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S'alimenter pour la vie

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Livres
168 pages

Description

Ce livre sur l’alimentation relie la santé de l’humain et de la terre en rappelant les éléments fondamentaux que sont l’équilibre yin/yang et acido/basique.
Il est une invitation au voyage avec l’aliment qui nourrit à la fois le corps et l’esprit selon l’adage : « Dis-moi ce que tu manges je te dirai qui tu es ».
Il existe en effet une relation indissociable entre l’homme et la na¬ture : « Aucune activité humaine même la médecine n’a autant d’impor¬tance pour la santé que l’agriculture ! » Le livre propose une approche orientale avec la vision de la médecine traditionnelle chinoise et occi¬dentale à la fois quantitative et qualitative et essaie de montrer comment chacun d’entre nous pouvons agir pour notre santé et celle de la terre et ainsi permettre par notre attitude de diminuer la faim dans le monde…

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Informations

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Date de parution 07 novembre 2016
Nombre de lectures 2
EAN13 9782310031325
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Marie Glemin
S’alimenter pour la vie
Essai
Éditions Amalthée
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© Éditions Amalthée, 2016 Pour tout contact: Éditions Amalthée – 2 rue Crucy – 44005 Nantes Cedex 1 www.editions-amalthee.com La vérité est une terre sans sentiers. Tiziano Terzani Le grand voyage de la vie.
Je dédie ce livre à Odile ma cousine écologiste militante qui attendait sa parution et qui vient de rejoindre les étoiles. Je remercie particulièrement Michel, Catherine, Éri c et Hervé pour la mise en page, Mathieu et Anne-Laure pour la sugg estion des résumés. Merci à ma famille avec laquelle nous aimons depuis toujours nous retrouver autour d’une bonne table, bien souvent en musique et chansons ainsi qu’aux am is et patients qui m’ont encouragé dans ce travail, je souhaite aux lecteurs un bon voyage avec l’alime nt.
PRÉFACE
orsqu’on s’intéresse de près à l’alimentation, on c onstate qu’il existe de multiples Lement opposées. Par exemple,écoles prônant des attitudes très souvent diamétral certains vous disent qu’il faut manger le plus cru possible tandis que d’autres vantent les mérites de la cuisson. Il y a aussi les carnivores qui s’opposent aux végétariens, eux-mêmes divisés sur la manière dont ils considèrent l es produits dérivés d’animaux. Tous cependant tombent d’accord sur le fait que changer son mode d’alimentation n’est pas anodin et peut avoir une profonde influence sur son état de santé. Durant ma vie, j’ai lu beaucoup de livres traitant de l’alimentation et ce qui m’a le plus frappé, ce sont les assertions souvent dogmatiques et l’absence fréquen te de tolérance des auteurs assumant la lourde tâche d’écrire un livre sur ce s ujet. Dans ma naïveté de béotien en ce domaine, je pensais qu’il était bon de manger de to ut en évitant tout excès. La virulence et la violence de certains livres prohibant totalem ent certains aliments et chantant les louanges d’autres denrées me laissaient donc pantoi s et dubitatif. Puis arriva le livre de Marie Glemin avec sa demande de préface. Connaissan t Marie pour son souci du juste milieu, j’étais persuadé qu’elle saurait aborder ce sujet délicat, plein de controverses avec doigté et sagesse. De fait, guidée par la sage sse orientale, Marie nous propose de manger bio et en conscience selon des principes qui s’appuie d’une part sur la médecine chinoise et sur la biologie occidentale d’autre par t. Des récapitulatifs après chaque chapitre permettent au lecteur d’aller à l’essentie l, loin de tout dogme ou interdit. Tout est permis sans excès bien sûr selon la voie du juste m ilieu prônée par le Tao. Je profite aussi de cette préface pour rectifier ce rtains points qui m’ont gêné dans l’ouvrage. Certains auteurs, principalement sur int ernet, relaient l’information selon laquelle j’aurais étudié par Résonance Magnétique N ucléaire les effets du four à micro-ondes sur la structure de l’eau et trouvé une modif ication de l’angle HOH. Les lecteurs doivent savoir que je n’ai jamais réalisé une telle étude et qu’il s’agit d’une mauvaise lecture de mes travaux. Il est en effet vrai que j’ estime