dans ses grandes lignes. Pythagore naquit à Samos (en Grèce) en 569 av J.C. Ses parents étaient dans l’opulence aussi firent-ils donner une instruction très étendue à Pythagore. Cette éducation terminée, il entreprit un voyage d’étude. Il se rendit en Egypte et y fit un très long séjour de 22 ans. Ainsi, de 547 à 525 avant notre ère, les profondes connaissances qu’il acquit durant son initiation et ses travaux firent de lui un des plus merveilleux esprits de l’antiquité. Ses voyages lui apportèrent notamment ses connaissances mathématiques. Il aurait été jusqu’en Inde, mais il est plus certain qu’il ait recueilli plusieurs de ses techniques et de ses outils mathématiques auprès des Égyptiens et des Babyloniens. Ces 2 peuples avaient dépassé les limites de l’arithmétique élémentaire et étaient capables d’effectuer des calculs complexes : résolution d’équations du second degré… A Babylone il se...