Opinions rationalistes

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102 pages
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Les chapitres de ce livre sont d'inégales longueurs parce que l'argumentation rationaliste ne se développe pas symétriquement selon le thème abordé. Les quatre premiers chapitres concernent des questions de philosophie scientifique. Les huit suivants sont relatifs à des problèmes sociétaux. Les trois suivants explorent divers aspects de la pensée. Puis les trois suivants entrent dans des problèmes de rationalité noétique. Les deux suivants sont en rapport avec d'éminentes personnalités rationalistes. Enfin les deux derniers cherchent ce qui peut remplacer Dieu pour un rationaliste.

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Date de parution 14 mars 2013
Nombre de lectures 27
EAN13 9782342003666
Langue Français

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Opinions rationalistes
Maurice Camhi Opinions rationalistes
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0118346.000.R.P.2013.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2013
Chapitre 1. Un dialogue rationaliste en cosmologie Un numéro du célèbre magazinePour La Sciencecon-tenant un article deTamara Davis(1) a donné lieu de août à novembre 2010 au dialogue qui suit entre PR (2) et MC. (3). PR – Quand la lumière subit le décalage vers le rouge lié à l’expansion de l’Univers, où va son énergie ? MC – Le décalage vers le rouge, étant une augmentation de la longueur d’ondeλ, équivaut à une diminution de l’énergie propre du photon E correspondant à la relation Eλ= hc (h étant la constante de Planck et c la célérité de la lumière dans le vide). N’y a-t-il pas là simplement une relation homographique entre ces deux variables ? PR – Certes, mais en quoi est-ce lié à la question que vous citez ? Le problème n’est pas que les photons per-dent de l’énergie avec l’expansion, mais que cette perte d’énergie viole apparemment le principe de conservation de l’énergie si on considère l’Univers dans son ensemble. MC – Il n’y a pas perte d’énergie car le second principe de la thermodynamique vient irréversiblement complé-ter le premier : le décalage vers le rouge en est un effet prévisible. D’ailleurs, si l’Univers est bien un système isolé, il ne peut échanger de l’énergie avec l’extérieur vu qu’il n’en a pas. Car l’Univers peut être considéré
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comme un ensemble n’admettant pas de majorant, n’ayant pas de complémentaire autre que l’ensemble vide. C’est ce que je désigne parThéorème d’isolement thermodynamique de l’Univers.Mathé-matiquement, c’est un espace au moins quadridimensionnel et topologiquement métrisable (4). PR – A très petite échelle le temps et l’espace pourraient être discrets. MC – Pourquoi ce conditionnel, alors que les valeurs du temps de Planck et de la longueur de Planck sont connues ? PR – Parce que les théories qui postulent un temps et un espace discrétisés à l’échelle de Planck (gravité quantique à boucle, écume de spin, etc.) restent très spéculatives et n’ont pas encore fait la preuve de leur validité. En théorie des cordes, le candidat le plus sé-rieux pour une théorie de la gravité quantique, le temps et l’espace sont continus. MC – La théorie de la gravitation « à boucles » – si c’est à celle-là que vous pensez – « considère que l’espace est un maillage discontinu de minuscules atomes d’espace. Le diamètre de ces atomes est la longueur de Planck, au dessous de laquelle on ne peut descen-dre, et pour laquelle les effets gravitationnels et quantiques sont d’intensités comparables ». Je cite ici la page 30 du n° 375 de PLS (janvier 2009). Mais d’accord : « la controverse fait rage entre ces diffé-rentes théories ; à mon sens, elles ne sont pas contradictoires mais complémentaires » écrit Martin Bojowald (même page). Voyez aussi la figure 2, p.31, du n° 397 de PLS et tout l’article écrit par Etienne Klein. PR – Nous sommes libres de considérer le mouvement relatif des galaxies qui s’éloignent mutuellement
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