que l’utilisation des micro-ondes pour cuire les aliments est une aberration, mais il est en revanche totalement faux de croire qu’un rayonnement micro-onde puisse changer l’angle de valence HOH des molécules d’eau. Ainsi, dans un mode de cuisson cla ssique, ce sont toutes les molécules qui sont mises en mouvement et pas uniquement les m olécules d’eau. La chaleur est donc beaucoup mieux répartie et surtout comme l’eau et les biomolécules bougent en même temps, les gaines d’hydratation peuvent s’adap ter aux nouvelles conditions au lieu d’être détruites sélectivement par le rayonnement m icro-onde qui oblige les molécules d’eau à tournoyer autour de leur centre de masse. D ans son souci de faire le pont entre philosophie orientale et science occidentale, Marie essaye aussi d’établir dans le chapitre XIII un parallèle entre les polarités Yin/Yang et les états d’alcalose/acidose. Or, il se trouve que le pH dans le sang est extrêmement ré gulé et varie en fait très peu. De plus, comme la notion de pH intracellulaire est tot alement dénuée de sens vu la taille de la cellule, mon conseil est d’oublier ces notions d ’alcalose/acidose pour ne garder que l’aspect Yin ou Yang des aliments qui est une réali té établie par la pratique médicale chinoise. Enfin, dans le chapitre XVI, Marie relaye l’idée selon laquelle l’entropie caractériserait le manque d’information d’un systèm e, alors que selon la théorie de Claude Shannon, c’est justement l’inverse, à savoir qu’information et entropie vont dans le même sens. Mais bon, cette erreur est tellement répandue dans la littérature, y compris chez les plus grands scientifiques, qu’il c onvient de pardonner ce relais. Pour le reste, je conseille vivement la lecture de cet ouvrage qui résume l’essentiel en matière d’alimentation en accord avec les principes taoïstes. En 24 chapitres, Marie offre en effet un panorama concis et complet du trophisme pour le plus grand bonheur des béotiens en la matière. J’adresse donc toutes mes f élicitations à l’auteur pour son beau travail et lui souhaite un plein succès en librairi e, vu l’importance du sujet abordé en ces
temps particulièrement troubles où l’on trouve dans son assiette le meilleur comme le pire. Marc Henry Professeur des Universités Strasbourg, le 10 août 2016
SYNOPSIS
’alimenter pour la vie: Sain et de la terre en rappelant lesCe livre sur l’alimentation relie la santé de l’hum éléments fondamentaux que sont l’équilibre yin/yang et acido/basique. Il est une invitation au voyage avec l’aliment qui nourrit à la fois le corps et l’esprit selon l’adage: dis-moi ce que tu manges je te dirai qui tu es. Il existe en effet une relation indissociable entre l’homme et la nature: aucune activité humaine même la médecine n’a autant d’importance pour la santé que l’agriculture! Le livre propose une approche orientale avec la vision de la médecine traditionne lle chinoise et occidentale à la fois quantitative et qualitative et essaie de montrer co mment chacun d’entre nous pouvons agir pour notre santé et celle de la terre et ainsi permettre par notre attitude de diminuer la faim dans le monde. Pour terminer sur une note l égère vous y trouverez un panel d’expressions populaires sur l’alimentation de notr e savoureuse langue française. Bon appétit! L’auteur Marie Glemin acupuncteur traditionnel est diplômée du CREAT (centre de recherche en énergétique et acupuncture traditionne lle chinoise). Elle a écrit un ouvrage traduit en cinq langues qui est un conte pour les e nfants et le respect de l’environnement, illustré par des mandalas et paru aux éditions Opér a. Elle a aussi créé un site pour l’eau vue par le regard des artistes et des scientifiques: caravaneau. fr.
S’ALIMENTER POUR LA VIE
ALIMENTATION ÉNERGÉTIQUE
ET
MÉDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE
INTRODUCTION
