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Les Poèmes de la Vierge

De
200 pages

Des fleurs, encor des fleurs ! La nature est en fête,
L’horizon resplendit des plus vives couleurs,
Le riant mois de mai nous sourit et s’apprête

A nous prodiguer ses faveurs.

Des chants, encor des chants ! Dans une sainte ivresse,
De l’aurore au couchant tout chante et tout bénit ;
Sur terre et dans l’espace, à la même allégrésse,

Au même hosanna tout s’unit.

Des cœurs, encor des coeurs ! Tout est rayons et flammes,
De la fleur à l’oiseau, du brin d’herbe au soleil ;
Les ouvrages de Dieu nous semblent autant d’âmes

Tressaillant d’un même réveil.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces fonds publiés au XIXe, les ebooks de Collection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.

Francisque Ducros

Les Poèmes de la Vierge

PRÉFACE :

Ce livre n’est point une œuvre d’imagination. Il ne contient aucune de ces fantaisies poétiques qu’on recherche dans un volume de vers, et que présente, par exemple, ma précédente publication des Flocons de neige.

Ainsi prévenus, mes lecteurs et lectrices comprendront bien vite que le titre même du livre me faisait un devoir de ne pas m’écarter du cadre qui m’était tracé.

Il eût été plus facile, sans doute, de laisser le champ libre à son esprit. Les pensées propres de l’auteur se seraient manifestées sans gêne, et la forme littéraire, poétique, eût gagné à cet essor sans limite. Mais, en usant de la liberté d’allures si chère aux poètes, j’aurais manqué le but que je me suis proposé d’atteindre, j’aurais agi contré mes propres intentions.

 

A l’exception de deux ou trois pièces que j’ai cru devoir intercaler dans l’ensemble, la publication des Poèmes de la Vierge est simplement le récit en vers de quelques-unes des scènes les plus touchantes de la vie de N.S. Jésus-Christ et de la Sainte Vierge. Le récit, calqué sur le texte des Évangélistes, est exact. Malgré les difficultés du rhythme et de la rime, j’ai tenu à ce qu’il restât absolument catholique et orthodoxe, et j’aime à croire que mes efforts en ce sens ont réalisé mes intentions. J’ajouterai que toutes les parties qui se trouvent entre guillemets dans les Poèmes sont presque toujours absolument littérales ; et cette observation explique pourquoi la forme poétique se ressent quelquefois de la nécessité où je me suis trouvée de modeler servilement mes vers sur le texte évangélique par raison d’orthodoxie.

 

Maintenant, on pourra dire qu’il eût été plus simple dé reproduire textuellement la prose des Évangiles. Je l’accorde. Mais ce qu’on ne saurait contester et me refuser, c’est qu’un livre, présenté sous la forme des Poèmes de la Vierge, peut intéresser la jeunesse des familles et des maisons d’éducation, attirer leur attention sur les scènes touchantes qu’il contient, et conséquemment entretenir les sentiments religieux dans l’esprit des générations appelées à nous succéder. C’est là, du reste, le but que je poursuis dans cette publication, et quand je ne devrais l’atteindre qu’imparfaitement, Dieu, je l’espère, me tiendra compte de mes intentions.

Mme FRANCISQUE DUCROS D’ALLEGRET.

LE MOIS DES FLEURS

Des fleurs, encor des fleurs ! La nature est en fête,
L’horizon resplendit des plus vives couleurs,
Le riant mois de mai nous sourit et s’apprête

A nous prodiguer ses faveurs.

 

 

Des chants, encor des chants ! Dans une sainte ivresse,
De l’aurore au couchant tout chante et tout bénit ;
Sur terre et dans l’espace, à la même allégrésse,

Au même hosanna tout s’unit.

 

 

Des cœurs, encor des coeurs ! Tout est rayons et flammes,
De la fleur à l’oiseau, du brin d’herbe au soleil ;
Les ouvrages de Dieu nous semblent autant d’âmes

Tressaillant d’un même réveil.

 

 

Aussi bien, c’est ce mois qu’à la vierge Marie
L’Église a consacré dans son culte pieux,
Car aux beaux jours de mai toute plante est fleurie,
Toute voix est vibrante et tout cœur est joyeux.

L’IMMACULÉE CONCEPTION

Elle fui pure, immaculée
Au jour de sa conception,
Comme on voit la voûte étoilée
Qui plane au-dessus de Sion,

 

 

Nulle ombre n’a terni la brillante auréole
Que là vierge reçut du Dieu qu’elle à porté ;
Vierge ei mère, suivant la divine parole,
Dès sa conception, Marie est le symbole

De l’ineffable pureté.

 

 

Privilége inconnu de toute autre mortelle !
C’est par là qu’elle dut d’être, un jour glorieux,
La mère de Jésus qui, s’incarnant en elle,
Effaça des humains la tache originelle

En se faisant homme comme eux.

STELLA MARIS

ÉTOILE DE LA MER

Le ciel est pur, la mer, calme et silencieuse,
Reflète, en se jouant comme dans un miroir,
L’azur du firmament, la splendeur radieuse
Du coucher du soleil à l’horizon du soir.

 

 

Le navire n’a pas à craindre le naufrage ;
Sur la nappe liquide il poursuit son chemin ;
Et pendant que sa poupe y trace un long sillage,
Les marins rassurés rêvent au lendemain.