ans la langue française il y a les mots d’esprit et les maux du corps a priori sans Drelation avec l’alimentation et pourtant il existe des liens entre eux, comme la nature, la culture sont elles aussi reliées à l’alimentatio n. L’Orient et l’Occident s’apportent mutuellement leurs richesses de traditions diverses et plutôt qu’une uniformisation comme le voudrait une certaine forme de mondialisat ion, c’est à conserver cette biodiversité que nous devons tendre. Ce livre veut contribuer à comprendre l’importance de la qualité de l’aliment pour notre corps avec l’éclairage donné par la médecine tradit ionnelle chinoise: la loi du yin/yang et de l’équilibre acido-basique. Cet ouvrage ne veut pas être dogmatique et imposer des méthodes avec des certitudes mais plutôt faire redécouvrir comment l’ alimentation naturelle et équilibrée est source de bien-être. Aucun régime ne vous sera prop osé, la vie est entretenue par des éléments simples l’eau (yin) et la lumière (yang) q ui sont amenés dans notre corps par les aliments que nous ingérons. Le règne végétal c’ est-à-dire les plantes faisant la photosynthèse pour le règne animal. Montaigne disaitous essaierons de: « vérité en deçà des Pyrénées erreur au-delà », n découvrir ensemble la voie du juste milieu celle du TAO. L’aliment sera regardé sous divers aspects: au cours de l’histoire de la planète, suivant les régions du globe, aspect quantitatif et qualitatif, aliment médicament, aliment plaisir, aliment qui nourrit le corps physique mais aussi l’esprit, aliment naturel ou industriel, partagé ou non. Voici une invitation au voyage avec l’aliment.
CHAPITRE I L’ALIMENTATION ET L’ESPACE-TEMPS
alimentation a varié au cours des siècles: les hommes ont d’abord au paléolithique Leurs (fruits, baies, plantes), ilsété des chasseurs (viandes, poissons) et des cueill étaient nomades puis au néolithique ils se sont séd entarisés et ont inventé l’agriculture en cultivant légumes, céréales, fruits. Nous sommes tous héritiers de ces deux traditions, pourquoi donc continuer les querelles entre végétar iens et carnivores, l’homme est avant tout un omnivore. Chacun peut réfléchir à un comportement responsable vis à vis des ressources que la terre nous octroie en abondance si nous savons la r especter et donc ne pas accepter les élevages en batterie et les produits hors sol ne co rrespondant pas au bon fonctionnement cellulaire de par les toxines dues a u stress des animaux, des hormones chimiques, antibiotiques, pesticides, insecticides, OGM contenus dans ces produits et des minéraux, oligoéléments, vitamines, absents. La multiplication des cancers et maladies auto-immunes devrait faire se poser des qu estions puisque ces produits chimiques sont reconnus comme cancérigènes. Certains comme James D’Adamo ont observé que le gro upe sanguin O, le groupe le plus ancien correspondant aux chasseurs cueilleurs du paléolithique pouvait mieux digérer les protéines animales (viandes, poissons) que le groupe sanguin A apparu avec la naissance de l’agriculture (10 000 av. J.-C.) qu i lui est plus végétarien, le groupe sanguin B apparu plus récemment (3 500 av. J.-C.) c orrespondant à celui des nomades qui peut lui mieux digérer les laitages tandis que le groupe sanguin AB apparu vers 1 000 av. J.-C. est celui qui s’adapte le mieux à des con ditions environnementales évolutives. Ces observations peuvent être intéressantes, l’esse ntiel étant de conserver la santé avec une saine alimentation! Suivant les régions du globe la nourriture varie av ec l’environnement: un Esquimau mange plus de viande (phoque, caribou) qu’un Africa in qui lui se nourrira de céréales telles que le mil, le sorgho, le fonio et à l’heure de la mondialisation et du commerce international les Européens découvrent la nourritur e avec des insectes (riches en protéines) consommés par les peuples asiatiques! En France pays reconnu pour sa cuisine, les plats v arient avec les régions baeckeoffe, flammekueche alsaciens, potée auvergnate, gratin da uphinois, waterzooi et moules frites du nord, garbure, bouillabaisse, salade niçoise dan s le sud, cotriade, kig ha farz, crêpes et galettes à l’ouest. Les peuples ont fait pendant longtemps la cuisine a vec des produits locaux et maintenant on peut aussi bien manger dans un restau rant de la cuisine chinoise, thaïlandaise, libanaise ou marocaine sans sortir de France! Ce n’est pas l’alimentation qui décide de la compos ition de notre organisme mais la composition primordiale de l’organisme qui décide a u contraire du besoin et choix de l’aliment pour maintenir l’intégrité du milieu inté rieur dans son analogie avec l’eau de mer des origines. Une maxime nous rappelle à la sagesse: « Ceux qui savent se nourrir selon le principe vita l, le principe du TAO c’est-à-dire l’ordre du ciel et de la terre ceux-là atteindront la longévité. »